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Inconnu à cette adresse
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21 sur 22 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 9 août 2010
Un roman épistolaire étalé du 12 novembre 1932 au 3 mars 1934 entre deux amis, Martin Schulse, 40 ans, allemand, marié et père de trois garçons, et Max Eisenstein, 40 ans, allemand d'origine juive et célibataire. Les deux hommes sont des associés de longue date dans une affaire prospère de commerce de tableaux à San Francisco et lorsque Martin décide de retourner en Allemagne, ils correspondent tout naturellement. Martin raconte à son ami son retour au pays natal, ses difficultés et ses succès personnels pour se réadapter au mode de vie allemand, sa redécouverte de l'Allemagne et de la pauvreté matérielle de la plupart des Allemands quinze après la fin de la première guerre mondiale. En racontant l'ambiance économique morose, il évoque aussi l'espoir séducteur d'un monde meilleur qu'insuffle un certain Adolf Hitler, maintenant à la tête du gouvernement, homme charismatique qui semble doté d'une énergie incroyable. Au fil de la correspondance, Martin change son point de vue: au début hésitant et méfiant quant aux motifs d'Hitler et de son parti, il est séduit par les discours prometteurs et change peu à peu son attitude avant d'afficher une adhésion complète (et contrainte?) aux valeurs véhiculées par le nazisme.
Son ami Max, resté aux Etats-Unis, est de plus en plus inquiet par les rumeurs d'anti-sémitisme qui sévissent en Europe et craint pour la sécurité de sa sœur Griselle, une actrice qui joue dans une pièce à Berlin. Il demande donc à Martin de veiller sur elle et de l'aider si besoin est. Lorsque Griselle, poursuivie par des chemises brunes, est assassinée dans le jardin même de Martin parce que celui-ci lui avait refusé asile dans sa maison, Max, implacable, se venge par voie épistolaire ...
Ce roman épistolaire n'est pas seulement un épisode fictif de l'Histoire en marche mais pose magnifiquement la responsabilité individuelle du choix personnel et de l'esprit critique face aux pressions sociales. A lire absolument pour comprendre le passé et pour méditer sur le présent.
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44 sur 48 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 30 juillet 2003
Qu'est-ce qu'un chef d'oeuvre? Une oeuvre parfaite, à laquelle il ne faut rien rajouter, rien enlever! Voilà ce qu'est ce livre! Pas un mot de trop, pas une phrase manquante. Bien sûr c'est un peu court, mais cette impression ne nait que parce qu'on souhaiterait que le plaisir dure plus longtemps. Si j'avais dû écrire cette histoire j'en aurais fait 500 pages, pleines de redites, d'à peu près, d'explications inutiles! L'auteur l'a écrite en 50 pages, toutes plus justes les unes que les autres. Chaque mot, chaque phrase, chaque lettre pourrait donner lieu à un débat passionné.
A lire une fois pour ne plus l'oublier, à lire deux fois pour en être marqué, à lire trois fois pour la connaitre par coeur, à lire tous le temps pour ne jamais oublier!
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5 sur 5 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Martin est Allemand, Max est juif Américain. Tous deux vivent aux Etats-Unis, tous deux sont associés dans la vente de tableaux. Mais Martin retourne vivre en Allemagne et les deux amis correspondent régulièrement.
1933, Hitler est à la tête du gouvernement. Martin est de plus en plus séduit par la personnalité de ce personnage très charismatique : c'est le point de départ d'une rupture inévitable entre ces deux amis qui se considéraient comme deux frères.
Au fil des lettres, le caractère de chacun s'affine et s'affirme. Les deux hommes seront amenés à faire des choix et à prendre leurs responsabilités, lourdes de conséquences. L'amitié se transformera en haine.
L'écriture est sobre, une sobriété au service de l'efficacité, le récit émouvant et tragique doublé d'un climat sur fond d'incompréhension, d'amertume, de douleur, de trahison et de vengeance. La fin est soignée, imprévisible mais tellement compréhensible.
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12 sur 13 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 3 décembre 2012
Un petit ouvrage de grande qualité, tout en concision, suggestions et … interrogation. On assiste à l’effritement lent et inéluctable d’une belle amitié qui va se transformer en haine implacable.

Il y a dans les commentaires une seule critique négative et sans en reprendre les termes, elle contient sa part de vrai. Car des trois protagonistes de l’histoire n’est pas le plus « horrible » celui que l’on croit, d’autant plus que cette histoire est à recadrer dans le contexte de l’époque, de novembre 1932 à mars 1934.

Nous avons d’abord Martin qui laisse peu à peu les idéaux environnants détruire ses propres idées. Dans sa lettre du 10 décembre 1932, il dit d’Hindenburg : « un grand libéral que j’admire beaucoup » et dans sa lettre du 18 août 1933, « Existe-t-il rien de plus futile qu’un libéral ? ». Tout ce qui constituait ses valeurs s’en est allé pour adopter celles du plus grand nombre. Là où il apparait quasiment machiavélique, c’est lorsqu’il décrit ce qui est arrivé à Griselle. Encore plus froid qu’un rapport de médecin légiste ; aucune émotion pour celle que peu de temps auparavant, il avait profondément chérie.

Vient ensuite Griselle, touchante au début par ses sentiments entiers, et se découvre peu à peu comme ne voulant que satisfaire son ambition, sa gloire et son égo. Pour cella, elle prend des risques « stupides » (dixit Martin) et ne peut s’empêcher de faire une provocation infantile qui va lui coûter particulièrement cher….

Max, enfin, si bon, si gentil, si « humaniste » avoue sans vergogne abuser et voler tranquillement sa « famille » afin d’augmenter son chiffre d’affaires. L’appât du gain lui est un moteur si fort qu’il n’est nullement gêné par ce qui s’apparente à de l’escroquerie. Il nous attriste et nous émeut par sa peur et son chagrin et en cela, nous le suivons. Mais là où il devient ignoble, c’est lorsque que pour venger Griselle, il va mettre en œuvre un plan machiavélique dont il sait qu’il détruira Martin mais aussi sa famille. De ce point de vue, Max est monstrueux et pose une question essentielle sur le pardon et la vengeance.

Un livre petit, certes, mais qui ne laisse pas insensible et que l’on poursuit une fois lu le dernier mot.
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37 sur 41 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Un grand classicisme de l'oeuvre. Sobriété. Pas de verbiage. C'est clair, çà percute, çà fait mal. Je recommande ce livre aux adolescents pour leur formation en "humanités". Penser que ce livre fut écrit avant la seconde guerre mondiale est encore plus bouleversant. L'analyse de la haine anti-juive est tellement pertinente qu'on aurait pu penser que ce livre avait été écrit après le procès de Nuremberg. Remarquable.
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2 sur 2 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Kathrine Kressmann Taylor est une écrivaine américaine d'origine allemande née à Portland en 1903 et morte en juillet 1996. Après un diplôme de littérature et de journalisme de l’université d’Oregon, elle déménage à San Francisco où elle devient correctrice et rédactrice dans la publicité. C’est alors qu’elle commence à écrire pendant son temps libre, et elle a publié à l’occasion dans divers petits magazines littéraires. En 1938 elle déménage avec mari et enfants à New York où elle écrit Inconnu à cette adresse. Story magazine accepte de publier cette nouvelle, cependant l’éditeur Whit Burnett et son mari jugent que « cette histoire est trop forte pour avoir été écrite par une femme » et décident du pseudonyme masculin de Kressmann Taylor, qu’elle utilisa ensuite jusqu’à la fin de sa vie. En 1995, alors qu’elle a 92 ans, Story Press réédite Inconnu à cette adresse pour fêter le 50e anniversaire de la libération des camps de concentration. C'est un immense succès international et le texte est adapté pour le théâtre. L’édition française date de 1999.
Inconnu à cette adresse est donc une nouvelle d’une soixantaine de pages, rédigée sous la forme d’une correspondance entre deux amis, Martin Schulse et Max Eisenstein. Ils sont galeristes et marchands d’art à San Francisco et amis comme frères, le premier est allemand, marié avec enfants, le second est célibataire, d’origine juive. A la fin 1932, Martin retourne vivre en Allemagne et s’installe à Munich ; leur correspondance débute le 12 novembre et s’achèvera le 3 mars 1934.
Après de premiers échanges sur les conditions d’installation de Martin à Munich qui se voit d’emblée, par sa fortune, considéré comme un notable, Max commence à interroger son ami sur les rumeurs concernant la montée du nazisme parvenues jusqu’à lui, à l’autre bout du monde, ce à quoi Martin lui répond en mars 1933 « je crois qu’à nombre d’égards Hitler est bon pour l’Allemagne, mais je n’en suis pas sûr. (…) Mais je m’interroge : est-il complètement sain d’esprit ? »
C’est à cette époque que Griselle la sœur de Max, une comédienne, ancienne maîtresse de Martin, accepte un contrat à Vienne en Autriche. Max se fait de plus en plus curieux sur la situation politique de la région et s’inquiète. Quand il apprend que Griselle a dû s’enfuir après que les spectateurs aient eu connaissance de ses origines juives, il demande à Martin de la recueillir et l’aider, au nom de leur amitié et des liens tendres passés. La réponse de Martin, datée du 8 décembre 1933, est sans appel « Ta sœur est morte », « En tant que patriote mon devoir m’apparaissait clairement. Elle avait montré sur scène son corps impur à des jeunes Allemands : je devais la retenir et la remettre sur-le-champ aux SA. » Dès lors, Max par un ingénieux stratagème, va mettre en branle sa vengeance qui se concrétisera par un dernier courrier lui revenant avec la mention « inconnu à cet adresse », signifiant que Martin est mort.
Ce qui subjugue le lecteur à la lecture de ce texte, c’est qu’il est très court mais extrêmement fort, que le ton et l’écriture sont directs et limpides mais qu’ils reflètent des faits et des situations terriblement bouleversants, qu’il donne l’impression de pouvoir être écrit par n’importe qui tant il est simple alors qu’il est le résultat d’un immense travail d’écrivain.
Chaque phrase et chaque mot ont été pesés, que ce soit le corps des lettres, leurs en-têtes ou la formule de politesse en bas de page. Au cours de la correspondance, on voit clairement évoluer l’attitude de Martin à l’égard du nazisme, passant de l’interrogation à l’adhésion totale, tout se justifiant par la formule magique mainte fois employée « si la finalité est juste, ces incidents passagers seront vite oubliés ». Au fil des lettres, Martin se dégage de Max, son ancien ami/frère n’étant plus qu’un Juif infréquentable, il lui demande de ne plus lui écrire, pour ne pas nuire à sa carrière et à sa famille. Un conseil que Max ne suivra pas, puisqu’il y trouvera la matière pour nourrir sa vengeance.
Par la littérature seule et en quelques pages, Kressmann Taylor touche au plus profond d’une réalité néanmoins mystérieuse, comment des millions d’allemands ont pu se rallier aux théories d’Adolphe Hitler. Un livre à lire absolument.

« Et ici, en Allemagne, un de ces hommes énergiques, essentiels, est sorti du rang. Et je me rallie à lui. Non, comme tu le suggères, parce que, submergé par un courant, je ne peux faire autrement, mais par libre choix. Maintenant, je suis vraiment un homme ; avant, je n’étais qu’une voix. Je ne m’interroge pas sur la finalité de notre action : elle est vitale, donc elle est bonne. Si elle était mauvaise, elle ne susciterait pas autant d’enthousiasme. »
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8 sur 9 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
C'est une américaine, Kathrine Kressmann Taylor, qui a écrit ce petit texte Inconnu à cette adresse, un échange épistolaire de quelques lettres entre deux amis.
Enfin deux «amis» au début ... quand tout va bien.
Quand vers 1933 le juif resté aux US écrit à son ami rentré en Allemagne.
Peu à peu, l'échange tourne au vinaigre, au fur et à mesure que l'allemand se laisse embarquer par le nazisme triomphant.
L'histoire (l'Histoire aussi) vire franchement mal lorsque l'allemand refuse son aide à la soeur du juif, en proie aux persécutions à Berlin. Son frère recevra bientôt une lettre avec la mention : inconnue à cette adresse, qui indique que la soeur bien-aimée n'aura pas survécu.
Sa vengeance sera sans appel ... et on vous laisse découvrir ce que cache réellement le titre de ce petit livre terrible mais très astucieux (on aurait presque pu le classer dans les polars), avec une belle alliance de la forme et du fond.
Comme dans tous les livres sur cette époque (comme dans le Rapport de Brodeck pour n'en citer qu'un qui fait beaucoup parler de lui en ce moment) on y parle de pogroms, d'extermination, de camps de concentration, ...
Mais le plus terrifiant n'est pas dans le texte mais dans quatre petits chiffres hallucinants sur le copyright : 1938 !
L'américaine a écrit cette histoire 2 ou 3 ans avant la guerre !
Plusieurs années avant que le monde ouvre les yeux !
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3 sur 3 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
VINE VOICEle 30 mars 2008
Une nouvelle d'une centaine de pages, composée exclusivement de lettres, qui va vous retourner la tête et le coeur tant l'impact est important.

Le genre épistolaire qui était souvent utilisé au 18ème siècle, revient avec force au travers de ce livre écrit en 1938.

Le contenu est fort, brûlant, très juste, parfaitement maîtrisé et tellement prémonitoire.

Une véritable petite bombe que j'ai découvert avec une immmense plaisir!
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20 sur 23 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 30 juillet 2004
Je ne connaissais pas l'histoire de cette nouvelle, j'ai donc lu la première page et 1/2 heure plus tard je refermais le livre. Tout avait été dit ou plutôt écrit et je n'en revenais pas. Tant de choses dites et faites en si peu de pages avec des mots simples. Un livre à lire absolument et qui ne ressemble à aucun autre, tant par sa brièveté que par sa force et son dénouement.
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1 sur 1 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Il serait dommage de laisser poste restante cette magnifique nouvelle. Il est difficile d'en dire assez pour donner envie de la lire sans pour autant gâcher l'authentique plaisir de la découverte. Elle traite sous un angle tout à fait original la montée du National-Socialisme.

Elle nous présente alternativement les lettres de deux amis qui sont aussi des associés et se considèrent comme des frères. L'un, Max, est juif et vit aux Etats-Unis, l'autre, Martin retourne vivre en Allemagne et se laisse peu à peu séduire par les promesses d'avenir radieux d'Hitler. Leur amitié sera incapable de vaincre l'aveuglement nazi. Martin trahira son ami et commettra l'impardonnable. Max n'aura alors plus que la vengeance comme réponse possible. Elle sera d'une simplicité et d'une violence terrible.

Puissant et dense, le texte ne contient pas un mot de trop et cette concision rend le propos encore plus incisif. Il ne laisse aucune place aux épanchements des opinions de l'auteur, aux descriptions sordides ou aux exposés larmoyants mais frappe avec une justesse redoutable et ouvre la voie à des réflexions profondes. La vengeance génère par exemple des sentiments ambivalents. Si elle apporte la satisfaction de ne pas voir un crime impuni, elle est aussi l'aveu d'un échec humain.
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