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Dans ce court livre, George Orwell raconte deux expériences vécues vers la fin des années 20 : "plongeur" dans un palace parisien, puis clochard à Londres.

J'ai connu quelqu'un ayant travaillé un mois dans une usine, juste pour gagner le droit de s'en prévaloir. De même, on pourrait soupçonner Orwell d'avoir vécu les deux expériences difficiles rapportées ici, à seule fin de pouvoir les raconter ensuite, ce qui rapprocherait son livre d'un ouvrage de journalisme plus que du pur témoignage. Cela se sent à des détails, comme le fait de consigner ses observations dans des carnets, ou bien d'insérer au récit, mine de rien, quelques pages de prêche communiste. Quoi qu'il en soit, le résultat est passionnant, à la fois grâce à l'originalité des sujets abordés, à leur intérêt historique, et surtout grâce au talent de conteur d'Orwell, qui ne perd jamais son humour, fût-ce au coeur des misères les plus noires. Les descriptions des logements parisiens et des cuisines de restaurants font grimacer de rire et de dégoût...

"J'habitais à l'enseigne de l'hôtel des Trois Moineaux : imaginez une sorte de taupinière sombre et délabrée abritant, sur cinq étages, quarante chambres délimitées par des cloisons de bois. Des chambres minuscules et irrémédiablement vouées à la saleté car tout le personnel se réduisait à la patronne, Madame F, qui avait d'autres chats à fouetter que de donner un coup de balai. Les cloisons avaient l'épaisseur du bois d'allumette et, pour masquer les fissures, on avait plaqué des épaisseurs successives d'un papier peint rose qui se décollait par pans entiers et servait de refuge à une quantité fabuleuse de punaises. Dans la journée, ces bestioles suivaient méthodiquement les contours de la chambre, juste au-dessous du plafond, comme des colonnes de soldats ; la nuit, elles redescendaient, saisies d'une féroce boulimie, si bien qu'on ne pouvait guère passer plus de quelques heures dans son lit sans devoir se lever pour procéder à une hécatombe vengeresse. Quand la situation devenait par trop intenable, il arrivait qu'un locataire fasse brûler du soufre dans sa chambre, ce qui avait pour effet d'expédier la vermine dans la chambre voisine. Mais le voisin répliquait en usant du même procédé, et l'on se retrouvait au point de départ."

Ajoutons que ce livre, publié en 1933, contient de nombreux passages désormais politiquement incorrects : certains témoignent de l'antisémitisme banal de l'époque et d'autres parlent sans complexe de viol et de traite des blanches. Enfin, quelques passages, plus profondément subversifs, dans la lignée du marquis de Sade, condamnent le concept même de charité, au motif que celui qui l'exerce en retire le bénéfice de la reconnaissance...
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le 17 novembre 2004
Au-delà du talent d'écrivain d'Orwell, c'est à mon avis le regard qu'il porte sur ses "compagnons de dèche" qui rend ce récit si prenant - un regard qui invite à comprendre avant de juger, et qui ne bascule jamais dans la compassion larmoyante. La description de l'univers des restaurants de luxe fait froid dans le dos!
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On peut lire dans ce livre l’intérêt qu'a Orwell (un des plus grand écrivain du 20eme siècle, tant au niveau de sa production romanesque que politique) pour les "ordinary people".

Cet intérêt est la clef de compréhension de la philosophie politique d'Orwell.
La décence naturel de l'homme ordinaire étant pour Orwell la meilleur arme contre les totalitarisme de tout bords, qu'ils soient stalinien, hitlérien, ou bien libéral.
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le 7 août 2014
Vivre avec deux francs par jour dans les années 30. Plongée dans le peuple du dessous, le peuple invisible, tout en bas de tout en bas de l’échelle. Survivre avant vivre.

Par exemple, dans le personnel d’hôtel, tous les postes ne se valent pas. Le maître d’hôtel règne sur un peuple de serveurs, qui bénéficient des pourboires de la clientèle. Viennent ensuite les cuisiniers. Tout en bas de la chaîne, il y a le plongeur. Dans un réduit trop petit pour tenir debout, dans la chaleur constante des cuisines, les mains dans l’eau toute la journée. « Le mieux qu’ils puissent espérer est de trouver un travail un peu moins pénible, comme veilleur de nuit ou préposé aux WC ».
« Et pourtant, aussi peu enviable que soit leur condition, les plongeurs ont malgré tout leur fierté. C’est la fierté du trimardeur, de l’homme de peine qu’aucune quantité de travail ne saurait abattre. A ce niveau, la seule vertu dont on puisse se prévaloir est d’être capable de trimer comme une bête de somme. Débrouillard, voilà ce que tout plongeur aimerait qu’on dise de lui. »

Orwell va aller « encore plus bas » : il va devoir mendier pour survivre après avoir perdu son poste, puis rentrer en Angleterre où il se joint à la masse des « trimardeurs », vagabonds errant d’asile de nuit en asile de nuit (les lois anglaises de l’époque interdisant de rester au même asile plus d’une nuit dans un mois), et ayant pour toute nourriture le trio pain – margarine – thé, en quantité limitée.

Une plongée dans le quotidien d’une misère difficile à imaginer aujourd’hui dans nos sociétés occidentales, et quelques réflexions stimulantes, notamment sur le statut des mendiants dans notre société :
« Pourtant, à y regarder de plus près, on s’aperçoit qu’il n’y a pas de différence fondamentale entre les moyens d’existence d’un mendiant et ceux de bon nombre de personnes respectables. […] C’est un métier comme un autre. Parfaitement inutile, bien sûr – mais alors bien des activités enveloppées d’une aura de bon ton sont elles aussi inutiles. […] L’argent est devenu la pierre de touche de la vertu. »

Seule petite déception : contrairement à ce qu’il y parait à la lecture du livre, Orwell n’a pas réellement été *contraint* de vivre dans cette misère : Orwell a admis après la publication avoir réordonné certains évènements, et avoir volontairement passé du temps parmi les vagabonds, ce qui nuit à la crédibilité du récit.
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le 16 août 2009
J'ai appris plus sur l'hitoire et le veçu des hommes à cette époque, en lisant ce livre, que j'ai fait à l'école par rapport au meême temps.
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le 13 avril 2013
Cette vison très réaliste du monde de l'errance et de la pauvreté est très touchante. Le détail des petites combines montre l'intelligence mise en oeuvre pour lutter la déchéance dans un univers très dur et injuste.
Ce livre se lit très facilement et avec une vrai empathie pour les personnages décrits.
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le 22 juin 2008
Au delà du talent d'Orwell qui sublime le style journal de voyage, les thèmes de la pauvreté sont d'une étonnante actualité et la vision comparative d'Orwell entre les riches et les miséreux laisse perplexe quelque 70 ans après. Morceau choisi :

"[...] Un esclave, disait déjà Caton, doit travailler quand il ne dort pas. Peu importe que le travail soit utile ou non : il faut qu'il travaille car le travail est bon en soi - pour les esclaves tout au moins.Ce sentiment est encore vivace de nos jours, et on lui doit l'existence d'une multitude de besognes aussi fastidieuses qu'inutiles.
Je crois que la volonté inavouée de perpétuer l'accomplissement de tâches inutiles repose simplement, en dernier ressort, sur la peur de la foule. La populace, pense-t-on sans le dire, est composée d'animaux d'une espèce si vile qu'ils pourraient devenir dangereux si on les laissait inoccupés. Il est donc plus prudent de faire en sorte qu'il soient trop occupés pour avoir le temps de penser.

Si vous parlez à un riche n'ayant pas abdiqué toute probité intellectuelle de l'amélioration du sort de la classe ouvrière, vous obtiendrez le plus souvent une réponse du type suivant :
" Nous savons bien qu'il n'est pas très agréable d'être pauvre ; en fait il s'agit d'un état si éloigné du nôtre qu'il nous arrive d'éprouver un délicieux pincement au cœur à l'idée de tout ce que la pauvreté peut avoir de pénible. Mais ne comptez pas sur nous pour faire quoi que ce soit à cet égard. Nous vous plaignons -vous, les classes inférieures- exactement comme nous plaignons un chat victime de la galle, mais nous lutterons de toues nos forces contre toute amélioration de votre condition. Il nous paraît que vous êtes très bien où vous êtes. L'état des choses présent nous convient et nous n'avons nullement l'intention de vous accorder la liberté, cette liberté ne se traduirait-elle que par une heure de loisir en plus par jour. Ainsi donc chers frères, puisqu'il faut que vous suiez pour payer nos voyages en Italie, suez bien et fichez nous la paix."

Un texte qui pourrait presque être un éditorial politique d'aujourd'hui non ?
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le 10 avril 2013
A la fin des années vingt, George Orwell n’a encore rien publié. Il est jeune, inconnu et surtout, il est dans la dèche. Ce livre est son témoignage du quotidien des petites mains des grands hôtels parisiens, des trimards et des clochards des trottoirs et des bas fonds de Paris et de Londres à une époque où le travail était peu réglementé et où la mendicité l’était beaucoup. Il nous fait découvrir la misère dans ce qu’elle a de plus crue, à une époque où les services sociaux se limitent aux monts de piété et aux asiles de nuit crasseux. Pour autant, Orwell ne porte jamais sur ses pairs d’alors un regard misérabiliste : bien au contraire, il travaille à rétablir la dignité des laissés pour compte. Pour poignant qu’il soit, son témoignage n’est en rien oppressant. Son écriture est fluide, son analyse humaine et respectueuse.
Quoique l’Europe dispose aujourd’hui de services sociaux, ce récit n’en reste pas moins d’actualité par bien des aspects.
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le 15 septembre 2013
Superbe évocation de la misère urbaine dans les années 30, on rit souvent et on en sait un peu plus sur les sociétés humaines de toutes les époques une fois ce livre refermé.
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le 17 mars 2014
Prenez une grande respiration, vous allez plongé dans les profondeurs de la misère métropolitaine du début du 20e siècle, vous n'en ressortirez pas indemne! Descriptions d'une précision presque graphique, rebondissements qui ne pourraient par sortir de l'imaginaire du plus fous des écrivains mais seulement de celui du destin, personnages attachants et rocambolesques; ce livre a tout du roman à succès, le fait que ce soit l'histoire vraie de ce bon George ne fait qu'accentuer sa qualité.
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