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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Masterton presque parfait,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hel (Poche)
Ce roman a été écrit en 1995 sous le titre "Spirit" et non "Sleepless" comme indiqué à tort par l'édition Presse-Pocket, puis traduit en 1997 sous le titre Hel, fille démoniaque du Grand Nord dont l'Enfer anglais (Hell) tiendrait ses origines.J'ai lu ce livre avec un réel plaisir mais les amateurs de "finesses" devront patienter plus d'une centaine de pages avant de goûter au feu de la glace ... La famille Buchanan coule une vie paisible dans le Connecticut, à l'abri de la fureur des villes. David est le père : homme rangé, éditeur de son métier, il a persuadé Margaret, devenue son épouse, de venir s'enterrer dans ce coin perdu. Elle aurait pourtant rêvé de faire une carrière dans les studios à hollywood, encouragée par les flatteries d'un producteur avide. Elle ne trouvera d'autre consolatation que la naissance et l'éducation de leurs trois filles : Elizabeth, Laure et Peggie. Leur douce existence va virer au drame lorsque par un après-midi enneigé, en ce début d'année 1940, la petite dernière -Peggie- se noie dans la piscine que le froid de l'hiver n'avait encore pas totalement figée. A partir de cet accident, Margaret va peu à peu sombrer dans l'hébétitude puis la folie. (C'est encore l'époque où les chocs psychologiques sont "soignés" au moyen d'électrochocs voire d'une bonne petite lobotomie...) Son mari tombe malade et la vie des deux soeurs va être désormais hantée par le retour spectral de Peggie, sous les traits d'une petite fille blanche et glacée comme l'héroïne de leur conte préféré, "La petite reine des glaces". Notons dans Hel, la fréquence des références littéraires : outre les contes d'Andersen, sont cités les titres Emilie Bronte, Anna Karenine et en particulier, Bleak House de Dickens dont les personnages seront d'un secours inattendu. Masterton n'hésite pas à investir la grande littérature anglaise comme il avait déjà revisité Dorian Gray avec le Portrait du Mal. Si les apparitions de Peggie contribuent à la folie de sa mère, elles vont rapidement pousser les deux soeurs à réagir. Ces apparitions présentent en effet un sérieux inconvénient : le petit fantôme bien que très protecteur à l'égard de sa famille, ne donne pas beaucoup de chaleur et s'en prend cruellement à tous ceux, bons ou mauvais, que la fratrie fréquente. Dès lors que l'une des soeurs est menacée (le Révérend pédophile ou le producteur sodomite...) ou approchée par des êtres animés de meilleurs sentiments, Peggie transforme l'agresseur en steack haché congelé (On retrouvera le froid avec le Professeur Rook dans Magie des Neiges). L'obstination et la cruauté de Peggie sont telles que ses deux soeurs viennent rapidement à douter de la réelle identité du spectre. Est-ce bien leur petite soeur qui revient des Morts ou un esprit maléfique qui s'en est emparé ? Naturellement, je ne donnerai pas les clés de l'énigme mais encore une fois Masterton utilise une recette qu'il affectionne : le héros ve devoir pénétrer dans un monde parallèle à l'aide d'hallucinogènes (Voir : Transe de Mort, Manitou, le Sphinx...). Bien que Masterton emploie régulièrement les mêmes artifices pour construire ses intrigues, Hel ne faisant pas exception à la règle, je place ce roman dans la liste des meilleurs. Les personnages principaux sont recherchés (la complexité des relations fraternelles m'a semblé bien rendue) et quelques seconds rôles sont très intéressants : la tante Beverley notamment, entremetteuse recherchée du monde hollywoodien, connaît quelques secrets cocasses du milieu dont on aimerait (Voici et France Dimanche en tête) bien connaître le fin mot... Bronco, romancier génial qui perd subitement son inspiration à la suite de bien froides apparitions... Et sa petite teigne de femme dont vous avez certainement un exemple dans votre entourage... Par ailleurs, Masterton recrée un monde de l'enfance : les observations des soeurs Buchanan sont souvent attendrissantes et nous remémorent quelques souvenirs enfouis. (L'étude des invités de la famille pour l'enterrement de Peggie vaut bien celles des auteurs que Masterton admire). En lisant Hel, vous comprendrez sans doute mieux la nostalgie des vieux admirateurs qui regrettent le virage pris par GM avec les Papillons du Mal, Corbeau ou encore Katie Maguire. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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4.0 étoiles sur 5
Masterton confirme !,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hel (Poche)
Graham MASTERTON confirme une fois de plus non seulement son talent d'écrivain "d'horreur gore terrifiante" mais également son sens inégalé de l'imaginaire démoniaque. Ici il insiste davantage sur les personnages et sur les sentiments de désarroi qui accompagnent l'héroïne sur tout le livre. Si bien qu'on finit par s'approprier le personnage... Et bien sûr, pour ce qui concerne quelques scènes dantesques dont Graham a le secret, son sens de la démesure et des scènes d'action convergent en un seul but, celui de nous faire rêver (cauchemarder) et de nous transporter dans un monde horrible à souhait. C'est sans conteste l'une de ses grandes oeuvres ou en tout cas l'une des plus abouties. Bonne lecture nocturne...
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3.0 étoiles sur 5
La feerie tourne au cauchemar,
Par M.A.L (Talence, France) - Voir tous mes commentaires
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Tout comme S. King, avec "Les yeux du dragon", Masterton se lance dans un conte pour enfant revu est corrige et il semble que celui de Masterton soit de loin le meilleur ! En effet, au lieu de nous ecrire un enorme pave ou il ne se passe rien, Masterton, comprenant ce qu'etait que l'horreur dans le monde de la feerie, nous eblouit en nous expliquant l'influence que peut avoir une histoire merveilleuse pour un enfant qui vit dans un monde enchante. Ainsi, on decouvre que la gentillesse enfantine peut virer a la cruaute primitive des qu'il s'agit uniquement de combattre les "mechants". Certainement pas indispensable, ce livre plaira au fans de Masterton et de contines pour enfants...
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1.0 étoiles sur 5
Masterton m’avait habitué a mieux,
Par gerard (ENSUES LA REDONNE France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hel (Poche)
Le seul bouquin de Masterton que je n’ai pas aime…il m’avait habitué a mieux. Le roman démarre bien, très bien même, l’auteur s’attarde un peu plus sur les personnages, l’ambiance est mystérieuse, envoûtante. Ce n’est que vers le milieu du bouquin que l’on s’attaque au plat de résistance avec quelques scènes « gore » dont Masterton a le secret…et puis ça tourne mal…l’auteur semble chercher son dénouement ; ça dérape et ça vire franchement a la rigolade sur la dernière longueur. Dommage, ce mélange de conte de fée, d’histoire de fantôme et de film d’horreur présageait plutôt bien. Le problème des auteurs anglo-saxons c’est qu’ils insistent toujours pour écrire une fin aseptisée à leur romans…Brussolo par exemple ne se serai pas embarrassé de ce problème et aurai coupé court a son histoire avant que ça ne tourne en eau de boudin.
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Hel de Masterton (Poche - 19 mai 2000)
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