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le 29 juin 2008
« D'accord elle se fichait de moi et me méprisait, elle en aimait un autre, mais était si belle et j'avais tant besoin d'elle ». Cette phrase résume assez bien « Demande à la poussière » et ses différents type d'amour : impossibles, fantasmées, consommées et regrettées... Mais malgré la place importante des relations sentimentales, ce roman n'est pas pour autant un roman d'amour. Il s'agit avant tout d'un roman d'apprentissage. Apprentissage de la vie d'homme et d'écrivain.
Arturo -- le fils aîné de la famille Bandini et personnage principal du premier roman de John Fante : « Bandini » -- est désormais un jeune écrivain de 20 ans, au début de sa carrière, qui a quitté son Colorado natal pour tenter sa chance à Los Angeles.
Mais qu'écrire quand on a si peu d'expérience de la vie ? Conscient de ses manques, Arturo commence à se frotter à la vie, et notamment aux jeunes femmes. Il fréquente d'abord des filles de joie, mais ses racines catholiques reprennent à chaque fois le dessus et l'empêchent de commettre l'irréparable.
Par la suite, il rencontre Camilla, une jeune serveuse d'origine mexicaine, avec qui débute une relation de type amour-haine.
Ses nombreux déboires ont au moins le mérite de l'aguerrir, de lui permettre d'apprendre à se connaître (il alterne entre la méchanceté la plus crasse et la gentillesse miséricordieuse lors de ses périodes pieuses) et de lui donner matière à écrire.
A mon sens moins abouti que « Bandini », ce roman constitue néanmoins un moment poignant de lecture et marque le lecteur par les trajectoires plus ou moins heureuses de ses différents protagonistes. En outre, « Demande à la poussière » illustre parfaitement les postulats développés dans « L'amour et l'Occident » de Denis de Rougemont. L'amour ne s'épanouit que lorsqu'il est confronté à des obstacles, et l'homme ou la femme occidentale ne s'intéresse qu'à des amours impossibles. Cela renvoie parfaitement au titre de ce roman: la poussière, symbole de l'évanescence des belles amours qui, comme le temps et la vie, nous filent entre les doigts.
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Arturo Bandini, jeune écrivain de 20 ans, vit dans une chambre miteuse du Los Angeles des années 1930. Il décrit sa misère, ses succès, ses premières expériences féminines, sa passion pour Camilla, partagé entre son éducation catholique et son aspiration à connaître la vie.
Si l'histoire de ce roman partiellement autobiographique est simple à résumer, décrire la vitalité extraordinaire qui en découle ne l'est pas. L'écriture brillante, vive, pleine de brio et d'humour de John Fante font de ce livre un havre de fraicheur. Et dire que tout cela date de 1939...
C'est la première fois que je lis du John Fante, mais certainement pas la dernière
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le 27 août 2013
une lucidité de vieillard accompagnée d'une ferveur et sensibilité juvéniles, voici Fante!
ce bouquin se lit avec une facilité inquiétante: il n'y a que les grands auteurs qui arrivent à cette performance. Bukowski qui puise pas mal de son art poétique dans les écrits de Fante, a toutefois une autre sensibilité (rude, virile).
le narratateur de Fante (l'attachant Arturo Bandini) est d'une pâte plus douce. c'est de cette façon qu'il arrive a vous conduire dans des endroits de désolation et d'expérimenter la tragédie humaine, sans vous forcer, en vous attirant de manière imperceptible.
ça fait mal, ça bouleverse,ça fait du bien: qu'attend'on d'un bon livre?
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le 5 avril 2010
Je n'arrive pas à comprendre exactement ce qui m'a séduit dans ce livre, mais je l'ai trouvé très bon.
"Je repense au calme serein de ces semaines passées et elles m'apparaissent tellement irréelles, une sorte d'hypnose que je me suis fabriquée. Parce que vraiment, vivre c'est ça, c'est regarder dans les yeux noirs de Camilla, c'est répondre à son dédain avec un regard d'espoir effronté."
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 5 janvier 2016
Que ces auteurs américains sont bons pour exprimer le ressenti d'une époque, pour décrire la réalité qui nous entoure, avec peu de mots, avec des mots justes, avec des mots simples portés par l'élégance d'un style travaillé et novateur. Car n'est-ce pas là l'une des missions de la littérature que de faire progresser la langue ? D'étonner le lecteur ? de l'emmener là où jamais il ne pensait pouvoir aller ?
Peu d'auteurs sont capables de telles prouesses et on peut, aisément citer, Philippe Djian, en France, pour créer de telles atmosphères littéraires et faire progresser la langue pour aboutir à l'élaboration d'un style qui caractérise l'empreinte d'un auteur. Arturo Bandini n'est pas un héro, Arturo Bandini n'est pas quelqu'un de "bien", Arturo Bandini n'est pas non plus une mauvaise personne : Arturo Bandini est tout simplement l'expression d'une époque qui tente de se dépatouiller de ses contradictions, de ses espoirs et d'une volonté de fer de vouloir s'en sortir, mais pas n'importe comment.
Lire Fante est une expérience, une liberté : le choix de se laisser emmener là où on n'imaginait pas d'aller. Cet écrivain est un génie comme le fut souvent Bukowski, pour pouvoir comme cela, simplement, avec des mots justes, et jamais emphatiques, traduire la réalité de l'instant présent.
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le 11 juin 2012
En découvrant le personnage d'Arturo Bandini, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à Barton Fink, ce film des frères Coen qui met également en scène un écrivain seul face à sa machine à écrire, dans une piaule miteuse d'un hôtel de L.A., en proie au doute et à l'angoisse de la page blanche. Tout comme lui, Arturo est soumis à l'impératif de pondre un truc au plus vite, par nécessité pécuniaire, pour payer le loyer à la vieille taulière, mais surtout et avant tout par orgueil. Car notre petit Rital venu du Colorado a de l'ambition à revendre, et il n'a pas froid aux yeux, en matière littéraire comme en matière sentimentale...

Le style de Fante est à lui seul une merveille ; il est à l'image de son personnage : fougueux, débridé et rafraîchissant. Le rythme est vif, l'histoire tient bien la route, c'est plein d'images qui pétillent dans notre tête comme des bulles de champagne, et le point de vue narratif nous met directement dans la tête d'Arturo, ce qui fait qu'on vit l'histoire comme si on était à sa place. Et puis c'est tellement bien écrit, tellement juste et attachant qu'on a parfois envie de lâcher la larmichette (la scène finale dans le désert est - passez-moi l'expression - un putain de chef-d'oeuvre.) On s'identifie tellement à Arturo qu'on finit presque par devenir aussi sensible que lui...

"Demande à la poussière" est l'un des plus beaux livres que j'ai lus ces dernières années, et je vous encourage vivement à le lire.
Et si vous en doutez encore, demandez au grand Charles ce qu'il en pense dans sa préface...
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le 12 août 2002
Lu en quelques heures une après midi d'avril,Demande à la poussière est devenu rapidement un roman culte pour moi . Je n'ai jamais lu ailleurs un style aussi débordant d'énergie, de métaphores inédites et pourtant parlantes, et de personnage aussi attachant dans sa complexité que dans ce roman. Evidemment, je me suis ruée sur le premier tome (Bandini) que j'ai adoré aussi. Depuis, j'ai lu la tétralogie entière et m'apprête à poursuivre la Route de Fante...Lisez Demande à la poussière, j'ai même converti un ami qui prétendait ne plus trouver de romans susceptibles de l'intéresser...
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J'en sors à l'instant. De Dan je suis passé à John. De "les anges n'ont rien dans les poches", je suis passé à "demande à la poussière". Une histoire de jeunesse et de bohème. Ceux qui s'envolent et ceux qui s'écrasent...
Très sensible et impudique, modèle de masculinité atypique, John Fante se décrit comme un écrivain raté, sans talent, looser, sans panache. C'est pourtant une ambition existentielle qui le tient : devenir écrivain. Les mots se bousculent dans sa tête, se mettent en ordre et nourrissent sa machine à écrire, et la forme prend, au point d'être publié. Riche et auto satisfait ? Est ce le but recherché en fin de compte ?...
Ceux qui aiment, aimeront aussi "Martin Eden" de Jack London.
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le 13 juin 2013
Une histoire crue mais également emplie de poésie.
En proie à ses contradictions, Arturo Bandini peut être conciliant et bienveillant comme dur et impitoyable avec le monde, avec la femme qu'il aime.
Il est un homme parmi tant d'autres faisant face à ses démons et prenant doucement conscience de l'infimité de sa personne au regard de ce qui compose l'univers.
Le style de l'auteur est propre et parfaitement intelligible. John Fante sait doter ses écrits de ressorts comiques et émotionnels. On est démangé par l'envie de dévorer chaque page.
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le 28 mars 2007
"Demande à la poussière" est un roman exeptionnel. Les autres commentaires expriment déjà beaucoup de ce que j'ai appréicié et il est difficile d'ajouter quelquechose.

Je préciserais que j'ai découvert cet auteur suite à mon gout pour les ouvrages de Buckowski. Une fois j'ai donc lu que ce dernier était dans la lignée de gens comme Fante. Buckowski rédige d'ailleurs la préface de ce roman...

"Demande à la poussière" réussit un savant mélange de poésie, de romantisme et de tout ce que la nature humaine à de plus misérable et commun afin de créer une oeuvre qui surprend réellement par sa franchise et part son aspect "actuel". Un histoire qui pourrait bien se passer de nos jours. On y croise les thèmes de l'immigration, de la dépendance, de la pauvreté, etc.. Un livre vraiment riche.
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