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Les morts ont tous la même peau
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Je ne lis pas très souvent des romans noirs, mais j'avoue avoir vraiment apprécié celui-ci.

~ Synopsis :

Boris Vian nous présente ici un type nommé Dan, videur dans une boite de nuit. Celui-ci est plutôt satisfait de son existence.
Il a sa petite famille (une jolie femme et un enfant promis à un bel avenir) et on ne peut pas dire que son travail lui déplait.
Après tout, il y a bien pire boulot que taper sur quelques gars un peu trop pleins, surtout quand on peut prendre du bon temps avec quelques jolies filles pas très farouches.

Les problèmes commencent quand son frère Richard débarque dans sa vie. Car, Si Dan a la peau blanche, Richard est noir.
Et si Dan s'est fait une jolie place dans la société blanche, c'est justement en gardant le secret sur ses origines.
Un secret et une existence que menacent l'arrivée inopportune de ce cher frère qui compte bien faire chanter Dan...

En plus de ce problème fraternel, Dan se découvre une attirance exclusive pour les femmes noires, après une expérience voluptueuse avec une prostituée.
Forcément, cela affecte ses relations avec sa femme, Sheila, qui ne suscite plus chez lui aucune pulsion...

Bref, on plonge ici dans la folie d'un homme complètement déboussolé, qui ne sait même plus s'il est un "nègre" blanc ou s'il est un blanc qui se croit noir (d'où certaines incohérences).
Mais en tout cas sa folie ne manquera pas de semer le chaos sur son passage.

~ Mon avis :

En plus d'une dénonciation du racisme, Boris Vian nous ici propose une histoire de peau et de sang, mêlant à la fois violence et érotisme.
Enfin... "érotique" est peut-être un "grand mot", mais à l'époque ces pages avaient quand même fait scandale. ^^

C'est admirablement bien écrit. C'est sombre, ironique, voire même cynique, et plusieurs passages sont absolument savoureux.

Bref, un bon livre que je conseille à ceux qui, comme moi, souhaiteraient découvrir l'auteur.
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A chaque fois que j'ouvre un livre de Boris Vian, je suis épatée par la fluidité de sa prose, par l'impression de facilité qui s'en dégage, les mots ont l'air de couler sur la page comme l'eau coule d'une source, sans le moindre effort, avec une sorte d'évidence, de naturel imparable. Quand un écrivain a ce talent-là, il pourrait presque se permettre de raconter n'importe quoi. Ce qui n'était pas, bien sûr, le cas de Vian! Celui-ci, au contraire, en plus d'avoir une plume éblouissante, savait aussi vous tricoter des histoires originales, bien construites et riches de sens. Résultat, ses romans sont des plaisirs de chaque phrase! On ne les lit pas, on les déguste avec gourmandise, en se pourléchant mentalement les babines!

Ce livre-ci, qui date de 1947, est le deuxième des quatre que Vian signa Vernon Sullivan. Stylistiquement, c'est un pastiche des romans noirs que la France de l'après-guerre découvrait alors avec enthousiasme, quelque chose comme du Peter Cheyney mâtiné de James Hadley Chase, la cocasserie et la poésie en plus. L'intrigue? Videur dans une boîte de nuit plus ou moins louche de New York, Dan coule une vie paisible aux côtés de sa femme, Sheila. Mais voilà qu'un jour, après une brève étreinte extra-conjugale avec une fille noire de Harlem, il découvre, effaré, qu'il n'arrive plus à "honorer" son épouse dont la peau est blanche... Un quiproquo sexuel quasi-comique, mais qui va très vite déboucher sur le meurtre et se transformer en cavale sanglante...

Comme dans les autres Sullivan, l'Amérique décrite ici est moitié mythifiée, moitié réinventée, mais franchement ça n'a aucune importance, la prose de Vian emporte tout sur son passage, elle sautille, pirouette, virevolte, reprend tous les poncifs du roman noir pour mieux les faire exploser. Un peu plus de 100 pages. 31 chapitres brefs, dont certains font à peine quelques lignes. Pour un peu, ça se lirait sur une jambe. Mais en dépit de sa minceur, ne nous y trompons pas, ce livre aborde un sujet capital, hélas encore d'actualité: le racisme. Un racisme que Vian dénonce avec une virulence iconoclaste qui fait toujours mouche 60 ans plus tard.

Gros succès de librairie à sa parution, ce vrai-faux polar valut à son auteur, en 1950, une condamnation pour outrage aux bonnes moeurs. Condamnation qui englobait le premier Sullivan, J'irai cracher sur vos tombes, jugé tout aussi répréhensible par les censeurs de l'époque. Pauvres naïfs qui croyaient punir Vian et ne firent que nourrir sa légende en l'introduisant dans le petit club si flatteur des écrivains persécutés où il côtoie, excusez du peu, Baudelaire et Flaubert!

Né en 1920, ce cher Boris aurait eu 90 ans cette année. Hélas, il ne fêta même pas son quarantième anniversaire, injustement terrassé par une crise cardiaque en 1959. Moi, que des gens aussi bourrés de talent clabotent aussi jeunes, ça me fout toujours le bourdon. S'il avait vécu ne serait-ce que dix ou vingt ans de plus, imaginez un peu tous les romans, toutes les pièces de théâtre, tous les poèmes, toutes les chansons, tous les canulars pataphysiques auxquels on aurait encore eu droit! J'en ai le vertige, rien que d'y penser...

Tout au long de sa courte vie, Vian n'a eu qu'un seul credo: la liberté. Sa seule règle, c'était de n'en suivre aucune. Son seul dogme, d'être lui-même. Son oeuvre est à son image. Subversive et drôle. Profonde et légère. Désinvolte et foncièrement attachante.
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