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Le roman de Jérôme Ferrari, presqu'une nouvelle tant il est court (200 pages de petit format), se distingue tout d'abord par une belle écriture, au vocabulaire riche et aux phrases ciselées, et de subtiles références historiques et philosophiques qui, étonnamment, ne détonnent pas avec un récit centré sur l'univers terre à terre d'un bar assez banal d'un petit village corse.

A travers l'histoire d'une famille (sur 4 générations), l'auteur illustre intelligemment l'idée que si l'on ne choisit pas sa famille, on ne peut pas non plus se soustraire facilement à l'histoire et aux blessures de cette même famille. Au travers des aspirations de Matthieu et de son ami Libero qui reviennent au village pour reprendre la gérance d'un bar pourtant marqué par une évidente mauvaise étoile, l'auteur développe son thème central - « Ce que l'homme fait, l'homme le détruit » - sur la base d'événements anodins et très concrets. La trame du récit se situe ainsi à des années lumières de bouleversements civilisationnels qu'a vécu Saint Augustin, 1600 ans plus tôt, qui servent pourtant de filigrane au roman (Libero a étudié Saint Augustin en fac de philo et la sœur de Matthieu travaille sur le site des fouilles d'Hippone) et viennent en souligner le propos.

C'est donc avec une grande discrétion que l'auteur exploite la référence au sermon d'Augustin sur la chute de Rome : pas besoin, comme Jérôme Ferrari le démontre, de féroces guerriers Wisigoths ou Vandales pour mettre à bas un monde apparemment idéal. De médiocres petits grains de sable peuvent suffire à détruire les plus beaux rêves : un brin de jalousie envers la serveuse qui à rencontré l'homme de sa vie ou un soupçon de déception vis-à-vis d'une autre qui soustrait des sommes pourtant minimes dans la caisse pour Libero ; la vaine croyance que l'on peut vivre en détournant les yeux de la réalité et encore cette même jalousie du côté de Matthieu, qui ne parvient pas à assumer ses histoires d'amour, envers ceux qui n'ont pas cette retenue.

Brillant, bien écrit, intelligemment construit, parfois drôle, souvent sombre, « Le sermon sur la chute de Rome » frappe par la puissance de son propos et par son message sur l'humilité nécessaire à chaque entreprise humaine. Il lui manque pourtant le « je ne sais quoi » qui en ferait un roman inoubliable. Une « chute » un peu trop prévisible peut-être.
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le 29 novembre 2015
En lisant la 4ième de couverture, je vois que ça parle d'un bar familial en Corse...je craignais le pire, de découvrir un tableau familial lent et ennuyeux.

Il n'en est rien, même si la construction est un peu lente, les premiers chapitres moins expressifs, davantage présents pour structurer la suite que nous empêcher de fermer l'oeil.

Le style de jérome Ferrari m'a surpris, y étant peu habitué. De courtes propositions s'enchainent, uniquement séparées par ces virgules, ajoutant à la précédente des colorations différentes, portant le lecteur comme le ferait une rivière, pris de plus en plus fort par le courant de l'ambiance qu'il distille.

Description des scènes et des personnages un peu distante, laissant le lecteur se forger sa propre image, aidé par les sous-entendus impliqués par le choix des mots.

Finalement le scénario, n'en est pas vraiment un ; nul rebondissement incroyable, tout ce qui se passe n'a pour but que d'éclairer, pour chaque personnage, sa relation aux autres et leur approche à la vie et la mort et en ce qu'ils ont de symbolique : les aspirations et les échecs.

Le final (le fameux Sermon), est brillant de solennité et de pertinence. Il semble nous condamner tous à nos errances terrestres, privés de lucidité et d'espoir. Semble seulement. Comme Saint Augustin qui doute, qui peut vraiment savoir ?

Bonus : Couverture magnifique
0Commentaire2 sur 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 29 septembre 2012
Un philosophe, auteur confirmé au style original et brillant, qui nous invite à découvrir notre société en contrepoint des méditations de Saint Augustin! Voilà ce qui me semblait la promesse d'une lecture intéressante, voire même d'une réelle découverte. Or, à la fermeture du livre, il ne me reste que le sentiment d'avoir perdu mon temps.
Que les personnages soient des anti-héros aux motivations médiocres, pourquoi pas. Mais aucun d'entre eux ne fait l'objet d'un minimum de réalité psychologique. Aucune identification n'est possible avec cet univers de zombies, si bien que le rapprochement avec la chute de Rome fait l'effet d'un anachronisme sacrilège. Le vrai sujet de cette fausse saga est le "bar", dont le destin nous est conté avec force détails, avec les tentatives successives d'en rendre l'exploitation rentable. Un bar corse ne peut survivre qu'en s'adossant à la prostitution: telle pourrait être, en résumé, la thèse de cet ouvrage. Certes, cela force la méditation!
Le mal-être existentiel du Roquentin de La Nausée apparait, en comparaison, comme une aventure exaltante. Pour ceux qui aiment le 'trash', qu'ils (re)lisent les Chemins de la liberté!
1111 commentaires118 sur 141 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Il fallait bien du culot à Jérome Ferrari pour faire entrer en résonance la petite histoire banalement humaine de Libero et Matthieu, avec la grande Histoire, celle de St Augustin tentant de consoler ses contemporains sur la fragilité des Empires aprés la chute de Rome. J'ai attaqué ce court roman à reculons car je trouvais ce pati-pris bien prétentieux et j'avais lu trop de commentaires négatifs. Et pourtant ce roman a été pour moi une des trop rares belles surprises de la rentrée. Bien sûr on peut être agacé par ces phrases à rallonges, mais ne sommes-nous pas dans une tragédie, celle précisément de la condition humaine? et cela mérite bien un peu de pompe. On peut aussi être irrité par une construction parfois confuse aux changements de points de vue non annoncés. Mais ce flottement ne souligne-t'il pas le parallèle entre le destin du grand-père et celui de son petit-fils, l'un ayant compris le tragique et l'absurdité de la condition humaine et l'autre qui ne va pas tarder à en faire la triste expérience? Inutile de présenter l'aventure corse de ces deux garçons qui nous rappelle la vanité de nos entreprises qu'un grain de sable peut détruire mais qui nous dit aussi que l'homme a en lui la force de se relever après l'effondrement de ses rêves. Belle métaphore aussi sur la mort des sociétés, la nôtre certainement, mais l'Histoire nous a prouvé que les hommes s'adaptent et que la vie perdure. Un roman pas si pessimiste qu'il n'y paraît au premier abord.
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le 15 avril 2014
pas grand fan des goncourt, il faut être franc, celui-ci est un petit bijou, c'est à se demander si le jury ne s'est pas trompé dans son choix entre la poire et le fromage. tant mieux pour les lecteurs
0Commentaire2 sur 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 12 août 2015
Etonnant par le style (dans un premier temps ...rébarbatif, "trop littéraire".)
Etonnant par le traitement du sujet : la Corse, les corses, ne sont pas cajolés. Pas refusés non plus. Roman "humain", en fait, très humain.(Je pense à un traitement quelque peu "flaubertien" des personnages.)
On rechigne un peu, puis on se laisse envoûter.
Il mérite son prix : c'est un excellent livre.
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le 9 septembre 2015
Impression mitigée. D’abord un réel plaisir provoqué par le style si particulier de cet auteur, une écriture nerveuse et qui tient en d’haleine, des phrases longues et beaucoup de diversion. Au moins l’auteur fait preuve d’originalité, dans sa façon d’écrire, ce qui est déjà à souligner.

Et puis, petit à petit le soufflé se dégonfle, on progresse dans l’histoire sans vraiment faire connaissance avec les personnages, qui restent toujours superficiellement décrits, on se demande qui est le véritable héros de ce roman, on ne voit pas où l’auteur veut nous emmener.

Reste cette scène magnifique, dans une bergerie de la montagne corse, avec ce paysan au milieu des verrats – je n’en dirai pas plus -. Cette scène, qui tombe un peu à pic mais on comprendra pourquoi plus loin, e qui, selon moi, a assez de force pour soutenir tout le roman … Et j’aurai préféré que l’auteur bâtisse son roman autour de cette image, de cette scène, qu’il approfondisse ses personnages, plutôt que de se perdre en diversions, qui au final affaiblissent le roman.
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50 PREMIERS REVISEURSle 11 septembre 2013
Il est toujours triste de parcourir un livre là où on aurait aimé gouter l'immersion et de découvrir le bimbelotier, tapi derrière l'artisan joaillier.

Pourtant, tracer le parallèle entre la chute du monde romain telle que commentée par St Augustin évêque d'Hippone et celle inexorable, de nos mondes successifs, ou évoquer le destin de l'Homme portant en germe sa destruction, étaient à priori, des idées fortes et intéressantes.

Hélas, à la lecture ce lien paraît bien fragile et le traitement parfois brillant, est également assez frustrant et agaçant.

La vie de ces jeunes gens déboussolés, idéalistes à mi-temps et cherchant à s'accomplir en reprenant le bar dans un petit village corse, semble tellement pusillanime qu'il est vain de chercher une résonance, exceptée celle du creux.

L'histoire de Matthieu et Libero, ces 2 amis d'enfance, réfugiés dans le petit monde de l'Alta rocca est surtout prétexte à déverser la désormais habituelle "french touch" : personnages outrés (la serveuse Annie qui accueille tous les clients en leur grattant les burnes !), situations caricaturales, éternels tics d'écriture recherchant l'originalité à tout prix.

Ce bar doit être approvisionné par David Foenkinos tant il sert du poncif à toute heure.

D'ailleurs, le style colle bien à cette gargote un temps transformée prétentieusement en "lounge". A chaque fois que le récit pourrait décoller, quand apparaissent de jolies tournures (oui, il y en a) ou une idée intéressante, surgit immanquablement une considération banale chargée de "faire genre", qui vient l'affadir.

Comme pour s'excuser de laisser poindre à plusieurs reprises le bel écrivain qu'il pourrait être, Ferrari semble s'acharner par des épisodes aussi ridicules que les introspections digitales de Gratas ou l'assassinat de fascistes italiens par un berger naïf, à échapper à toute tentation lyrique.

S'ajoute à ça, la petite affèterie visant la ponctuation, avec des insertions de dialogues ou ses phrases à rallonge. Regardez la phrase qui commence p 146 ("Le temps...) et s'achève 23 lignes plus tard au pied d'une autre qui elle ("Jacques..."), s'étale sur 32 lignes (!)

Si au moins, on s'attachait aux personnages. Si, comme savait le faire Pagnol, de l'émotion pouvait surgir des tournées de pastis...
Mais ici, nous sommes loin du Bar de la Marine.

Matthieu et Libero, les 2 tenanciers semi-proxénètes sont tellement peu attachants, leur chute est tellement prévisible qu'on se surprend à guetter l'arrivée des vandales pour leur ouvrir les portes afin qu'on en finisse au plus vite.

Les personnages secondaires auraient pu éveiller davantage d'intérêt et notamment Aurélie, la sœur de Matthieu, lucide et résignée. Mais ils sont abordés de manière trop superficielle pour attirer l'attention qu'ils auraient méritée.

Là ou St Augustin libérait et désespérait son auditoire effrayé par l'approche des Wisigoths d'Alaric en rappelant que Dieu ne nous avait jamais promis "que la mort et la résurrection", Ferrari délivre -parfois avec talent, un sermon insipide, peuplé de charcuterie à touristes, de 4X4 et d'entraineuses bonasses. (au passage : pauvre Corse où les fantasmes destinés à épicer les brouets de St Germain des prés semblent pousser plus drus que la Nepita...)

Ferrari : la révision s'impose.
22 commentaires23 sur 29 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 8 octobre 2013
J'ai trouvé ce roman très littéraire et j'ai eu le sentiment d'une oeuvre semblable au projet de Flaubert: faire un livre sur rien, faire du beau (littéraire) avec du laid (une réalité laide). C'est-à-dire, l'essence même de la littérature, et le pari est réussi.
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Deux étudiants en philosophie quittent Paris pour créer le meilleur des mondes possibles,en reprenant la gérance d'un bar corse dont ils font un lieu de paix et d'amour jusqu'à ce que la misérable nature humaine ne rappelle que toute création engendre son autodestruction;de même les anciens ont-ils assisté à la chute des empires,en Algérie comme en Afrique Noire,sans prendre la mesure de leur effondrement progressif.Les démiurges ont échoué,et le royaume de Dieu n'est pas de ce monde.
Remarquable roman,dont la parfaite construction allège le sens philosophique;l'auteur excelle à rendre humeurs,chairs et désirs à travers un "grand style" que peu maîtrisent aussi bien aujourd'hui.
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