undrgrnd Cliquez ici Livres Cahier de vacances nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici Cliquez ici Acheter Fire Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici Jeux Vidéo

Commentaires client

4,2 sur 5 étoiles68
4,2 sur 5 étoiles
Format: Poche|Modifier
Prix:6,10 €+ Livraison gratuite avec Amazon Premium
Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

le 3 septembre 2007
Les conditions de l'émigration clandestine, elles par contre, font moins rever. C'est une histoire très touchante lorsqu'on se situe du côté du héros (le capitaine du bateau), mais aussi du côté des deux frères qui décident de passer les frontières, ça en est même déchirant..
Je n'ai juste pas très bien compris pourquoi la femme voulant venger son fils au début, disparait complètement du roman sans savoir ce qu'il est vraiment arrivé. Je m'attendais à ce qu'un lien se créé entre le capitaine et cette femme desespérée pensant même qu'il s'agissait de l'intrigue principale, mais non ! c'est mon seul reproche
11 commentaire|5 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 18 novembre 2010
J'ai adoré "Le soleil des Scorta", apprécié "La mort du roi Tsongor", trouvé "La porte des enfers" dérangeant, détesté "Cris". "Eldorado" me laisse perplexe. C'est bien écrit mais le problème réside peut-être là : trop de lyrisme plombe le roman déjà lesté par la gravité du sujet. Le style narratif, s'il possède parfois un réel impact, reste grandiloquent (la maladie du SIDA n'est pas appelée par son nom; elle est la "morte lente qui engloutit les hommes par générations entières"). On aurait préféré une écriture plus simple, plus "pragmatique". Dommage également que le parti pris de l'auteur traduise une vision naïve, voire manichéenne, du problème de l'émigration.
0Commentaire|4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Usé par une vie entière à défendre les remparts de l' Europe des vagues de la clandestinité, qui bien souvent dévoile des cadavres abandonnés sur la grève par le ressac,le commandant Salvatore Pirraci finit par se être écoeuré de cette tentation, toujours présente, de considérer qu'il est toujours "trop tard" pour agir et changer les choses.
C'est le regard méprisant d'un africain lui ayant demandé son aide, le regard d'un humain abandonné par un autre humain, qui incite Salvatore à entreprendre le voyage de la côte italienne aux rives de l' Afrique, défaisant en quelque sorte ce trajet que d'autres, inlassablement, désespérément, répètent dans la nuit, malgré les frontières et l'hostilité, vers un monde aux promesses non tenues, un monde d'attentes fictives qui porte bien son surnom, celui d' "Eldorado", cette cité pavée d'or, qui échappa aux colons du Nouveau Monde. Car terre des mêmes hommes, l' Ancien Monde ne survit pas plus à ses rêves que le Nouveau.
Et c'est ainsi que Salvatore arrive en Afrique, désespéré, fini, en prophète vaincu, un Cassandre que nul ne veut entendre.

Mais c'est pourtant dans son silence, dans la sourde présence de celui qui a tout perdu, et n'attend plus rien, qu'il sera finalement le plus éloquent.
Au détour d'un marché, il rencontre Soleiman, jeune garçon parti du Soudan, lui aussi à la recherche de l' Eldorado, et qui croit voir en lui la figure de Massambalo, ce dieu de tous les voyageurs, garant de la réussite dans toutes les épreuves.

Dans une quête qui transforme à tout jamais celui qui s'y lance, Soleiman se raccrochera à cette image ancestrale, qui lui rappellera, même au moment le plus difficile, qui il est vraiment.
Dans chaque départ, dans chaque nouvelle vie, même dans l'anonymat et la clandestinité dans lesquelles l'immigration peut rejeter les hommes, il est, souligne l'auteur, indispensable de se souvenir de sa réelle identité, pas celle des papiers, mais celle des principes. C'est finalement cela, le message de ce Massambalo.

Salvatore demeure emblématique d'une certaine culpabilité du monde occidental, si proche, et pourtant si loin, de la détresse qui s'échoue sur ses plages.
Salvatore rappelle sous cet éclairage le héros de "la Chute" d' Albert Camus, ce roman clairement inspiré de la mauvaise conscience française après la collaboration. Dans ce récit, la vie d'un homme basculait dans l' enfer, après qu'il ait échoué à réagir à temps pour sauver une femme de la noyade.
Et Camus de conclure avec cette rengaine que nous avons tous invoqué à un moment où à un autre: "il est trop tard...il est toujours trop tard...heureusement..."
11 commentaire|3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 17 septembre 2006
Il fallait le talent bien sur, mais surtout la sensibilité pour s'imprégner et traduire avec tant de respect les motivations, les questionnements de ces checheurs d'Eldorado. De faits divers dans les journaux, Gaudé a donné corps et âmes à des être restitués dans toute leur dignité. Reflexion sur la condition humaine, l'écriture est pudique mais poignante, engagée mais jamais moralisatrice. A lire, et à offrir.
0Commentaire|12 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 12 octobre 2006
A l'heure où l'immigration est un sujet plus que d'actualité en Europe aujourd'hui, que ce soit en France avec Cachan ou encore la politique de régulations des sans-papiers ou en Espagne avec les arrivées massives d'africains sur les côtes, chacun se devrait de lire ce livre de Laurent Gaudé.

Ni plaidoyer, ni critique, ce livre nous met dans la peau des principaux intéressés auxquels on ne demande pourtant pas vraiment leur avis : les migrants et ceux chargés de les « recevoir ».

Le commandant Piracci garde les côtes italiennes depuis vingt ans. Repêchant incessamment les candidats à l'immigration s'élançant sur des bateaux de fortune à l'assaut de la citadelle européenne.

Sans état d'âmes ni cruauté particulière, il fait son travail : sauve les hommes en perdition dans les flots et les redirige vers des centres d'accueil d'où ils seront renvoyés vers leur pays d'origine. Mais une rencontre marquante avec l'une de ces candidates à l'exil va changer radicalement sa vision de la vie. Dans le même temps, au Soudan, deux frères se préparent pour le long voyage qui, via la Libye, doit les mener vers la terre des richesses et des espérances. Mais le voyage est bien sûr dangereux et les transformeront radicalement.

Laurent Gaudé ne cherche ni à nous émouvoir ni à nous endurcir, il raconte simplement l'aventure de ces hommes et de ces femmes, de ce qu'ils cherchent, de ce qu'ils sont prêts à accepter, endurer pour avoir leur part de rêve européen, sortir de la misère. Se mettre un instant dans la peau de ces candidats à l'exil pour comprendre leurs motivations et peut-être changer les choses.

Le livre est dur, mais intense.
0Commentaire|26 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
500 PREMIERS RÉVISEURSle 15 septembre 2010
Le roman de Laurent Gaudé laisse un goût amer. L'écrivain est bon, très bon même dans son style et sa manière de traiter ses problématiques. Son expérience de la tragédie fait qu'il présente habilement les enchevêtrements des situations et le déroulement de l'intrigue. Les qualités littéraires de l'auteur sont indéniables. "Eldorado" est construit sur une situation en miroir, permettant au lecteur de suivre pas à pas les itinéraires de deux personnages : le commandant Piracci du côté européen, et Souleiman du côté immigré. Les chapitres s'alternent en suivant les deux personnes. Un biais est introduit par la technique littéraire en faisant en sorte que l'on suit le commandant Peracci à distance car on parle de lui à la troisième personne du singulier alors que Souleiman parle toujours à la première personne. On se sent plus proche du jeune homme que du commandant. Mais ceci n'est que de la technique.

Par contre, j'estime que l'auteur a une vision peu équilibrée sur cette question terrible de l'immigration clandestine. Il est bien qu'il s'attache aux pas et à la volonté de ces hommes qui n'ont plus rien à perdre et s'accrochent à l'espoir de l'Eldorado. Mais il voit en l'Europe des nations terminées, des ressorts détendus, des pays en bout de course qui attendent les "envahisseurs" dans un climat de déliquescence. Nous sommes à mi-chemin entre le Camp des saints et le Rivage des Syrtes, debout sur les falaises de marbre en attendant le déluge qui arrive. Ce n'est pas vraiment cela ! A aucun moment, l'auteur ne fait le procès des méthodes de développement des pays d'origine de ces migrants, pays qui regorgent littéralement de ressources naturelles et sont abonnés aux instances de financement internationaux. Si le cheminement de Souleiman rejoint tragiquement la réalité géopolitique, celui du commandant Piracci est irréel. Laurent Gaudé mêle les deux genres, et le résultat est déséquilibré. J'aurais préféré qu'il continue son cheminement narratif en compagnie de cette femme qui repart pour tuer les passeurs, et s'attarde sur sa vie supposée meilleure dans notre "Eldorado".

Donc, hochements de tête polis pour le traitement du sujet mais vifs bravos pour le talent littéraire.
0Commentaire|13 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 19 mars 2009
Magnifique et passionnant ! Voilà les mots qui me viennent à l'esprit pour décrire ce livre, cette histoire, ces personnages !
Une brillante et émouvante histoire d'hommes en quête du bonheur.
Le récit nous est raconté par des points de vue alternés ce qui suscite une curiosité et un étonnement chez le lecteur - surtout qu'au départ on ne comprend pas bien le rapport entre les deux aventures qui se déroulent en parallèle. Cette alternance donne du dynamisme au récit.
Il n'y a pas d'histoire/d'intrigue à proprement parler : le livre se distinguerait même par l'absence de rebondissements haletants comme l'on en trouve aujourd'hui très souvent dans les livres. Pas de situations rocambolesques, pas de rencontres avec des super-stars,... mais, c'est la vie, non ? Celle-ci n'est pas un enchaînement d'aventures et je ne pense pas que l'on puisse dire que nos vies de tous les jours soient réellement palpitantes !
Non que de la réalité, toute la réalité, rien que la réalité. Oh, certes, Laurent Gaudé ne fait pas une thèse sur l'immigration -et je ne pense pas que ce soit son but !- mais il expose des vérités que l'on a trop souvent tendance à oublier !
Dans ce livre, nos deux personnages principaux fuient leur contrée natale vers un horizon qu'ils espèrent meilleur, et nous suivons avec attention leurs souffrances, leurs peurs, leurs envies, leurs espoirs.
La fin est mitigée, elle contient à la fois une bonne dose de tristesse mais aussi de l'espoir. Beaucoup d'espoir.
Un livre qui va rester d'actualité encore longtemps, j'en ai peur, et qui, comme beaucoup d'autres, peut nous amener à réfléchir sur les sociétés de notre époque.
0Commentaire|Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 22 octobre 2006
Plus jamais je n'écouterai les informations sur l'immigration clandestine

d'une oreille distraite.

Ce livre profondément humain m'a plongé, au-delà des soucis économiques,dans l'âme des acteurs de ce drame: les immigrants et ceux qui leur font la traque.

Ce livre est bouleversant
0Commentaire|12 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 13 septembre 2009
l'itinéraire croisé de jeunes hommes voulant échapper à la misere, portés par le reve européen et le capitaine d'un navire "chassant" l'immigration clandestine. Au delà du roman et de la fable, un regard sans concession sur cette forme d'immigration, l'espoir qu'elle génère, ses déceptions, le deshonneur de celui qui échoue et surtout cette mort omniprésente qui ne lache pas ceux qui tentent le grand voyage. Gaudé apporte son humanité à un theme qui lui est cher. Un bel ouvrage bien qu'il n'atteigne pas la force du Soleil des Scorta.Cependant vous succomberez à la plume de cet auteur incomparable.
0Commentaire|6 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 1 avril 2009
Un livre splendide, je ne dirai pas un bonheur, ce livre est dur et lorsque je l'ai lu dans mon lit sous la couette,j'ai presque eu honte .
Nous connaissons tous ce problème des émigrants en "boat people" c'était leur nom il y a 30 ans et c'est......toujours le bon nom.Mais dans ce livre nous sommes plongés et c'est autre chose qu'une information à la radio. Le style de Gaudé est toujours aussi fort, et cette force mise au service d'un problème de notre société m'a bouleversée.
Un excellent livre qui mène à la reflexion et qu'accompagne un personnage principal des plus attachants.
Une critique de FOX25 me laisse sans voix ....mais chacun ses sentiments !
En tous cas toujours un excellent écrivain et cette fois sur un sujet prenant. Superbe
0Commentaire|Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus