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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une fresque d'un monde en mouvement
Deux jeunes gens, deux pays.
L'une, espagnole, découvre les beautés de l'arabe littéraire et d'une civilisation du passé.
L'autre, marocain, rêve d'Espagne et de liberté.
Chacun est immergé dans un monde qui s'écroule et découvre la face cachée du pays rêvé.

Lakhdar imagine sa...
Publié il y a 21 mois par Béatrice

versus
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 dérisoire destinée humaine
A travers le sort des immigrés, dans leur pays et aussi quand ils sont clandestins, comment un être est balloté par la précarité de l'existence quand il est d'un milieu modeste et le danger des extrémismes qui guette... Lecture salutaire
Publié il y a 15 mois par JULIEN Françoise


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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une fresque d'un monde en mouvement, 3 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rue des Voleurs (Broché)
Deux jeunes gens, deux pays.
L'une, espagnole, découvre les beautés de l'arabe littéraire et d'une civilisation du passé.
L'autre, marocain, rêve d'Espagne et de liberté.
Chacun est immergé dans un monde qui s'écroule et découvre la face cachée du pays rêvé.

Lakhdar imagine sa rencontre avec une jeune femme espagnole. Cette rencontre a lieu sous les traits de Judit.

Désillusion. Désenchantement.

La force de ce roman réside dans un amour malmené et dans son ancrage dans une période historique instable, la nôtre.

Lakhdar rêve de vivre sa sexualité librement, de choisir son destin. Mais les obstacles sont légion. Et il doit mener une lutte inouïe pour s'arracher à un monde dans lequel il se sent mal. Initiation à l'âge adulte. Une descente aux Enfers...

Dans ce roman Mathias Enard dévoile, derrière l'euphorie occidentale qui a suivi les "révolutions arabes", la libre diffusion d'un islam radical inhumain, à l'opposé des aspirations du héros, qui met aussi en danger les musulmans qui ont choisi la voie de la connaissance et du coeur, les Soufis (eux dont on parle si peu en Europe)...

Un roman dur, mais que je vous encourage à lire, tant il est d'actualité.
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13 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 enfin un vrai roman contemporain!, 20 septembre 2012
Par 
jean-marie lambert - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Rue des Voleurs (Broché)
A partir de la vie de Lakhdar,adolescent marocain qui traverse la vie et l'histoire entre Tanger et Barcelone,Mathias Enard nous fait vivre les rêves et les passions d'une jeunesse prise entre misère,Islam et occident fantasmé ,par le truchement de la littérature...policière.Le roman commence comme Candide au Maghreb,se poursuit en roman picaresque et s'achève en une sombre et belle méditation,le héros gagnant dans le crime sa liberté.
L'impressionnante érudition de Mathias Enard sert une belle histoire,et les personnages sont campés avec finesse et humanité;loin d'être un "roman à thèse","rue des voleurs"(titre métaphorique!)est avant tout un roman vraiment contemporain,ancré dans l'histoire immédiate et dans le monde des déclassés de la mondialisation.
L'on peut toutefois regretter que l'auteur ne persévère pas dans les fulgurances stylistiques de "Zone",son chef-d'oeuvre,et qu'il pratique désormais une écriture plus "classique";c'est néanmoins un très beau roman,sans aucune once de démagogie ni de complaisance.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 "Bien sûr tout cela avait commencé par le péché originel, déshabillé Meriem(...)" p89, 10 novembre 2012
Par 
Jean for Joel "J.V Omri" (Suisse) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Rue des Voleurs (Broché)
c'est un roman très plaisant à lire, inscrit dans notre actualité presque immédiate : les révolutions arabes qui tournent toutes à des démocraties islamistes, la crise européenne particulièrement espagnole avec le mouvement des indignés, la gauche qui remporte les élections présidentielles françaises, l'attentat de Marrakech, les massacres syriens... c'est à travers le narrateur et héros de ce roman contemporain -Lakhdar- un Tangérois insouciant, fou de polar français, intelligent, dont la vie bascule après avoir enfin obtenu les dernières faveurs de sa cousine Meriem et d'avoir été renié par son père religieux qui le maudit, il errera à Casablanca entant que clochard, puis reviendra à Tanger pour retrouver son ami Bassam, pas fut fut mais tellement chaleureux, qui lui permettra de travailler pour une association musulmane intégriste entant que bibliothécaire, il rencontrera une espagnole avec qui il nouera des liens charnels et amoureux juste après l'attentat de Marrakech où il soupçonnera son ami et l'association d'être mêlé... d'autres aléas avant qu'il ne se retrouve à Barcelone non loin de son amie parmi les immigrés et déshérités de la grande ville jusqu'au dénouement (in)attendu du roman ; un héros attachant, une écriture enthousiasmante, parlante et imagée qui décrit notre société actuelle ; je lui ai retiré une étoile car j'ai trouvé ce Lakhdar un peu trop européen, un peu trop caricatural dans notre sens, une lucidité humaniste, en pleine déréliction, ainsi que le benêt Bassam dont on lavera l'esprit pour en faire en parfait combattant de l'extrême (je ne dis pas que ces gens ne sont pas vraisemblables mais ils me semblent sortis de nos attentes occidentales) mis à part cette restriction j'ai passé un bon moment avec cette prose simple remplie de couleurs, d'odeurs et de bruits.

"La vie consume tout - les livres nous accompagnent, comme mes polars à deux sous, ces prolétaires de la littérature, compagnons de route, dans la révolte ou la résignation, dans la foi ou l'abandon." p251
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Attention, Tanger !, 21 septembre 2012
Par 
traversay (Orléans, France) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rue des Voleurs (Broché)
Attention, Tanger ! Cette cité hautement littéraire, qui a fasciné tant d'écrivains-voyageurs, est aujourd'hui une sorte de symbole de la mondialisation avec sa zone franche d'exportation qui contraste avec le caractère oppressant de la société marocaine. La ville est le cadre principal de Rue des voleurs, un roman où Mathias Enard s'est littéralement glissé dans la peau d'un jeune marocain "normal", enfin presque, qui va vivre en accéléré des événements qui vont bouleverser sa vie. Le livre est une véritable gageure : rapide, incisif, très direct dans son style, prosaïque même par endroits, il prend le temps de creuser en profondeur le portrait psychologique de son héros, Lakhdar, ses contradictions et ses tiraillements incessants, de son goût pour le polar à son désir d'amour en passant par ses relations complexes avec la religion. La toile de fond, sociale et politique, est loin d'être un simple décor : le printemps arabe embrase les pays voisins, l'attentat de Marrakech traumatise le Maroc, la crise frappe de plein fouet l'Espagne, là où Lakhdar vient "échouer", plus précisément à Barcelone, encore une ville à multiples visages. Enard n'oublie pas les personnages secondaires : islamistes, marins, amoureuse occidentale, etc. Ils sont mystérieux, énigmatiques, admirablement campés. Rue des voleurs est un roman d'une richesse considérable, témoignage réaliste d'une époque en mouvement où toute quête identitaire se heurte à la violence d'une société qui ne fait de cadeau à personne. Et surtout pas à une jeunesse en quête d'espoir ou d'idéal.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 dérisoire destinée humaine, 20 avril 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Rue des Voleurs (Format Kindle)
A travers le sort des immigrés, dans leur pays et aussi quand ils sont clandestins, comment un être est balloté par la précarité de l'existence quand il est d'un milieu modeste et le danger des extrémismes qui guette... Lecture salutaire
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Lire et comprendre, 7 décembre 2012
Par 
Jostein "Jostein" (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rue des Voleurs (Broché)
J'ai choisi de lire ce livre après avoir apprécié le talent de conteur de Mathias Enard dans Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants. Je ne suis pas du tout déçue par ce roman. Mathias Enard, qui connaît particulièrement les Pays arabes et l'Espagne nous livre ici sa vision du Printemps arabe et du déclin de l'Europe au travers des errances de Lakhdar.
Le narrateur, Lakhdar est un jeune marocain, rejeté par sa famille après avoir fauté avec sa cousine. C'est le départ de sa vie d'errance. Son meilleur ami, Bassam, lui fait rencontrer le Cheick Nouredine et son institution, la Diffusion de la pensée coranique. Lakhdar reprend confiance grâce à son métier de libraire pour l'association et l'amitié de Bassam, beaucoup plus ténébreux et croyant que lui. Tous deux rêvent vainement de l'exil en regardant les bateaux en partance pour l'Espagne. Mais le destin ne laisse jamais Lakhdar se reposer et chaque fois l'amour des livres lui redonnera un salut.
Hanté par ses démons et la mort de sa cousine, des victimes d'attentats et des Poilus de la guerre dont il saisit les fiches au kilomètre , Lakhdar hésite en permanence entre son pays et l'Espagne, pays de son nouvel amour, Judit. Lorsqu'il s'embarque sur l'Ibn Batouta (explorateur et voyageur marocain dont il aime les récits), il espère enfin mettre un pied sur le continent européen. Bien sûr, il se heurte là aussi au rejet, à la mort et comprend bien vite que cette Europe qui ne veut pas d'eux connaît elle aussi l'indignation de ses habitants.
Lakhdar est un personnage très attachant pour sa curiosité des livres policiers ou classiques, pour sa volonté et son hésitation, pour son amour sincère envers Judit, Bassam ou tous ceux qu'il rencontre, pour ses tourments, ses suspicions et son analyse.
" J'avais juste la sensation d'être en escale, la vraie vie n'avait toujours pas commencé, sans cesse remis à plus tard : ajournée à la Diffusion de la Pensée coranique partie en flammes, différée sur l'Ibn Batouta, embarcation perdue; retardée chez Cruz, chien parmi les chiens, suspendue à Barcelone au bon vouloir de la crise et de Judit."
En suivant les désillusions de Lakhdar, l'auteur montre la perdition d'une jeunesse qui ne peut réaliser ses rêves dans ce monde instable où règne violence, intolérance et indignation.
En lisant ce roman j'ai pensé à celui de Tahar Ben Jelloun, Partir qui traite plus particulièrement de l'exil, avec toutefois des scènes beaucoup plus dures.
Rue des voleurs a été élu par un jury d'étudiants du Moyen Orient parmi la liste des nominés au Goncourt, comme lauréat du Prix " Liste Goncourt, le choix de l'Orient".
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Persiste et signe, 18 septembre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Rue des Voleurs (Format Kindle)
Mathias Enard n'en est pas à son premier "forfait". Après "Zone" et "Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants", il signe ici un nouveau roman où l'on retrouve son style incomparable, foisonnant et flamboyant. Mais cette fois-ci c'est au coeur de l'actualité qu'il situe ses personnages, celle des printemps arabe, des Indignés, de tous les espoirs déçus et de la folie Islamique, décrivant notre vieille europe qui se meurt, peu d'espoir certes dans son récit mais tellement de lucidité et de tendresse.
Ses personnages sont attachants, bouleversants, révoltants même parfois. Sa prose si riche est fluide et limpide. C'est du grand art, de la vraie littérature. A lire impérativement.
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5.0 étoiles sur 5 Rue des Voleurs est un roman surprenant !, 12 juin 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Rue des Voleurs (Broché)
Rue des Voleurs est un roman surprenant, dès que j'ai lu la première page, plus moyen de m'en décrocher !
C'est un roman qui parle de vrais problèmes actuels avec une écriture forte et fluide.
Très beau et profond !
Bravo Mathias Énard !
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5.0 étoiles sur 5 Lisez Rue des Voleurs !, 13 janvier 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Rue des Voleurs (Format Kindle)
Je l'aime bien parce qu'au début, je ne croyais pas que ce soit un livre impeccable. Par contre, Mathias Enard m'a beacoup surpris avec sa suspense et sa créativité. Ça provoque parallèlement une pensée profonde sur son point de vue personel sur des questions assez importantes.
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5.0 étoiles sur 5 Ce livre m'a fortement remué, 5 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rue des Voleurs (Broché)
Rue des Voleurs de Mathias Énard est très documenté et instructif sur le monde musulman, d’hier et d’aujourd’hui, les immigrés clandestins, le Maroc (On y verrait facilement une nostalgie profonde.), l’attentat de Marrakech, le travail absurde de la mise en mémoire de documents numérisés, Tanger (qui n’est plus un monde à part : celui des espions), la vétusté des moyens de transport entre l’Afrique et l’Europe, l’Espagne, est la profonde amitié qui unit une jeune étudiante en arabe et Lakhdar : notre héros de presque 20 ans, médiateur de l’auteur né à Tanger, avide de liberté, de connaissance/s, de vivre tout simplement. Il connaît quelques mots d’espagnol, collectionne les romans de la « série noire », en français et parce qu’il fréquente une espagnole, se passionne pour les auteurs arabes qui ont marqué leur temps.
Alors que tout dérive autour de lui : les Révolutions arabes, l’εurope malade, il essaie, par bonds de s’approcher de son amie. Il vole l’argent de la librairie religieuse où il travaillait avant qu’on y mette le feu, après l’attentat de Marrakech, travaille dans une boîte chargée de numériser des « kilomètres » d’archives de la guerre 14-18, était serveur sur un ferry, bloqué en Espagne, devient l’esclave d’un malade mental chargé des immigrés trouvés morts sur les plages et qu’il faut si possible rapatrier. Après le suicide de son patron, il se retrouve à Barcelone, avec l’argent de la caisse, rejoint sa copine espagnole et habite rue des voleurs « Carrer Robadors » (dérober ou Räuber en allemand), est ami avec un tunisien de son âge et voit son meilleur ami d’enfance se suicider « sans raison apparente »…
Livre génial … duquel je retire cette portion de phrase concernant le « touriste » qui me donne la chair de poule : « … fumer du kif et baiser des indigènes, des indigènes masculins la plupart du temps … » (première page plus loin il emploiera le mot : autochtone)
Lakhdar, pour moi, pourrait se traduire par « être pour le côté obscur », (trouble, deuil, tristesse) alors que ce héros est un être lumineux. C’est le verso d’une pièce dont le recto serait « sombre ». Je pense que l’auteur a choisi délibérément ce prénom ambigu, à double sens. Bassam, son ami d'enfance, signifierait : fouler, écraser, transformé à l'état de robot islamiste, qui participe aux attentats et rêve aux filles du paradis. Il n’est pas là ou plus là !
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Rue des Voleurs
Rue des Voleurs de Mathias Enard (Broché - 18 août 2012)
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