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27 internautes sur 29 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
distinguer la vraie de la fausse littérature,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Littérature sans estomac (Broché)
Dans la lignée de "Qui a peur de la littérature", de J.P. Domecq, Pierre Jourde dresse un bilan de la littérature française contemporaine. Mafia, pouvoirs culturels, accaparements, apparaissent au grand jour dans ce livre ironique. Mais l'auteur analyse surtout le style des auteurs encensés par la presse culturelle, ce qui fait de son ouvrage un véritable outil de connaissance de ce qui s'écrit aujourd'hui, et donne au lecteur des critères de réflexion et de jugement. Ce livre tonique nous donne accès à ce qui porte le nom de littérature contemporaine, et dissipe les illusions et mensonges de la presse.
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32 internautes sur 35 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Gracq revisité.,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La Littérature sans estomac (Broché)
Julien Gracq, qui venait de refuser le Goncourt, pourfendait les éditeurs, qui publiaient avec moult effet d'annonces des romans qualifiés de chef d'oeuvre, et écrit par de nouveaux Rimbaud, des navets en fait, dans La littérature à l'estomac.Jourde, 40 ans après, critique de littérature, ne peut que constater à quel point Gracq avait raison et anticipé notre présent. Dans La littérature sans estomac, il ridiculise les romans, et les romanciers modernes, insignifiants, creux, sans styles, qui nous servent un potage indécent de médiocrité et de fadaise, et qui sont pourtant, portés aux nuées, par des "critiques littéraires", dont le sérieux et l'honéteté sont discutables. Un livre, qui n'est pas voué à être aimé, il n'y a qu'a lire les critiques de presse de ce livre, toutes négatives, à part celle de Marianne. Comme le chantait Béard, celui qui dit la vérité sera exécuté, alors si vous aimez la littérature, la vraie, lisez ce livre, car M Jourde dit, ce que tout homme de bon sens, pense des écrits de Pingeot, Laurens et consorts... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Sans estomac la littérature est indigeste,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Littérature sans estomac (Broché)
Ce pamphlet décortique la platitude cachée derrière le style en apparence transgressif de certains auteurs dont on nous rebat les oreilles à chaque nouvelle parution. Comme dit l'auteur :"on reconnaît souvent un mauvais écrivain aux efforts qu'il fait pour paraître avoir du style". les ANGOT, LAURENS et autres SOLLERS sont donc passés à la moulinette de ses analyses pénétrantes. J'avais l'habitude de refermer ces auteurs après quelques patients chapitres; l'auteur m'a convaincu de ne plus les ouvrir.Ce livre s'adresse à tous les amoureux de la littérature. Il m'a aidé à devenir plus exigeant dans mes choix et m'a ouvert un chemin pour mieux discerner le vrai du faux. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
16 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Un livre très drôle,
Par Un client
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Il s'agit d'un livre polémique, très bien écrit et très drôle contre les déboires de ce que l'on est venu à appeler littérature de nos jours...Les chapitres dédiés à Sollers, Angot et particulièrement Rollin sont dévastateurs.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Courageux en 2002, simpliste aujourd'hui,
Par
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La Littérature sans estomac (Broché)
La critique littéraire "officielle" est devenue majoritairement molle et complaisante. Ce constat peut s'expliquer par des raisons sociales (réseaux), économiques (maisons d'éditions) ou idéologiques (relativisme culturel), mais l'essentiel est qu'en quelques décennies le talent vint coïncider avec le chiffre de vente et la médiocrité prit ses aises. Ce contexte est bien installé lorsque, en 2002, Pierre Jourde sort cet essai pamphlétaire où il attaque sans prendre de gant cette pauvreté littéraire acceptée et encouragée. Essai qui réussit à interpeller le grand public et à créer un scandale libérateur.Mais dix ans ont passé et si le conformisme et l'indigence demeurent (2010 : Houellebecq prix Goucourt, Despentes prix Renaudot -- une synthèse), la liberté de ton permise par internet a élevé le débat et l'essai de Jourde a aujourd'hui perdu de sa force de frappe. "La littérature sans estomac" est composée d'une quinzaine de portraits satiriques d'écrivains récents au succès immérité (Sollers, Angot, Beigbeder, Darrieusseq, Rolin, Laurens, Redonnet, Toussaint, Bernheim, Bobin, Roze, Autin-Grenier, Holder, de Cornière, Delerm, Houellebecq). Jourde analyse leurs oeuvres avec une dérision sans complaisance, proposant régulièrement des extraits édifiants. La personne est rarement attaqué, mais toujours à raison. Devant l'évidence de la médiocrité, les analyses restent légères et la raillerie domine. Jourde cerne très bien le style des différents auteurs mais s'arrête là, et si l'humour est parfois bien trouvé, il reste généralement facile - et une ou deux fois vulgaire. Le dernier quart du livre est consacré à quatre auteurs méritants. Le choix est assez étonnant, trop personnel : un idéaliste désillusionné, deux absurdes, un critique littéraire (Guégan, Novarina, Chevillard, Jean-pierre Richard). L'image de notre littérature en sort peu grandie, d'abord par l'absence d'auteur "classique", mais aussi parce que Jourde démontre mal leur qualités : son analyse de Chevillard, sur cinquante pages et dans un jargon quelque peu abscons, révèle un autre travers du petit monde littéraire : la critique empathique qui explique peu, n'enthousiasme guère et semble simplement quêter l'approbation de l'écrivain étudié. Au final cet essai doit surtout sa réputation au fait d'être sorti au bon moment : il était nécessaire. Mais hormis un excellent décryptage de Sollers (seul article réellement de fond), il enseigne trop peu pour 400 pages, divertit trop facilement par des morceaux choisis et ne réussit pas à nous rassurer sur l'état de santé de notre littérature. A lire cependant pour découvrir de façon amusante quelques grands auteurs contemporains - dont certains sont maintenant déjà oubliés. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
13 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Jouissif!,
Par Daniel Fattore "http://www.fattore.com" (Fribourg, Suisse) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Littérature sans estomac (Relié)
Jouissif, en effet! On en retient surtout la féroce ironie, et la finesse de l'analyse. Et, évidemment, l'intérêt que soulèvent les textes relevés en fin d'ouvrage, dont l'analyse par Jourde se révèle très pointue. Extra !
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15 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
poilade intellectuelle,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Littérature sans estomac (Relié)
C'est un livre jouissif. Jourde passe au crible les "petits" maîtres (Beigbeder, Angot, etc.) ou les grands noms (Sollers)de la littérature actuelle en France et c'est pas triste. Dans chaque chapitre, Jourde s'amuse à imiter le style de l'auteur dont il parle. Il a parfois la dent dure (Olivier Rolin,Camille Laurens,Beigbeder encore).Un équivalent d'un Guy Carlier qui ne s'en prendrait pas au physique mais au style. C'est vraiment amusant
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3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
La littérature est-elle une image de la littérature ou un acte littéraire ?,
Par Latour07 (Paris, France) - Voir tous mes commentaires (#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR) (TOP 500 COMMENTATEURS) (TESTEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Littérature sans estomac (Broché)
Narcisse avec Mai 68 est passé par le rayon libéralisme. Le gâchis intellectuel est manifeste dans les tas de papiers critiqués avec la sévérité qui convient du professeur de littérature. Le genre hédoniste a mal vielli. Les 'moitrinaires' sont devenus des ascètes de l'ignorance, de la platitude, du verbiage creux, du vomi, du sexe sans saveur, de la crotte.Pierre Jourde, dans cet ouvrage publié en 2003, couronné du prix de la Critique de l'Académie Française, fait oeuvre de salut public, citoyen, politique, libre. Un peu d'intelligence dans un univers de niaiseries, quel bien cela vous procure, immédiatement ! René Girard, cité par l'auteur, avait bien prophétisé que l'écriture blanche n'est que du romantisme dégradé : "l'esthétique du silence est un dernier mythe romantique (...) Dix ans ne passeront pas avant qu'on reconnaisse dans 'l'écriture blanche' et son degré zéro, des avatars de plus en plus abstraits, de plus en plus éphémères et chétifs des nobles oiseaux romantiques." Sont passés par la chasse d'eau (le fil de l'épée leur eût témoigné une marque d'honneur imméritée), les experts qui font passer le maniérisme pour du style et la pauvreté pour de la sobriété : Philippe Sollers, Kacem Mehdi Belhaj, Christian Bobin, Emmanuelle Bernheim ou Camille Laurens. Comme le précise la 4° de couverture, "il existe aussi des variétés moins édulcorées d'insignifiance, une littérature à l'épate, chez Darrieusecq, Beigbeder ou Christine Angot. C'est l'écriture rouge où la véhémence factice fait proliférer le cliché. Même traitement purgatif que pour les précédents. Exit la nullité. Pierre Jourde critique avec force et nuances la "croyance, très contemporaine, dans le fait que la particularité, le caractère individuel seraient en soi une justification et une valeur impliquant un double aveuglement..." dont sont victimes les critiques littéraires médiatiques (Monde des Livres, Inrockuptibles, et autres nouveaux chiens de garde dénoncés par Serge Halimi. A cette littérature d'imposteurs, il convient d'opposer une littérature sans concession, complexe, riche, philosophique. Ainsi de Valère Novarina qui "montre et remontre jusqu'à l'épuisement ce fait brut (...) : quelqu'un entre en scène et prend la parole." De même, dans l'univers de Eric Chevillard, "la conscience exerce une force dévastatrice [car] par nature, elle nie." Pierre Jourde expose cette vérité que l'objet du texte "est de mettre en lumière le scandale de l'accord profond entre singularité et non-singularité (...) l'illogisme et la présence de l'un dans l'étendue." (à propos de Le Démon de la tautologie de Clément Rosset. Ces écrivains de talent nous aident à progresser. Les autres, amoureux des égouts de leurs émois, plombent l'atmosphère et la rendent irrespirable. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
20 internautes sur 31 ont trouvé ce commentaire utile
1.0 étoiles sur 5
La critique indigeste,
Par Robert Redford (Québec) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Littérature sans estomac (Broché)
Avait-on besoin de Pierre Jourde pour savoir que Beigbedder et Angot (entre autres) sont de minables écrivaillons ? Et surtout, à quoi ça sert d'analyser des écrivains aussi inutiles, sinon à les écrabouiller. Une analyse d'ensemble aurait pu donner une réflexion intéressante sur le vide culturel que la France traverse, mais on sent ici le besoin d'en crucifier certains, pour l'exemple.Dans ce livre, à quoi assiste-t-on ? À une critique de la mauvaise littérature, une analyse ? Non, c'est plutôt le bon élève qui prend plaisir à humilier les cancres. En somme, certains utilisent leurs bras pour faire mal et on les considère comme des brutes, d'autres leur culture et on les considère comme des intellectuels. Pourtant, la même connerie crasse est à l'oeuvre. Pierre Jourde n'analyse pas, il décortique, pulvérise, écrase et piétine à mort avec un plaisir manifeste et un sens de la formule insultante et nauséabonde ("c'est du caca qui vient de la tête, péniblement excrété par un cerveau constipé"). Quelle analyse ! Cette réflexion profonde, à coup sûr, enrichit le lecteur. Pour laisser l'impression que ce livre n'est pas juste un prétexte au dégommage, Pierre Jourde rajoute ici et là une note pour justifier l'entreprise "Je suis bête et méchant, mais c'est parce que ces mauvais livres étouffent la vraie, la grande, la sublime littérature". Bien sûr... Il y a des intelligences qui élèvent les autres, celle de l'auteur de "La littérature sans estomac" écrase. Je recommande vivement "Le confort intellectuel" de Marcel Aymé aux lecteurs qui aimeraient pouvoir approfondir sainement le sujet sans avoir l'impression désagréable d'assister à une lapidation. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
A lire et conseiller,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Littérature sans estomac (Broché)
Les analyses présentées dans cet ouvrage sont fines et savoureuses, autant qu'étayées. Quelques auteurs connus en prennent pour leur grade (Christine Angot, Emmanuelle Bernheim, Christian Bobin, Camille Laurens...) dans ce livre, véritable leçon donnée à la corporation des critiques littéraires, à l'image de nos "nouveaux journalistes", entre ravis de la presse et indignés professionnels. Lors de sa sortie (vers 2002 me semble-t-il) cet opus fut maltraité par l'orchestre officiel, voilà qui est bon signe !D'ailleurs il a fini par recevoir le "prix de la critique" de l'Académie française. Pierre Jourde signe ici un ouvrage aussi consciencieux, que courageux et talentueux. Et toujours d'actualité...
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La Littérature sans estomac de Pierre Jourde (Broché - 2 octobre 2003)
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