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16 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Valse triste ou chant de gloire ?,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le dernier empereur : Charles d'Autriche (1887-1922) (Broché)
C'est une figure attachante quoique méconnue que nous présente Jean Sévillia en la personne du dernier empereur d'Autriche. Son histoire, bien que courte (il mourut à 35 ans), est un condensé de celle du XXe siècle. Elle commence comme une polka de Strauss, se poursuit comme un opéra de Wagner, s'achève comme une valse de Chopin, avant de connaître depuis quelques années une postface en forme de choral de Bach.L'argument de l'oeuvre est simple. Un jeune archiduc épouse une belle princesse, et leur mariage d'amour semble destiné à les maintenir dans un bonheur sans nuages. Mais trois ans plus tard le jeune archiduc devient l'héritier de l'Empire, par le hasard d'un attentat qui déclenche une guerre mondiale. Encore deux années et le vieil oncle François-Joseph meurt, propulsant sur le trône d'un Empire en guerre deux jeunes âmes pures, qui n'auront de cesse de mettre fin à la boucherie. Leurs efforts aussi méritoires que désespérés resteront vains, et le jeune souverain finira sa vie dans la misère, laissant une veuve et huit orphelins. En 2004, Jean-Paul II a béatifié Charles d'Autriche, et ce n'était que justice. Il érigeait ainsi en exemple la volonté chevaleresque de ce jeune homme qui, sans désemparer, préféra rechercher la paix plutôt que de poursuivre une guerre suicidaire. Tout en Charles est exemplaire : croyant, père de famille, homme politique, il mena de front ces trois vocations avec une élévation d'esprit et un dévouement sans failles. L'auteur est un spécialiste de l'Autriche, grand connaisseur de la maison de Habsbourg. Il avait publié en 1997 une biographie de Zita, l'épouse de Charles, qui ne fait pas doublon avec le présent livre, ne serait-ce que grâce aux nombreux documents d'archives (dont les actes du procès de béatification) auxquels il a eu accès depuis. Son style est toujours limpide, qui rend la lecture aisée et fait de ce livre un enrichissement tant pour l'âme que pour l'esprit. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
A lire absolument,
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le dernier empereur : Charles d'Autriche (1887-1922) (Broché)
Comment nos professeurs d'histoire peuvent ne pas connaître la première guerre mondiale sous cet angle là ou tout du moins en parler un minimum en cours. C'est passionnant et cela permet un peu d'ouvrir nos esprits à l'heure de l'Europe où nos différents pays doivent s'entendre en tenant compte des cultures de chacun. La lecture est très facile et on a du mal à laisser le livre tant que l'on n'est pas arrivé à la fin.Enfin, c'est aussi un autre regard sur la façon de gouverner un (et même des) peuples(s). Voici avec Charles Ier d'Autriche un exemple de grande humanité. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Le destin tragique du dernier empereur chrétien d'Europe...,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le dernier empereur : Charles d'Autriche (1887-1922) (Broché)
Ce récit, c'est l'histoire tragique et le destin funeste de Charles Ier, dernier empereur d'Autriche-Hongrie. Lorsqu'il monte sur le trône, à la fin de l'année 1916, après le règne d'un longévité exceptionnelle de son grand-oncle, le célèbre François-Joseph Ier (qui règnera de 1848 à 1916), Charles hérite d'un conflit meutrier, dont il n'est en rien dans le déclenchement, conflit bien trop lourd pour les épaules de ce jeune homme qui n'a pas encore 30 ans, et qui n'a pu se préparer à la réalité du pouvoir. De 1917, et jusqu'à la fin de la guerre, Charles fera tout son possible pour mettre fin à ce conflit dévastateur, qui envoie à la boucherie la jeunesse de tout un peuple, mais qui développera également un nationalisme, source de divisions dans les années à venir, et qui se paiera cher dans la destruction de cet empire 7 fois séculaire. Il dépêche des diplomates auprès des Alliés, mais personne ne semble l'entendre, personne ne veut l'entendre. Tant son allié allemand, fermement convaincu dans la victoire de la guerre sous-marine, que l'ennemi français, tout aussi certain de son prochain succès. Il dépeche à Paris, auprès du Président Poincaré, les frères de sa femme, l'impératrice Zita, Sixte et Xavier de Bourbon-Parme. Sans succès. Il intercède auprès du pape, Benoît XV, par l'intermédiaire de Mgr Paccelli, futur Pie XII, sans succès également. Jusqu'à la fin, il se battra pour la paix. En vain. Loin de l'image d'un prince naïf, influencé par sa femme, nous découvrons un homme d'une intelligence rare, conscient des problèmes de la Double Monarchie et des sentiments nationalistes qui traversent le pays, animé de sentiments d'une très haute noblesse, et qui va amorcer le début de grandes réformes sociales (création sous son règne du premier ministère de la Santé, une première en Europe). Il se montre proche de ses soldats, dont il n'hésite pas à taper l'épaule, en signe d'amitié, proche de son peuple également, qui lui restera loyal, jusqu'à la fin. Puis, tout va très vite. Malgré les succès sur le front italien en 1917 (Caporetto), la situation se retourne rapidement : les pertes sont nombreuses, la faim touche le front comme l'arrière, la révolte fait rage dans la population et l'armée, lasse de ce conflit qui s'éternise. Les nationalismes, sources de ce conflit, prennent petit à petit le dessus sur le rêve de confédération danubienne de Charles, qu'il n'aura pas les moyens de mettre en place. La Tchécoslovaquie, l'Autriche, la Hongrie, la Serbie, la Slovénie, etc. toutes les nations composant l'empire se disloquent, et accèdent à l'indépendance. Charles est un emprereur sans Empire. Mais il n'abdiquera jamais. Il conduira deux vaines tentatives dans les années 20 pour reprendre son trône en Hongrie, mais ce n'est que trahison et double-jeu qui l'attendent, et le voilà exilé pour Madère, où il terminera ses jours, dans la misère, la tristesse, loin de sa terre natale, loin de la terre de ses ancêtres, le 1er Avril 1922. L'empereur meurt en empereur catholique, et ses derniers instants sont narrés avec une très grande force par Jean Sévillia : on ne peut qu'éprouver une grande tristesse face à la mort de cet homme pieux. L'Eglise en fera d'ailleurs un bienheureux en 2004. Sa femme quant à elle, observera le deuil jusqu'à sa mort, en 1989, soit 67 ans. Une vie.Charles Ier est aussi un souverain qui fait montre d'une grande acuité historique : il n'a jamais ménagé ses efforts pour se défaire de la tutelle allemande, et l'Anschluss de 1938 montre qu'il ne s'était pas trompé en souligant le fait que les autrichiens allemands étaient trop faibles face aux allemands du Reich. Charles voulait également créer une confédération danubienne afin de créer une zone d'influence forte en Europe Centrale, c'est le contraire qui s'est produit, avec un morcellement d'états qui tomberont, volontairement ou non, sous le joug nazi puis communiste. Au final, un très bon livre, très bien écrit et allant à l'essentiel, qui permet de comprendre, non seulement les évènements se situant au coeur du premier conflit mondial, mais également, bien au-delà, la situation dont héritera l'Europe centrale jusqu'à la chute du Mur de Berlin. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Le dernier empereur chrétien,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le dernier empereur : Charles d'Autriche (1887-1922) (Broché)
L'histoire de l'Europe, le basculement créé par la première guerre mondiale, le dernier empereur chrétien broyé par la violence et la passion des hommes pour les guerres, tellement inutiles...
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Tres bon livre!,
Par DT "DT" (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le dernier empereur : Charles d'Autriche (1887-1922) (Broché)
Livre historique très intéressant et d'une grande fluidité. Se lit facilement et rapidement. Une facon toute simple et bien agréable de se cultiver...
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5 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Histoire de notre temps,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le dernier empereur : Charles d'Autriche (1887-1922) (Broché)
Histoire tragique du dernier Empereur d'Autriche et de l'Impératrice Zita née de Bourbon de Parme.Livre bien documenté.
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5 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Le dernier empereur,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le dernier empereur : Charles d'Autriche (1887-1922) (Broché)
CŽest vraiment excelent le dernier livre de Jean Sevillia. JŽai déjà lu dŽautres oeuvres au sujet du Bienheureux Charles dŽAutriche, mais "Le dernier empereur: Charles dŽAutriche" cŽest le meilleur. CŽest presque indispensable pour les devôts du grand empereur. Attendons maitenant sa canonisation.DOM JOSÉ PALMEIRO MENDES, Moîne bénédictin de Rio de Janeiro Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles |
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Le dernier empereur : Charles d'Autriche (1887-1922) de Jean Sévillia (Broché - 28 octobre 2010)
EUR 21,37
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