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16 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Lutte des castes
Il faut absolument lire ce petit bouquin, irrévérencieux et bourré d'humour, démasquant les contradictions profondes (et finalement la force, mais aussi la fragilité) d'une des grandes puissantes émergentes du nouveau siècle : l'Inde, pseudo-démocratie corrompue à tous les niveaux, pays de vieilles traditions...
Publié le 2 mai 2010 par L. Pierre

versus
9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Sortir de la cage à poules
Ce livre mérite-t-il le "booker prize" ? La question est provocante, je le concède. Que contient-il de différent que n'a pas d'autres livres policiers, ou de mœurs, ou d'autres thématiques, joliment troussés, bien scénarisés. Rien, il est joliment troussé et bien scénarisé. Les recettes...
Publié le 21 décembre 2010 par Veilleur


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16 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Lutte des castes, 2 mai 2010
Par 
L. Pierre "pedro73" (Chambery) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le tigre blanc (Poche)
Il faut absolument lire ce petit bouquin, irrévérencieux et bourré d'humour, démasquant les contradictions profondes (et finalement la force, mais aussi la fragilité) d'une des grandes puissantes émergentes du nouveau siècle : l'Inde, pseudo-démocratie corrompue à tous les niveaux, pays de vieilles traditions où la majorité des habitants vit en quasi esclavage au profit d'une minorité d'individus.
On suit ainsi le parcours insolite de BALRAM, humble parmi les humbles, issu de la province des Ténèbres (sic), qui a la chance d'être engagé comme chauffeur par ASHOK, fils d'un des notables de son village, parti faire ses études aux USA et revenu au pays avec une épouse américaine (PINKY MADAM!). Notre héros part à Dehli, comme chauffeur-domestique, pour aider ASHOK et sa femme, à verser notamment des pots de vin à un ministre corrompu, permettant à la famille de son patron de poursuivre l'exploitation, visiblement très rentable, de mines de charbon...
ASHOK, que l'éducation occidentale humaniste a réussi à déstabiliser, se révêle être un faible (se faisant d'abord quitter par sa femme, puis sombrant petit à petit dans la dépression).
Parallèlement à la déchéance de son patron, notre héros prend conscience de sa condition servile et précaire, reposant principalement sur les représailles pouvant s'exercer sur sa famille, pour finalement arriver à son émancipation ultime en assassinant celui qui l'a tiré de sa misérable condition.
Précisons que le livre est émaillé de réflexions savoureuses que je n'hésite pas à vous soumettre :
- « Les hommes libres ne connaissent pas la valeur de la liberté, voilà le problème »,
- « Les rêves des riches ne coïncident jamais avec ceux des pauvres, n'est-ce pas ? Toute leur vie, ces derniers rêvent d'avoir assez à manger et de ressembler aux riches. Et de quoi rêvent les riches ? De perdre du poids et de ressembler aux pauvres ».
Précisons enfin qu'un héros fasciné par les livres, particulièrement par la poésie (qui lui fournira la voie de son émancipation par la parabole suivante : « Tu as cherché la clé pendant des années, mais la porte était ouverte ») ainsi que par les lustres à pampilles ne peut pas être foncièrement mauvais...
Un grand livre donc, fort justement récompensé par le BOOKER PRICE 2008, synopsis idéale pour un grand film hollywoodien (trop sulfureux encore pour engendrer un film bollywoodien...).
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13 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Terriblement réaliste, 29 août 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le tigre blanc (Poche)
Un livre fascinant sur l'Inde d'aujourd'hui et ses contradictions, qui balaie bien des clichés et souligne sans concession les mutations d'une société encore très marquée par le poids des traditions. L'écriture est brillante (Booker Prize amplement merité): j'ai lu ce roman en deux jours, avec énormément de plaisir ! On en redemande.
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13 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Stupéfiant!, 18 mai 2010
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le tigre blanc (Poche)
En ces temps d'égarement où l'on a célébré un peu partout l'infâme imposture de "Slumdog Millionnaire", il est vital de lire "The White Tiger", le premier roman du journaliste indien Aravind Adiga, un livre qui provoque un flôt de comparaisons intimidantes en Inde comme dans le monde anglo-saxon : certains n'hésitent pas à parler de nouveau Charles Dickens, c'est dire ! Je ne sais pas, moi, mais je dois admettre que rarement 300 pages m'avaient parues aussi électrisantes, terrifiantes, hilarantes, bouleversantes, intelligentes. "The White Tiger" nous fait découvrir sans faux-semblants la cruauté insensée de la société indienne, enserrée dans une inégalité sociale fondamentale (les castes, la perpétuation de leur asservissement par les esclaves eux-mêmes...), mais surtout donne une impression stupéfiante de "justesse" totale, de ne jamais chercher à enjoliver ou à enlaidir, à romancer ou à "élever" l'histoire à un niveau politique ou métaphysique, qui sont pourtant très présents, comme en creux, dans chaque page. La fin du livre, en refusant tous les codes admis de la fiction littéraire comme de la "morale", a une force peu commune, et fera que ce livre nous hantera certainement longtemps après l'avoir refermé. N'ayons pas peur des mots, "The White Tiger" pourrait bien être l'un des chefs d'oeuvres de la littérature du XXIè siècle, et marquer son époque comme "Oliver Twist" marqua la sienne (oui, Dickens, encore...). Si seulement les gens lisaient encore ! Bah, il faudra sans doute attendre l'inévitable adaptation en un mauvais film hollywoodien... (A noter que j'ai lu le livre en anglais, je ne peux donc pas garantir que la traduction française rend la qualité vigoureuse de la prose de l'auteur...)
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Delhi de fuite, 11 février 2011
Par 
ecce.om - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le tigre blanc (Poche)
Un homme d'affaires de Bangalore, en Inde, apprenant que le premier ministre chinois se rendra bientôt dans sa ville pour prendre exemple sur la réussite des entrepreneurs indiens, va lui écrire, nuit après nuit pour lui raconter son histoire et lui parler de l''autre versant de la réussite.

Il va lui décrire la face sombre de l'Inde, celle des villages pauvres sous la coupe des potentats locaux. C'est de là que vient Balram Halwai, surnommé "Le tigre Blanc" par une autorité gouvernementale en visite dans sa salle de classe, car il apparaît comme une anomalie de la nature.

Balram va s''acharner à quitter ce monde pour passer de "l'Inde des ténèbres" à "l'Inde des lumières" et plus prosaïquement, de l'Inde des maigres à celle des gros. Pour cela, il va devenir chauffeur, attiré par l'uniforme et le prestige qu'il estime attaché à la fonction. Au service d'un jeune fils à papa qu''il va accompagner à New Delhi, il va comprendre que son destin restera englué dans les pesanteurs de sa naissance au sein de la basse caste. Sauf, s''il décide de casser les codes et c''est ce qu''il va oser, allant jusqu''au meurtre et à partir de là, prendre son envol au sein de la silicon valley locale.

Ce roman serait terrifiant en ce qu''il décrit de la part d''ombre du boom économique indien, mais heureusement -et ce décalage est un des points forts du récit, l''humour teinté de cynisme est toujours présent. Le "récit s'assombrit" à partir de la 4ème nuit et le dénouement nous tombe dessus et nous prend par surprise.

Un livre d'une force incroyable qui dynamite les visions classiques de l''Inde exotique et éternelle et expose les fractures de ce pays qui fait se côtoyer ces mondes immuables : les pauvres, les riches, les villageois, les urbains, les sans castes, les autres, les gros, les maigres'

Un coup de poing et un grand livre. A ranger à côté de ces ovni (pour des raisons différentes mais avec toujours le dénominateur commun d''un style formidable) que sont "Sur la Route de Chandigarh", "Le Seigneur des porcheries" ou "La brêve et merveilleuse vie d'Oscar Wao" : l''internationale du talent littéraire, sans doute.
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9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Sortir de la cage à poules, 21 décembre 2010
Par 
Veilleur - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le tigre blanc (Broché)
Ce livre mérite-t-il le "booker prize" ? La question est provocante, je le concède. Que contient-il de différent que n'a pas d'autres livres policiers, ou de mœurs, ou d'autres thématiques, joliment troussés, bien scénarisés. Rien, il est joliment troussé et bien scénarisé. Les recettes d'écritures sont connues et l'auteur ne déroge en rien aux "bonnes pratiques" littéraires des grands livres à succès outre-Atlantique. Ce n'est pas fade mais pas excitant non plus. On y rajoute l'exotisme de l'Inde, avec ses quartiers et ses villes miséreuses, le fait que le protagoniste soit issu des basses classes et qu'il s'en sort par le meurtre. Le livre est irrévérencieux, soit, mais pas plus qu'un autre. Ou bien le "Booker prize" est remis à une œuvre littéraire vraiment originale et dans ce cas, il faut monter cette originalité, ou bien il est donné à un auteur qui dénonce une certaine situation sociale dans son pays. Dans ce dernier cas, le prix récompense plus la mise en exergue "politique" que la qualité littéraire. C'est ce qui se passe dans le cadre du Tigre blanc.

Entendons-nous bien : ce livre est bon et je l'ai dévoré en quelques courtes heures. Le lecteur accroche à l'histoire de ce personnage s'accrochant avec ambition aux barreaux d'une échelle sociale qui lui est normalement déniée par le système des castes (la cage à poules). Il accroche également à cette description ubuesque de la corruption endémique qui mine l'Inde avec cette circulation hallucinante des enveloppes et des sacs de billets. Il accroche à la vision cynique que l'auteur peut avoir des hommes d'affaires. Il accroche à la forme néo-épistolaire de cet homme qui écrit à un responsable chinois. De là à recevoir un prix littéraire, je m'étonne simplement !

Pour ceux qui veulent simplement un bon bouquin sans l'estampille du prix, allez-y !
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un récit emballant, mais sans éclat, 26 septembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le tigre blanc (Poche)
Malgré une histoire plutôt bien montée, qui m'entraîne sans peine de la première à la dernière page, je reste sur ma faim. Le parti pris des ténèbres (citées à maintes reprises dans le livre) et de la fange me semble trop typé. D'un côté, il y a les pauvres et, de l'autre, des parvenus corrompus et sans scrupule. C'est un peu dommage de se passer des autres aspects tellement lumineux de l'Inde, cela rend l'ensemble terne et sans éclat.
Au rayon "indien", je recommande chaudement Shantaram, de G.D. Roberts, d'un style beaucoup plus riche, haut en couleurs et absolument palpitant malgré ses 1000 pages.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 plongeon dans l'Inde actuelle, 24 août 2010
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le tigre blanc (Poche)
suite à la présentation de ce livre dans le journal"LIRE" , j'ai voulu me plonger dans cette histoire . C'est un livre qui se "dévore". Aravind Adiga c'est lui le narrateur de l'histoire , raconte son ascension sociale dans l'Inde actuelle.Il m'a transportée littéralement dans son pays . J'ai surtout aimé la manière qui nous amène à cette histoire.le narrateur écrit des lettres à un ministre chinois qui vient en visite officielle et lui raconte sa vie.
superbe livre
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 L'inde féroce, 10 mai 2013
Par 
Cetalir "Cetalir" (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le tigre blanc (Poche)
Voici un roman inattendu qui constitue une bonne opportunité pour se confronter à la littérature indienne contemporaine.

Saisissant le prétexte d’une prétendue visite officielle du Premier Ministre chinois, l’auteur, qui emprunte l’identité d’un entrepreneur de la grande technopole du Sud de Bangalore, décide de conter à l’hôte officiel ce qui est la véritable identité de l’Inde. En six nuits consécutives passées seul dans son grand bureau orné, comme il en rêva toujours, d’un lustre à pampilles, notre entrepreneur va utiliser sa propre histoire pour décrire par le menu les nombreux travers d’une société qui hésite entre traditions et modernité.

Avec beaucoup d’humour et d’autodérision pour sa propre nation, A. Adiga va se lancer dans une description acerbe et sans concessions de la corruption généralisée qui règne en maître absolu, du chaos total et systématique qui ne manque pas de saisir le visiteur oriental à peine le pied posé dans le moindre aéroport indien, du délabrement complet des infrastructures routières sans parler de la quasi inexistence du traitement des eaux. Malgré cela, les gratte-ciels poussent comme des petits pains mais l’infrastructure ne suit pas, loin s’en faut.

Pour survivre aux maladies, à l’indigence, aux mafieux locaux qui exploitent les plus pauvres d’entre les pauvres, il faut à la fois du courage, une volonté farouche et un sens de la débrouillardise hors du commun. Toutes choses dont ne manque pas cet entrepreneur qui, comme nous l’apprendrons très vite dans ce roman, n’a pas hésité à tuer son Maître pour gagner la liberté, à commencer par celle d’entreprendre en vue de s’enrichir, coûte que coûte, y compris au prix de la vie des siens, et au plus vite.

L’humour un rien décalé (influence british oblige !) permet presque d’accepter sans juger cette forme d’auto-confession en forme de témoignage et de s’accommoder des situations les plus scabreuses ou révoltantes. On en viendrait quasiment à éprouver un peu de sympathie pour l’entrepreneur, ce « Tigre Blanc », c’est-à-dire cet animal rare dont un seul exemplaire existe par génération, lui, l’exception qui a su émerger du bourbier de plus d’un milliard d’individus parmi les plus pauvres de cette planète.

D’ailleurs l’auteur semble presque résigné sur la situation de son pays. Pour y avoir séjourné à des fins professionnelles et travailler avec des équipes locales, je vous confirme que ce pays est un cauchemar absolu pour ce qui est de l’efficacité, de la productivité, voire de l’honnêteté… Sans parler de la salubrité, terme banni des dictionnaires locaux. On retrouve tout cela brillamment exposé dans ce roman à découvrir et à méditer, que l’on envisage, ou non, un périple sur le sous-continent.

Publié aux Editions Buchet Castel - 320 pages

Retrouvez mes notes de lecture sur thierrycollet-cetalir.blogspot.com
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Une peinture au vitriol de l'Inde, 9 février 2012
Par 
Peter Guizmo (France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le tigre blanc (Poche)
L'ascension d'un indien, issu d'une caste pauvre, dans la société indienne.
Balram est d'une intelligence au dessus de la moyenne... mais né d'une caste pauvre, destinée aux petits boulots.. son avenir ne semble pas très prometteur... La chance lui permettra de devenir chauffeur d'un riche indien revenant des USA... ce qui va lui permettre de comprendre les rouages de la société indienne, et de petit à petit préparer un plan pour se sortir de sa condition..
Ce romans est une peinture au vitriol de l'Inde. Les rapports entre castes, la servitude des uns au services des ambitions des autres, le fonctionnement à base de corruption à tous les étages... Une société violente où il est quasiment impossible de s'élever au dessus de la condition qui vous est prédestinée..
Le maitre de Balram n'est pas un homme mauvais et même plutôt un bon maitre, et pourtant l'humiliation fait partie de son quotidien.. Rarement de façon volontaire, le plus souvent par cette façon de lui montrer qu'il n'existe pas.. il est sans cesse ramené à son statut de pas grand chose..
Ce livre montre toute la difficulté de se sortir de ces carcans sociétals, instaurés par le poids de l'histoire.. (l'image des cages à poules).
L'Inde décrite par Aravind Adiga est dure, apre, violente, sans poésie, sans espoir... un style très différent des récits de Vikas Swarup qui alterne toujours la dureté et un certain optimisme... ce qui rend le récit sombre.. peut-être trop... Balram n'arrivant jamais vraiment à être attachant... et c'est un peu la faiblesse du roman...
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un livre remarquable, 23 octobre 2011
Par 
Serge Caulier (Belgique, 7060) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le tigre blanc (Poche)
Inde. Tributaire d'un passé encore bien ancré dans les moeurs (castes, religion...) et qui a beau afficher un modernisme finalement tout aussi putride que les eaux du Gange. Sa démocratie représentative qu'on imaginerait être zone de Lumière, rejoint en fait les Ténèbres, tant y règne, quasi à tous les échelons du pouvoir et même dans les partis d'opposition, la corruption. Les serviettes de cuir rouge circulent : les possédants, en raison de services rendus et d'une fortune souvent mal acquise, arrosent ministres et chefs de cabinet. A ce jeu, le Grand Socialiste se montre des plus avides. Ce qui lui permet de truquer les élections, de se maintenir au pouvoir.

Le héros, Balram Halwai, de la basse classe des confiseurs, se raconte sous forme de lettre au Premier ministre chinois, Wen Jiabao, en visite à Bangalore. Et il précise d'entrée de jeu que Pékin est la capitale d'une nation éprise de liberté. Ironie, fausse naïveté ravageuses. Le ton est donné.

Le tigre blanc, surnom donné à Balram par un de ses professeurs en raison de son intelligence, doit néanmoins interrompre sa scolarité pour travailler. Sa mère décède et connaît le sort des pauvres : cadavre à demi incinéré sur les bords du Gange et jeté dans les eaux noires, polluées du fleuve. Description au scalpel, mais qui colle à la réalité.

Ténèbres. Le père de Balram? Conducteur de rickshaw, bouffé par sa mère Kusum, patriarche du clan que Balram aura pareillement à affronter, par ses soeurs et leurs enfants. Il finira usé, crachant le sang, tuberculeux, privé de soins bien que s'étant rendu à l'Hôpital gratuit de Lohia, inauguré par...le Grand Socialiste, toujours habitué des combines.

Le tigre blanc quitte le tea-shop de son village. Il est embauché à Delhi comme chauffeur de M. Ashok et de son épouse américaine Pinky Madam. Fin des Ténèbres? Non pas, car c'est partout la Cage à poules. Ashok, riche industriel dont la fortune s'est créée autour de l'exploitation de charbonnages (symbolique du Noir?) est entièrement dépendant du Grand Socialiste, de ses ministres, d'un régime qui le broie. Son épouse fantasque le quitte, au soulagement de la famille (hors caste!). Il fréquente les prostituées, se saoule,renoue avec un un amour de jeunesse. Il n'est pas heureux. Il navigue dans une nuit sans étoile.

Envers Balram, son serviteur et esclave,il a une conduite ambiguë, faite de mépris, d'exploitation sordide (il lui fait notamment endosser la mort accidentelle d'un enfant, prélève sur ses gages, le confine, le soir venu, dans les caves puantes de son immeuble...). Paradoxalement, il a des moments de générosité - néanmoins toujours fort calculés. Et Balram lui-même, comme ses autres compagnons (sic) conducteurs de voitures, n'échappe pas à cette part nocturne qui l'habite et dont il espère malgré tout se débarrasser.

Ashok, Balram : Lumière et Ténèbres confondues. Et si le tigre blanc franchit les frontières de l'impensable, ce ne sera pas sans en avoir payé le prix.
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Le tigre blanc
Le tigre blanc de Aravind ADIGA (Poche - 1 avril 2010)
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