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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Beau livre malgré quelques excès
Voici un livre attachant qui ne manque pas d'intérêt. L'action se déroule aux débuts des années 1920. Dans une écriture très concise, François Mauriac dépeint avec férocité et tendresse à la fois la triste destinée du jeune Guillaume, issu d'une famille noble où il n'est pas...
Publié le 26 février 2010 par Etienne Leclercq

versus
3.0 étoiles sur 5 programme de 5ème
Pas si simple pour mon fils d'appréhender le contexte historique, les "fractures sociales", l'école comme ascenseur social, des relations familiales tendues. L'étude du vocabulaire permet la précision de certaines notions. Mais on s'est beaucoup éloigné du plaisir de la lecture...
Publié il y a 6 mois par Dan


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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Beau livre malgré quelques excès, 26 février 2010
Par 
Etienne Leclercq "Musicfan56" (Lorient) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Sagouin (Poche)
Voici un livre attachant qui ne manque pas d'intérêt. L'action se déroule aux débuts des années 1920. Dans une écriture très concise, François Mauriac dépeint avec férocité et tendresse à la fois la triste destinée du jeune Guillaume, issu d'une famille noble où il n'est pas désiré. Son père Galéas est éteint et ne participe en rien aux débats de la famille dont les femmes du château (la baronne, mère de Galéas ; Fraülein, la vieille domestique et la seule qui aime vraiment Guillaume ; Paule, femme de Galéas et mère de Guillaume) se préoccupent. Leurs ambitions divergent selon le milieu social dans lequel ils vivent : alors la baronne est noble, Paule vient du milieu bourgeois et a décidé de le quitter pour pouvoir jouir d'une vie de châtelaine. Hélas, son mariage se révèle vite malheureux et en paye le prix fort au quotidien. Un jour, elle ira se confier à un jeune prêtre qui, l'espace d'un assoupissement, compromet son avenir et celui de la jeune femme, qui le paiera de son honneur au sein du village de Cernès et sera officiellement cataloguée comme perverse notoire sans qu'il ne se soit rien passé entre elle et le curé. Dès lors, sa vie va de mal en pis et le veut faire payer à chaque membre de la famille de Cernès (avec une nette prédilection pour son fils). Elle noie abondamment son chagrin dans l'alcool. Quand celle-ci veut envoyer Guillaume à l'école, le jugeant peu instruit et dégénéré, elle se décide à rencontrer l'instituteur local, Robert Bordas, qui accepte de le prendre à l'essai. Il le traitera en homme, lui parlera normalement, lui fera lire un petit passage au cours duquel l'instituteur verra tout le potentiel qu'il pourrait retirer du petit. Toutefois, il refusera, prétextant la différence de classes qui existe entre lui, communiste affirmé, et les châtelains alors qu'en vérité, il n'aspire qu'à de plus hautes destinées et n'a atterri à Cernès qu'en dépit de sa volonté. Le brillant avenir de Jean-Pierre, son fils, constitue sa seule consolation. Par ailleurs, au cours de sa brève visite chez les Bordas, Guillaume ne pourra s'empêcher de le contempler avec admiration sur une photo, allant jusqu'à en faire son modèle, son inspiration et ne rêvera que de lui durant la nuit suivant l'entrevue. Malheureusement, quand la nouvelle du refus arrive, son malheur et sa douleur morale atteignent leur paroxysme, il se sent abandonné de Dieu et mal aimé de tous et décide, avec son père, de mettre fin à ses jours par noyade. Tragique destinée qui ne laissera pas insensible l'instituteur qui décide que ce suicide, dont il se sent responsable, ne sera pas vain et qu'il acceptera de prendre sous son aile chaque jeune qui voudra s'initier. Telle sera sa destinée. Quant au reste de la famille, elle va achever de se séparer.
Le livre comporte bon nombre d'éléments très intéressants : la peinture sévère mais intéressante d'une noblesse déclinante, qui tombe en ruine comme le château, livré à lui-même, le mode de pensée des gens selon leur appartenance sociale, les rapports conflictuels de la famille, les rapports inter- classes. Par ailleurs, la peinture que fait Mauriac du petit Guillaume est très attachante et la manière dont est évoquée sa mort et celle de son père est traitée avec beaucoup de retenue et de poésie latente. En revanche, je serai très partagé quant à l'excès de misérabilisme des conditions de vie du petit, dans lequel se complaît trop l'auteur. Nonobstant cette sérieuse réserve, cette lecture laisse une impression positive d'une peinture sévère et tendre des moeurs de cette époque.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 J'ai adoré, 2 janvier 2011
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Sagouin (Poche)
J'aime beaucoup cet auteur. Il a une écriture très différente des autres. Ces romans se déroulent toujours dans l'atmosphère de la vieille bourgeoisie avec ses petits secrets, ses petites haines. Ce roman est l'histoire d'un jeune garçon haï par sa mère, qui retrouve en lui le mari qu'elle déteste.
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8 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un drame de l'enfance, 13 août 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Sagouin (Poche)
L'histoire de Guillou ainsi que sa mort liée à celle de son pathétique père est décrite sans complaisance ni apitoiement avec toutefois des moments d'optimisme pour ne pas dire de joies hélas bien éphèmère. Il décrit également les causes à plus ou moins long terme du suicide des enfants.
Francois Mauriac a sut décrire avec finesse l'odyssée d'une grande misère morale, aussi bien concernant lui-même que son père ou sa mère, tous trois responsables directs ou non de leurs propres malheurs.
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3.0 étoiles sur 5 programme de 5ème, 19 novembre 2012
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Sagouin (Poche)
Pas si simple pour mon fils d'appréhender le contexte historique, les "fractures sociales", l'école comme ascenseur social, des relations familiales tendues. L'étude du vocabulaire permet la précision de certaines notions. Mais on s'est beaucoup éloigné du plaisir de la lecture...
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5.0 étoiles sur 5 l'un des meilleurs romans de Mauriac, 7 juin 2012
Par 
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Sagouin (Poche)
On retrouve ,bien sûr, l'écriture élégante de Mauriac et cette atmosphère qui lui est si propre. Les personnages sont bien campés. Un bon Mauriac.
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5.0 étoiles sur 5 mince par le volume, grand par le talent, 31 janvier 2012
Par 
Gwen - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (COMMENTATEUR N° 1)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Sagouin (Poche)
L'oeuvre de Mauriac est vaste et diverse. Pourtant, lorsqu'on en parle, ce sont presque toujours les mêmes titres qui reviennent: "Thérèse Desqueyroux", "Le noeud de vipères", "Genitrix", "Le désert de l'amour". Rien d'étonnant à cela, me direz-vous. Ces livres sont tout simplement les chefs-d'oeuvre de ce cher François et il est bien normal que leurs qualités les mettent au premier rang. Sans doute, vous répondrai-je, mais nombre d'ouvrages sortis de sa plume sont d'une intelligence de propos et d'une virtuosité d'écriture au moins égales, sinon supérieures, et n'en restent pas moins dans l'ombre, ou du moins dans la pénombre. Eh bien, moi, voyez-vous, cela me chagrine!

Prenez ce "Sagouin", par exemple, qui date de 1950... Quel diamant littéraire! Plus proche de la nouvelle que du roman, il rassemble en quelques dizaines de pages presque tous les grands thèmes mauriaciens et nous les décline avec une confondante subtilité. L'histoire? Une femme, Paule, rumine l'échec de sa vie. Bien des années plus tôt, mûe par le sot désir d'accéder à la noblesse, elle a épousé sans amour le baron Galéas de Cernès, un hobereau stupide. De cette triste union est né un fils un peu pitoyable, Guillaume, dit Guillou, le fameux "sagouin" du titre. Hélas, de basses calomnies accusant Paule de "courir les soutanes", le clergé refuse d'assurer l'éducation de l'enfant. Seule solution: solliciter l'aide de l'instituteur local, mais celui-ci est communiste et ne porte guère les châtelains de Cernès dans son coeur! Paule saura-t-elle malgré tout le gagner à sa cause?

Habile peinture de la France provinciale des années 20, éloquent tableau d'une famille d'aristocrates déchue, pathétique portrait d'une femme condamnée à vivre au sein d'une "tribu" qu'elle déteste et qui la rejette, ce livre est tout ça à la fois, et sûrement bien d'autres choses encore. Mais surtout, quelle éblouissante leçon de style! Comment ne pas admirer, une fois de plus, en lisant ces pages, l'extraordinaire grâce de cette prose aux tournures si exquises, au phrasé si mélodieux, à l'architecture si délicate? Nourri de Racine, de Pascal, de Proust, Mauriac possédait comme eux l'art d'exprimer les idées les plus fines dans une langue d'une élégance inouïe. Ah, quelle virtuosité que la sienne pour sauter, dans une même page, parfois d'une phrase à l'autre, du présent au futur, puis du futur au passé simple, et du passé simple à l'imparfait du subjonctif, et ce avec un tel brio que la chose paraît naturelle, alors qu'en vérité rien n'est plus difficile que de jongler ainsi avec les temps!

On a souvent de Mauriac l'image d'un vieux monsieur à la voix chuchotante couvert d'honneurs et prompt à la bondieuserie. Eh bien, cette image, croyez-moi, est trompeuse car sous ces dehors feutrés et bourgeois se cachait une âme violemment tourmentée et un romancier d'une exceptionnelle puissance! Peu d'écrivains, au vingtième siècle, auront su plonger le regard aussi profondément que lui dans les abîmes du coeur humain et raconter ce qu'ils y voyaient avec une telle intelligence...
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3.0 étoiles sur 5 Un livre intéressant mais pas assez étoffé, 29 juin 2011
Par 
Betty "Betty" (Agen) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Sagouin (Poche)
Résumé:
Paule a épousé le fils Galéas, un dégénéré, afin d'obtenir le titre qu'elle convoite celui de baronne et quitter ainsi son milieu bourgeois. De cet union, né Guillou, enfant non désiré, arriéré, au physique disgracieux et affublé du surnom de "sagouin" par sa mère.
La maisonnée est dirigée par les trois femmes de la maison: la mère, la grand-mère et la cuisinière; les hommes n'ont pas leur mot à dire et sont dénigrés par ces femmes autoritaires.
Une lueur d'humanité semble poindre dans la relation que l'instituteur tente d'instaurer avec le petit Guillou.

Je suis assez partagée face à ce livre. D'un côté l'aspect psychologique est interessant mais de l'autre j'ai trouvé le récit trop court, pas assez étoffé et ne m'a donc pas laissé le temps de cerner les personnages, leurs frustrations...le livre ne nous laisse pas le temps d'entrer dans la psychologie de ses protagonistes.
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3.0 étoiles sur 5 POIL DE CAROTTE, 4 mai 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Sagouin (Poche)
On est confronté dans ce bouquin au désamour d'une mère pour son mari et le fils qu'elle a de lui. Cette femme qui doit à un moment de faiblesse d'entrer dans une famille noble, regrette hélas bien vite sa légèreté.
Il s'agit d'une noblesse rurale et pauvre, elle est unie à un fils dégénéré et donne elle-même naissance à un pauvre enfant pas bien beau et qu'elle se met à ignorer.
On voit passer cet enfant comme une ombre parfois au milieu des conversations acides des adultes et parfois, Mauriac s'immisce dans ses pensées de gosse qui se sent rejeté et mal aimé, tellement mal aimé...
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5.0 étoiles sur 5 un grand moment, 14 mai 2009
Par 
Patauch (France) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Sagouin (Poche)
Ce roman court est un petit bijoux sur la tolérance, la différence, plein de d'émotion et de sensibilité. Cela sonne juste et ne laisse pas indifférent. Ce livre m'a fait pensé à des souris et des hommes de Steinbeck par son humanité.
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6 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Wasted youth..., 17 janvier 2006
Par 
Nicolas - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Sagouin (Poche)
Lu en à peine deux heures Le Sagouin de François Mauriac.

C’est un livre pour le moins étrange, sur un petit garçon malingre et bête, devenu un enjeu de violence et de souffrance d’une famille noble sur la fin.

Voilà le genre de livre que l’on fait lire aux collégiens : très court, presque pas de description, un enfant au centre du livre… J’en avais, pour la première grosse moitié un avis un peu négatif. Maintenant que j’ai terminé le livre, je dois dire qu’il y a effectivement un enjeu psychologique assez intéressant.

Chez Mauriac, les Femmes dirigent leurs maisons, qu’il s’agisse de Léone la femme de l’instituteur, ou de La baronne et de Paule, grand-mère et mère du sagouin. Les hommes sont vides, creux, incapable d’assumer la dimension de leur vie. Paule est d’ailleurs comparée à une femme à barbe à cause de sa pilosité.

L’enfant, c’est véritablement l’élément négatif du livre : quelque chose de non désiré, de perdu, de détesté. Personne ne l’aime, il est un enjeu de lutte entre la Baronne et Paule : à celle qui s’en fera maître.

Le roman est malheureusement trop peu bavard, trop rapide sur la description de cette étrange société pour que l’on comprenne vraiment ce que Mauriac voulait dire… Mon interprétation sera prudente car il y a beaucoup de façon de lire le récit : pour ma part, je dirais qu’on assiste là une société qui se meurt de sa médiocrité, une société dans laquelle l’espoir n’est plus. Ecrivain catholique, Mauriac insiste ici sur le fait que « le bon Dieu a disparu de l’Eglise ». C’est là, sans doute, la clé : plus rien ne tient, car le père et le Père ne sont plus là. Les figures d’autorités. L’instituteur aurait pu remplir cette fonction, mais il en reste à ces rêves de « lutte des classes », ne se rendant même pas compte qu’il avait la possibilité, en assurant l’éducation du sagouin, de réaliser en lui un idéal rouge que la mère appelait pourtant de ses vœux.

Je ne pense pas que je lirais d’autres livres de Mauriac, celui là ne m’a décidemment pas envie d’aller plus loin.

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Le Sagouin
Le Sagouin de François Mauriac (Poche - 1 septembre 1989)
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