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4,5 sur 5 étoiles
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le 6 mai 2010
j'ai découvert ce livre suite à l'album de Serge Tessogay ( guitariste de Noir Désir ) " on croit qu'on en est sorti " , dans lequel il " lit " des passages sur une musique oppressante.
Un témoignage sans complaisance, sans pitié sur la vie interminable dans un camp de prisonnier de guerre. L'auteur en profite pour nous mettre devant un miroir pas toujours très valorisant.....
Vous ne trouverez pas de témoignage de la sorte dans les livres d'Histoire.
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le 23 mai 2011
Georges Hyvernaud n'est pas très connu du grand public, et c'est bien dommage.
Cet homme, disparu aujourd'hui, était en 1939 un jeune professeur de lettres plein d'idéal, qui dut subir en tant que soldat la guerre et cinq ans de captivité en Allemagne dans un Stalag. Certes, si ses conditions de vie pendant cette période furent très difficiles, il n'eut pas à subir l'horreur des camps de concentration; mais il en revint amer, avec un regard très lucide et très sombre sur l'humanité, qu'il transcrit avec talent dans ce petit livre ciselé, aux mots sobres et durs, dont on ressort bouleversé.
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Georges Hyvernaud n'a écrit que deux récits, mais quels récits! "La peau et les os" (1949) et "Le wagon à vaches" (1953) sont de ces oeuvres qui vous bouleversent quand vous les découvrez et continuent ensuite à vous hanter tant ce qu'elles disent est fort et tant leur manière de le dire prend aux tripes. Que des ouvrages d'une telle qualité de style et d'une telle hauteur de propos ne jouissent pas d'une plus grande notoriété est absolument désolant. Pour moi, en tout cas, Hyvernaud, si peu qu'il ait écrit, appartient au Panthéon de la Littérature française et je ne saurais trop conseiller sa lecture à ceux qui aiment les livres ayant à la fois du fond et de la forme.

Détail touchant, c'est Raymond Guérin, autre écrivain trop méconnu (lisez "L'apprenti", vous m'en direz des nouvelles!), qui présida à la parution de ce témoignage coup-de-poing, en 1949. Guérin qui, d'emblée, reconnut en Hyvernaud son frère en mal d'être et donna à la première édition de "La peau et les os" une élogieuse préface. Autobiographique, ce livre s'inspire des cinq années d'oflag qu'endura l'auteur, en Poméranie, dans le nord de l'Allemagne, de 1940 à 1945, et comme le dira Guérin on n'a peut-être jamais évoqué l'épreuve de la captivité en des termes plus justes ni avec un accent de sincérité plus criant.

Les premières pages de ce chef-d'oeuvre s'ouvrent sur le retour du narrateur dans sa famille. Entouré d'êtres aimés, qui le dorlotent, il savoure la paix et la quiétude retrouvées, le confort douillet de sa maison, le gigot du dimanche arrosé d'un bon armagnac. Il devrait être heureux, insouciant, tout à la joie d'être revenu de l'enfer. Mais non, au fond de lui, souterrainement, s'agitent trop de souvenirs, trop de fantômes. Impossible d'y échapper. Ils polluent son bonheur. Le ramènent sans cesse "là-bas". A l'oflag. De fil en aiguille, le récit prend donc le chemin de ces souvenirs et le narrateur de se lancer dans l'évocation de ces cinq années passées sous la botte nazie, dépossédé de son essence d'être humain, réduit à n'être plus que de la peau et des os...

Ces 140 pages d'une exceptionnelle densité, dont chaque mot porte un poids de souffrance presque tangible, c'est une sorte de voyage au bout de la nuit. C'est le cauchemar éveillé (et malheureusement bien réel) d'un homme ordinaire arraché par la guerre à sa petite vie sans histoires, jeté avec tant d'autres dans un wagon à vaches, et qu'on envoie croupir dans un baraquement insalubre, où il va perdre son nom, sa singularité, jusqu'à sa dignité, pour n'être plus qu'un matricule parmi d'autres matricules, un simple tas de tripes et de boyaux dont le quotidien se résume à une succession d'activités purement physiologiques. Ce n'est pas l'horreur absolue et insoutenable des camps de concentration qu'Hyvernaud peint ici, mais celle, sournoise et insidieuse, qui fut son lot personnel. C'est une lente descente aux enfers, une lente accoutumance à l'humiliation, à la faim, au froid, à l'inhumanité, à la crasse, à l'idée qu'on n'est plus un homme, qu'on n'est plus rien, que vivre a perdu tout sens.

Chaque page de ce livre est déchirante et je pèse mes mots, mais certaines vont si loin dans l'expression du désespoir qu'elles vous nouent la gorge. D'une plume sèche, pudique, totalement dépourvue de pathos, habile à cerner les mouvements d'âme les plus intimes, Hyvernaud nous chronique l'ennui absolu, la promiscuité permanente, les paillasses grouillantes de punaises, le vernis social qui fout le camp et cette impression d'avoir quitté le monde des vivants, le monde des civilisés, pour entrer en Absurdie, dans un univers kafkaïen où l'on tourne en rond, entre des barbelés, sous la menace des mitraillettes, inlassablement, sans même savoir si tout ça finira un jour.

Et puis là-dessus se greffe, au fil du récit, une réflexion sur l'Histoire, sur la guerre, non pas celle qu'on écrit après-coup, à coup de chromos héroïques, non, l'autre, la vraie, qui n'a rien d'épique, elle, la guerre à hauteur de troufion, avec son cortège de misères sordides, ses cadavres qui pourrissent dans les fossés, la guerre qui happe, qui broie, qui déchiquette, la guerre qui emprisonne et qui dépouille les hommes de leur humanité la plus élémentaire. L'écriture d'Hyvernaud, au diapason de son propos, évite tout lyrisme suspect, refuse toute grandiloquence. Pour dire la réalité la plus triviale, elle choisit la plus grande simplicité. Mais dans cette simplicité, pour qui sait lire, que d'art se niche!

"La peau et les os" est un témoignage incomparable de vigueur, de lucidité et de style. Il évoque un moment historique précis mais atteint à l'universel. C'est un trésor de nos Lettres et un très grand moment d'humanité.
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le 5 avril 2014
J'ai decouvert ce texte au théâtre et me suis précipité sur le livre. Peu connu et pourtant. Une justesse incroyable, sans excès et c'est ce qui le rend si dur.

À lire absolument
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le 23 septembre 2003
Une vraie description de la guerre. On entend souvent parler des récits tragiques des prisonniers juifs ou autres dans les camps de la mort. Ici, c'est différent. C'est le prisonnier lambda, le monsieur tout le monde. Rien de spectaculaire. L'auteur nous décrit sa vie de prisonnier, celle qu'ont vecu des milliers d'autres hommes : les toilettes, la crasse, le froid, le bruit...
On découvre la vraie misère.
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le 8 novembre 2006
un livre qui a du faire impression quand il a été écrit 1948, par les détails du livre mais on dirait qu'il a été écrit aujourd'hui, à lire pr les comparaisons avec notre monde actuel, et une autre version de la 2ème guerre mondiale + technique, avec bcq de dérision...
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VINE VOICEle 10 février 2011
Des faits historiques énoncés comme des évidences. Banalité de l'horreur, Déshumanisation progressive, comme un lent déshabillage auquel on assiste impuissant. Il me semble que c'est cela qui doit et qui a du demeurer dans la mémoire des rescapés de l'holocauste. Sentiment d'être revenu d'un séjour dans une dixième dimension, au delà de tout ce qui est imaginable, de l'indicible absolu.
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le 7 août 2010
Je suis tombé sur cette pure merveille tout à fait par hasard. Cela fait deux ans et j'y pense encore souvent. J'ignore pourquoi ce livre est si peu connu. Sans doute est-ce mieux ainsi. Quel style ! Lisez les yeux fermés. Et si vous n'aimez pas... si cela vous semble ne serait-ce que moyen... pas mal oui, mais sans plus... alors, allez-vous faire voir chez Marc Lévy !
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le 21 juin 2015
Article en bon état, reçu dans les délais avec un petit mot du vendeur. Parfait!
Quant au contenu, pas d'avis puisque c'est mon épouse la fan de Stephen King et qui lira ce livre.
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le 11 avril 2015
On s'ennuie profondément, bien que le sujet est intéressant, on plonge dans les pensées sinistres du narrateur avec une telle mollesse qu'on se surprend à regrette qu'il ait survécu...
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