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3,3 sur 5 étoiles
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le 27 avril 2007
Ce livre aurait pu être l'équivalent littéraire d'un teenage-movie (à l'américaine, forcément), façon "American pie" ou "Crossroads" avec Britney Spears dans le rôle de Charlotte Simmons. On espère que le film qui en sera tiré n'effacera pas la dimension critique et satirique du livre -sans quoi ce sera effectivement au genre de films précités qu'il ressemblera, au détriment des intentions de l'auteur.

Tom Wolfe a la réputation d'être une espèce de dandy réactionnaire (ce qui n'est pas forcément un pléonasme: voir l'exemple de Dali). Par certains côtés, ça se voit. Si l'auteur ne manque pas de reproduire le phrasé (le "patois fuck")plutôt cru des universitaires, s'il met en valeur certaines injustices criantes du système (la garantie pour les fils et filles de familles riches d'accéder aux postes les mieux rémunérés quels que soient les résultats de leurs examens, ce qui, précisons-le quand même, n'est pas l'apanage de l'Ivy League; ou le rôle privilégié des sportifs qui, en contribution du prestige qu'ils donnent à l'établissement, bénéficient de "cours spéciaux" et de l'aide-souvent illégale- d'autres étudiants), s'il décrit avant tout l'"élite" américaine comme bien plus obsédée par le sport et/ou la performance sexuelle que par les études et l'avenir du pays, il se garde bien de trop décrire cette débauche. L'auteur a d'ailleurs déclaré que si le lecteur était excité en lisant le livre, c'est qu'il a raté son pari. Et effectivement, difficile d'être excité puisque les scènes de sexe sont quasi inexistantes. Tout comme les références aux drogues. Malgré une dimension satirique évidente, on est quand même assez loin de Bret Easton Ellis -ce qui, je le précise, n'est pas forcément un reproche. Cela "émousse" quand même, à mon avis, le tranchant d'une critique qui aurait pu être plus virulente.

Là où Tom Wolfe frappe fort, en revanche, c'est dans les enjeux de la trame et l'épaisseur des personnages. Bien sûr, certains diront que l'auteur n'échappe pas au piège de la caricature. Un basketteur Noir qui s'intéresse à la philosophie; un fils à papa tombeur hédoniste et insensible; un jeune "intellectuel" aussi attachant qu'irritant dans ses ambitions id(irr)éalistes. Et, surtout, Charlotte Simmons elle-même, jeune provinciale naïve qui découvre un monde où la "cool attitude", le sexe et le rang social font office de critères discriminants. Pourtant, l'auteur dépeint si bien - à sa manière "hyperréaliste"- son univers qu'il paraît complètement crédible. Il suffit de regarder deux minutes une émission sur MTV pour être convaincu qu'il ne s'agit pas du fantasme sado-maso d'un vieux réactionnaire. En tant qu'archétypes, Charlotte, Jojo, Hoyt, Adam et tous les autres s'élèvent au rang de symboles d'une élite contrastée.

Ecrit dans un style fluide et prenant -malgré certaines maladresses de traduction-, ce livre est un des plus ambitieux et des plus réussis que j'ai lus. Même si la fin a un goût de happy-end improbable, la dimension morale qui imprègne le roman en fait à mon sens un grand récit d'apprentissage -ou de "désaprentissage", comme on voudra.

Bien loin d'Americain pie, finalement.
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le 20 août 2007
L'histoire est très prenante malgré quelques longueurs, mais c'est surtout le côté "sociolgique" que j'ai apprécié dans ce livre : un portrait au vitriol de la jeune élite américaine à travers les yeux de la jeune, provinciale, prude, et innocente Charlotte. Ca fait peur surtout que l'auteur semble avoir étudié en détail la question.
L'anti-Beverly Hills.
Un bon moment de lecture.
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le 28 mai 2014
Je ne commenterai pas sur le fond, n'ayant lu que deux cents pages environ. Par contre, je suis ulcéré par la traduction qui emploie systématiquement le passé composé en lieu et place du pourtant indispensable passé simple: les deux passés ne sont absolument pas équivalents, et le lecteur que je suis est obligé de reprendre mentalement plusieurs phrases par page afin de les remettre sous la forme correcte. Je ne comprends pas l'option prise par le traducteur, ça ne fonctionne tout simplement pas, on est confronté sans arrêt à cette grave incohérence qui gâche sérieusement la lecture. Quelqu'un aurait-il une explication à ce choix aberrant ?
11 commentaire3 sur 3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
VINE VOICEle 15 juin 2006
Tom Wolfe est un auteur extraordinaire. Présent à la grande époque de la littérature Beat (Acid Test), Wolfe a toujours su garder un oeil acéré sur la société américaine, ses contradictions et finalement son évolution. Après des chefs d'oeuvre tels que "Le Bûcher des Vanités" ou "Un Homme, un Vrai", qu'il ait su rééditer une telle prouesse sur un sujet ayant pour thème... la jeunesse américaine, en dit encore plus long sur son talent.

Structuré autour de personnages aussi opposés que représentatifs de leur société, Wolfe oppose et entremêle des destins à la manière d'un Paul Thomas Anderson dans Magnolia. Et ces destins de révéler les maux les plus profonds d'une société et les problématiques auxquels doit faire face une jeunesse américaine définitivement perdue au milieu de ses obsessions (le sexe, les drogues, le sport, la religion...). Le tout est fait sans compassion mais sans acharnement non plus. Les méchants sont simplement méchants, les gentils ne sont pas complètement gentils et le dénouement final n'a pas besoin d'une conclusion. C'est ainsi que Tom Wolfe dépeint la vie telle qu'elle est, s'appuyant sur une syntaxe et un rythme qui se rapproche de James Elroy et qui nous plonge dans la peau des protagonistes. Tout simplement puissant.
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VINE VOICEle 27 mars 2008
Cet énorme roman d'initiation a pour héroïne une jeune fille modeste, pure, naïve et brillante, qui, sorte de Candide femme et contemporaine, quitte la douce protection de sa famille et de sa "province" pour rejoindre l'élite d'une des plus prestigieuses universités des usa.
Bien sûr, elle va immédiatement découvrir une autre réalité et un monde sans pitié dont, jusqu'alors, elle n'avait pas imaginé l'existence. Elle n'est pas dans le paradis de l'intelligence et de la culture dont elle rêvait, mais plutôt dans son contraire, et sa découverte ne se fera pas sans souffrances.
On peut reprocher à ce roman des personnages un peu trop caricaturaux (les gosses de riches, les sportifs, les intellectuels, les étudiantes sans cervelle...), et aussi une fin un peu prévisible, surtout après la lecture du grand "Bûcher des vanités". Mais, on lit néanmoins avec beaucoup de plaisir les "aventures" de cette pauvre Charlotte lâchée, sans défense, au milieu de ces fauves! Et le léger flou, laissant transparaître une certaine ambiguïté dans le dernier chapitre, est intêressant.
Et puis, surtout, on découvre le monde des grandes universités des usa, pas seulement le monde estudiantin, mais toute une organisation, faite d'arrengements en tous genres, qui permet de "faire croire". Un monde où règnent l'illusion et le paraître.
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Charlotte Simmons? Une jeune provinciale américaine hyper douée qui se retrouve dans la cour des grands, à savoir dans une université de prestige où les fils de gros sacs se retrouvent pour faire la foire et, accessoirement, étudier. La jeune femme va passer par tous les états, de la fierté bafouée à la dépression nerveuse. Autour d'elle, une nuée de mecs qui sont autant d'occasions, pour l'écrivain, de montrer certains aspects de la vie des campus américains: équipe de basketball, fraternités et sororités, journal des étudiants, cercles de pensée. Le tout constitue un portrait-charge des établissements américains d'enseignement supérieur, entre Bridget Jones et le tragique le plus sombre. Le tout est porté par une langue efficace, rapide, parfois musclée - tout au plus peut-on regretter le maintien du mot "fuck" dans la traduction, qui sonne parfois un peu artificiel en français. La fin me paraît un peu trop ouverte, par ailleurs: l'héroïne n'a certainement pas réglé tous ses petits problèmes, ni d'ailleurs certains autres personnages. Mais enfin, le bilan de cette grosse lecture bien savoureuse reste amplement positif!
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le 15 juillet 2006
Fraîchement débarquée de Caroline du Nord, vierge, ingénue et sans le sou, Charlotte Simmons va se frotter sur les bancs de la prestigieuse Dupont University aux garçons et à la débauche. Assidue aux cours et exemplaire en tout point au début, elle va progressivement céder aux sirènes de l'oisiveté et à la cour des garçons, pour finalement s'y brûler les ailes.

Charlotte Simmons est la version féminine, made in USA, du Lucien de Rubempré de Balzac. Tom Wolfe nous offre ici, avec ce roman d'apprentissage mâtiné de critique sociale, ses 'Illusions perdues'. Il décrit avec un réalisme saississant la vie au quotidien d'un campus américain et nous fait replonger dans les affres de l'adolescence à travers le personnage de Charlotte Simmons déchirée entre son envie de se conformer aux normes du groupe et son besoin de s'en affranchir. Etudier ou s'amuser, that is the question.

Ce roman lève un coin du voile sur les arcanes du système de formation des élites américaines. A mon sens, l'analyse de Tom Wolfe vaut aussi pour les grandes écoles de commerce françaises.
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le 27 juin 2007
Cet ouvrage nous comte l'histoire de Charlotte Simmons, jeune élève fraîchement débarquée à Dupont, l'une des plus prestigieuses universités américaines. Charlotte vient d'un village américain modeste et est extrêmement brillante. Dupont, c'est pour elle l'occasion inespérée de rejoindre l'élite à laquelle elle appartient. Mais quelle déconvenue ! Dupont se révèle être un ramassis de WASP riches et méprisants, d'athlètes débiles promus au rang de stars, et de cours médiocres. Mais si Charlotte ne peut être reconnue à Dupont pour ses capacités intellectuelles, comment va-t-elle réussir se démarquer ? Tiraillée entre le tourbillon des soirées du campus et la vie de l'esprit à laquelle elle aspire, le personnage de Charlotte Simmons permet à Tom Wolfe de passer au crible et au vitriol la vacuité et les dérives des futures élites américains. L'histoire est prenante, conséquente (800 pages) et d'une réelle profondeur.
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le 8 mars 2009
Il s'est donné un mal de chien pour écrire un roman avec un inter-texte littéraire et philosophique, un roman bourré de références culturelles, artistiques, scientifiques, journalistiques, et personne ne semble le remarquer ! Charlotte quitte Sparta (Sparte, comme dans Lacédémone, c'est un indice !!) pour ce qu'elle croit être l'Athènes de Socrate, de Platon et d'Aristote. Hélas, elle ne sait pas qu'elle descend de la montagne (mais pas à cheval) vers les cités de la plaine (Sodome et Gomorrhe) où le lecteur aura du mal à trouver un seul juste. Nouvelle Emma Bovary, à la fois belle et intelligente, Charlotte se fait remarquer par l'athlète Jojo (pendant un cours sur Mme Bovary où l'équation Jojo=Charles Bovary devrait nous alerter sur l'essentielle médiocrité du personnage, qui obtient péniblement un C (10/20) qui le ravit en fin de roman), puis rencontre Hoyt, un imposteur qui se fait passer pour un fils de famille et a réussi à s'infiltrer dans l'aristocratie de l'université (son Rodolphe, prédateur sexuel qui se débarrassera d'elle aussitôt arrivé à ses fins), et Adam, un étudiant impécunieux qui survit avec des petits boulots avant de décrocher la bourse Rhodes qui lui permettra de frimer intellectuellement et qui va triompher dans le journalisme de tabloïd. Brillante, Charlotte a une double faille tragique : elle est coincée par son éducation dans un milieu à la Norman Rockwell (voir la description du repas de Noël en famille) et c'est une snob. Méprisante envers les ''trolls'', les étudiantes moches et pauvres auxquelles elle n'adresse pas la parole , elle souffre du mépris de sa bourgeoise de co-thurne, une blonde imbécile et anorexique. L'université va-t-elle sauver Charlotte Simmons ? Le professeur Starling, prix Nobel, va-t-il s'inquiéter des notes en chute libre de l'étudiante brillante qu'il avait repérée et encouragée ? Non. Les adultes, occupés à se faire faire des pipes par les étudiantes (le gouverneur de Californie), à défendre leur programme politique plutôt que le beau, le bon et le vrai (le pr. Quat), veules (le président de Dupont), corrompus (Buster Roth), laissent faire. Même le professeur Starling (comme Clarice ?) pratique la maïeutique comme s'il animait le « chaînon manquant ». Tirée vers le bas par Hoyt, trop faiblement poussée vers le haut par Adam, Charlotte finit par se stabiliser au niveau médiocre de Jojo, et au lieu de finir tête de promo, devient l'avatar moderne de la gente dame médiévale, assise dans les tribunes à regarder son champion microcéphale mais musclé cavaler dans l'arène. Ce roman a des failles ; il n'a pas les moyens de son architecture ambitieuse et le jeu des points de vue qui alternent au début finit par devenir un procédé machinal ; l'idée de faire raconter les scènes de sexe par Charlotte dans un vocabulaire emprunté aux sciences naturelles aurait été drôle si elles avaient été plus courtes; Wolfe est si fasciné par sa propre culture et ses pyrotechnies littéraires qu'il commence à s'écouter et en devient ennuyeux. Il n'en reste pas moins des passages drôles (lost in translation, malheureusement) et on va jusqu'au bout du roman.
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Charlotte, jeune fille d'origine modeste vivant dans un petit bled de Caroline du Nord obtient grâce à ses résultats scolaires remarquables une place à Dupont, université très cotée. Intelligente, jolie mais d'éducation très prude sa plongée dans le milieu universitaire américain va ressembler à un séjour à Sodome et Gomorrhe. Elle pensait côtoyer des étudiants avides de connaissances perpétuellement accaparés par leurs études et les cours, en fait ici, tout le monde ne pense qu'au sexe et aux soirées alcoolisées et l'Université elle-même voue un culte grotesque aux basketteurs qui en sont les vedettes hyper-protégées, quasi débiles ne devant leur présence dans l'établissement que par leurs gros muscles et leur taille impressionnante. Etrangère à ce monde Charlotte va tenter de résister mais ses principes moraux et sa virginité ne tiendront pas longtemps face aux assauts de la débauche et de sa propre sensualité.

Un gros bouquin de 1008 pages en format poche mais qui se lit très facilement. Tom Wolfe nous livre un portrait au vitriol de l'Amérique estudiantine et de ses fils et filles à papa qui ne voient dans l'Université qu'un moyen facile de se faire des connaissances ( !) ou de passer leur temps en fêtes alcoolisées. Si le sport universitaire en prend aussi pour son grade, c'est en fait toute l'institution qui trinque sous la plume acérée de l'auteur. Le livre des illusions perdues. Excellent.

« Bon, admettons que ça soit totalement ça, les études : quatre ans pendant lesquels tu peux tout faire, tout essayer, sans qu'il y ait de ... conséquences ? Pas de trace, pas de dossier, pas de blâme. Des trucs que si tu avais risqué ça avant, tes parents se seraient arraché les cheveux et t'auraient traitée comme une fille perdue ? »
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