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3,7 sur 5 étoiles
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le 26 février 2003
"La Conjuration des Imbéciles" de John Kennedy Toole est sans conteste le livre le plus intelligent que j’aie jamais lu. Son héros, Ignatius Reilly, boursouflé de connaissances incongrues et de boissons hyper caloriques, ne sort pratiquement jamais de sa chambre, menant la vie dure à sa gentille maman et pourrissant l’atmosphère sonore de sa vieille voisine à grands coups de luth... Mais il doit un jour quitter la minuscule maison, la plus petite de la Nouvelle Orléans, pour trouver du travail. Et quand le tyran domestique se frotte à ses contemporains, le monde devient un théâtre improbable rempli d'imbéciles géniaux, de personnages inoubliables, que l’auteur dépeint avec une verve proportionnelle à son immense affection pour eux.
Le reste est indescriptible, il faudrait tout raconter et ce serait dommage de se priver du bonheur de le lire. J’ajouterais simplement un grand coup de chapeau au traducteur, Jean-Pierre Carasso, qui a accompli le miracle de rendre si bien la beauté du style de Kennedy Toole et l’humour noir qui habite tout le texte.
En un mot, c’est un roman génial et fou, jubilatoire à chaque instant, le roman du siècle, sans aucun doute !
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le 30 novembre 2010
J'ai découvert la Conjuration des imbéciles il y a quelques années et cette rencontre ne m'a pas laissé indifférent, et je voudrais profiter de ce commentaire pour vous adresser une franche recommandation qui saura toucher ce lecteur sensible avec qui je suppute partager la même communauté d'esprit : La Conjuration, c'est la fresque universel et drôlissime de l'intelligence face au monde moderne - moderne c'est à dire qui détonne pour tout esprit qui commence à sortir de soi et de sa "tranchée d'imaginaires"- le personnage d'Ignatius R. Reilly, est le penchant facétieux et grotesque, hilare et horripilé de toute âme sensible. Loin d'être un simple vieux roman décoré des Amériques, La conjuration est la comédie humaine retrouvée qu'un esprit magnifique à su saisir il y quarante ans,en inventant un personnage que chacun,toute proportion gardée, s'il est attentif et délicat, (et s'il a beaucoup de cet humour qui déride les c.) peut reconnaître au fond de lui. Car ce n'est pas un simple roman que vous avez failli dédaigner, c'est la réincarnation littéraire d'un grand personnage de l'esprit,revêtant ses habits de fête, et qui porta tantôt le nom de Pantagruel, Gargantua, Dom Quichotte, ou autre Bon vitrier... Oui, je n'ai pas honte de le croire, et vous ne tarderez pas à partager mon avis si vous faites preuve d'un peu de discernement que diable! que les élucubrations gastriques de ce roman traverseront les siècles. "Quant aux profanes grimaçant du rictus des sceptiques, qu'ils aillent rejoindre le rang étroit des conjurateurs." J'ai été tenté de conclure par ce sentencieux pastiche dont j'étais bien fier, mais voilà que je me conduirais comme un imbécile en l'écrivant - au lieu de me contenter tout bonnement de le penser- car, évidemment qu'il y en a qui seront déçus, comme ceux à qui l'on avait promis une éclipse solaire et n'ont rien vu qu'un grand croisement de luminaires brûlant les yeux: tout est une question de point de vue dans ce bas monde.
Y.D
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le 16 août 2005
Avez-vous déjà lu un livre essentiellement génial, c'est-à-dire que la lecture de chacune des pages est un bonheur à l'état pur ? Descriptions, dialogues, situations... Tout est absolument excellent. C'est à John Kennedy Toole que l'on doit ce chef d'œuvre, jeune auteur américain qui, persuadé d'être un auteur raté, se donne la mort à la fin des années soixante. Convaincue de l'immense talent de son fils, la mère de John parviendra à rassembler l'ensemble des pages constituant la Conjuration et trouver un éditeur : en 1980, le livre décroche le prestigieux Prix Pulitzer. Un Mozart de la littérature ?
Raconter l'histoire ? Vraiment impossible. Disons, pour la situer, qu'elle se déroule à la Nouvelle-Orléans. Ajoutons, par ailleurs, qu'il s'agit d'un jeune homme, Ignatius J. Reilly. Celui-ci préfère se cloîtrer chez sa mère, à écrire ses réflexions sur de petits cahiers d'écolier. Obèse, paranoïaque et méchant, Ignatius doit malgré tout trouver un emploi suite à un malheureux et onéreux accident de voiture. Et puis, il y a aussi Jones, un Black au cynisme sans limite... Et Mancuso, un flic que la chance fuit à toute vitesse... Sans oublier Marlene, qui voit en son perroquet une ressource financière assurée... Ou encore Monsieur Levy dont la femme est passée maîtresse dans l'art du chantage... Vous l'aurez compris, il est impossible de résumer cette histoire, ou plutôt cet ensemble d'histoires enchevêtrées par une main de maître.
Il faut véritablement le lire pour le croire ! Cruel, drôle, affligeant, délirant, émouvant... La Conjuration des Imbéciles fascine de la première à la dernière page. Mais il faut cependant rendre justice à Jean-Pierre Carasso, le traducteur de ce pamphlet à la crétinerie humaine, qui réalise ici un véritable travail d'orfèvre. Un livre qui vous laissera, à n'en pas douter, bouche bée !
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le 19 janvier 2006
Je crois n'avoir jamais autant ri d'un personnage que de cet Ignatius, véritable marginal ou s'imaginant comme tel, puritain, goinfre, grossier, intellectuel, il illustre parfaitement les paradoxes du genre humain. Ce roman à tiroir, où tout finalement tourne autour d'Ignatius, est un bijou d'acidité et de drôlerie. Quand je pense qu'il a été écrit dans les années 60, je ne peux m'empêcher d'admirer le talent visionnaire de Kennedy Toole, car rien ne permet de penser que l'histoire ne se déroule pas de nos jours. C'est tout simplement brillant.
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le 3 septembre 2006
On ne peut pas lire ce roman sans éprouver un puissant sentiment de jubilation. On y suit les tribulations d'un personnage loufoque et obése, Ignatius Reilly, diplomé de lettres et néanmoins chomeur invétéré au grand désespoir de sa mére. Les autres personnages de cette monumentale farce ne sont pas mieux lotis, telle la secrétaire de l'usine de pantalons (ma préférée), dont le gatisme précoce fournit la matière à plusieurs passages comiques. Je suis entré avec plaisir dans l'univers de l'auteur que je trouve original, dépouillé de conformisme ou d'idées convenues. Mais ce qui m'a le plus emballé ce sont les écrits d'Ignatius Reilly, notamment les lettres qu'il envoie à sa copine, avec laquelle il vit une étrange relation d'amour/répulsion.
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Ce livre inclassable est, pour moi, incontournable. Il faut l'avoir lu. Le personnage principal, misanthrope, mégalo, schizophrène et j'en passe, amène à lui et provoque les pires catastrophes. Sa pauvre mère tente sans succès de tirer quelque chose de cet adulte dépendant et obèse, certain d'être un génie incompris. Une toile de l'amérique profonde avec une galerie de personnages d'un réalisme terrible, qui se débattent dans leurs névroses et rêves de grandeur au milieu d'un quotidien souvent misérable. A lire si ce n'est déjà fait.
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le 16 août 2009
Lorsqu'un fils de 30 ans répond à sa maman lui demandant de ne pas rester constamment enfermé dans sa chambre:
« je ne fréquente bien évidemment personne puisque je suis sans égal »
et lorsque cette même maman lui demande de chercher un job, il dit, malgré le vide sidéral de son CV:
«l'importance de ma personne devrait m'éviter de descendre dans la structure hiérarchique de notre civilisation »
et bien cette pauvre maman finit par craquer :
« T'es fou, Ignatius, fou à lier ma parole, même si ça m'coûte de l'dire à mon propre enfant, t'as pas toute ta tête, voilà ! »

Ce hiatus entre « sentiment de valoir quelque chose » et «inadaptation sociale » traverse le roman de bout en bout. Il se décline en une série de personnages qui tous sont perçus différemment par leur entourage. C'est ainsi que le directeur des pantalons Levy est totalement déconsidéré par sa femme; l'agent de police Mancuso se voit confier les plus basses tâches par son chef, une vieille secrétaire au bout du rouleau ne peut prendre sa retraite car la femme du directeur, Mme Lévy, la prétend indispensable à l'entreprise, etc.
Mais le plus décalé de tous est bien sûr le personnage central, Ignatius. Totalement improductif et à la charge de sa mère, c'est un excentrique obèse et vierge qui a comme ambition de changer la face du monde. Son idée la plus farfelue est de mettre au pouvoir les homosexuels, car il les considère comme totalement inoffensifs. Mais comme tout ce qu'il entreprend, cela tourne au fiasco complet. Au moins a-t-il le mérite de ne pas uniquement critiquer le monde.
« La conjuration des imbéciles » est assez plaisant à lire, parfois drôle. Il permet de réfléchir au thème de l'intégration et de l'inadaptation. Mais il laisse aussi un goût d'absurdité.
Le lien entre Ignatius et l'auteur Toole, qui se suicida à cause de son sentiment de non-reconnaissance, est évident.
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le 9 octobre 2011
C'est un livre fabuleux et totalement merveilleux à lire...
Un véritable chef-d'oeuvre !!
J'ai passé un moment extremement formidable et passionnant avec ce livre insensé et bourré d'humour.
Le personnage est tellement extravagant, vénal et inbus de sa personne que s'en est vraiment hilarant.
On se demande où s'arrêtera sa perversité à se foutre de tout et à se moquer des apparences.
C'est un affabulateur qui se sent constamment persécuté par la société mais qui a aussi une certaine
imagination.
Il trouve toutes les occasions pour se planter de maniére catastrophique et perverse dans tout ce qu'
il entreprend.
J'adore l'écriture qu'emploie l'auteur pour faire parler aussi ignoblement son personnage afin de
nous le rendre si abject envers sa mére et le monde qui l'entoure.
A voir certains jeunes d'aujourd'hui, sans emploi, qui reste chez leurs parents et qui osent leur manquer
de respect, ce livre est une caricature de l'univers bête et sournois comme on peut le voir à notre époque.
On a un mal fou à se sortir des pages de ce livre car c'est une vraie gourmandise !!
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le 29 décembre 2003
Ce livre est comme du bon vin... Il faut le laisser vieillir. Je l'ai lu en espérant un chef d'oeuvre, un moment de pur délice, et j'avoue avoir été un peu déçue au départ. Il faut d'abord s'habituer à sa saveur, à son style. Puis, on s'attache aux personnages : le fils, un immonde vieux bonhomme complètement allumé, sa mère, désespérée, qui ferait n'importe quoi pour "aider" son fils... Finalement, c'est maintenant, une fois terminé, que j'apprécie le plus ce roman. Il suffit que je pense à une facétie d'Ignatus ou de sa mère pour qu'un sourire apparraisse sur mes lèvres. Un très bon livre, unique en son genre, à découvrir absolument :)
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le 14 juin 2014
J’ai lu ce livre il y a maintenant plus de dix ans. J’écris ce commentaire aujourd’hui suite à une discussion que j’ai eu avec un libraire sur les livres qui nous ont le plus marqué. Dix ans après, et plus d’une centaines de livres lus, cet ouvrage m’est venu en premier à l’esprit. Nous faisons la rencontre d’un personnage à la fois détestable et touchant. L’auteur joue avec nos émotions en nous faisant passer du rire au trouble. Il s’agit d’un livre d’atmosphère dans laquelle il faut réussir à entrer au risque, dans le cas contraire, de s’ennuyer. Lancez vous dans les aventures d’Ignatius, vous verrez vite si vous accrochez ou pas. Mais ne passez surtout pas à coté de ce livre qui pourrait bien devenir l’un des plus marquant que vous ayez lu.
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