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Ce livre majeur est un modèle d'érudition qui remet dans leur contexte tous les événements, et explique de façon aprofondie les comportements des acteurs de cette période tragique. Pour toute personne curieuse de s'informer sur cet épisode de l'histoire de l'Eglise et la personnalité fascinante d'Eugenio Pacelli, dernier pape prince de l'Eglise, diplomate jusqu'au bout des ongles, d'une intelligence et d'une capacité de travail hors norms, on lira avec passion cet ouvrage qui renvoie rapidement aux oubliettes le verbiage affligeant des professionnels du politiquement correct dont aucun n'a connu la période et qui sans aucun sens de l'histoire portent des jugements anachroniques et calomnieux sur Pie XII.

Pierre Blet est un des quatre historiens (avec Angelo Martini, Burkhart Schneider et Robert A. Graham) auxquels Paul VI ouvre les archives du Vatican en 1964 pour qu'ils en publient les documents concernant l'attitude du Saint-Siège durant la Seconde Guerre mondiale. C'était peu après l'élection de Paul VI (1963), alors que la polémique sur les prétendus silences de Pie XII était lancée par la pièce de théâtre Le Vicaire de Rolf Hochhuth.

Ainsi de décembre 1965 à 1981 il publie publie 12 volumes des Actes et documents du Saint-Siège relatifs à la Seconde Guerre mondiale. Le présent ouvrage est la synthèse de ces actes.
Publié en 1997, le livre est immédiatement traduit en 13 langues.

Pierre Blet nous fait pénétrer les arcanes de la diplomatie vaticane au prix d'un travail gigantesque de recherche dans les dossiers encore inédits de cette époque, aide le lecteur à se débarrasser de sa grille de lecture contemporaine pour comprendre le poids des mots et leur importance cruciale dans le contexte tragique de la guerre où le Vatican n'avait à opposer aucune division face aux monstrueuses idéologies du nazisme et du communisme. Il démontre comment Pie XII pour éviter la persécution des catholiques ne pouvait réellement agir qu'en coulisse et non dénoncer de façon officielle et trop claire les massacres de population perpétrés partout en Europe.
Un livre fouillé, technique mais qui se lit comme un roman.
11 commentaire| 10 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Catholique, issu d'une famille résistante ayant sauvé des Juifs sous l'Occupation, très intéressé par cette période, j'appartenais, avant de lire le remarquable ouvrage d'historien "Pie XII et la seconde Guerre Mondiale d'après les archives du Vatican" à la catégorie des personnes ayant mis en doute l'action de Paix du Pape Pie XII pendant la guerre.

La lecture du témoignage exceptionnel du résistant juif hongrois qui réussit à s'évader d'Auschwitz, Rudolf Vrba (Je me suis évadé d'Auschwitz) m'avait réveiillé. Rudolf Vrba, non suspect d'idolâtrie de la papauté, au contraire critique, explicite l'action déterminante du nonce apostolique Angelo Rotta qui permit par son action avec Pie XII, fédérant celle de Roosevelt, Churchill et du Roi de Suède, l'arrêt des déportations vers les camps de la mort de 600.000 juifs (p.349, 350, 358).

Bien entendu, j'avais également pris connaissance de l'action de protection efficace du nonce apostolique Roncalli (qui succèdera à Pie XII sous le nom de Jean XXIII) en Roumanie en liaison avec le Pape. Mais quelle avait été l'action réelle du Vatican pendant cette terrible période de l'Histoire ? Cette action était-elle pensée, voulue, fruit d'un combat de chaque instant ou bien le jeu de l'expression d'humanisme individuel ?

Le père jésuite Pierre Blet, historien, a travaillé avec trois de ses confrères pendant 17 années (1965 - 1982) sur les archives du Vatican et publia le fruit de ses travaux dans 12 volumes des "Actes et Documents du Saint-Siège relatifs à la Seconde Guerre Mondiale". Pierre Blet a voulu donner une idée de leur teneur en rédigeant l'ouvrage objet de mon commentaire. Jamais, chez les thuriféraires de Pie XII je n'ai lu la moindre mention de cette somme de travail gigantesque ! Parler sans documentation, c'est bien de la malfaisance. Avis.

Rappelons quelques principes liminaires :

1/ Le Vatican est un Etat qui ne dispose d'aucune division blindée (Staline)
2/ Rome est le centre de la chrétienté historique, du catholicisme. Les catholiques vivent dans tous les pays en guerre, ennemis, alliés. Rome défend la chrétienté. "Pie XII expliquait (...) l'attitude qu'il voulait garder face à des parties en lutte : non pas la neutralité, qui pourrait être comprise comme une indifférence passive, inconvenante pour le chef de l'Eglise, mais l'impartialité, qui juge les choses selon la vérité et la justice" (p.319)
3/ Le monde est laïc et parfois même les catholiques sont minoritaires.
4/ Le Saint-Siège (Pie XI) avait condamné les deux idéologies meurtrières:

- le communisme Divini Redemptoris sur le Communisme Athée) - "Le communisme est intrinsèquement pervers, et l'on ne peut admettre sur aucun terrain la collaboration avec lui de la part de quiconque veut sauver la civilisation chrétienne. Si quelques-uns, induits en erreur, coopéraient à la victoire du communisme dans leur pays, ils tomberaient les premiers, victimes de leur égarement; et plus les régions où le communisme réussit à pénétrer se distinguent par l'antiquité et la grandeur de la civilisation chrétienne, plus la haine des 'sans-Dieu' se montrera dévastatrice."

- le nazisme (Mit Brennender Sorge) : "Quiconque prend la race, ou le peuple, ou l'Etat, ou la forme de l'Etat ou les dépositaires du pouvoir, ou toute autre valeur fondamentale de la communauté humaine - toutes choses qui tiennent dans l'ordre terrestre une place nécessaire et honorable, - quiconque prend ces notions pour les retirer de cette échelle de valeurs, même religieuses, et les divinise par un culte idolâtrique, celui-là renverse et fausse l'ordre des choses créé et ordonné par Dieu : celui-là est loin de la vraie foi en Dieu et d'une conception de la vie répondant à cette foi."

Pie XII fut élu en mars 1939 dans un monde qui était en paix. Mais quelle paix ? Ainsi qu'il le déclara dans son discours aux cardinaux le 2 juin 1945 :

"Nous nous penchions sur cette paix, comme on se penche au chevet d'un agonisant qu'un ardent amour s'obstine à disputer, même contre toute espérance, aux étreintes de la mort."

Ce que nous apprenons au fil des pages, c'est l'action pour la paix du Pape, voulant comme Benoît XV réunir les dirigeants européens pour éviter la guerre, influençant longtemps la royauté italienne et Mussolini dans son refus de déclarer la guerre aux côtés de l'Allemagne (qui ne dura pas).

Il a été reproché au Pape son silence à propos des Juifs. Pierre Blet démontre que ce silence était voulu pour rendre plus efficaces les actions de protection et de libération. "Les motifs qui dictèrent le choix de Pie XII sont bien clairs. La Croix-Rouge les avait énoncés pour son compte en une formule lapidaire : les protestations ne servent de rien et elles peuvent rendre un très mauvais service à ceux que l'on penserait aider" (p.322)

La pertinence de cette attitude est illustrée par de très nombreux exemples qui peuvent se comprendre par l'exposé des situations complexes de la guerre. Le nazisme et le communisme se sont acharnés sur le christianisme. Dès l'invasion de la Pologne par les forces allemandes, des centaines de prêtres furent fusillés, déportés. L'Eglise fut décimée. Protester par écrit : cela fut fait pour la protection de tous mais avec les limites du jeu diplomatique, dans le constant souci de protéger au mieux les populations souffrantes.

Les actions concrètes sont légion. Les remerciements, notamment issus des organisations juives, sont très nombreux pour les vies sauvées, les déportations stoppées. L'historien israélien Pinchas Lapide n'a pas craint d'évaluer le nombre de Juifs sauvés par le Saint-Siège à 850.000.

Souvent l'action du Saint-Siège se coordonnait - en étant l'instigatrice - à celle d'autres nations.

Pie XII fut un grand Pape. Honneur et hommage profonds et sincères lui soient rendus.
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le 22 octobre 2005
Un travail de chercheur et d'historien, à mille lieues des slogans et des préjugés. La lecture en est parfois un peu austère, mais c'est le prix à payer pour se forger une conviction étayée sur les faits et non sur les passions. Une véritable enquête policière, rendant compte d'un contexte historique complexe et douloureux, dont les pièces à conviction pèsent autrement plus lourd que les impostures haineuses des campagnes christianophobes.
22 commentaires| 18 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 4 novembre 2015
Ce livre très documenté relate toutes les actions du pape et du Saint-siège durant le seconde guerre mondiale.
A chacun de juger si le pape aurait du agir plus fermement,sans doute au détriment des populations opprimées,ou si sa conduite toute en diplomatie a pu sauver un maximum de vies.
Une réponse très circonstanciée aux tenants de la pensée unique inspirée par "le vicaire".
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Quelle a été l'attitude du Vatican et de Pie XII pendant le seconde guerre mondiale ? Tel est le sujet, polémique et difficile, de ce livre. Pierre Blet s'est fondé sur les archives de la Secrétairerie d'Etat du Vatican pour tenter de répondre à cette question. Saluons tout de suite l'énorme travail de recherche, de tri, d'analyse de ces milliers de documents. Car il faut rappeler qu'à l'époque, toutes les paroles des uns ou des autres, tous les gestes, étaient scrupuleusement notés et archivés. Ainsi nous connaissons quasiment heure par heure, ce que disent, pensent, font, les protagonistes de l'histoire. De même, les relations entre états ou consulats, se faisaient par télégrammes ou par courrier. Donc, encore, des traçes écrites.

On a souvent reproché à Pie XII son mutisme face à la dictature nazie. Ce livre montre au contraire un Pape très engagé dans ce conflit. La parole d'un pape, à l'époque, était autant attendue, célébrée que redoutée. Au fil des pages, des années de conflit, on assiste aux efforts de Pie XII et ses collaborateurs, pour empêcher le début du conflit mondial, le faire cesser au plus vite, et tenter de dimunuer les souffrances des peuples européens. Il reçoit régulièrement les ministres nazis, les diplomates, le comte Ciano, pour les supplier. Le problème étant le suivant : plus le pape protestait contre la tyrannie nazie, plus le régime d'Hitler menacait de redoubler de violence. Envers les catholiques allemands d'abord, envers les civils, les juifs, ou quiconque manisfestait contre sa politique. Les écoles catholiques, les associations, les journaux, puis les églises et les prêtres furent éliminés par les Nazis. Plus de réseau, plus de communication. Et donc, possibilité par les nazis de désinformer les peuples sur le mépris du pape. Pie XII était donc pris entre deux feux : prostester à haute voix comme on le suppliait, et attiser la haine et la vengeance des Nazis.

A cela s'ajoutte des relations de plus en plus complexes avec les alliés, les Anglais notamment, le gouvernement de Vichy (Pétain était collabo et catholique !) au fur et à mesure que le conflit avance. Avec l'Italie, Rome et Mussolini, avec les Soviétiques, ennemis jurés du pouvoir catholique, mais en même temps, les seuls à s'opposer à Hitler avant le débarquement allié.

Les archives montrent combien d'efforts ont été entrepris pour sauver des vies humaines (passeport, visas, naturalisation) ou soulager les souffrances (colis, Crois Rouge, envoi d'émissaires...). Il faut aussi comprendre que les informations arrivaient au compte gouttes, devaient être vérifiées, et on perdait souvent des mois entier avant de lancer une action en faveur d'une population civile. Concernant le génocide juif, là encore, les informations avaient filtré très tôt sur ces camps de Pologne. Je ne crois pas, à la lecture de ces pages, que le Pape ait fait une différence entre juif ou catholique. Alerté par les associations juives françaises ou américaines, le pape a toujours hésité à protester haut et fort, de peur d'accélérer la mise à mort des déportés. Et de toute façon, Hitler n'aurait surement pas changé ses plans pour Pie XII.

C'est un vaste et difficile sujet. A la question, le pape a-t-il agit ? La réponse est oui. Il a mis en branle toute la diplomatie mondiale, et tisser un réseau de soutien impressionnant. A la question, le pape pouvait-il faire plus, ou mieux ? La réponse est oui, encore. Pie XII a beaucoup oeuvré en italie, en 44-45, pour sauver les juifs cachés à Rome de la déportation, il a beaucoup fait pour éviter les bombardements sur Rome et ses habitants.

Mais des paroles de paix et de tolérence d'un pape semblent dérisoires face à la cruauté nazie, et de la guerre dans son ensemble, est peu efficaces... On peut y ressentir comme un malaise parfois, tant les réactions semblent futiles face à la violence des faits. Si le sujet vous intéresse, lisez ce livre, riche en documents et témoignages, et vous vous ferez une idée de la question.
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le 8 janvier 2010
livre très intéressant qui montre bien l'action de Pie XII en faveur des juifs pendant la seconde guerre mondiale
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