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"Chaque monde repose ainsi sur des centres de gravité dérisoires dont dépend secrètement tout son équilibre". Cette phrase de la page 162 pourrait s'appliquer aisément au livre dans son ensemble. Voici un roman reposant sur des centres de gravité simples, voire simplistes diront les plus critiques: un village corse, un bar, une famille déchirée par les deux guerres mondiales et les guerres coloniales, deux copains, des filles légères, des femmes responsables, les mirages du pouvoir, l'illusion du bonheur, la croyance absurde de croire pouvoir changer les personnes, les choses, la jalousie, la violence, l'alcool, l'amour, la mort. Jérôme Ferrari convoque dans son roman tous ces "centres de gravité" pour nous offrir une vision assez désenchantée de nos existences. Il y a une fatalité constante dans ce livre. C'est, car ce devait être, aurait pu être son titre. Pour cela l'auteur montre, avec le renfort de la parabole d'Augustin d'Hippone dans son sermon sur la chute de Rome en 410, que les biens terrestres ne sont qu'illusions, moments, joies et plaisirs éphémères. Leur perte, leur évanescence ou leur disparition brutale ne doivent pas effrayer celui qui croit en Dieu. Bien sûr, d'aucuns trouveront que l'auteur a joué au philosophe en convoquant également Leibnitz et son meilleur des mondes.
J'ai préféré demeurer sur le plan littéraire. Et là vraiment, je crois nécessaire de saluer le style, l'écriture, le ton. Oui cette histoire de famille en Corse, autour d'un bar et de ses avanies, est divinement bien écrite. Il y a des passages proprement proustiens, des phrases belles comme des cris de révolte : "...., car il ne s'agissait ici que d'exercer avec une délectation répugnante un pouvoir qui ne se manifestait que dans les caprices de son arbitraire, le pouvoir des minables et des faibles, dont ce type en chemisette était le représentant parfait, avec le sourire idiot et suffisant qu'il lui adressait du haut de la citadelle imprenable de sa bêtise".
Tout le roman est ainsi, une authentique fête du langage, une syntaxe puissante, une lecture quasi hypnotisante.
Oui, pour moi ce livre est un vrai chef d'oeuvre littéraire que je ne peux que recommander chaudement.
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le 15 décembre 2012
De Saint-Augustin à la Corse, la quête du sens de la vie n'est simple pour personne, et tous les personnages ont le sentiment de ne pas vivre réellement, en tout cas la vie qu'ils auraient souhaité. Caractéristique de la fin d'une époque, comme le suggère Jérôme Ferrari ?
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le 4 février 2013
Sur le plan strictement littéraire,on a à faire à un livre remarquable.Le style est fluide,le français employé de bonne qualité.L'action se situe dans un bistrot pour l'essentiel et c'est plutôt une bonne trouvaille.Cependant ,le lien entre ce qui se passe dans ce bistrot et la philosophie en général et Saint-Augustin en particulier est extrêmement déroutant et pas très réussi.Dans cet ordre d'idées,j'ai trouvé les dernières pages de ce livre ésotériques et plaquées maladroitement sur cette histoire.Je préfère me replonger dans Proust pour m'endormir délicatement.
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Un avis un peu, beaucoup même, à contre-courant de l'opinion générale, mais peut-on s'obliger à aimer un livre si on le trouve extrêmement surfait ? Tout lecteur est un être imparfait dont la subjectivité est patente. N'est-il pas ? Quelques réflexions en vrac, donc, sur Le sermon sur la chute de Rome.

- Beaucoup de prétention dans un livre qui prétend marier réalisme et lyrisme. Ce qui nous vaut des passages d'une trivialité extrême (on ne compte plus les "enc...." sur certaines pages) suivis de moments où le style fait dans l'emphase ampoulée (pléonasme ?)
- Une intrigue principale très légère et anodine qui oblige Ferrari à en développer d'autres (le passé du grand-père, les errances de la soeur) complétement déconnectés. Ne parlons pas de Saint-Augustin qui apparait in fine comme par enchantement. Façon de parler.
- Pas d'unité et, plus grave, pas d'humanité et une sorte de mépris de l'auteur vis-à-vis de ses personnages. Misanthropie ?
- La tragédie finale tient du mauvais mélodrame.
- Belles phrases, accents philosophiques. Certains s'écoutent parler. Jérôme Ferrari se regarde écrire.
- Une vision de notre monde pour le moins cynique. Toute entreprise humaine est vouée à l'échec ? Ce livre aussi.
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le 12 octobre 2013
Je sortais de la lecture de Peste et Choléra et me disait que le roman de Patrick Deville en lisses pour le Goncourt méritait bien cela. Et puis il y a eu un Masque et la Plume ou le toujours drôle Arnaud Viviant massacra le Sermon en bonne et due forme. Fin du premier chapitre. Puis arrivèrent les fêtes de fin d'année et l'on m'offrit le nouveau Goncourt. Dont je n'attendais rien. Je l'ai ouvert le lendemain de Noël. Et l'ayant lu dans les 2 jours suivants je me permets de vous dire que comme cadeau de Noël j'ai eu droit à une sacrée claque! Quel style, quelle plongée dans l'humanité éternelle, celle qui fait que mes angoisses sont les mêmes que celles de St Augustin, de votre belle mère, de l'auteur... Un roman philosophique avec des piliers de bar. La philosophie dans le bar. Avec des rustres, des kakous, des idéalistes, des êtres bernés. La mort, la vie. C'est en Corse, c'est universel, parce qu'on est toujours quelque part, toujours 'de' quelque part. J'ai l'intention de lire tous les autres livres de Jérôme Ferrari.
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le 10 octobre 2013
Habituellement, je ne goûte guère les auteurs aux phrases interminables. Mais Jérôme FERRARI fait désormais partie des (rares) exceptions, tant son écriture est fluide, riche et envoûtante. Ses phrases (dont certaines font une page !) semblent respirer. Et, au détour d'une virgule, une perle d'humour parfois se dévoile, renforçant en contre-point le climat de "fin du monde" qui baigne ce roman. Car il s'agit bien de cela, ici : une succession de mondes qui disparaissent, avec ou sans fracas : celui de Matthieu et Libero, mais aussi celui d'Aurélie, ou celui de Marcel, tout comme celui de Rome, dont Saint Augustin fit un sermon, depuis Hippone, en 354 (sermon qui constitue la quasi totalité du dernier chapitre)...
Un très beau roman, qui donne en outre l'occasion de découvrir la vie d'un petit village corse des environs de Corte et de ses habitants, aux caractères aussi attachants qu'inquiétants.
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le 10 janvier 2014
Je ne m'attendais pas à cette histoire. Mais finalement après un moment, j'ai bien aimé bien qu'il m'ait fallu retourner plusieurs fois en arrière pour savoir où j'en étais, vu l'imbroglio (de temps) des différentes péripéties du récit.
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le 17 septembre 2012
Je vais tempérer un peu les dithyrambes sur cette page (qui semble être en accord avec celles de la presse qui m’ont poussé à acheter le livre).

En premier lieu, si vous êtes un peu prosaïque, quel est le résumé du livre (car j’ai rarement vu un résumé aussi ronflant et pédant que celui qu’on trouve plus haut) : deux amis d’enfances « exilés » pour des études décevantes à Paris (ils sont philosophes et idéalistes), reviennent tenir un bar dans leur petit village de Corse. En parallèle du développement du bar, d’autre chapitre nous présente la vie des autres protagonistes (la sœur, le grand père qui a droit à un très beau chapitre…).

Les personnages sont beaux, l’écriture précise et le l’ouvrage se lit quasiment d’une traite.
Par contre, l’histoire reste tout de même très banal : l’empire dérisoire est le bar (il faut bien convoquer Liebniz, décidemment super Hip cette année pour lui donner une dimension « philosophique ») ; bar pour lequel on recrute des serveuses de petites vertus pour attirer le chaland (ça c’est pour la corruption de l’âme) ; serveuses qui entrainent des jalousies et des histoires d’amour / de cul (sans doute la tentation du réel sous au moins une de ses formes)… et on se doute que ça se terminera mal pour le bar (la chute du café préfigurant la chute du village tout entier, métaphorique celle de Rome).

En bref : c’est un roman agréable à lire, mais qui sur joue son statut de chef d’œuvre intello.
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le 11 décembre 2012
C'est un roman intimiste comme je les aime.
Rien d'extravagant, mais qui parle des Hommes tout simplement.
A lire et à relire
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le 11 décembre 2012
A travers la vie d'une famille corse, une malédiction familiale, semble planer sur chaque membre de la famille: ils ont beau quitter leur région: pour certains ce sera Marseille, pour d'autres l'Afrique ou pour ceux qui avaient quitté la Corse, le retour au pays, ils seront tous confrontés à l'impossibilité de réaliser leur vie, leur projet, leur destin.
Le simple fait même de vivre est déjà sacrilège pour une famille marquée par la mort ou qui vit hors du temps, dans un présent où rien ne se passe, où le changement et l'évolution n'ont pas cours.

Comment se réaliser quand la vie est contre vous? Faut-il ou peut-on lutter quand le poids familial et l'inertie qui s'en dégage est à ce point pesant?
Ce sont quelques interrogations qui se dégagent du roman.

Cependant, l'absence d'émotion chez la plupart des personnages, due aux obstacles qu'ils rencontrent sans arrêt, peut-être, ne nous permet pas de compatir à leur malheur. C'est peut-être cela qui m'a le plus gênée.
Je n'ai pas bien saisi le parallèle entre la vie de cette famille et la chute de Rome car l'empire romain a connu une brillante civilisation puis; comme tous les empires; il s'est écroulé alors que cette famille n'a connu ni la gloire ni vécu d'événements extraordinaires qu'auraient accompli un des membres de la famille.
On pourrait juste dire que pour eux , survivre est déjà un acte extraordinaire mais la comparaison s'arrête là.

C'est d'autant plus dommage que le roman est admirablement bien écrit et le style impeccable.
Reste l'émotion, grande absente. Ce sera pour un prochain roman...Je l'espère.
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