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70 internautes sur 75 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 LE grand livre de la dépression contemporaine
Lorsque "Extension du domaine de la lutte" est paru, il y a dix ans, une majorité de commentateurs avaient présenté le livre comme une critique féroce de notre société libérale, vécue comme la combinaison intime de la lutte matérielle et de la compétition sexuelle. Bien entendu, ces points de vue...
Publié le 17 août 2004 par Leibniz le Chat

versus
2.0 étoiles sur 5 Fumisterie littéraire
Je n'arrive pas à comprendre le cinéma que la grande presse fait autour de Michel Houellebecq. "Extension du domaine de la lutte" est le premier roman de Houellebecq que j'ai lu et sans aucun doute le dernier. L'histoire est d'une banalité totale, elle raconte la vie d'un cadre informatique qui perd pied dans une société...
Publié il y a 2 mois par ayersrock


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70 internautes sur 75 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 LE grand livre de la dépression contemporaine, 17 août 2004
Par 
Leibniz le Chat - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Extension du domaine de la lutte (Poche)
Lorsque "Extension du domaine de la lutte" est paru, il y a dix ans, une majorité de commentateurs avaient présenté le livre comme une critique féroce de notre société libérale, vécue comme la combinaison intime de la lutte matérielle et de la compétition sexuelle. Bien entendu, ces points de vue restent aujourd'hui parfaitement valables. Pourtant, à relire le roman dix ans après, force est de constater qu' "Extension du domaine de la lutte" est, d'abord et avant tout, un des plus grands romans jamais écrits sur les formes contemporaines de la dépression. Le narrateur, absolument dénué de tout espoir sur quoi que ce soit, continue malgré tout d'évoluer dans notre monde ; et cela forme la matière, tour à tour poignante et hilarante, mais toujours extrêmement juste, de ces deux cents pages dont on aurait du mal à en trouver une seule de ratée, tant il est manifeste que ce gouffre dépressif a été parcouru de l'intérieur par l'auteur. Stylistiquement, Houellebecq est ici à son zénith : justesse des mots, des effets, jusque dans la ponctuation -- une réussite formelle qu'il ne retrouvera malheureusement dans aucun de ses romans suivants. Une lecture absolument indispensable.
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11 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Zut, j'ai aimé !, 31 juillet 2012
Par 
ecce.om - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Extension du domaine de la lutte (Poche)
J'arrive bien tard pour commenter un roman aussi ancien, mais autant l'avouer, ce livre traine dans ma bibliothèque depuis des années et je n'avais pas trouvé jusqu'à présent, l'envie de m'y plonger.
Le personnage de Houellbecq ne m'attire pas et la chronique de son Goncourt annoncé, m'a fortement déplu.
Et puis...j'ai sauté le pas et surprise, j'ai aimé.
Bien sûr, le thème -central ici- de la dépression est souvent traité en littérature (et sans doute encore plus souvent dans le cinéma français ou la chanson -voire ce dégout, fil rouge chez Souchon, par exemple).
Mais la force de ce roman tient dans son équilibre miraculeux entre des passages un peu artificiels et des moments de pur talent.
Le dernier paragraphe par exemple est tout simplement magnifique : "je ressens ma peau comme une frontière".
Si les références à chercher du côté de Bret Easton Ellis m'ont moins accroché, en revanche, j'ai été surpris de penser aussi fort à "L'Etranger" de Camus, sans trouver le parallèle ridicule.
Quand Meursault perd sa mère, Houellbecq assiste à la mort d'un des clients des Nouvelles Galeries. Ce décalage est ce qui nourrit cette "Extension...".
Mais le style de Houellbecq lui reste personnel. C'est le roman de la désespérance, de l'abandon de la lutte et de la chûte vers la paupérisation économique, sociale et sexuelle, mais l'humour est aussi présent (seuls les Rouennais y seront insensibles !).
Suivre Houellbecq, c'est tester son attirance pour le vide, c'est s'approprier pour un moment, l'idée que notre monde est -aussi- absurde et ressemble parfois à la course du rat de laboratoire. Qui n'a pas été traversé par cette idée un jour ?

J'aurais tant aimé dire du mal de ce roman. C'est raté : il est réussi.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 une révélation, 16 octobre 2013
Par 
Bruno Vernay (Grenoble, France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Extension du domaine de la lutte (Broché)
Une révélation. Vraiment incontournable. Sur le fond comme sur la forme. Première fois où j'ai l'impression d'être concerné.
Aller au fond de la dépression, pour mieux en sortir ... ou mieux la vivre
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6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 dépression et lucidité d'un tendre poète..., 13 avril 2012
Par 
Jean René (FRANCE) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Extension du domaine de la lutte (Poche)
Houellebecq a beaucoup choqué. Sans doute délibérément, ce qui a contribué à sa notoriété. C'est vrai qu'il n'hésite pas à employer parfois (souvent...) un langage cru, explicite, obscène (près de vingt ans avant Beigbeder), traduisant d'ailleurs ainsi de façon hyper-réaliste et parfaitement plausible l'obscénité des pensées et des comportements des personnages mis en scène, nos tristes contemporains. Cela n'a rien de drôle et on aurait tort de s'y arrêter. Au fond, Houellebecq est un poète, un sensible, un tendre qui crie son désespoir et sa souffrance face à la vacuité de notre société technicienne et matérielle, devenue un enfer quotidien pour les fourmis que nous sommes, membres de cette vaste et médiocre "middle-class" de cadres (dynamiques ou pas) dont l'horizon se limite à une prétendue et assez niaise réussite scolaire, professionnelle et sociale en fin de compte inutile, mais terriblement conformiste. La fin de la lutte des classes (que certains prétendent aujourd'hui raviver) avec tout simplement leur disparition, la fin du prolétariat (en tout cas de la classe ouvrière, car il y a par contre de plus en plus de pauvres), l'élévation générale du niveau de vie - qui n'empêche pas la morosité- , les bienfaits proclamés du progrès technique, etc. n'ont pas libéré l'homme, ne le rendent pas heureux. Il prend l'avion ou sa voiture, peut communiquer avec le monde entier à toute heure depuis son téléphone dit intelligent ou son ordinateur, et n'a jamais été aussi seul (Boris Vian l'avait annoncé à sa façon avec "les arts ménagers"). Et la libération des moeurs pas davantage ne le rend heureux, ce que signifie précisément le titre du livre: le domaine de la lutte était précédemment celui posé par les marxistes dans le champ économique, la libération sexuelle n'a eu d'autre effet selon Houellebecq que d'étendre aux moeurs, à l'affectif et au sexuel, et pas seulement à l'économique, le champ des mal-êtres et des misères. L'homme est dans un état de délabrement et de misère intellectuelle, morale, affective ( et sexuelle, of course) plus grave que jamais. Tel est, au travers de cette autobiographie d'un déprimé, le constat sans espoir de Houellebecq. Le récit est bien enlevé, la justesse des mots et des expressions remarquable (hormis les grossièretés de service,qui ont leur explication), la description clinique de l'état dépressif est exacte (on sent l'expérience vécue), et surtout l'humour dérisoire de Houellebecq est irrésistible. Le sourire, même acide, ou le rire désabusé, sont encore le meilleur et peut-être le seul antidote éventuel permettant de survivre sans franchir le pas du suicide.
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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Il n'est de titre plus explicite!, 19 novembre 2000
Par 
Pommeray "Denis" (Paris) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Extension du domaine de la lutte (Poche)
Ce roman nihiliste m'a fasciné. Je n'ai jamais rien lu d'aussi desespéré que l'histoire de cette vie despérante. Houellebecq est le virtuose de l'apologie du "no future"! Ce roman est finalement beaucoup plus abouti que "les particules élémentaires". Le cynisme de Houllebecq, son humour, tantot gris, tantot noir est inimitable, et ne laisse personne indifférent, on adore ou on déteste, moi, j'adore!
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un livre soigné, 7 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Extension du domaine de la lutte (Broché)
Franchement quand on commence ce genre de livre on s'attend à un drame à la fin ou alors une fête avec des filles de joie qui nous ferait sortir de la grotte de Platon. J'ai bien aimé du coup relever le défi car l'auteur manie la plume comme un funambule manie son bâton : on est un peu en équilibre à savoir si Michel Houellebecq est sincère. Du coup on arrive mal à cerner le personnage et je pense que c'est pour ça qu'on peut le trouver impersonnel. En effet le style peut paraître assez banal mais le pince sans rire semble guetter dans chaque œil de lettre (et notamment e, R, a, A, o, O, p, P, d, D, q, Q, b, B, g qui en disposent, et surtout dans le e, c'est la lettre la plus mesquine je trouve). Au final je me suis reconnu légèrement dans le final, mais c'est je pense une stratégie commerciale de l'auteur.

Ce livre est un cadeau idéal pour les personnes qui aiment le sujet.
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20 internautes sur 24 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 une critique du liberalisme sexuel, 19 février 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : Extension du domaine de la lutte (Poche)
Avec ce roman, Houellebecq nous dévoile une critique de notre société sur un plan social. Cette critique sera reprise dans Plateforme. Avec le soucis du détail pour un meilleur réalisme,ce roman nous plonge dans les contradictions de la liberté. Puisque l' ascension sociale est permise, on se bat pour sa carrière. Et de même, on lutte pour trouver un partenaire, les séduisants s'amusent alors que les indésirables sont exclus de la course, en chômage d' amour. Voilà cette extension plus ou moins perverse de la lutte économique qui devient affective. Le narrateur est un ingénieur blasé par ces luttes qui capitule en se laissant porter par les contraintes professionnelles pour finalement pousser un collègue à se rebeller contre cet état de faits. Cet anti-héros est posé en victime, notre société malgré ses progrès ne crée pas que des gagnants.
Sans idéologiser son discours, Houellebecq se confirme en fin observateur social contemporain.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Mal de vivre, 18 août 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Extension du domaine de la lutte (Broché)
Houellebeque nous décrit ici les cages où les humains s'enferment eux-mêmes afin de pouvoir briser les barreaux vers l'inaccessible bonheur... Désabusé, emprunté, maladroit, dépressif, le héros (l'auteur?) explore les bas-fonds de la psyché. J'ai trouvé ce livre drôle.
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10 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Quel style !!, 4 novembre 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Extension du domaine de la lutte (Poche)
Houellebecq est polémique. Tant mieux, chacun ses goûts. J'adore le contraste entre son style percutant et l'image de dépressif qu'il donne de lui même. Ses observations sont pointues, sa plume acérée, c'est à n'en pas douter un grand écrivain.
Ce livre est une chronique de la solitude urbaine et contemporaine à travers deux exclus sociaux du point de vue de leur incapacité à se lier aux autres.
Je recommande vivement sa lecture.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 chef d'oeuvre d'humour noir, 18 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Extension du domaine de la lutte (Broché)
En lisant "extension" il m'a semblé revoir un Film de Woody Allen.
Je me suis marré de bout en bout! C'est un livre désespérément jubilatoire. Certains ont comparé Houellebecq à Céline; je dirais plutôt que se sont des styles parallèles. Céline accroche son lecteur par l'invective, il l'apostrophe. Houellebecq le met dans sa poche par la dérision. Il dresse un portrait dramatique de ses personnages, d'une situation, qu'il désamorce aussitôt par un trait saugrenu, fichant en l'air toute sa démonstration. Quel talent!
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Extension du domaine de la lutte
Extension du domaine de la lutte de Michel Houellebecq (Broché - 8 septembre 2010)
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