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5.0 étoiles sur 5 Que des bonnes choses
A l'époque, le mode de vie bourgeois se démocratise, et devient pour les jeunes un horizon, un Graal célébré par le consumérisme. Mais c'est aussi une épée de damoclès qui vous fait vivre comme un damné votre plus belle jeunesse, et dépenser toutes vos forces à fuir le conformisme, pour...
Publié le 28 janvier 2010 par jpeg

versus
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 materialisme
livre donné à lire aux élèves de 1ere, mélancolique , satyre de l'importance ou non du matérialisme au sein de l'évolution d'un jeune couple. Livre peu accessible pour des jeunes dynamiques et pleins d'espoir sur leur devenir. Laisse un goût amer, à relire plus tard vers 40 ans pour mieux comprendre et...
Publié le 22 juin 2012 par angeenfant


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13 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Que des bonnes choses, 28 janvier 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les choses (Poche)
A l'époque, le mode de vie bourgeois se démocratise, et devient pour les jeunes un horizon, un Graal célébré par le consumérisme. Mais c'est aussi une épée de damoclès qui vous fait vivre comme un damné votre plus belle jeunesse, et dépenser toutes vos forces à fuir le conformisme, pour arriver où? Je vous le donne en mille... Au début du livre, Pérec décrit l'intérieur bourgeois fantasmé, s'attardant minutieusement sur chaque objet, d'un ton inéluctable.
Autant dire qu'on se sent concernés, en plus d'être absorbés par la lecture de ce livre en tous points génial.
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10 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 la société de consommation, 26 octobre 2006
Par 
blackpoulet (vers paris) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les choses : Une histoire des années soixante (Poche)
tout commence par un conditionnel qui se prolonge, de pages en pages : une description. une description au conditionnel ?! un appartemment qu'aujourd'hui on qualifierait de bourgeois ou de bobo (c'est selon, si l'on voit une différence aujourd'hui). et puis on repasse à un récit ou passé, "normal". ce que Perec fait, c'est une longue description d'un jeune couple qui entre dans la vie (un roman d'initiation ?), dans les années 60, années prospères. leur désir : consommer. leur action : ... et bien justement, leur action, c'est de rêver, c'est d'envier, de désirer. ils ne font pas grand chose pour se donner les moyens de leurs rêves. d'où le conditionnel (celui des enfants : "toi tu serais la maman et moi le papa").
du coup, leurs actions, c'est d'acheter, de dépenser, d'acquérir des choses chouettes (pour eux), mais au rabais : des vêtements aux puces (juste pour avoir telle marque qu'ils ne peuvent pas acquérir autrement).mais cet achat pulsion ne les satisfait pas vraiment, ils en veulent toujours plus.
et puis c'est la guerre d'algérie : le retour à la réalité. brutale.
un bon roman, original, moderne, toujours d'actualité (ce jeune couple ressemble étrangement à ce qu'on appelle aujourd'hui les "bobos"...)
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 La recette de "Les choses", 15 mai 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les choses (Poche)
Prenez une coupe d’intelligence plutôt évasée, capable de contenir des décors individuels et des décors de groupes. Enfin, les décors d’un groupe, le groupe, pour autant qu’il existe, des jeunes qui refusent de faire l’effort de devenir on ne sait trop quels personnages idéaux, et souffrent de mollement rester on ne sait trop quels personnages médiocres. Dans la coupe d’intelligence, versez un demi-broc de farine de virtuosité littéraire, ajoutez deux louches de maîtrise de la grammaire, une large poignée de poussière de virgules. Homogénéisez lentement avec une spatule de morosité. Ajoutez une cuillerée d’essence d’amertume, une grande pincée de fiel. Mouillez avec un mélange d’envie jaunâtre et de convoitise verdâtre que vous garderez en permanence à portée de stylo, pour rajouter chaque fois que le mélange paraît commencer à coller. Quand la salade est complète, dressez sur un lit de jalousie et nappez d’adjectifs choisis avec constance dans les registres de la médiocrité et de la veulerie. Malgré la tentation, n’ajoutez surtout pas le moindre sel d’allure morale, pas le moindre poivre de sens, encore moins de piment d’amour. Ne cuisez pas, laissez rancir. Pour reprendre le jeu de mots de la page 46, ce ne sera peut-être pas un plat de gauche, mais ce sera à coup sûr un plat sinistre. C’est la recette de « Les choses », premier roman dont le décor de l’inaction est le personnage unique. Un décor dans lequel l’envie de choses devient une sorte de nostalgie de désir ; c’est la couleur de l’acédie de cette époque. Vous serez surpris : c’est un livre qu’il faudrait pouvoir lire à travers le papier, de l’autre côté, pour y découvrir plus facilement le désir de vitalité.
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24 internautes sur 28 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 chosification, 21 mars 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les choses : Une histoire des années soixante (Poche)
Tout d'abord, ça n'est pas une histoire. C'est plutôt un enlisement. On pourrait rapprocher ce texte de la chronique, au pire. Une chronique des années 60, de la société de consommation, un témoignage, sans doute, mais surtout, une étude sociologique (et peut-être sémiologique). Les choses, c'est d'abord les objets, ceux qui entourent le couple de Jérome et Sylvie. Ensuite, c'est une vague préoccupations de la vie, les choses ne sont pas facile ! Enfin, les choses laissent voir le vide qu'il y a autour d'elles. Les choses c'est une tentative manquée de la vie : ce couple aspire à la richesse (sans pour autant vouloir s'embourgeoiser), il aspire aux grands voyages et à la réussite sociale. Mais, qui a le pouvoir dans cette société de consommateurs. Le consommé, qui est-il vraiment ? L'idée de consommateur n'est pas un concept, alors pourquoi ce couple n'arrive pas à vivre comme il le désire... Ils ont leur idée du bonheur, et ici commence la fin de toutes choses. Les choses est un "roman" où l'histoire immobile, ou presque, s'est chosifiée, seul reste un décor pleins d'objets, c'est le personnage principal de l'histoire. Ce qui évolue en réalité dans les choses ce n'est pas l'histoire, ni les personnages, c'est ce personnage omniprésent qui à défaut de pouvoir parler s'impose de lui-même, sous la plume ironique de l'auteur.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 materialisme, 22 juin 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les choses (Poche)
livre donné à lire aux élèves de 1ere, mélancolique , satyre de l'importance ou non du matérialisme au sein de l'évolution d'un jeune couple. Livre peu accessible pour des jeunes dynamiques et pleins d'espoir sur leur devenir. Laisse un goût amer, à relire plus tard vers 40 ans pour mieux comprendre et réfléchir sur l'importance des choses en contraste avec les rapports humains.
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5.0 étoiles sur 5 La mort des idéaux par la société de consommation, 10 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les choses (Poche)
Ce roman est une cette critiques (puissante car non manichéenne) de notre société de consommation.
J’ai d’ailleurs vu (sur le site de l’INA) une interview télévisée de George Perec au moment de la sortie de son roman dans laquelle il avouait que les sentiments de ses personnages étaient les siens et qu’il avait justement écrit ce roman pour prendre du recul avec cette société de consommation (d’ailleurs, il est significatif de constater que George Perec à environ 30 ans quand il écrit ce livre – l’âge de ses personnages à la fin du livre…).

Selon moi, la vraie difficulté de ce couple ce n’est pas tant de ne pas arriver à se payer ces fameuses « choses » ni de devoir, à la fin, accepter de « rentrer dans le rang » en prenant des métiers salariés (et en renonçant ainsi à sa liberté) qui leur permettent de pouvoir se payer une petite partie de ce bonheur promis.
Leur vraie difficulté (contradiction) c’est de ne pas assumer vraiment leur choix d’une vie « libre ».
L’épisode sur la guerre d’Algérie est vraiment révélateur à ce niveau. On voit que le couple renonce assez rapidement à contester sur ce sujet (par confort ? par peur ? par paresse ? …).
Ce couple aurait certainement été plus heureux s’il avait accepté de vivre son désir de liberté jusqu’au bout en en assumant toutes les conditions (délaisser le matérialisme, le confort, les tentations de la société de consommation) et en vivant ainsi au présent (même dépouillé) plutôt que dans un futur « conditionnel ».
C’est, peut-être, aussi le constat qu’a fait George Perec de la « mort » des idéaux « contestataires » amenée de façon pernicieuse par la société de consommation (puisque les mêmes contestataires sont habités dans le même temps du désir de posséder ces images légendaires du bonheur proposées par la publicité).
La meilleure métaphore de tout ceci étant la profession de ce jeune couple qui revendique la liberté tout en travaillant dans la publicité (publicité à laquelle ils n’échappent d’ailleurs pas bien qu’ils en connaissent l’envers du décor...).
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5.0 étoiles sur 5 Un constat juste et amoral du déterminisme social, 12 mai 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les choses (Poche)
Georges Perec n'a pas fait qu'écrire le bouquin sans la lettre E, qui est à peu près autant admirable qu'illisible. Non Georges Perec a également été verbicruciste, et obtenu le Renaudot 1965 avec Les Choses. Son premier ouvrage parvient à tirer à lui, et les couvertures du roman psy et celles de l'analyse sociologique, si tant est que ça existe bel et bien. En tournant ces pages vous (re)vivrez les balbutiements de la société de consommation à la française, bonjour tables en formica et complets anglais.

Marqué du sceau des trente glorieuses, de la fièvre acheteuse et de l'essor du marketing stratégique hexagonal, ce sont donc des choses que cause Les Choses. Toute sorte de choses. Des grandes, des petites, des pas chères et des luxueuses, des consommables, des frusques et de la soie, des manges disques et des armoires normandes. Alors forcément le tempo est lent, les descriptions abondantes, et parfois un peu chiantes. Les personnages centraux, deux pathétiques tourtereaux, sont finalement relégués au rang de coquilles de noix, ballotées par les courants et les embruns, voguant malgré elles sur une mer d'électroménager. Le moteur, leur souffle de vie ne leur parvient que par l'intermédiaire d'objets inanimés. Ceux à eux, et puis ceux qu'ils voudraient bien.

Il en faut alors peu pour aller se payer une tournée générale de structures structurantes et structurées et autres bourdieuseries. Victimes consentantes quoique atones, des temps qui courent, Jérôme et Sylvie puisque c'est leurs noms, tentent de nouer les deux bouts de leurs antagonismes: le luxe et la bohème. Malheureusement les premiers bobos n'apparaitront sur terre que quarante ans plus tard.

S'en suit le récit de leur positionnement sur l'échiquier social, où les choses servent à baliser la piste. Le jeune couple vogue vers la petite bourgeoisie. Les codes, les règles implicites du bon goût, la manière dont on doit mener sa vie quand on est une jeune personne raisonnable: ils sont paumés, le cul entre deux habitus, trop préoccupés de savoir quoi vouloir.

Il est appréciable que Perec ait laissé la dénonciation caricaturale de la société de consommation à de bien plus cons que lui, et n'ai gardé que la hauteur de vue, le constat juste et amoral d'un déterminisme social qui l'a met bien profond au libre-arbitre, à grand coups de Moulinex dans sa gueule.

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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 L'émergence d'une nouvelle classe..., 8 octobre 2012
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La dérive savoureuse d'un couple « bohème » qui refuse de s'installer dans la vie tout en n'existant qu'à travers le prestige des symboles sociaux des objets qu'ils tentent de posséder, sans le moindre effort. La frustration générée les plonge dans un état d'insatisfaction permanente qui les amènera dans une longue errance dont la fin réserve bien des surprises.
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5.0 étoiles sur 5 A recommander, 5 novembre 2014
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Œuvre très agréable, parfaitement accessible à ceux que déboutent les nouvelles écritures et leurs éprouvantes expériences, elle s'insère même dans un emploi du temps exigeant : grâce à sa brièveté - on ne lit ici que le meilleur de Pérec sans avoir à se lasser ou s'impatienter par saturation.
De plus, elle conjugue la nostalgie de détails révolus (qui font les délices des babyboumeurs ou autres amateurs de mélancolie vintage) et la pertinence (puisque le phénomène psychologique et sociétal ici évoqué n'en finit pas de s'épanouir !)
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4.0 étoiles sur 5 chronique agréable à lire, 11 décembre 2014
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Voici un témoignage d'une vie de couple des années soixante-dix, ses hauts et ses bas. La vie de société est largement étalée, la comparaison aves la vie actuelle est facile à faire!
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Les choses de Georges PEREC (Poche - 17 octobre 2006)
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