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17 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Le Bonheur des camps,
Par David (Dublin Ireland) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Etre sans destin (Poche)
À Budapest, pendant la guerre, un adolescent juif mais sans sentiment religieux particulier, et qui envisage avec un certain détachement ses rapports avec ses parents divorcés et avec sa belle-mère, se voit obligé de quitter le lycée et de travailler dans une raffinerie de pétrole pour subvenir aux besoins des siens lorsque son père part dans un camp de travail. Un jour, sur le chemin du travail, la police hongroise l’oblige à descendre du bus, et avec ses collègues, il est emmené à Auschwitz d’abord, ensuite à Buchenwald, et puis à Zeitz. Les phrases sont courtes, le style précis. Le récit se limite à des faits concrets, et si jamais une réaction psychologique est évoquée, elle est accompagnée d’une formule telle que «me semble-t-il», comme si sa véracité ne pouvait être garantie. Petit à petit, le narrateur s’habitue à l’univers qui est le sien, semble oublier sa vie antérieure, et entre dans la logique des camps. Il se retrouve enfin à l’hôpital de Buchenwald dans un univers presque douillet. Après sa libération, il ne parvient pas à partager son expérience, même avec des personnes bien disposées à son égard. Les notions d’«enfer» et de «destin» pour lui ne correspondent à rien. «Oui, c’est de cela, du bonheur des camps de concentration, que je devrais parler la prochaine fois, quand on me posera des questions,» conclut-il. «L’Être sans destin» de Kertész est-il ainsi nommé en souvenir de «L’Homme sans qualités» de Musil? En tout cas, il est difficile de ne pas songer à Kafka en lisant ces pages. La traduction, autant qu’on puisse en juger sans comparer les deux textes, semble être sans faille. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
14 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
un temoignage bouleversant,
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : Etre sans destin (Poche)
Un texte magnifique, l'histoire d'un jeune garçon qui nous fait entrer à Auschwitz comme des enfants, avec une naïveté epoustouflante. Un texte poignant par son sens de l'humour, par la pertinence de la façon dont il parvient à nous faire entrer tout doucement et comme par hasard dans l'horreur des camps. A ranger à cote de Robert Antelme, de Jorge Semprun, de Charlotte Delbo, de Primo Levi...
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7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Très touchant,
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : Etre sans destin (Poche)
De ses yeux innocents, avec toute la candeur dûe à son âge et à son 'ignorance', ce jeune hongrois nous plonge pas à pas dans cet univers dégoutant qu'est le Camp, comme il l'a découvert et vécu ; Comment il a abandonné tout espoir d'en sortir, comment il a pu y trouver un peu de bonheur pour survivre jusqu'au jour suivant... Un roman émouvant qui mérite bien son Prix Nobel !!!
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9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un témoignage d'un naturel étonnant,
Par Pej (Chaumont, France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Etre sans destin (Poche)
Pour le lecteur qui s'intéresse aux témoignages sur la Shoah, le livre d'Imre Kertész pourra sembler moins percutant, moins émouvant que ceux de Primo Lévi ou Robert Antelme (pour ne citer qu'eux). Mais la force du livre et son originalité résident dans le fait que Kertész réussit à nous plonger dans la peau de l'adolescent de 15 ans qu'il était au moment de sa déportation (alors que le livre a été écrit 20 ans plus tard). D'où le regard décalé qui est le sien, pour lequel de manière presque paradoxale, tout apparaît si "naturel". Qui aurait cru par exemple que Buchenwald puisse faire naître le "mal du pays" ?Un livre fort qui se lit comme un roman. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
un témoignage incomparable,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Etre sans destin (Broché)
Dans cet essai dont l'auteur a été couronné par le prix Nobel de Littérature en 2002, nous est livré un des plus puissants témoignages sur les camps de concentration : à travers l'itinéraire d'un enfant (15 ans!)nous comprenons mieux pourquoi les hommes ont laissé faire ce massacre sans se rebeller... et comment ils ont réussi à supporter toute cette cruauté... Mais nous ne comprendrons jamais pourquoi des hommes ont eu tant de haine pour réaliser ces barbaries ... Un joyau de littérature qui se lit comme un roman..
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8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Le pire existe toujours,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Etre sans destin (Poche)
De nombreux livres racontent l'enfer des camps de concentration mais le plus de celui-là réside dans l'espoir de vie plus fort que tout. C'est un témoignage certes sur la vie dans les camps mais plus encore c'est un cadre imposé pour la vie d'un jeune de 15 ans. La force de vie l'emporte sur tout et ainsi le héros peut prononcer cette phrase inoubliable "oh, mon dieu, que j'aimerais vivre encore dans ce beau camps de concentration". L'auteur a su se transporter dans son passé en occultant la raison de l'adulte. C'est un livre qu'on ne pourra jamais oublié.
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12 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Devenir "musulman" sans s'en rendre compte,
Par christian (Sannois France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Etre sans destin (Poche)
Un adolescent de 15 ans arrive à Auschwist sans avoir semble-t-il compris la gravité des événements qui lui arrivent, porté par une insouciance, acceptant toutes les explications sans y trouver malice.Jour après jour la dégradation physique diminue insidieusement ses capacités, et son obstination. Psychiquement aussi au fil du temps la transformation s’opère, l’image de soi devient insupportable, il en est ainsi lorsque l’on doit faire ce que l’on ne comprend ou ne partage pas. Il devient à son insu « un musulman » (nom donné aux déportés qui se renferment sur eux-même et qui économisent leur énergie pour tenter de durer le plus possible) et plus rien ne le touche même les bombardements qui annoncent la libération prochaine ne sont pas interprétés comme tel, ils ne sont pas porteur d’espoir. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
majeur,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Etre sans destin (Poche)
L'auteur reussit par sun procédé littéraire simple et agréable à évoquer des situations extrêmes et à les replacer devant son narateur : le propre des souvenirs est qu'ils sont derrière, déjà modifiés, interprêtés, reconnus. Ici, le narateur découvre les faits en même temps que le lecteur.je croyais "connaitre" le sujet du livre. C'est curieusement en dépit du sujet très agréable à lire, le narateur est attachant, disponible, très accessible. C'est même parfois très drôle, du drame on bascule avec facilité dans l'absurde. Ce bouquin m'a amené à réfléchir à ma propre responsabilité dans l'Histoire. ce n'est pas du tout du tout culpabilisant, c'est ouvert : l'auteur nous interroge peut être sur des recoins de notre nature humaine auquel on n'accède rarement. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Nous sommes notre propre destin,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Etre sans destin (Poche)
Ce livre donne une image réaliste de l'Holocauste vu à travers les yeux d'un garçon de 15 ans (l'auteur). Ce qui le rend particulièrement impressionnant est son évocation de l'innocence et de l'incroyable crédulité de l'adolescent et de sa famille, qui obéissent sans la moindre résistance aux commandements de la police. Ils ne découvrent que lentement, par bribes et morceaux, l'horrible vérité.Pourquoi `Etre sans destin'? Parce que s'il y avait eu un échange de bébés au moment de leur naissance, chaque destin aurait été totalement différent. L'auteur est extrêmement dur pour lui-même et sa famille: ils ont subi leur destin, Ils ne se sont pas rendu compte que `chacun est son propre destin'. Comme l'a bien dit F. Nietzsche, il faut vivre, prendre son propre sort en main, et ne pas `être vécu'. Ce roman a le même haut niveau que d'autres romans impressionnants sur le régime totalitaire et ses camps concentrationnaires, comme par exemple ceux de Primo Levi ou de Jorge Semprun. Un vrai chef-d'aeuvre. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
un très grand livre,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Etre sans destin (Poche)
Au dela de l'expérience des camps qui porte toujours beaucoup d'intensité nous avons la un très grand roman très construit avec une vraie démarche litterraire . Le temoignage incroyablement sobre et émouvant sur la vie des camps est le support d'une reflexion passionnante et très interpellante sur la liberté et l'existence. Le heros refuse l'innocence et son statut rassurant, ce livre nous donne une leçon de vie à une époque ou la propension à se sentir victime est forte .
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Etre sans destin de Imre Kertész (Poche - 14 novembre 2002)
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