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le 21 février 2012
Albert a cinquante ans. Le temps s'écoule, apparemment sans heurts, l'usine.., la maison... Il trouve toujours à bricoler: le jardin,la vigne, les montres qu'il adore réparer. Ces montres qui ont la particularité d'être à l'heure deux fois par jour même si elles se sont arrêtées. Belle métaphore évoquant les deux grands moments de la vie d'un être: la naissance et la mort.Albert arrive au gué de la sienne. Il pense à Suzanne, aux deux enfants qui leur sont venus ( Henri avant la guerre et Gilles après son "retour de prisonnier")Sur fond d'"évènements" en Algérie, le monde d'Albert est en train de basculer. Suzanne "bazarde" les vieux meubles familiaux pour une cuisine en formica ,devient coquette, jette ses vieilles blouses pour porter des robes à la mode, achète la première télévision...Cette télévision, point d'orgue de toutes les ruptures familiales à venir. Rien ne sera plus comme avant!...
A chaque paragraphe,ce livre, tout de finesse, de colère aussi, décoche des flèches d'intense émotion.Ce sont nos parents, nous-mêmes, nos amis, nos cousins, nos fantômes qui viennent tour à tour nous tirer par les pieds
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Albert est un de ces ouvriers que Michelin appréciait beaucoup, car ouvrier et paysan, ils étaient ancrés dans la terre et éloignés des syndicats. Nous allons le suivre dans une journée très particulière, puisque sa femme Suzanne a acheté une télévision, pour pouvoir regarder le reportage de 5 colonnes à la une dans lequel apparait leur fils ainé Henri. Ils ont pour cela invité la saeur d'Albert et son mari. Sans compter tous les habitants du petit hameau qui seront là devant l'écran mystérieux. Mais la journée ne sera pas sans surprise pour l'ensemble de la famille et notamment pour le fils cadet Gilles passionné de livres.

Ce roman est presque une pièce de théâtre puisque qu'il y a unité de lieu et de temps et que le sujet est la comédie humaine, du moins pour Gilles. C'est surtout un roman d'une rare sensibilité et d'une humanité. Il est riche de tout ce qu'il apporte tant sur le plan de la vie quotidienne, que du passé et notamment de ce qu'ont vécu ces soldats français de la ligne Maginot in vaincus, et livrés malgré tout aux allemands. Les relations dans la famille et le couple sont magnifiquement décrites, comme le sont les réactions au remembrement qui a tant marqué le monde paysan à cette époque et bouleversé les paysages ruraux. La magie de la télévision y est aussi rendue, car c'était comme cela qu'elle était vécu dans les assemblées villageoises qui voyaient Paris et le monde rentrer dans leur univers. C'est un livre que l'on peut dire remarquable, il y a des moments qui peuvent être de pure anthologie et l'on y trouve de rares qualités littéraires et de style qui y sont présentes et qu'un résumé ne pourra que transcrire que partiellement.
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le 15 mai 2012
Une histoire simple et poignante .Des personnages authentiques et un trés beau style d'écriture .Une réflexion intelligente sur le temps. En bref un trés bon moment de lecture .
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En vieillissant les hommes pleurent se déroule sur une seule journée. En juillet 1961. En un lieu unique : la maison d'Albert, ouvrier chez Michelin, près de Clermont-Ferrand. Le héros du roman de Jean-Luc Seigle, qui a fait la guerre sur la ligne Maginot et a été fait prisonnier, n'a jamais raconté ses souvenirs. Il n'en peut plus, Albert, il survit plus qu'il ne vit. Le monde est devenu moderne, la télévision, le remembrement, la guerre d'Algérie où son fils aîné combat, tout lui rappelle qu'il n'y a plus sa place. Sa femme rajeunit, sa mère s'enfonce dans les ténèbres, son jeune fils découvre Balzac. Ils pourront faire sans lui. Avec pudeur et un amour profond de ses personnages, Seigle raconte la douleur intime d'un homme qui n'a plus la force de continuer. Dans un style limpide, avec un souci du détail matériel et psychologique qui ne sont jamais pesants. Au passage, dans une sorte de post-face à la fiction, l'auteur réhabilite la ligne Maginot, si souvent moquée, et ses combattants qui repoussèrent les allemands en 40, pour rien, parce que l'Histoire n'a retenu que la débâcle sur l'autre front, le vrai, selon les manuels. Dans ce livre, la colère est enveloppée dans une torpeur estivale, la chaleur accablant les corps et exacerbant les états d'âme. Une belle oeuvre sur la mémoire, l'oubli, les remords, le progrès et la transmission. Oui, avant tout, la transmission.
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le 15 mars 2012
J'ai découvert Jean-Luc Seigle dans une émission télévisée. J'ai pressenti la profonde simplicité de son écriture. Sa réflexion s'inscrit dans le contexte des années 60 : l'idée qu'on se faisait alors de la modernité, la guerre d'Algérie,les autres guerres encore présentes dans les coeurs, et comment un enfant peut se construire dans tout cela, ce qui est dit et surtout ce qui est tu...
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le 18 janvier 2015
Dans les années 60 en Auvergne. Le père travaille la nuit chez Michelin. Sa femme est "au foyer"; sa mère qui perd un peu la tête habite aussi chez eux. Un des fils est parti en Algérie, l'autre, beaucoup plus jeune, passe ses journées dans les romans, notamment Eugénie Grandet. On n'a pas l'impression d'une vraie famille, pas vraiment de discussions, on ne sent pas l'amour entre les membres. Sauf la mère qui écrit à son fils en Algérie tous les jours et qui achète la télé à crédit (ce sont les premières) pour l'y voir, et qui , par ailleurs, est amoureuse du facteur...
Un récit sur les années 60, après la 2è guerre mondiale, et qui se situe déjà dans une autre; c'est le progrès technique qui arrive. Mais le père s'en sent étranger, comme il se sent finalement étranger à cette famille.
Un livre agréable à lire, qui retrace bien une époque. Mais le dernier chapitre, qui en fait est une nouvelle séparée censée se passer 50 ans plus tard (même si Gilles, le protagoniste, prof de philo, ressemble beaucoup au Gilles plus jeune du roman) n'apporte rien du tout et ne devrait pas en faire partie.
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le 17 novembre 2014
une histoire simple , une journée dans la vie d'une famille comme tant d'autres en 1960... et pourtant on ne peut se détacher du fil de ce livre... Les vies se nouent , se dénouent, s'entrechoquent.
On veut savoir, on attend le soir avec impatience, on prend partie en soi pour les personnages, on les aime, on pleure nous aussi mais comme on respire, parce que c'est naturel, parce que c'est vrai...
Ce livre est superbement écrit, ciselé, les personnages y prennent vie au détour des mots, on voudrait leur crier "non, non, ce n'est pas ça !" mais on ne peut que vivre avec eux cette fin de journée inéluctable où tout le livre nous amène.
A lire, à déguster...
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le 27 mai 2015
Albert est ouvrier dans une usine Michelin. Attaché à sa terre, il cultive lui même les fruits et légumes qui serviront à nourrir sa famille. Également bricoleur, il est passionné par l'horlogerie et se plait à réparer ces machines formidables qui "même en panne, ont cette faculté à donner la bonne heure deux fois par jour".

L'histoire se passe dans les années soixante et Albert se trouve confronté à des évolutions techniques et idéologiques qui le dépassent.
Cette fable, qui se déroule sur une seule journée (les chapitres représentent les différents moments de la journée : levée du jour, matinée, après midi...) est une quête de soi, une quête de sens abordant de grands sujets tels que l'amour parental, la guerre, l'histoire et l'héritage familial.

Les personnages sont touchant et les réflexions profondes. Je suis d'une génération qui n'a connu la guerre que dans les livres d'histoire. En vieillissant, les hommes pleurs est un livre émouvant qui réussit à nous plonger dans la tourmente de ces gens qui, ayant connu les grandes guerres, se retrouvent dans l'angoisse de voir partir leurs enfants en Algérie. Mais l'auteur nous parle ici surtout d'Amour, l'Amour d'un père qui, en vieillissant s'autorise à pleurer.

Merci Monsieur Seigle pour ce magnifique moment de lecture.
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le 10 février 2014
Nous sommes en 1961 à Assys, petit village d'Auvergne. L'histoire se déroule en l'espace d'une journée et raconte celle d'Albert Chassaing, 50 ans - fermier attaché aux souvenirs et aux choses rustiques - et de son idée d'en finir avec la vie parce qu'il a un passé devenu trop douloureux. Mais avant, avec bonhomie, il veut s'assurer que son entourage se porte bien : sa mère Madeleine qui perd la tête, sa femme Suzanne, la trentaine qui souhaite tout moderniser et écrit moult lettres à leur fils Henri parti à la guerre d'Algérie ; Gilles, 11 ans le petit frère bibliophile et du coup pas comme les autres ; Paul Marsan, le facteur qui fait du gringue à Suzanne ; Monsieur Antoine le voisin prof retraité ; Liliane, la saeur d'Albert venue en visite...
Tout ce beau monde se réunit un soir autour de la télé que les Chassaing viennent d'acheter pour regarder un reportage sur la guerre en Algérie et voir Henri apparaître à l'écran. Un événement qui va les bouleverser. Au cours de cette journée, Albert ressent une sensibilité nouvelle qui nous touche nous aussi, lecteurs, très bien traduite ici : « Les mots étaient enfermés dans sa tête et ne glissaient que très rarement jusqu'a sa bouche. Ce soir, ils sortaient abondamment de ses yeux. Jamais il n'avait autant aimé pleurer que cette nuit-là... »
Ce livre se lit très facilement et décrit de façon admirable le quotidien d'une famille, de ses relations et de ses émotions autour de phrases simples, en soulignant la transmission entre les générations et le poids des souvenirs.
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le 12 mars 2016
Il y a des livres que l'on oublie très vite et ceux qui marquent. Celui-ci fait partie des 10 livres de ma vie, une rencontre poignante avec un personnage très touchant.
Une écriture qui dépeint avec subtilité Albert, un homme à l'abord rustre et au physique imposant qui contrastent avec sa grande sensibilité. Il manifeste une intelligence émotionnelle qui lui donne un regard lucide et éclairé sur ce monde en pleine mutation dans lequel il se sent étranger. Jean Luc Seigle parvient aussi à explorer avec brio les émotions complexes de la dynamique familiale. Telle la scène où Albert doit faire la toilette à sa mère. La lecture de cette scène passée au crible de mon expérience professionnelle (et je suis intransigeante envers tout ce qui sonne faux), se révèle être un sans faute : une écriture sobre et sans fausse note qui suggère, souligne, dessine avec pudeur les contours des sentiments contradictoires qui s'entrechoquent dans de telles situations.
Ce livre est une merveille!
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