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121 internautes sur 129 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Ici, ailleurs, à jamais et pour toujours.
La quatrième de couverture résume bien les bases de cette histoire qui nous entraîne dès les premières lignes dans un monde et dans une atmosphère qui n'appartiennent qu'à Haruki Murakami. A cause du titre, on pense à Orwell et son livre d'anticipation 1984, mais ici l'action se déroule dans le passé. Dans...
Publié le 27 août 2011 par chantal bonnevault

versus
75 internautes sur 81 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 2 ans d'attente et au final un sentiment mitigé.
Il aura fallu attendre deux ans pour que les deux premiers livres de la saga 1Q84 soient enfin publiés. C'est là un livre qui m'a longtemps intrigué, d'une part parce que j'apprécie grandement les romans de cet auteur et aussi parce que l'ouvrage d'Orwell auquel il fait référence reste mon roman préféré...
Publié le 1 septembre 2011 par Alastor78


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121 internautes sur 129 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Ici, ailleurs, à jamais et pour toujours., 27 août 2011
Par 
chantal bonnevault (Orléans) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : 1Q84 - Livre 1, Avril-Juin (Broché)
La quatrième de couverture résume bien les bases de cette histoire qui nous entraîne dès les premières lignes dans un monde et dans une atmosphère qui n'appartiennent qu'à Haruki Murakami. A cause du titre, on pense à Orwell et son livre d'anticipation 1984, mais ici l'action se déroule dans le passé. Dans deux dimensions exactement car on passe d'une époque: 1984 à une autre, 1Q84, qui est celle du questionnement. Mais je fais table rase de toute explication rationnelle pour simplement m'attacher aux protagonistes, amis d'enfance, qui suivent leur propre existence, Aomamé comme tueuse à gages et Tengo comme nègre pour une maison d'édition. Comme dans tous les livres de Murakami où le conte et le surnaturel ne sont jamais loin, en filigrane il est question d'amour, de mélancolie, de musique, d'Histoire, sans oublier le sexe, la violence et la religion, le tout saupoudré d'un suspense sans faille. Dévoré en 2 jours j'ai attaqué aussitôt le livre 2 afin de rester sur la vague du plaisir de lire un excellent auteur qui nous enchante. Il faudra ensuite attendre l'année prochaine pour lire la suite de cette saga nippone.
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75 internautes sur 81 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 2 ans d'attente et au final un sentiment mitigé., 1 septembre 2011
Par 
Alastor78 (France) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : 1Q84 - Livre 1, Avril-Juin (Broché)
Il aura fallu attendre deux ans pour que les deux premiers livres de la saga 1Q84 soient enfin publiés. C'est là un livre qui m'a longtemps intrigué, d'une part parce que j'apprécie grandement les romans de cet auteur et aussi parce que l'ouvrage d'Orwell auquel il fait référence reste mon roman préféré.

Je n'attendais cependant pas que Murakami n'en fasse une relecture abusive, chose à laquelle il s'est heureusement abstenue en préférant créer une année 84 où l'étrange survient cette fois-ci des détails par opposition. Le livre flirte bien sûre avec le fantastique sans que le roman ne soit étouffé par les éléments surnaturels qui surviennent. C'est une qualité fréquente dans l'oeuvre de Murakami et 1Q84 n'y fait pas défaut, mais ce nouveau roman manque d'équilibre, et là où ses plus grands romans jonglent parfaitement entre des passages mélancoliques retranscrit tout en légèreté et d'autres passages beaucoup plus dense et beaucoup plus sombre, 1Q84 peine à retranscrire ce rythme unique qui garantissait la qualité des récits.

Non pas que le livre soit mauvais, loin de là, mais il manque au roman une certaine force qui ne transperce le récit que dans ses 150 dernières pages (le livre en compte 500) et aussi une cohérence dans un récit qui se perd dans d'éternelles digressions. Certes, un tel procédé est récurrent chez l'auteur mais on assiste ici à quelque chose de tout à fait disproportionné alors qu'il n'est pas rare qu'un flash-back compose 70 à 80% d'un chapitre. En interview Murakami discutait de l'influence des séries sur cette oeuvre très feulletonante et déclarait sa passion pour Lost, une série qui semble avoir influencé son oeuvre au moins dans sa narration et dans sa façon de lier les protagonistes les uns aux autres, il n'empêche que Murakami n'est pas parvenu à rétablir cet équilibre entre flash-back et scènes du présent qui avait fait la qualité de la série.

Reste que les deux histoires de 1Q84 sont toutes les deux intrigantes. J'ai apprécié le traitement d'un personnage féminin différent, fragile et forte à la fois mais surtout libéré sur un plan sexuel. Quoiqu'il en dise son récit à quelque chose de féministe mais la question est traité de manière juste et intéressante. Le personnage masculin est plus commun dans son oeuvre mais l'intrigue est souvent mieux rythmé que celle de son homologue féminin et Eri, mystérieuse adolescente qui gravite autour de lui, est un personnage fascinant.

J'ai senti qu'il y avait donc beaucoup de potentiel dans cette histoire pourtant mal-équilibré et si la lecture n'a pas été désagréable et ne devrait pas l'être pour quiconque apprécie l'auteur j'ai lu 1Q84 avec un léger sentiment d'ennuie, un peu comme si j'avais eu l'étrange sensation de lire une longue introduction de 500 pages à un livre 2 qui, je l'espère, sera mieux construit, mieux raconté et mieux équilibré.
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17 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Hélas..., 4 janvier 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : 1Q84 - Livre 1, Avril-Juin (Broché)
J'ai attendu avec une grande impatience la parution de cette trilogie et suis vraiment déçue, en tout cas par les deux premiers volumes. Je ne retrouve pas dans ce texte la magie, l'envoûtement des autres livres de Murakami.
Il comporte, entre autres, beaucoup trop d'explications (notamment celles du leader de la secte), qui sont en fait des tentatives d'explications se terminant en gros toujours par "mais de toute façon, on ne peut pas comprendre" - alors, comment se laisser tout simplement porter par l'étrangeté de l'atmosphère, chose que je faisais jusqu'ici avec délices dans les livres de cet auteur ?
Par ailleurs, et même s'il est toujours extrêmement délicat de juger d'un ouvrage traduit d'une langue à la structure si éloignée de la nôtre, l'édition française a été établie de manière honteusement négligée. Elle comporte un grand nombre d'erreurs typographiques qui gênent beaucoup la lecture (tirets d'incises de toutes les tailles, sauf la bonne, guillemets manquants ou à des places fantaisistes, point là où il faudrait deux points et inversement...), et de très nombreuses phrases ont des tournures approximatives (relatifs mal employés, du genre "où" à la place de "à laquelle", phrases hachées qui veulent peut-être rendre un certain style japonais mais tombent vraiment à plat, manque de rythme flagrant...). Un livre, cela se traduit, mais cela s'édite, aussi - cette étape semble avoir été négligée ici, ce qui est un scandale pour n'importe quel ouvrage de toute manière et pour un auteur de ce calibre en particulier. Dommage !
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45 internautes sur 50 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Honte à l'éditeur francophone, 8 décembre 2011
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : 1Q84 - Livre 1, Avril-Juin (Broché)
Je viens de trouver, à Tokyo chez Kinokuniya (sans doute la plus grande librairie au monde) les versions en anglais (US et UK) de 1Q84, et en Hardback svp : les trois "tomes" du livre sont ici regroupés en un seul volume qui coûte environ 22 €. Honte donc à Belfond qui nous vend trois volumes pour chacun ce prix, et qui, fait plus grave encore, force les francophones à attendre le tome 3 jusqu'en 2012 !
Ce coup de gueule mis à part, j'ai beaucoup apprécié les tomes 1 er 2 et les destins croisés et romantiques de Aomame et Tengo. On retrouve tout ce qui fait le charme de Murakami Hakuri. Toutefois, vu certaines digressions un peu longuettes, je place 1Q84 un cran au-dessous des grands Murakami, tels Kafka sur le Rivage, la Fin des Temps, la Ballade de l'Impossible, les Amants du Spoutnik ou Au Sud de la Frontière, à l'Ouest du Soleil. Plutôt selon mon goût du niveau de la Course au Mouton sauvage, donc méritant 4 étoiles quand même.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Magistral... et à suivre..., 13 décembre 2013
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : 1Q84 Livre 1 (Broché)
Même s' il y a une - petite - poignée d'auteurs contemporains que je considère supérieurs à Murakami (Roth, Houellebecq, Ellis), je dois dire qu'aucun ne me procure autant de plaisir à la lecture... et ce premier volume de son ultra-fameux et ultra célébré "1Q84" m'aura même aspiré dans le genre de tourbillon heureux de lecture frénétique qu'on considère généralement réservé aux thrillers US les plus racoleurs. C'est qu'ici Murakami conjugue comme jamais auparavant élégance bouleversante du style, fiction passionnante (un double récit légèrement qui progresse de manière ludique comme un thriller, justement) autour de personnages fascinants, et - c'est le moins qu'on attende d'un GRAND écrivain - complexité et profondeur thématiques. Plus de 500 pages de plaisir exquis, de surprises raffinées, de jeux intellectuels un peu pervers, de sensualité et de sentiments d'une finesse magnifique (En lisant quelques critiques négatives sur ce livre, je me suis d'ailleurs rendu compte que ce qui indispose le plus les détracteurs de Murakami, c'est l'aisance qui semble presque exagérée avec laquelle il construit ses univers enchassés et ses personnages à la dérive...). On comprend en refermant ce premier volume, qui nous laisse pourtant en plan en pleine montée d'adrenaline, les raisons du succès populaire planétaire d'une oeuvre aussi magistrale.
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12 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 grande deception, 27 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : 1Q84 - Livre 1, Avril-Juin (Broché)
je me faisais un plaisir de découvrir le nouveau Murakami , son monde décalé et son imagination débordante . On a du mal à imaginer que ce 1Q84 est ecrit par le même auteur que Kafka sur le rivage . Des répétitions à la chaine , une histoire bancale ; il reste un peu de poésie qui amène à lire les 2 tomes jusqu'à la fin mais il faut queque peu se forcer...
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18 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Mais où est Murakami?, 5 novembre 2011
Par 
M. Lauthier "michèlebora" (polynésie française) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : 1Q84 - Livre 1, Avril-Juin (Broché)
Quelle déception que ce 1° tome! J'ai tenté de le reprendre plusieurs fois, de me "forcer" (quelle horreur) mais j'ai fini par laisser tomber. Le style de Murakami n'est pas au rendez-vous, peut-être à cause de l'emploi de la 3° personne du singulier, dont il n'est pas coutumier. Je me suis moi aussi posé la question de la traduction mais je ne crois pas qu'on puisse rendre celle-ci responsable de cette infinie platitude. Nous sommes loin de la langue poétique et de l'atmosphère subtilement décalée de "Kafka sur le rivage", "La fin des temps" ou "La course au mouton sauvage". Une chose est certaine: j'aurais eu l'occasion de feuilleter le livre avant de l'acheter, il serait resté en rayon. Dommage :-)
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 1Q84, 29 décembre 2011
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : 1Q84 - Livre 1, Avril-Juin (Broché)
Le nouveau livre du célèbre romancier japonais était très attendu. L'espoir ne sera pas déçu. Celui que nous avions découvert avec le très puissant « Kafka sur le rivage » signe un nouvel ouvrage, au titre énigmatique « 1Q84« .
Ce titre fait référence à deux éléments. Le « Q » qui remplace le sous-entendu « 9' suggère la première lettre du mot « question », pour souligner l' interrogation de l'héroïne Aomamé, qui se retrouve dans un monde similaire à celui qu'elle connaît, à Tokyo, en 1984, mais qui lui est pourtant si dissemblable.
Et « 1984' rappelle à tout lecteur le célèbre titre de Georges Orwell, roman d'anticipation, puisqu'écrit en 1949.
C'est ce jeu avec la temporalité (obsession caractéristique de l'auteur), qui structure (ou déstructure) ce roman. Lorsqu'on relit « 1984 » de Georges Orwell, on le lit plus de vingt ans plus tard, et on re découvre avec étonnement ce qu'anticipait pour un futur pas si lointain des hommes qui sortaient d'une guerre terrible, et entraient dans la guerre froide.
C'est cette vision en quelque sorte « anticipative » du passé qu'essaie de retrouver Murukami. Une vision d'un passé futuriste, digne des plus grands romans du maître du genre, Philip K. Dick.
Car comme le souligne Tengo, son second héros, les dangers ont changé en 1984. Le XX°s avait commencé meurtri par les dictateurs, et les tyrans. A sa fin, en 1984, c'est un monde en cendre qui se relève. Mais ce qu'avait su anticipé le roman de l'anarchiste anglais, c'est la présence cachée et vicieuse du danger. Ce n'est plus un Big Brother qui se cache derrière ce péril, mais quelque chose de bien plus difficile à identifier.
Il s'agit donc de deux mondes en parallèle, celui de 1984, et celui de 1Q84. Deux héros, aux parcours pourtant pas si étanche. Car, comme dans toutes réalités, des passages sont toujours possibles.
Aomamé est enseignante d'art martiaux. Mais depuis le traumatisme de la mort de sa meilleure amie, poussée au suicide par les agissements d'un mari violent, Aomamé aspire à autre chose. Élevée dans la religion, elle apprend pourtant à faire justice elle-même, et devient une tueuse à gage pour la cause des femmes.
Tengo est un littéraire, un auteur frustré, un homme simple et sans histoires. Mais dans sa vie fait irruption une toute jeune fille de dix sept ans, Fukaeri, auteur d'un roman énigmatique et puissant « La chrysalide de l'air« , alors qu'elle souffre de dyslexie. En acceptant de re écrire son texte dans l'ombre, il s'embarque malgré lui dans l'histoire d'une mystérieuse secte, où des étudiants révolutionnaires sont devenus membres religieux d'un groupuscule aux dérives que l'on dit extrémistes.
Le roman est haletant comme toujours. On passe d'un personnage, et donc d'un monde, à l'autre, même si on comprend que les pièces de ce mystérieux puzzle sont juste mises en place pour le tome 2 qui prolongera cet étrange tableau (un tome 3 est attendu pour 2012).
Murukami explore les thèmes qui lui sont chers, la temporalité, le complexe d'oedipe et les amours impossibles, les transgressions et les tabous.
Le personnage d' Aomamé est un peu faible au début, assez de ces belles tueuses filiforme en mal d'amour. Néanmoins elle s'étoffe au fil des pages jusqu'à s'insérer pleinement dans les pages étranges de ce récit.
Les mondes s'opposent et se superposent, on pense aux relations ambiguës qu'entretiennent le Moi et le Ça, du conscient et de l'inconscient, que séparerait une fine membrane du monde des rêves.
Car la réalité est toujours Une, comme le rappelle le chauffeur de taxi d'Aomamé, la conduisant au début du livre d'un point à un autre'
Emma Breton
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22 internautes sur 25 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Récit de deux mondes, 8 septembre 2011
Par 
traversay (Orléans, France) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 50 COMMENTATEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : 1Q84 - Livre 1, Avril-Juin (Broché)
Enfin. Il est là. Ou plutôt, ils sont là. Les deux premiers "livres" de 1Q84 (le troisième est pour l'an prochain), le roman phénomène de Haruki Murakami. 1 500 pages, qui ont fait chavirer de plaisir le Japon avant l'envahissement progressif du monde. La structure narrative de 1Q84 est d'emblée familière aux lecteurs de l'auteur de Kafka sur le rivage : deux récits parallèles avec deux héros, un homme, une femme, qui, a priori, n'ont rien à voir l'un avec l'autre, sauf que, peu à peu, certains éléments et événements vont les rapprocher, un peu, pas beaucoup, pas encore passionnément, certainement à la folie, à moins que ce ne soit pas du tout. Tout est placé sous le signe de la dualité dans le Livre 1 de 1Q84 : deux histoires, deux êtres solitaires à deux visages: Tengo, qui donne des cours de mathématiques, écrit en espérant être publié, et se voit proposer de remanier le roman d'une mystérieuse jeune femme de 17 ans ; Aomamé, professeur de stretching et masseuse, qui, à l'occasion se fait justicière ninja en tuant des hommes qui martyrisent le sexe féminin. Deux mondes commencent aussi à cohabiter, l'un bien réel, en l'année 84 ; l'autre, décalé, situé lui en 1Q84, et qui a, comme singularité, de posséder deux lunes. Le talent de Murakami est celui d'un hypnotiseur : avec lui, tout dérèglement à la normalité semble logique (enfin presque), tout glissement suggestif vers le bizarre paraît couler de source. Dualité toujours : le réalisme le plus crû, en particulier sur le plan sexuel, y côtoie des aspects fantastiques, à peine perceptibles au début, qui ne font que prendre de l'importance. Autre caractéristique de 1Q84, évidemment double, d'une part, celle d'explorer l'intérieur des êtres, leur âme, leurs rêves, leurs pensées les plus intimes, leurs souvenirs d'enfance ; d'autre part, celle de s'ouvrir au monde, dans ce qu'il a souvent de plus sordide : viols, pédophilie, fanatisme religieux et, plus globalement, perte des valeurs. Murakami, c'est le chaud et le froid, le yin et le yang, le fromage et le dessert. L'auteur a l'art de la digression et ne se prive pas de citer moult références. Aussi bien Orwell, d'ailleurs, que Tchekhov, Janacek, Dickens ou Hitchcock. Et le miracle est que rien ne semble hors sujet, pris que l'on est dans l'arachnéenne toile tissée par le romancier. Son écriture est simple, épurée, on pourrait presque dire effacée, et participe à cet envoûtement d'un livre qui, au bout de 535 pages, n'a livré que bien peu de clés pour accéder au fin mot de l'histoire, dont on se doute qu'il restera, quoi qu'il arrive, nimbé de mystère. Suite, mais pas fin, dans le Livre 2, juillet-septembre.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Déception, 6 août 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : 1Q84 - Livre 1, Avril-Juin (Broché)
Ce roman est un best-seller au Japon et probablement en Europe aussi. J'ignore si tous les lecteurs ont aimé mais de nombreux blogueurs sont enthousiastes. Je ne partage hélas pas cet engouement. Après la moitié, j'ai passé de longs passages descriptifs, lassée d'abord par la cruauté et la crudité, par les métaphores à répétitions et les digressions ensuite.

Dans ce récit fantastique, Murakami nous tricote une histoire passant du rêve à la réalité, du merveilleux à l'horreur, nous contant en alternance l'histoire d'Aomané et celle de Tengo.

Ces êtres qui se rencontrent dans l'ultra moderne solitude pourraient avoir quelque chose d'émouvant. Mais le monde hyper violent de Murakami, sur fond de secte offrant à son gourou des fillettes en sacrifice sexuel, c'était trop pour moi. Le début est alléchant bien que cela démarre lentement et la scène de l'autoroute intéressante. Mais les répétitions sont légion, le style trop travaillé et les créatures fantastiques peu à mon goût. La tâche que mène Aonamé comme si elle était prédestinée, ne m'a pas convaincue non plus... et c'est loooong...

Le monde parallèle que se crée Aonamé, 1Q84, où brillent deux lunes et règnent d'étranges lutins, m'a laissée indifférente. Quant aux thèmes (solitude, violence faite aux femmes, soumission...) ils n'ont rien de neuf. Bref, je ne suis pas entrée dans cette histoire (cette introduction devrais-je dire). Peut-être ne l'ai-je pas comprise. Toujours est-il que je m'en tiendrai là. 1500 pages c'est beaucoup trop quand on n'accroche pas.
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