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Heureusement, on a les commentaires de Christian Authier qui visent toujours aussi juste

Alain Minc s''est d'abord fait connaître par un rapport commandé par l''Etat à la fin des années 70 sur l''informatique. Il y déployait déjà une ferveur messianique à l''égard de la machine, en l''occurrence le Minitel, censé révolutionner la société.
'
Quelques années plus tard, Alain Minc nous annonce dans son dernier livre, [...] une nouvelle révolution provoquée par les 'nouvelles' technologies de l''information, à savoir Internet.

On constatera que le discours n''a guère changé, le totem minitel étant remplacé par le totem Internet. Consultant de grands patrons (Pinault, Bolloré') à qui il prodigue ses conseils, Alain Minc a été moins heureux lorsqu'il a été lui-même chef d''entreprise. Le monde de la finance se souvient encore du prodigieux flop de l''OPA qu''il lança, avec Carlo de Benedetti à la tête de leur société Cerus, sur la Société générale de Belgique (trois milliards de francs de pertes).

Par ailleurs, comme Jacques Attali, Alain Minc écrit beaucoup.
Quitte à emprunter de manière indélicate comme pour son essai sur Spinoza qui contenait des passages ouvertement plagiés sur une biographie de Patrick Rödel parue aux éditions Climats (le plus comique dans l''histoire étant que Minc ou ses 'collaborateurs' avait emprunté dans le livre des éléments imaginaires ou romanesques pour les transformer distraitement en vérité historique).

Rappelons aussi que l''on doit à Minc le concept de 'mondialisation heureuse', sympathique vue de l''esprit qui ne correspond pas tout à fait à la réalité : plus d'un milliard de travailleurs sont au chômage, 600 millions d''individus sont SDF, d''ici à 2010 plus de 1,4 milliard de personnes vivront sans eau potable, 80 pays sont dans une situation moins favorable qu''il y a dix ans, la consommation moyenne des ménages africains est inférieure de 20% à ce qu''elle était il y a vingt-cinq ans, etc.

Son dernier livre, [...] emprunte surtout à l''air du temps et à la vulgate néolibérale. On y retrouve le discours qui a fait son succès sur les tréteaux médiatiques : apologie du darwinisme économique, de la démocratie censitaire, de l''Europe régionaliste et fédérale, sans oublier son gimmick démagogique et pernicieux sur 'l''équité' préférable à 'l''égalité'.

La France, au détour d''une phrase, est appelée 'l''entreprise France' et les ravages de la mondialisation deviennent des 'dommages collatéraux'. Doit-on s'''étonner de découvrir le vocabulaire abject de l''Otan dans la prose des thuriféraires du marché conquérant ? Minc, créature hybride née de la collusion entre la gauche caviar et la droite saumon, ne fait que recycler les clichés éculés d'une 'modernité' déjà ringarde. Cours, actionnaire, la nouvelle économie est derrière toi !

Christian Authier
77 commentaires18 sur 18 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
VINE VOICEle 16 août 2015
"La mondialisation fut présentée comme inéductable: une concurrence débridée semblable à celle présente dans la nature. Certains, ayant mal lu Darwin, allaient même avec un engouement benêt jusqu'à prétendre que supprimer l'enclos des poules pour y laisser pénétrer des renards présentait un authentique progrès pour les volatiles, affirmant que les renards feraient de ces poules des lions, oubliant un peu vite que le darwinisme, fut-il économique, n'était pas la transformation des faibles en fort mais leur pure et simple élimination, leur remplacement".

Gilles Groussard, Dynamique de la grande crise, Editions Démos, in, Franck Poupart, Demain les Barbares, p.77.
0Commentaire1 sur 1 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Minc est LE spécialiste français de la prospective. Le monde entier doit nous envier un tel phénomène, c'est certain, puisqu'il nous le dit.

On ne présente plus Alain Minc :

* Visionnaire auto-proclamé qui s'illustra dans son essai La grande illusion dans lequel il brandissait la menace de « la finlandisation de l'Europe douce mais fatale» publié le 11 janvier 1989 quelques mois avant le démantèlement du rideau de fer entre la Hongrie et l'Autriche (2 mai), des premières élections libres en URSS (mars), l'ouverture du mur de Berlin (9 novembre) et l'implosion des régimes communistes;
* Aventurier d'affaires sans panache aux côtés de Carlo de Benedetti dans la tentative échouée d'OPA à la hussarde de la Société Générale de Belgique en 1988;
* Chef d'entreprise sévèrement mis à l'épreuve en sa qualité de Président du conseil de surveillance du Monde qui accumulant année après année des pertes abyssales, se sépara de lui;
* Homme de réseau (« Le Siècle »), conseil de certains grands patrons
* Atlantiste
* Plagiaire en 1999 avec Spinoza, un roman juif et laudateur enfin de « La mondialisation heureuse »

Je ne m'attarderai pas à relever tous les contre-sens et autres marqueurs de l'idéologie libérale qui animent l'auteur.

Je m'attacherai à ce qu'il révère :

1/ Les marchés financiers régulent le monde,
2/ C'est une très bonne chose contre laquelle il ne faut pas lutter,
3/ Cette régulation nous apporte le bonheur,
4/ L'auteur nous donne les clefs de ce bonheur.

Une telle incompétence, si elle n'était servie qu'aux "Guignols de l'info" prêterait à rire, mais elle fut et est encore rabâchée en pleine tourmente des marchés financiers, des économies mondiales.

Pourtant nul besoin d'avoir été prophète pour comprendre que la dérégulation financière conduisait au pire, que l'ouverture des frontières à la libre circulation des capitaux apportait son lot de désindustrialisation, de fuite des entreprises dans les pays à main d'oeuvre nettement moins chère que dans les pays occidentaux, dans ces mêmes pays peu regardants sur les normes de protection environnementale, de santé etc.

Il convient de critiquer un tel partisan néolibéral, comme le fait avec régal et intelligence Laurent Mauduit dans son décapant Petits conseils.
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le 13 août 2008
On n'attendait pas de M. Minc qu'il nous dise du mal du libéralisme et de son extension à l'échelle planétaire à tout prix et surtout avec force dérégulation, dérèglementation. Aucune analyse critique de la mondialisation et de sa traduction sociale, environnementale par exemple. La crise asiatique des années 1990, la ruine de l'Argentine en 2001, l'Afrique et ses agriculteurs qui s'enfoncent ... Cet aveuglement n'est pas une surprise de la part d'un des plus ardents défenseurs du libéralisme.

Sur la mondialisation, ce ne sont pas les libéraux qui offrent une analyse vraiment lucide et critique.
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