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Les Tartuffe, imposteurs, hypocrites se parant de beaux atours moraux, donnant la leçon, n'en suivant aucun des préceptes, afin, par la manipulation habile, détourner les bonnes âmes, les spolier à des fins personnelles d'enrichissement, de pouvoir : Molière les ridiculise, met à plat leur méchant jeu, les fait apparaître, par la lumière drue qu'il projette, dénudés alors de leurs ombres capricieuses, épaisses et noires de vilenies, comme des profiteurs froids, sans conscience.

"Le Tartuffe" est une pièce où la violence est transcendée par le rire, celui de l'âme. Molière ne joue pas dans le registre des B0014RP69I Fourberies de Scapin, de la Comedia del Arte ; non il vise à démasquer l'hypocrisie qui prend le pouvoir sur les esprits, les âmes, de la plus dangereuse des manières, utilisant le biais sacré de la religion, les faux dévôts.

Sa pièce suscita une grande réaction violente de la part des hypocrites. N'eût été le soutien du Roi Louis XIV, elle aurait été censurée et sans doute Molière aurait-il pu craindre à sa vie.

En août 1664, Molière présente son premier placet au roi :

"Sur la comédie du Tartuffe, qui n'avait pas encore été représentée au public
Sire,

Le devoir de la comédie étant de corriger les hommes en les divertissant, j'ai cru que, dans l'emploi où je me trouve, je n'avais rien de mieux à faire que d'attaquer par des peintures ridicules les vices de mon siècle; et, comme l'hypocrisie, sans doute, en est un des plus en usage, des plus incommodes et des plus dangereux, j'avais eu, Sire, la pensée que je ne rendais pas un petit service à tous les honnêtes gens de votre royaume, si je faisais une comédie qui décriât les hypocrites, et mît en vue, comme il faut, toutes les grimaces étudiées de ces gens de bien à outrance, toutes les friponneries couvertes de ces faux-monnayeurs en dévotion, qui veulent attraper les hommes avec zèle contrefait et une charité sophistiquée.

Je l'ai faite, Sire, cette comédie, avec tout le soin, comme je crois, et toutes les circonspections que pouvait demander la délicatesse de la matière; et, pour mieux conserver l'estime et le respect qu'on doit aux vrais dévots, j'en ai distingué le plus que j'ai pu le caractère que j'avais à toucher. Je n'ai point laissé l'équivoque, j'ai ôté ce qui pouvait confondre le bien avec le mal, et ne me suis servi dans cette peinture que des couleurs expresses et des traits essentiels qui font reconnaître d'abord un véritable et franc hypocrite. (...)" - p. 147-148

Molière est une source d'inspiration pour le combat citoyen. L'écriture fine, ciselée, subtile enrichit la perception des sens.

Quel bonheur !
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Les Tartuffe, imposteurs, hypocrites se parant de beaux atours moraux, donnant la leçon, n'en suivant aucun des préceptes, afin, par la manipulation habile, détourner les bonnes âmes, les spolier à des fins personnelles d'enrichissement, de pouvoir : Molière les ridiculise, met à plat leur méchant jeu, les fait apparaître, par la lumière drue qu'il projette, dénudés alors de leurs ombres capricieuses, épaisses et noires de vilenies, comme des profiteurs froids, sans conscience.

"le Tartuffe" est une pièce où la violence est transcendée par le rire, celui de l'âme. Molière ne joue pas dans le registre des B0014RP69I Fourberies de Scapin, de la Comedia del Arte ; non il vise à démasquer l'hypocrisie qui prend le pouvoir sur les esprits, les âmes, de la plus dangereuse des manières, utilisant le biais sacré de la religion, les faux dévôts.

Sa pièce suscita une grande réaction violente de la part des hypocrites. N'eût été le soutien du Roi Louis XIV, elle aurait été censurée et sans doute Molière aurait-il pu craindre à sa vie.

En août 1664, Molière présente son premier placet au roi :

"Sur la comédie du Tartuffe, qui n'avait pas encore été représentée au public
Sire,

Le devoir de la comédie étant de corriger les hommes en les divertissant, j'ai cru que, dans l'emploi où je me trouve, je n'avais rien de mieux à faire que d'attaquer par des peintures ridicules les vices de mon siècle; et, comme l'hypocrisie, sans doute, en est un des plus en usage, des plus incommodes et des plus dangereux, j'avais eu, Sire, la pensée que je ne rendais pas un petit service à tous les honnêtes gens de votre royaume, si je faisais une comédie qui décriât les hypocrites, et mît en vue, comme il faut, toutes les grimaces étudiées de ces gens de bien à outrance, toutes les friponneries couvertes de ces faux-monnayeurs en dévotion, qui veulent attraper les hommes avec zèle contrefait et une charité sophistiquée.

Je l'ai faite, Sire, cette comédie, avec tout le soin, comme je crois, et toutes les circonspections que pouvait demander la délicatesse de la matière; et, pour mieux conserver l'estime et le respect qu'on doit aux vrais dévots, j'en ai distingué le plus que j'ai pu le caractère que j'avais à toucher. Je n'ai point laissé l'équivoque, j'ai ôté ce qui pouvait confondre le bien avec le mal, et ne me suis servi dans cette peinture que des couleurs expresses et des traits essentiels qui font reconnaître d'abord un véritable et franc hypocrite. (...)" - p. 147-148

Molière est une source d'inspiration pour le combat citoyen. L'écriture fine, ciselée, subtile enrichit la perception des sens.

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Il est des vérités qu'on ne jette pas sans risques à la face de la Société. Notre cher Molière en fit l'amère expérience avec cette pièce qui lui valut de solides inimitiés. Heureusement, dans son infinie sagesse, Madame la Postérité l'a bien vengé du courroux de ses contemporains. Ainsi ce "Tartuffe" tant vilipendé à sa création trône aujourd'hui, à juste titre, parmi les plus grandes oeuvres du Répertoire mondial.

Est-ce une charge contre la religion? Bien sûr que non! Contre les dévots? Même pas! Le vice qu'y dénonce Molière avec une salutaire férocité, ce n'est pas l'hypocrisie religieuse, mais l'hypocrisie tout court, et ses corollaires que sont la fourberie et la duplicité. La force de cette pièce, sa grandeur, son intelligence, c'est qu'en démasquant un type particulier de tartufferie, elle les démasque tous: d'un cas singulier, elle s'élève à l'universel, ce qui lui permet de traverser les générations et les siècles sans perdre une once de pertinence.

Comme Harpagon est devenu l'archétype de l'avare, Monsieur Jourdain celui du bourgeois stupide et vaniteux, Tartuffe symbolise à jamais le veule hypocrite cachant sous d'inoffensives apparences et de captieux discours une âme viciée par l'ambition et l'intérêt. Méfions-nous des beaux parleurs, nous dit Molière dans ces vers, qui nous enrobent de conseils qu'ils ne suivent pas eux-mêmes et habillent d'un manteau de vertu la bassesse de leurs desseins! Il n'est pas de meilleur conseiller que le bon sens, ni de plus méprisable imposture que de feindre l'humilité à des fins crapuleuses.

Servie par une langue éblouissante, portée par une construction rigoureuse, riche d'un message intemporel, "Tartuffe", trois siècles et demi après sa création, reste décidément l'une des plus belles manifestations de l'Esprit Français. Rarement le théâtre aura servi aussi plaisamment la cause de la Vérité!
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Représentée pour la première fois au château de Versailles le 12 mai 1664, puis ayant fait l'objet de plusieurs interdictions et modifications, Tartuffe reste d'actualité.

En effet, cette pièce, comme tant d'autres de Molières, est destinées ridiculiser un vice. Ici, il s'agit de l'hypocrisie (à noter qu'on peut se demander si Molière lui-même n'aurait pas fait preuve d'un peu d'hypocrisie, ou de rouerie, en insistant bien dans sa préface sur le fait qu'il faut "bien distinguer le personnage de l'hypocrite d'avec celui du vrai dévot" ce qui permettra à cette pièce d'être jouée) mais dans son cas, c'était pour la bonne cause.

Molière signe là une de ses meilleures pièces, avec des alexandrins très riches. Tartuffe, un faux dévot, arrive à prendre un tel ascendant sur Orgon, un riche bourgeois, que ce dernier lui propose d'épouser sa fille, Mariane et fait à Tartuffe une donation inconsidérée. Tartuffe serait-il arrivé à ses fins ?

Pas question ici d'en dire plus ici sur l'histoire car ce serait prendre le risque de dénaturer la pièce.

Mais plus que l'hypocrisie, c'est l'art de la manipulation qui est dénoncé.

Art dont sont passés maîtres certaines personnes, des "pervers" (nb. pour les modérateurs d'Amazon : il s'agit là d'un terme médical employé en psychiatrie qui dépasse très largement le cadre de la perversion sexuelle). La méthode est éculée mais fonctionne toujours. Donnant une belle image de lui (humble, serviable, conciliateur etc.), le manipulateur est en fait quelqu'un qui est prêt à tout pour obtenir ce qu'il veut, que ce soit de l'argent, la satisfaction de son égo voire un sentiment de puissance rien qu'en pouvnt nuire à d'autres.

Molière n'a guère de compassion pour eux. Ainsi les traite-t-il, dans sa pièce, de "méchant, coupable, scélérat, chargé de souillure, de crimes et d'ordures, perfide, infâme, perdu, homicide" (nb. c'est Tartuffe lui-même qui se traite de tous ces noms dans la pièce, ce sont donc des termes employés par Molière lui-même)

Il faut faire la distinction entre celui qui est hypocrite par appât du gain, malhonnête, et le manipulateur "pervers" qui cherche à compenser certaines déviances en essayant de s'attirer la sympathie de personnes pour les amener à agir dans son seul intérêt afin d'atteindre son but souvent inavouable.

Molière l'a bien écrit :
" La vertu, dans le monde, est toujours poursuivie ;
Les envieux mourront, mais non jamais l'envie."

La mise en garde, contre les "pervers" est d'autant plus d'actualité que les nouveaux moyens de communication et les espace de discussions leur offrent des terrains "de jeu" qui leurs conviennent parfaitement.
Certes, pour reprendre Molière,
"Ce coquin va forcément se faire chasser" (...)
"C'est à vous d'en sortir, vous qui parlez en maître."

C'est ce qui arrive dans 99% des cas, on en a eu récemment des exemples.

Mais il y a cependant des pervers qui passent au travers des mailles du filet. Lorsque l'un des leurs "sort", ils versent des larmes de crocodile, histoire de s'assurer les bonnes grâces des amis de celui qui s'est fait chasser. Ils peuvent même être responsables de cette éviction mais arrivent tellement bien à manipuler les autres qu'ils arrivent à les persuader qu'un autre est coupable si cela peut servir leurs intérêts.

Si, à l'époque de Molière, il était inconcevable que Tartuffe puisse arriver à ses fins, il n'en est pas de même dans la vie, réelle ou virtuelle.

Il y a des Tartuffes qui sévissent autours de vous, principalement des "pervers" et relire cette pièce exceptionnelle vous permettra de mieux les reconnaître et surtout, d'en protéger vous et surtout vos enfants car le Tartuffe est un exemple (parmi d'autres) de ce que l'on appelle en psychiatrie en "pervers narcissique". Ainsi certains viendront vous flatter dans des messages, afin de recevoir l'obole d'un vote. Mais si vous regardez bien, ce sont des centaines de personnes qu'ils ont flattées comme vous.

Un bon indice : les pervers narcissiques utilisent, pour mieux nous tromper des mots de "tous les jours" comme hypocrisie et stratégie ou essaient de noyer le poisson en parlant d'anachronisme, grand mot totalement hors sujet dans note cas même s'il est temps, pour des aigles qui ont perdus leurs ailes, de descendre céans du comptoir ou perchés ils étaient et où ils furent surpris à pérorer comme par inadvertance et fausse ingénuité.

Heureusement, la vie nous a récemment appris que des Tartuffes ont payé pour l'ensemble de leur oeuvre et on peut espérer que cela sera bientôt le cas pour d'autres, y compris ceux qui ont failli mourir dernièrement étouffés par leur propre haine. Ce n'est que partie remise, l'espoir demeure.

Attention : certaines éditions ne comporte que des extraits commentés. Si vous voulez vous procurer le texte entier, vérifiez bien que la mention "Texte Intégral" figure sur la photo de couverture ou dans la description.

Celle-ci est intégrale mais propose aussi une très intéressante "Critique du Tartuffe".

Ah, que ne donnerions-nous pas pour que ces cancrelats crochus que sont les Tartuffes soient une race en voie d'extinction et pour que tous ces pervers vulgaires, hypocrites ridicules sans valeur, bourgeois gentilshommes fats mamamouchis locaux, imbus d'eux mêmes et imbibés d'alcool, aigle et apothicaires imaginaires tombent de haut, comme ce fut le cas pour Orgon.
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TARTUFFE est avec DOM JUAN l'une des deux pièces atypiques du répertoire de Molière. Le dramaturge y dénonce les faux dévots et la crédulité des esprits faible en mettant les rieurs de son côté. La pièce fut sans doute trop osée pour l'époque puisque le roi la fit rapidement interdire. Quand l'art devient une machine de guerre contre l'hypocrisie générale et la manipulation des consciences il n'y a plus qu'à censurer... Reste qu'aujourd'hui l'oeuvre garde toute son actualité et se redécouvre avec délice.
Archibald PLOOM (Culture-CHRONIQUE)
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le 20 septembre 2010
Attention, ce livre ne contient PAS le texte de Tartuffe.
Il ne contient que des éléments qui permettent d'apprécier l'œuvre, de la mettre dans son contexte etc.
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le 27 août 2013
Tartuffe est le chef-d’œuvre de Molière. Ce livre a d’abord le mérite de l’intérêt. Toute cette famille, en proie à un personnage horrible, nous inspire de la sympathie : nous y voyons une femme aimable et sage, un fils impétueux, mais honnête et franc, un frère sensé et respectable, une position honorable. Ils étaient heureux et unis, le malheur fond chez eux dès que l’imposteur y a mis les pieds ; c’est tout un monde bouleversé : affections, fortune, honneur, ils sont atteints de tous les côtés
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le 28 octobre 2012
Molière c'est Molière...

Les avant propos et préambules sont vraiment tres creux.

Ce qui me met le plus en colère c'est que la couverture faite d'une sorte de plastique s'est mise apres 3 jours à se rouler sur elle meme d'une façon telle que le livre semble avoir 10 ans et est une vraie .....ruine !!

Pas bravo Mr Larousse !!!
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1000 PREMIERS RÉVISEURSle 9 janvier 2012
Fidèles à l'esprit de cette collection, les éditions Folio nous présentent une pièce analysée en prenant de la hauteur. Pas de résumé de la comédie. On entre de plain-pied dans l'Histoire avec les trois placets de Molière à Louis XIV pour lui réclamer le soutien royal face aux cabales. Viennent ensuite la pièce et son analyse. Le dossier de Guy Belzane nous replace dans l'époque : la présence permanente à la Cour des dévots hypocrites, les cabales déclenchées contre l'auteur et la nécessité que celui-ci a ressentie de modifer son œuvre à trois reprises. Que Molière ait pu bénéficier du soutien du roi et même de celui du légat du pape(!) n'y changeait rien. Les dévots se déchaînaient pour faire interdire la pièce... et ils ne manquaient pas d'appuis parmi les Grands. Guy Belzane enrichit son analyse d'un développement intéressant sur les différences entre le baroque et le classicisme.

Je recommande le Tartuffe dans cette édition pour ceux qui ne veulent pas s'embarrasser du côté collégien que l'on trouve habituellement dans ce genre de fascicules avec sa liste de questions sur le texte pour faire réfléchir les élèves. Point de cela dans cette édition FolioPlus qui demeure très séduisante.
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le 4 janvier 2013
Acheter à la demande du professeur de français de 4ème. Ma fille a apprécié de le lire même si en matière de théâtre je conseille aux parents d'acheter aussi une vidéo des pièces (on en trouve à pas trop cher). Arrivé en bon état et à temps. Merci
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