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13 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Témoignage militant
Dans ce court livre, George Orwell raconte deux expériences vécues vers la fin des années 20 : "plongeur" dans un palace parisien, puis clochard à Londres.

J'ai connu quelqu'un ayant travaillé un mois dans une usine, juste pour gagner le droit de s'en prévaloir. De même, on pourrait soupçonner Orwell d'avoir vécu...
Publié le 28 février 2012 par Ouhman

versus
Aucun internaute (sur 4) n'a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Noir
Livre beaucoup trop sombre et d'une autre époque quant aux commentaires, peu approfondi dans ses descriptions ; personnage peu sympathique à qui on a envi de dire " bouge-toi ". Soazic le franc
Publié il y a 15 mois par Soazic Le Franc


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13 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Témoignage militant, 28 février 2012
Par 
Ouhman (Paris 18) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dans la dèche à Paris et à Londres (Poche)
Dans ce court livre, George Orwell raconte deux expériences vécues vers la fin des années 20 : "plongeur" dans un palace parisien, puis clochard à Londres.

J'ai connu quelqu'un ayant travaillé un mois dans une usine, juste pour gagner le droit de s'en prévaloir. De même, on pourrait soupçonner Orwell d'avoir vécu les deux expériences difficiles rapportées ici, à seule fin de pouvoir les raconter ensuite, ce qui rapprocherait son livre d'un ouvrage de journalisme plus que du pur témoignage. Cela se sent à des détails, comme le fait de consigner ses observations dans des carnets, ou bien d'insérer au récit, mine de rien, quelques pages de prêche communiste. Quoi qu'il en soit, le résultat est passionnant, à la fois grâce à l'originalité des sujets abordés, à leur intérêt historique, et surtout grâce au talent de conteur d'Orwell, qui ne perd jamais son humour, fût-ce au coeur des misères les plus noires. Les descriptions des logements parisiens et des cuisines de restaurants font grimacer de rire et de dégoût...

"J'habitais à l'enseigne de l'hôtel des Trois Moineaux : imaginez une sorte de taupinière sombre et délabrée abritant, sur cinq étages, quarante chambres délimitées par des cloisons de bois. Des chambres minuscules et irrémédiablement vouées à la saleté car tout le personnel se réduisait à la patronne, Madame F, qui avait d'autres chats à fouetter que de donner un coup de balai. Les cloisons avaient l'épaisseur du bois d'allumette et, pour masquer les fissures, on avait plaqué des épaisseurs successives d'un papier peint rose qui se décollait par pans entiers et servait de refuge à une quantité fabuleuse de punaises. Dans la journée, ces bestioles suivaient méthodiquement les contours de la chambre, juste au-dessous du plafond, comme des colonnes de soldats ; la nuit, elles redescendaient, saisies d'une féroce boulimie, si bien qu'on ne pouvait guère passer plus de quelques heures dans son lit sans devoir se lever pour procéder à une hécatombe vengeresse. Quand la situation devenait par trop intenable, il arrivait qu'un locataire fasse brûler du soufre dans sa chambre, ce qui avait pour effet d'expédier la vermine dans la chambre voisine. Mais le voisin répliquait en usant du même procédé, et l'on se retrouvait au point de départ."

Ajoutons que ce livre, publié en 1933, contient de nombreux passages désormais politiquement incorrects : certains témoignent de l'antisémitisme banal de l'époque et d'autres parlent sans complexe de viol et de traite des blanches. Enfin, quelques passages, plus profondément subversifs, dans la lignée du marquis de Sade, condamnent le concept même de charité, au motif que celui qui l'exerce en retire le bénéfice de la reconnaissance...
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15 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 percutant, 17 novembre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dans la dèche à Paris et à Londres (Poche)
Au-delà du talent d'écrivain d'Orwell, c'est à mon avis le regard qu'il porte sur ses "compagnons de dèche" qui rend ce récit si prenant - un regard qui invite à comprendre avant de juger, et qui ne bascule jamais dans la compassion larmoyante. La description de l'univers des restaurants de luxe fait froid dans le dos!
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Roman au coeur de la misère., 19 janvier 2013
Par 
Daniel Roux - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dans la dèche à Paris et à Londres (Poche)
On peut lire dans ce livre l’intérêt qu'a Orwell (un des plus grand écrivain du 20eme siècle, tant au niveau de sa production romanesque que politique) pour les "ordinary people".

Cet intérêt est la clef de compréhension de la philosophie politique d'Orwell.
La décence naturel de l'homme ordinaire étant pour Orwell la meilleur arme contre les totalitarisme de tout bords, qu'ils soient stalinien, hitlérien, ou bien libéral.
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6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Histoire, 16 août 2009
Par 
Gunilla Bygden (Paris France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dans la dèche à Paris et à Londres (Poche)
J'ai appris plus sur l'hitoire et le veçu des hommes à cette époque, en lisant ce livre, que j'ai fait à l'école par rapport au meême temps.
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5.0 étoiles sur 5 « Pour avaler du bouillon Zip, il faut être à deux doigts de mourir de faim, ou peu s’en faut. », 7 août 2014
Par 
Damien Coullon (Paris) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dans la dèche à Paris et à Londres (Poche)
Vivre avec deux francs par jour dans les années 30. Plongée dans le peuple du dessous, le peuple invisible, tout en bas de tout en bas de l’échelle. Survivre avant vivre.

Par exemple, dans le personnel d’hôtel, tous les postes ne se valent pas. Le maître d’hôtel règne sur un peuple de serveurs, qui bénéficient des pourboires de la clientèle. Viennent ensuite les cuisiniers. Tout en bas de la chaîne, il y a le plongeur. Dans un réduit trop petit pour tenir debout, dans la chaleur constante des cuisines, les mains dans l’eau toute la journée. « Le mieux qu’ils puissent espérer est de trouver un travail un peu moins pénible, comme veilleur de nuit ou préposé aux WC ».
« Et pourtant, aussi peu enviable que soit leur condition, les plongeurs ont malgré tout leur fierté. C’est la fierté du trimardeur, de l’homme de peine qu’aucune quantité de travail ne saurait abattre. A ce niveau, la seule vertu dont on puisse se prévaloir est d’être capable de trimer comme une bête de somme. Débrouillard, voilà ce que tout plongeur aimerait qu’on dise de lui. »

Orwell va aller « encore plus bas » : il va devoir mendier pour survivre après avoir perdu son poste, puis rentrer en Angleterre où il se joint à la masse des « trimardeurs », vagabonds errant d’asile de nuit en asile de nuit (les lois anglaises de l’époque interdisant de rester au même asile plus d’une nuit dans un mois), et ayant pour toute nourriture le trio pain – margarine – thé, en quantité limitée.

Une plongée dans le quotidien d’une misère difficile à imaginer aujourd’hui dans nos sociétés occidentales, et quelques réflexions stimulantes, notamment sur le statut des mendiants dans notre société :
« Pourtant, à y regarder de plus près, on s’aperçoit qu’il n’y a pas de différence fondamentale entre les moyens d’existence d’un mendiant et ceux de bon nombre de personnes respectables. […] C’est un métier comme un autre. Parfaitement inutile, bien sûr – mais alors bien des activités enveloppées d’une aura de bon ton sont elles aussi inutiles. […] L’argent est devenu la pierre de touche de la vertu. »

Seule petite déception : contrairement à ce qu’il y parait à la lecture du livre, Orwell n’a pas réellement été *contraint* de vivre dans cette misère : Orwell a admis après la publication avoir réordonné certains évènements, et avoir volontairement passé du temps parmi les vagabonds, ce qui nuit à la crédibilité du récit.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Pas une ride, 15 septembre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dans la dèche à Paris et à Londres (Poche)
Superbe évocation de la misère urbaine dans les années 30, on rit souvent et on en sait un peu plus sur les sociétés humaines de toutes les époques une fois ce livre refermé.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un témoignage sincère, 30 juillet 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dans la dèche à Paris et à Londres (Poche)
A la lecture de ce livre on se rend bien compte que le début du 20e siècle était socialement plus proche du moyen-âge que de l'an 2000. Il ne faisait pas bon être dans la mouise à cette époque, Orwell nous relate son expérience de miséreux, sans détours ni complaisance rendant leurs humanités à des personnes que l'on traitait comme des animaux.
Ce livre donne matière à réfléchir sur ce qu'est : être vraiment dans la m****
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Une descente aux enfers, 13 avril 2013
Par 
Thierry Le Blond (France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dans la dèche à Paris et à Londres (Poche)
Cette vison très réaliste du monde de l'errance et de la pauvreté est très touchante. Le détail des petites combines montre l'intelligence mise en oeuvre pour lutter la déchéance dans un univers très dur et injuste.
Ce livre se lit très facilement et avec une vrai empathie pour les personnages décrits.
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11 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un sujet d'une étonnante actualité, 22 juin 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dans la dèche à Paris et à Londres (Poche)
Au delà du talent d'Orwell qui sublime le style journal de voyage, les thèmes de la pauvreté sont d'une étonnante actualité et la vision comparative d'Orwell entre les riches et les miséreux laisse perplexe quelque 70 ans après. Morceau choisi :

"[...] Un esclave, disait déjà Caton, doit travailler quand il ne dort pas. Peu importe que le travail soit utile ou non : il faut qu'il travaille car le travail est bon en soi - pour les esclaves tout au moins.Ce sentiment est encore vivace de nos jours, et on lui doit l'existence d'une multitude de besognes aussi fastidieuses qu'inutiles.
Je crois que la volonté inavouée de perpétuer l'accomplissement de tâches inutiles repose simplement, en dernier ressort, sur la peur de la foule. La populace, pense-t-on sans le dire, est composée d'animaux d'une espèce si vile qu'ils pourraient devenir dangereux si on les laissait inoccupés. Il est donc plus prudent de faire en sorte qu'il soient trop occupés pour avoir le temps de penser.

Si vous parlez à un riche n'ayant pas abdiqué toute probité intellectuelle de l'amélioration du sort de la classe ouvrière, vous obtiendrez le plus souvent une réponse du type suivant :
" Nous savons bien qu'il n'est pas très agréable d'être pauvre ; en fait il s'agit d'un état si éloigné du nôtre qu'il nous arrive d'éprouver un délicieux pincement au cœur à l'idée de tout ce que la pauvreté peut avoir de pénible. Mais ne comptez pas sur nous pour faire quoi que ce soit à cet égard. Nous vous plaignons -vous, les classes inférieures- exactement comme nous plaignons un chat victime de la galle, mais nous lutterons de toues nos forces contre toute amélioration de votre condition. Il nous paraît que vous êtes très bien où vous êtes. L'état des choses présent nous convient et nous n'avons nullement l'intention de vous accorder la liberté, cette liberté ne se traduirait-elle que par une heure de loisir en plus par jour. Ainsi donc chers frères, puisqu'il faut que vous suiez pour payer nos voyages en Italie, suez bien et fichez nous la paix."

Un texte qui pourrait presque être un éditorial politique d'aujourd'hui non ?
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7 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Jubilatoire !, 3 octobre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dans la dèche à Paris et à Londres (Poche)
Orwell est surtout connu pour 1984 mais ce livre à la fois jubilatoire et terrible nous décrit la vie de misère qui était le quotidien de beaucoup à Paris ou à Londres. Orwell est une sorte de précurseur de la vie de bohème, de cette vie que les hippies croiront plus tard avoir inventé. Un grand Orwell.... qui décrit un monde qui a sombré. JUBILATOIRE !!!
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Dans la dèche à Paris et à Londres
Dans la dèche à Paris et à Londres de George Orwell (Poche - 5 juin 2003)
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