Commentaires en ligne


2 évaluations
5 étoiles:
 (2)
4 étoiles:    (0)
3 étoiles:    (0)
2 étoiles:    (0)
1 étoiles:    (0)
 
 
 
 
 
Moyenne des commentaires client
Partagez votre opinion avec les autres clients
Créer votre propre commentaire
 
 
Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un monument de la littérature anglaise du 20ème siècle, 19 octobre 2010
Par 
J. Thiry (Munich) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : La ronde de la musique du temps (1) une question d'éducation (Broché)
Ayant lu (et relu) ce cycle an anglais, je ne peux pas confirmer le soupçon selon lequel la traduction française laisserait à désirer, mais il faut dire à la décharge du traducteur que A. Powell est un auteur difficile à traduire. On l'a surnommé "le Proust anglais", tant ses phrases tendent à être longues. Contrairement à la phrase proustienne (souvent incorrecte du point de vue syntaxique), celle de A. Powell est toutefois d'une correction irréprochable. Si je devais comparer A. Powell à un auteur français, je penserais plutôt au Jules Romains des "Hommes de bonne Volonté". Même période d'environ 30 ans enjambant une guerre mondiale (ici, la seconde). Même localisation principale dans un seul pays et une seule ville (ici l'Angleterre et Londres). Même recyclage des personnages d'un volume à l'autre. La politique, chez Powell, n'est toutefois qu'un bruit de fond, c'est l'interaction sociale qui prime. Les thèmes particuliers à A. Powell sont: l'arrivisme ; la guerre en tant que bureaucratie ; l'imprévisibilité des élections sexuelles ; les camarades d'écoles séparés par la vie adulte ; la vie littéraire opposée à celle des affaires. Espérons que cette œuvre suscite dans la francophonie l'intérêt qu'elle mérite. Peut-être y aura-t-il alors des traductions successives de plus en plus exactes, comme c'est le cas pour les grands classiques. Enfin je signale qu'une adaptation au petit écran existe: elle est très fidèle, mais n'existe, si je ne m'abuse, qu'en anglais (disponible sur Amazon, chercher le numéro "B00008V6ZP").
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La ronde de la musique du temps (I), 7 juin 2010
Par 
zybine, amateur éclairé (Paris) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Une question d'éducation (Poche)
« Dance to the music of time » est une suite de douze romans publiés entre 1951 et 1975 par Anthony Powell (1905-2000). Tardivement publiés en France par Christian Bourgois puis 10/18, ce cycle proustien est considéré Outre-Manche comme un des chefs d'oeuvre de la littérature du XXè siècle mais ne bénéficie ici pas de la même renommée. Et c'est grand dommage. Si Powell a la modestie de ne pas prétendre à la profondeur proustienne, il me paraît atteindre de plus hauts sommets, dans une veine proche, qu'Evelyn Waugh ou Kingsley Amis, autres brillants satires de la haute société anglaise.
Le cycle, dont le titre est inspiré du tableau de Poussin, s'écoule de 1914 à 1970 environ. Il retrace la vie d'un réseau de personnes issues de la haute bourgeoisie, de l'aristocratie ou des arts, connecté par des liens de famille, d'éducation ou de vie professionnelle, qui sont inévitablement séparés par les aléas de la vie et ne cessent, sous une forme toujours différente et renouvelée, de se retrouver à l'improviste au fil des mariages, des changements d'orientation professionnelle, du vieillissement et des deuils. A bien des aspects, le cycle ressemble à un soap opera : tout le monde finit par coucher avec tout le monde, des rebondissements imprévus affectent les personnalités qui en paraissaient le plus protégées, divorces, remariages, drames et bonheur renouvellent en permanence le fragile équilibre du réseau amical, familial et professionnel de Nicholas Jenkins, le narrateur, seul élément stable de cet univers en perpétuelle évolution et qui, tel le nôtre, s'étend et se dilate dans une grande spirale. La vie redistribue les cartes et brouille les repères et les relations, au fil des réincarnations des uns et des autres. Thème proustien s'il en est...
Mais c'est la plume de Powell (mal rendue par une traduction souvent hâtive et que je soupçonne même d'être tronquée) qui fait tout l'art de Dance to the music of time et prévient le risque d'une redite de Proust. Admirable concision, sens aigu des dialogues et des portraits, alternance de scènes grotesques et poignantes, création de personnages inoubliables qui sont autant de types littéraires promis à la postérité. Le narrateur (qui est écrivain mais dont le cycle ne retrace pas l'émergence de la vocation, à la Proust) et le terrible Widmerpool sont quasiment les seuls personnages à figurer tout au long du cycle, qui est en fait composé de quatre trilogies : pour simplifier, la première est consacrée à l'éducation de Jenkins et de ses acolytes Stringham, Templer et Widmerpool dans le monde des private schools et de l'université d'Oxford d'après-guerre; la seconde à l'entrée de Jenkins dans la vie littéraire tumultueuse des années 1930; la troisième à la seconde guerre mondiale ; la dernière est enfin dominée par la figure légendaire de la femme fatale, Pamela Flitton, qui laissera cendres et larmes sur son passage.

L'ensemble se lit vite et avec un immense bonheur. On souhaiterait que cette ronde ne finisse jamais.

Dans ce premier volume (1951), nous vivons les derniers jours de lycéen de Nicholas Jenkins et rencontrons ses amis Charles Stringham, aristocrate doté de tous les dons mais affligé par les relations de sa mère avec des hommes peu fréquentables, et Peter Templer, riche héritier qu'une bonne étoile semble destiner à tout réussir et dont le narrateur tombera amoureux de la soeur, Jean. Apparaît dans leur panorama un étudiant remarquablement borné et dépourvu d'humour, entièrement soumis à sa mère, Kenneth Widmerpool. A l'Université, les quatre étudiants sont hébergés dans le même foyer et fréquentent le cercle de Sillery, professeur et maître à penser qui introduit Nicholas dans le monde des lettres. Ce premier volume est cependant dominé par la figure d'Oncle Giles, fantasque et imprévisible personnage, honte de la famille Jenkins.

Les douze romans qui composent « La ronde de la musique du temps » sont : I- Une question d'éducation (1951), II-Les mouvements du coeur (1952), III- L'acceptation (1955), IV- Chez Lady Molly (1957), V- Casanova's chinese restaurant (1960), VI- Les braves gens (1962), VII- La vallée des ossements (1964), VIII- Art martial (1966), IX- Les philosophes militaires (1968), X- Des livres au mètre (1971), XI- Rois d'un jour (1973), XII- A l'écoute des harmonies secrètes (1975).
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien

Ce produit

Une question d'éducation
Une question d'éducation de Anthony Powell (Poche - 27 février 1997)
D'occasion et Neuf à partir de : EUR 4,98
Ajouter à votre liste d'envies Voir les options d'achat
Rechercher uniquement parmi les commentaires portant sur ce produit