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le 5 février 2011
Laurent Seksik de par son écriture sans circonvolutions rend formidablement présents Stefan Zweig et sa jeune femme Lotte.
Après Londres,New York,ils s'exilent au Brésil,S Zweig pense que le climat guérira l'asthme de sa deuxième épouse.Le grand auteur est hanté par le passé,ses amis écrivains et artistes disparus et désespéré par la folie barbare qui déferle sur l'Europe;l'on ressent son pessimisme.En janvier 1942,il rend visite à Bernanos qui le sermonne pour le remonter;le 17 février sa femme et lui participent au Carnaval de Rio,le dimanche 22,il choisit la "route du véronal".Il sait que Lotte fera de même.
Funèbre et poignant!
11 commentaire|5 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
500 PREMIERS RÉVISEURSle 13 janvier 2010
Il n'y a pas de roman, pas d'effet biographique, ni même de Seksik (l'auteur du livre), non, nous sommes simplement auprès de Stefan Zweig durant les mois qui précèdent son suicide, au Brésil, où il vient d'arriver après avoir fui tour à tour l'Angleterre et les Etats-unis, fuir l'horreur suffocante du IIIe Reich dont Zweig ne se remettra jamais. Et lorsque je dis que nous sommes simplement près de Zweig sans autre effet, c'est rendre grâce à l'auteur qui a su s'effacer au profit de son héros, auréolant son texte d'une plume efficace, belle, travaillée juste ce qu'il faut, sans trop en imposer, bref l'idée était originale, le résultat est délicieux, quand bien même nous savons déjà que la fin sera sans retour...
Un très bon bouquin, vraiment.
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le 14 janvier 2010
Si vous connaissez déjà Stefan Zweig, voici assurément un livre à ajouter à votre collection.

Et si vous n'avez encore jamais lu un seul livre de Stefan Zweig (comment est-ce possible?..), voici un livre qui vous en apprendra plus le destin tragique d'un des plus grands auteurs du 20e siècle).

A mettre entre toutes les mains.
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Les "derniers jours" de l'auteur de "Vingt quatre heures de la vie d'une femme" retrace finalement les derniers mois de son exil, à partir de sa fuite de l' Europe nazi aux Etats-Unis puis au Brésil.
C'est à Pétropolis qu'il se donnera finalement la mort avec son épouse Lotte, le 22 février 1942.

Qu'il est dur finalement de reconstituer cet état d'esprit d'un homme sans promesses d'avenir, qui pourtant se mariait deux ans plus tôt en Angleterre à sa toute jeune femme moitié moins âgée que lui.
Même si le titre l'annonce sans détour, le récit tire trop vers sa fin inéluctable, où tout finalement s'interprète comme un signe avant coureur du drame.
De même, il est délicat de traiter du cas de Lotte, amoureuse passionnée, prête à suivre son mari jusque dans la mort, pour devenir, à défaut de la compagne de sa vie, la compagne d'un au delà.
Le roman oscille donc entre les deux écueils d'une dramaturgie pesante et d'une passion un peu "fleur bleue".

C'est surtout la question de la ruine de l' Europe, du monde commun qu'elle constituait, de l'échec des intellectuels à anticiper le désastre, qui retiendra le mieux notre attention.
Ainsi Laurent Seksik fait parler l'un de ses personnages à Zweig: "Tu t'es tellement assimilé à ce monde viennois, à cette culture de feu la Mitteleuropa, qu'en la détruisant les nazis t'ont brisé. Et ce que tu décris, par une sorte de prémonition, ce que tes livres traduisent, à travers la folie de tes héros, c'est le récit de ton propre anéantissement".

La difficulté à survivre à son monde, voilà le véritable enjeu.
L'angoisse de celui qui ne peut plus écrire dans sa propre langue, que l'on dépossède de son identité et de son sol.
Mais la trame pourtant importante de ce malaise se perd dans le récit sentimental de Seksik.
Un livre qui retiendra donc l'attention des adeptes de Zweig, mais qui avec un héros de fiction n'aurait pas cet atout.
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Les derniers jours de Stefan Zweig/Laurent Seksik
Depuis cinquante années , j'ai lu et relu nombres des nouvelles et romans de Stefan Zweig . Grâce au roman de Laurent Seksik, qui est une sorte de biographie des six derniers mois de la vie de Zweig avec évocations du passé antérieur, je découvre enfin la vérité du personnage de cet écrivain étrange, exalté, passionné et passionnant, mais à la personnalité toujours un peu auréolée de mystère. C'est une chronique du séjour brésilien de Zweig que nous offre Seksik, après qu'il ait quitté l'Autriche puis l'Angleterre et enfin les Etats-Unis.
Lotte, sa femme, ne pouvait supporter le climat de New-York et les autorités américaines devenant de plus en plus tracassières à l'égard d'un ennemi potentiel, c'est à l'automne 1941 que Zweig et sa femme embarquent pour Rio.
C'est à Pétropolis banlieue de Rio que Zweig et sa jeune seconde femme ont élu domicile, dans une charmante petite maison à flanc de coteau à la frontière de la forêt. Ils sont bien installés, les oiseaux chantent du matin au soir, mais la nostalgie de l'Autriche est omniprésente et le bonheur semble impossible. Lotte, rongée par une peur chronique a toujours tout ignoré du bonheur et Stefan a toujours été dépressif un sentiment de défaite ne le quittant jamais. Banni de l'Europe, déraciné, Zweig sombre dans l'insomnie et trouve refuge auprès de Montaigne dont il dévore les « Essais » nuit et jour.
"Sans doute dans la vision noire que portait son mari sur le monde Lotte avait-elle trouvé une patrie d'adoption ."
C'est avec beaucoup d'émotion que sont évoqués les prémisses de l'holocauste.
Et puis Zweig sombre peu à peu dans une paranoïa, pensant être recherché par la police nazie comme nombre d'autres écrivains allemands ou autrichiens qui ont fui en Amérique du sud. Il va vivre avec sa fiole de véronal en poche prêt à l'acte ultime ne voulant en aucun cas tomber aux mains des nazis. Une grande solidarité règne entre les écrivains européens en exil, et la rencontre avec Bernanos pleine d'espérance se révèle être un échec. Bernanos veut lutter avec les mots grâce aux journaux ; Zweig reste un rêveur utopiste et défaitiste.
Tout ce récit est parfaitement écrit par Seksik qui sait recréer une ambiance de déréliction et de désespoir jusqu'au dénouement final et tragique. Un beau style bien adapté à Zweig et une lecture facile font de ce livre un ouvrage à lire par tout ceux qui ont comme moi aimé « Amok », « La lettre d'une inconnue », « Un mariage à Lyon », « 24 heures de la vie d'une femme », etc'
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le 13 janvier 2010
je lis zweig depuis 25 ans , j ai adoré ce roman qui décrit les derniers mois de stefab zweig et de sa femme. une belle écriture rythmée, un décor de rêve une émotion. je vous conseille ce roman pour découvrir les derniers jours de stéfan zweig
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le 12 mars 2014
Zweig est depuis toujours un de mes écrivains préférés,et il a accompagné toute mon adolescence.Si je le lis moins,c'est,qu'avançant en âge,et conscient du peu de temps qu'il me reste pour tenter d'en savoir un peu plus sur l'univers qui m'entoure,je me consacre aux essais dans tous les domaines du savoir,au détriment,par force,des fictions romanesques.J'ai cependant à peu près toute l'oeuvre de Zweig - j'adore ses bios - et je voyais dans le bouquin de Seksik l'occasion de renouer avec mon viennois préféré.Hélas,c'est un hymne pleurnichard à la judaïté,pas le portrait des derniers jours d'un immense écrivain européen,prenant poliment congé d'un monde disparu.Pour moi,l'image vraie,ce n'est pas rabbi Jacob mettant fin à se jours,mais Socrate buvant calmement la ciguë.Pas le chantre nombriliste d'uns secte maladive,mais l'homme universel qui répudie l'existence quand elle lui semble indigne d'être survécue.Ce viennois épris de beauté et d'harmonie a envoyé valser la vie,parce qu'il estimait que l'orchestre jouait trop de fausses notes... Zweig ne se sentait pas juif,il n'était pas religieux et ne parlait pas l'hébreux.Il était d'ailleurs Ashkénaze,donc pas sémite,mais issu des Khazars turcophones,comme Koestler,autre de mes plus chers auteurs,qui a choisi de partir à peu près de la même façon,avec sa dernière compagne,pour échapper au naufrage de la vieillesse autant et plus qu'au naufrage d'un monde mittle europa qui se survivait depuis la chute de l'empire austro-hongrois.Utinam dives les accueillir en paix...
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J'ai vraiment aimé la justesse de ce livre qui nous plonge dans l'univers littéraire de Zweig. J'ai découvert sa vie avec passion, car Laurent Seksik ne retrace pas que les 6 derniers mois de l'écrivain. Grâce à de nombreux retours en arrière, quelques récits enchâssés, on revit sa jeunesse à Salzburg, en Autriche, dans un milieu très aisé (sa demeure fut habitée par l'empereur François-Joseph) où il est en contact avec de nombreux artistes. Cette immersion dans le milieu du livre, des écrivains, mais aussi des musiciens (Zweig collectionnait certaines oeuvres de Mozart ou Beethoven) est un véritable bonheur. De plus, l'écriture de Seksik est à la fois lyrique et poétique, nous plongeant encore davantage dans cet univers où les mots sont mages. Nous trouvons quelques citations-clés qui résument bien le style de l'écrivain autrichien exilé en Angleterre, puis aux Etats-Unis et enfin au Brésil: "Son oeuvre allumait une succession d'incendies dans les coeurs, ses héros se jetaient dans les flammes, tandis que lui brûlait de l'intérieur." Feder, son ami, dira de lui: "Tu as porté à son plus haut niveau la technique du récit enchâssé. Tu as inventé le style romanesque psychanalytique. C'est toi, le double de Freud, et non Schnitzler." Il ajoutera un peu plus loin: "tes héros ne font que raconter ta propre blessure, dresser l'inventaire de ta longue dérive."

Ensuite, Zweig rencontre Bernanos (prophète du sacré) juste avant de décider de mourir avec sa femme Lotte, asthmatique et faible d'esprit.

L'ouvrage montre à quel point l'écrivain a été hanté par la mort de son peuple, tandis que lui se trouvait à l'abri des exterminations avec sa femme, plus jeune que lui de 25 années, Elisabeth Charlotte Altmann. L'assassinat des Juifs d'Europe creusa sa propre tombe. Stefan Zweig n'eut pas la force de résister à ce désespoir qui anéantit également son inspiration. A sa mort psychique succéda sa mort physique: "Le véronal était leur filtre à eux, les traqués. (...)Ils s'accrochaient à cette victoire dérisoire sur la barbarie."

C'est donc ici le récit des grandeurs et des faiblesses d'un écrivain qui ne parvint pas à surmonter de façon optimiste les dérives du nazisme qui le poursuivirent dans son âme à l'autre bout du monde. La fuite ne lui permit pas de survivre à l'écrasement d'un peuple et sa foi fut trop faible pour lutter contre les démons hitlériens.

Un très bel ouvrage qui se lit d'une traite. Une belle biographie, réussie, qui résonne en chacun de nous, car les tortures morales existent de tout temps, même si ici, elles furent portées à leur comble.
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le 13 janvier 2011
l'auteur a réussi une gageure faire une bio des dernieres semaines de ZWEIG avec la même acuité et perfection stylistique que possédait ce dernier et surtout en canalisant parfaitement l'émotion .
un livre remarquable qui aide à connaître et à comprendre l'un des plus grands et écrivains du siècle désormais passé .
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le 14 mai 2010
Je n'était pas très emballée à l'idée d'une bio romancée de mon auteur préféré (on ne touche pas aux génies !), alors j'y suis allée à reculons...A tort.
Ce livre se révèle être une de mes plus belle découverte de l'année. Le style est irréprochable, l'ambiance extraordinaire, la psychologie des personnages subtilement dépeinte. M. Seksik a réussi un coup de maître !
Que vous soyez fan de Zweig ou non, foncez !
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