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11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Crépuscule et chaos
Décembre 1918. L'ex-empire russe est dévasté par la guerre civile entre l'armée rouge et les dernières troupes tsaristes.
Kiev, la capitale Ukrainienne, est restée à l'abri des combats. Les troupes allemandes l'ont occupée et installé le régime fantoche de l'Hetman Skoropadsky. Mais l'Allemagne...
Publié le 9 avril 2012 par Poignant

versus
2.0 étoiles sur 5 Trop historique et detaillé
Un roman destiné aux lecteurs de l'époque incluant beaucoup de détails pas forcément connus du lecteur d'aujourd'hui, ce qui empêche d'apprécier pleinement la lecture. Parfait pour un passionné d'histoire, à éviter pour une lecture par un non spécialiste de la question.
Publié il y a 7 mois par anne renaud


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11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Crépuscule et chaos, 9 avril 2012
Par 
Poignant (Poitiers France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La Garde blanche (Poche)
Décembre 1918. L'ex-empire russe est dévasté par la guerre civile entre l'armée rouge et les dernières troupes tsaristes.
Kiev, la capitale Ukrainienne, est restée à l'abri des combats. Les troupes allemandes l'ont occupée et installé le régime fantoche de l'Hetman Skoropadsky. Mais l'Allemagne est vaincue et retire ses régiments de la ville. Les bandes armées du nationaliste Ukrainien Petlioura passent alors à l'attaque...
Ce roman est la chronique des quelques jours qui vont faire passer les trois enfants de la famille Tourbine (Alexis, médecin militaire, Hélène, épouse d'un officier hetmaniste, Nikolka, jeune cadet mobilisé à la défense de la ville) du confort feutré de l'ère tsariste au chaos angoissant de la période révolutionnaire.
Boulgakov, écrivain bourgeois né en 1893, va malgré le bolchevisme rester en Russie et connaitre le succès à Moscou, pendant que Staline s'installe au pouvoir. Son écriture, riche et puissante, fait de ce roman écrit en 1925 le chant du cygne de la littérature classique russe. Digne héritière de celle de Tolstoï, Gogol ou Dostoïevski, elle est aussi par certains passages empreinte de poésie et de surréalisme. Contemporain de Maïakovski, Eisenstein et Prokoviev, Boulgakov fait partie de cette génération d'artistes qui a éclos en pleine révolution bolchevique et su s'exprimer malgré la censure et le totalitarisme.
« La garde blanche » est un roman exceptionnel, trop méconnu. A lire et à faire lire.
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10 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Poétique, mélancolique et désespéré..., 3 juillet 2010
Par 
Ludwig Jean Sébastien - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La Garde blanche (Poche)
A la fin de l'année 1918, la révolution bolchevique a commencé sa marche triomphale en Russie. Des milliers de réfugiés affluent alors vers Kiev, capitale l'Ukraine où déjà gronde la guerre civile mais où les bolchevicks, mis en échec par le corps expéditionnaire allemand, piétinent dans la campagne alentour. Les Tourbine, petits bourgeois désargentés restés fidèles à l'ordre ancien bien que le Tsar ait déjà été assassiné, souhaiteraient bien abolir l'histoire et nier la marche inéluctable de la terrible « Roue Rouge » qui s'approche. Les deux fils, Nikolka et Alexis tentent de rejoindre les troupes de l'Hetman qui essaient de défendre désespérément la ville. Mais, comment lutter efficacement contre une armée formée dans l'ombre, soutenue par des puissances occultes et dirigée par un chef invisible, sorte d'Antéchrist quasiment divinisé par ses partisans ?
Livre mélancolique et désespéré, qui plus qu'une ode à la vieille Russie a pu passer pour la description de la pusillanimité, du ridicule et de la gabegie des forces opposées à la révolution. Ceci explique pourquoi Boulgakov a pu être publié, moyennant quelques passages censurés bien sûr, en URSS dans les années 20 et suivantes dans la pire période stalinienne. Il y a en effet une ambiguïté chez lui. D'un ton détaché et parfois ironique, il décrit le milieu contre révolutionnaire mais sans lui apporter sa caution et en ne cachant jamais ses faiblesses, ses lâchetés et son inaptitude à prendre son sort en main et à gouverner. Après un début assez réaliste, la deuxième partie sombre dans une sorte de pathos mystique dans lequel Dieu est souvent pris à partie. La fin relève carrément du fantastique. Alexis ressuscite et prend une véritable allure christique. On comprend que l'auteur ait choisi ce parti pris allégorique et métaphysique. S'il n'avait pas fait ce choix, son livre n'aurait jamais été publié !
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 chef d'oeuvre, 5 septembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Garde blanche (Poche)
La Garde Blanche est un chef d’œuvre et un roman extraordinairement russe, précurseur du "Maitre et Marguerite" qui en reprendra bien des aspects stylistiques. On s'est étonné que Boulgakov ait pu écrire un livre sur ceux qui ont combattu à Kiev le bolchévisme lors de la guerre civile de 1918 sans en faire des fantoches, des traitres et des salauds et sans que l'auteur se retrouve au goulag. Mais le propos du romancier était en réalité bien ailleurs. Ses héros sont assez dérisoires mais l'époque est impitoyable et finalement elle aussi dérisoire dans son absurdité. Personne ne comprend vraiment pour qui chacun se bat ou plutôt prétend se battre... Le livre est surréaliste et se soucie peu de la réalité contingente malgré des passages que l'on sent très autobiographiques (les Tourpine habitent à la même adresse que Boulgakov à Kiev). Il y a des moments bouffons tels qu'on les trouve chez Dostoïevski et d'autres épiques comme chez Tolstoï, d'autres absurdes et terribles (la scène de la morgue où les cadavres sont empilés les uns sur les autres). Qu'est ce qui fait notre combat, où se trouve notre dignité dans les temps les plus troublés ? "Tout passera" écrit finalement Boulgakov (et le "Tout Passe" de Vassili Grossman lui fera écho quarante ans plus tard pour les mêmes raisons : l'arrogance humaine, fut-elle révolutionnaire...) et seules les étoiles demeureront, "alors, se demande Boulgakov, pourquoi ne voulons-nous pas tourner nos regards vers elles ?"
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19 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 A réserver aux connaisseurs, 2 mars 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Garde blanche (Poche)
A Kiev 1918, là où des milliers de personnes sont venues se réfugier, les troupes nationalistes ukrainiennes sont sur le point de déferler. La résistance tente de s'organiser. Mais face à cet ennemi redoutable et insaisissable, conduit par un chef parodie de l'Antéchrist, les derniers jours d'un monde ancien semblent comptés.
Roman d'interprétation historique, le texte est difficile et demande un réel effort de compréhension pour saisir le contexte de cette période très troublée. Les nombreuses notes sont vraiment indispensables. Au récit historique, se mêlent bien sur des éléments fantatisques et oniriques qui donnent une description fabuleuse de la Ville et de ce chaos. Le lecteur en ressort abasourdi!
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Très bon., 15 juin 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La Garde blanche (Poche)
Des trois versions que je possède de ce livre,espagnole,catalane et francaise,cette-ci est de beaucoup la meilleure.Avec bon nombre de notes indispensables pour la comprension du texte,et une traduction qui semble parfaite.Il s'agit d'un livre essentiel pour comprendre un épisode de la guerre civil russe en Ucraine,et de toutte cette guerre,la chute de l'hataman blanc Skoropadsky et l'entrée des nationalistes ucrainiens a Kiev(un sujet d'actualité,donc),le décembre de 1918.Un livre pleine d'humour(mais très sérieux),ironie,comprension pour tous et humanité.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une critique féroce, 5 mars 2013
Par 
Luc REYNAERT (Beernem, Belgium) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La Garde blanche (Poche)
Dans ce roman sur la guerre civile en Ukraine (nous sommes en 1918), une garde blanche devait défendre la ville de Kiev contre l'armée nationaliste de Simon Petlioura. La ville pullulait de bourgeois russes (`des banquiers, des industriels, des hommes politiques, des journalistes vendus et des cocottes') qui avaient fui d'autres villes prises par l'armée rouge. Ils rêvaient tous d'un visa pour pouvoir partir dans un pays étranger.

La défense
La bourgeoisie avait d'abord compté sur la protection de l'armée allemande. Mais, après les accords de Brest-Litovsk entre Lénine et l'Empereur allemand, il ne restait plus que leur propre milice, les junkers, pour la défendre contre les nationalistes et les bolcheviks. Malheureusement, les junkers, s'ils n'étaient pas saouls, étaient de vrais incapables : `Sur cent vingt-cinq junkers, il y a quatre-vingts étudiants qui ne savaient pas tenir un fusil.' De plus, ils avaient été abandonnés par `les crapules des états-majors.' Même le hetman (le chef suprême ukrainien) s'était enfui en Allemagne.
En face de l'énorme armée nationaliste, il n'y avait qu'une solution pour éviter un massacre des troupes blanches. Comme l'avait ordonné le clairvoyant colonel Malychev à ses soldats: `Rentrez chez vous et enlevez vos épaulettes.'

L'aveuglement, le rêve et la réalité
C'est seulement quand `le canon commençait à gronder aux abords de la ville, que les gens sensés s'avisèrent que les moujiks haïssaient le seigneur hetman comme un chien enragé, que la seule réforme qu'ils voulaient, c'était celle que de toute éternité les paysans désiraient : toute la terre aux paysans et pour chaque lot un papier timbré garantissant la possession perpétuelle et héréditaire.'
Mais un des porte-parole de l'auteur comprenait très bien la situation équivoque après la débâcle, `que l'essentiel a disparu, c'est-à-dire le respect de la propriété. Et dès lors, tout est terminé.' Les nouveaux propriétaires risquaient de perdre à leur tour toutes leurs possessions (le roman a été écrit pendant les années 1923-1924).

Critique de l'humanité
M. Boulgakov évoque cette partie de l'histoire de la guerre civile russo-ukrainienne à travers les tribulations et les yeux d'une famille blanche. Ce n'est qu'à la fin que le livre transcende cette vision biaisée.
A la manière de L. Tolstoï dans `La Mort d'Ivan Ilitch', il attaque férocement l'humanité toute entière : `Au-dessus du Dniepr, de la terre pécheresse montait vers les hauteurs ténébreuses la croix de minuit de Saint-Vladimir. De loin, il semblait que la croix se changeait en un glaive pointu et menaçant. Mais, tout passera. Les souffrances, les tourments, le sang, la faim, la peste. Seules les étoiles demeureront, quand il n'y aura plus trace sur la terre de nos corps et de nos efforts. Alors pourquoi ne voulons-nous pas tourner nos regards vers elles ?'

De ce roman étonnant, M. Boulgakov a tiré une pièce de théâtre qui a été fortement appréciée par Staline (étonnant aussi).
La lecture de cette histoire d'amour et de trahison, avec des scènes de guerre et de banditisme sanglantes et hilarantes, avec des poursuites dans un pur style hollywoodien et avec des images de foules dignes d'un J. Bosch, ne peut être que hautement recommandée.
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2.0 étoiles sur 5 Trop historique et detaillé, 3 mai 2014
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Un roman destiné aux lecteurs de l'époque incluant beaucoup de détails pas forcément connus du lecteur d'aujourd'hui, ce qui empêche d'apprécier pleinement la lecture. Parfait pour un passionné d'histoire, à éviter pour une lecture par un non spécialiste de la question.
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4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Bon roman, 24 septembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Garde blanche (Poche)
Le meilleur roman de Boulgakov selon moi. Il décrit une période révolutionnaire de la Russie, 1918 à Kiev (Ukraine). L'écriture et la compréhension en sont parfois également difficiles car on n'est pas forcément spécialiste/historien de cette époque de la révolution de 1917. Au final c'est presque un roman autobiographico-historico-fantastique. Mais après tout il brosse une image du chaos. Excellent.
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La Garde blanche
La Garde blanche de Mikhaïl Boulgakov (Poche - 1 octobre 2003)
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