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Une part de ciel
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8 sur 8 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Comme dans les Déferlantes, Claudie Gallay propose un roman d'ambiance où ce n'est pas l'action qui est intéressante, mais les correspondances entre le lieu et l'état d'esprit de la narratrice. Carole retrouve son frère et sa sœur dans le village de montagne dans lequel elle a grandi. Tous trois "attendent" la venue de leur père. C'est l'occasion pour la narratrice de faire le point sur sa vie personnelle :le départ de son époux, ses filles déjà adultes ayant quitté le cocon familial, sa relation à ses parents, la mort de sa mère, sa traduction d'un ouvrage sur un artiste dont l'art l'interroge... Pas de suspense, pas d'enquête policière ni de péripéties en tous genres, simplement une introspection souvent mélancolique, en accord avec l'hiver rude et l'ambiance des fêtes de fin d'année. Les personnages sont attachants, dans leur doute, leurs difficultés, leur quotidien pas toujours drôle. Cependant, le récit ne sombre pas dans le spleen; les personnages poursuivent leur chemin et se tournent vers l'avenir, notamment à travers la Môme et Marius. Quelques révélations rythment l’œuvre et des dialogues sur les papillons viennent ponctuer le récit de poésie.Personnellement, j'ai lu avec grand plaisir ce nouvel opus, même s'il n'est pas aussi entrainant que Les déferlantes. Le personnage narrateur se trouve à un moment de sa vie où elle fait le point sur ses réussites et ses échecs, sa relation aux autres... Le lecteur éprouve de l’empathie pour Carole et ses proches et le style de Claudie Gallay reste un plaisir!
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17 sur 19 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Comme dans "Seule Venise" ou "Les déferlantes", Claudie Gallay nous livre ici le monologue intérieur d'une femme seule qui observe attentivement le monde et les gens alentour; une femme sans but véritable, qui s'interroge trop pour être tout à fait présente à sa propre vie - mais qui va apprendre à le devenir. On aime ou on n'aime pas; personnellement, j'adore. Le style est toujours aussi particulier: phrases courtes, parfois incomplètes, écrites comme on pense. Claudie Gallay égrène les gestes du quotidiens; elle bâtit les trois quarts de son roman sur les gestes banals que d'autres auteurs passeraient sous silence en les considérant comme sans intérêt. Du coup, la narration est d'une extrême lenteur, et l'action quasi inexistante. Mais j'adore ce sentiment d'être dans la tête de ses héroïnes, de voir véritablement à travers leurs yeux.

Pour le reste, j'avoue que le décor du village de montagne m'a moins touchée que les rues de Venise en hiver ou les falaises battues par les embruns de la côte Atlantique. "Seule Venise" et "Les déferlantes" m'avaient donné envie de partir en voyage; "Une part de ciel" m'a plutôt donné envie de fuir cet endroit déprimant qu'est le Val-des-Seuls (sa taille mise à part, il m'a fortement m'a rappelé la petite ville dans laquelle se déroule l'action de la série télé "Les revenants"). En résumé, bien que j'aie dévoré ce roman, il ne m'a pas enchantée autant que les précédents de Claudie Gallay. Ce qui ne m'empêchera pas d'attendre le prochain avec impatience.
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22 sur 25 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
L'histoire débute trois semaines avant Noël au Val-des-Seuls où Carole revient pour y retrouver son frère, Philippe et sa jeune sœur, Gaby. Eux y habitent à l'année et elle est une citadine de Saint-Étienne spécialement rentrée pour un moment particulier, avec la venue annoncée du père, l'insaisissable Curtil.
Carole traduit une version mais s'accorde un temps de recul, elle qui s'est séparée de son conjoint et dont les deux filles sont bien loin. La solitude et la contemplation semblent être une thérapie comme une autre, qu'elle engage, appareil photo au cou et objets du passé tout proches.

Je n'avais jamais lu de romans de Claudie Gallay mais j'ai été charmée par ses personnages à la force tranquille, cohabitant bon an, mal an car tous dans l'attente d'un même être - le père -. Quelque part ils sont tous porteurs d'un autre espoir. L'une veut reconquérir sa liberté en s'investissant dans une nouvelle rencontre, l'autre est dans l'attente du conjoint emprisonné, quant au dernier, il rêve de baliser un sentier dans les Alpes. C'est un récit plein d'instantanés, de touches de vie où chacun mène sa barque mais où tous ont à s'apporter. Et il y a surtout ce grand absent de père qui, tel le Père Noël s'annonce, à l'approche de la date fatidique, en envoyant à sa progéniture des boules de neige symbole de l'arrivée imminente.

Belle écriture pleine de sensibilité qui m'a projetée dans une galerie de personnages sympathiques et bons vivants. Entre le vieux Sam, le charmeur Jean, la Baronne et ses chiens, le bar à Francky et la Môme, c'est tout un patelin qui prend place pour quelques semaines dans le froid hivernal propice aux contacts plus chaleureux.

Je n'ai pas toujours été l'enfant du milieu. Je le suis devenue seulement quand Gaby est née. Pendant trois années, j'avais été la petite dernière. Mes parents savaient-ils qu'ils auraient un troisième enfant ? S'ils le savaient, alors j'ai toujours été, pour eux, dans leur esprit, l'enfant du milieu, j'ai toujours eu ce rang contrairement à Philippe qui lui, quelles que soient les pensées de nos parents, a toujours été l'aîné. (p. 236)

J'ai ressenti une sensation étrange. Une pensée méconnue. Mes larmes sont restées en suspens, au bord du vide. En lisière. C'est du faux chagrin, j'ai pensé.
D'un long moment, je n'ai pas bougé pour que les larmes ne débordent pas.
J'ai fini par les ravaler et elles ont rejoint leur lieu. L'endroit de vie des vraies larmes.
"En tout être humain, il y a un lac, a dit ma mère, une tristesse liquide que les oignons aident à vider." (p. 266)

J'aime beaucoup cette dernière phrase et trouve la formulation superbe. Incontestablement, ce livre est à sortir du lot pour cette rentrée littéraire. Même si le ton est mis sur le froid, la neige et les Noël en famille, il est facile d'adhérer à une narration si intemporelle où le sujet est bien plus intime et personnel que saisonnier.
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3 sur 3 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 28 octobre 2013
Est-il possible de lire avec autant d'acharnement 460 pages, sans qu'il ne se passe la moindre action? Oui, c'est ce qui vient de m'arriver avec ce dernier cru de Claudie Gallay. Pas d'action fracassante! Jamais! De l'attente incessante, de la lenteur, mais à chaque page, un nouveau sentiment, une nouvelle émotion. Et on se prend à comprendre ce que l'héroïne ressent, parce qu'à sa place...qu'aurions-nous fait? Qu’aurions-nous ressenti? Nous sommes dans les personnages, dans le lieu, dans cette montagne terrible et merveilleuse à la fois où rien ne se devine. Tout se sent.
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7 sur 8 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 4 décembre 2013
Claudie Gallay est l'auteure des Déferlantes, dont j'ai beaucoup entendu parler et qui a reçu divers prix. Avec Une part de ciel, les Editions Actes Sud nous proposent un roman de 448 pages, doté d'une magnifique couverture, pour la somme de 22€. Le tout sous un résumé suffisamment intriguant pour m'avoir convaincu de choisir ce livre dans la liste proposée. Malheureusement, je n'ai pas du tout accroché.

Le roman est découpé en chapitres relativement cours, qui correspondent à chaque jour que Carole, notre protagoniste, passe dans le massif de la Vanoise à attendre son père en compagnie de son frère et de sa sœur. Viendra-t-il ? On se le demande... Mais ce sera l'occasion pour cette petite famille, de parler enfin de ce qui a été trop longtemps passé sous silence.
Je ne m'étendrais pas davantage sur les personnages car je n'ai absolument pas réussi à m'accrocher à qui que ce soit. Je les ai trouvés caricaturaux même si je dois bien avouer que l'auteur m'a un peu surprise à un moment. Gaby, la petite sœur, est celle qui m'a paru la plus intéressante mais je n'ai pas réussi à m'y attacher pour autant.

Je suis restée totalement extérieure à l'histoire. Je ne m'attendais pas à un livre d'action, et en effet, ce fut le cas : ce livre est extrêmement lent et très ennuyant. L'auteur nous décrit l'interminable routine dans laquelle nos personnages sont enfermés. Evidemment, ce roman est tourné vers l'attente de quelque-chose... Mais 400 pages d'attente, c'est très long, trop pour moi. Quant à la fin… Elle m’a tout autant déçu que le reste du livre.

Je ne lis pas beaucoup de roman contemporain et je n'ai pas du tout accroché à la plume de l'auteure, ni à son style. Ce livre m'a paru interminable et je n'y suis venue à bout qu'en le lisant de travers. Parmi les différentes chroniques que j'ai pu lire, beaucoup de lecteurs ont été déstabilisés par le début du roman. Si certains ont finalement réussi à se prendre au livre, ça n'a pas été mon cas. Je n'ai pas lu Les Déferlantes, je n'avais jamais lu de livre de cette auteure auparavant et je ne suis pas sûre de vouloir retenter l’aventure… Dommage.

Conclusion :

C'est un peu dur de conseiller un roman que l'on n'a pas du tout apprécier. Je me suis ennuyée durant cette lecture, je n'ai pas accroché aux personnages ni au style de l'auteur. Ce roman ne comporte vraiment pas d'action mais l'auteur a néanmoins su me surprendre une ou deux fois. Je ne recommande pas ce livre aux lecteurs férus d'actions et d’histoires mouvementées. Une part de ciel est tout à faire le contraire. Cependant, je recommande ce livre aux personnes plus adeptes des romans contemporains que moi et plus enclin à lire un livre assez lent dans son déroulement.
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3 Décembre au 20 Janvier, le temps nécessaire pour apprivoiser l’absence…pour écouter et comprendre le silence…pour s’écouter et se comprendre…

Christo, l’artiste traduit par Carole, le personnage qui écrit le journal intime que nous lisons, voile les choses pour mieux les révéler… Claudie Gallay agit de façon identique par l’écriture. Ce n’est pas net, ni tranché, ça va, ça vient, c’est lent, comme cette neige qui tombe, comme le froid qui glace et gèle, immobilisant de temps à autre, figeant dans le temps et l’espace, les êtres humains mais aussi les objets et peut-être les pensées…

Citation :
« ….je me suis dit que c’était ma minute d’éternité, celle à laquelle tout le monde a droit, la part accordée par les anges…. »

Ce roman n’aurait pas été le même s’il s’était déroulé pendant une autre saison, dans un autre lieu…

Carole est revenue sur les traces de son enfance, elle va redécouvrir son village mais aussi son frère, sa sœur, les voisins…
Peu de personnages, une photo qui relie les jours comme autant de cailloux semés pour aller vers le futur… Une lenteur lancinante mais nécessaire au cheminement…

Entre le 3 Décembre et le 20 Janvier, il y a Noël (fête plutôt familiale) puis la Saint Sylvestre (fête où l’on rencontre en général ses amis)….comme le lieu, le choix des dates de ce journal intime n’est pas anodin …. C’est une période de l’année où il arrive qu’on se recroqueville dans le cocon familial, ne ressentant le bonheur que lorsque tout le monde est réuni….

Carole, son frère et sa sœur ont rendez-vous avec leur père…. Mais….est-ce le véritable rendez-vous ?
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VINE VOICEle 29 novembre 2013
J’ai fini ma lecture hier et j’en reste plus que mitigée… Autant Seule Venise a été un coup de cœur immédiat, autant Une part de ciel est son opposé ou presque à mes yeux. Le rythme est beaucoup trop lent, j’ai eu du mal à rester accrochée aux pages. Ce qui s’y passe est assez fade, il n’y a aucune once d’action, seulement l’histoire de la maison en flamme qui revient par bribes et qui maintient le lecteur dans sa lecture. Ce n’était pas inintéressant non plus, mais le rythme donne de la lourdeur au texte alors que ce qui est raconté est assez léger.

Carole, la personne principale, la narratrice, raconte Tout ce qu’elle fait dans une journée. C’est répétitif, c’est parfois lassant. Alors on se surprend à survoler certains de ces moments pour ne pas avoir à abandonner cette lecture.

Et pourtant je n’ai pas détesté. Les personnages sont bien enveloppés, surtout Gaby, la sœur de Carole, qui y apparaît comme une femme très attachante. Certains moments sont tout de même intéressants. Mais là j’ai beaucoup trop de négatif qui en ressort que je ne peux parler que de ça.

La lourdeur de ces choses répétitives du quotidien, même agrémentées des thèmes bien ancrés que sont l’attente et l’absence, ne font qu’accentuer l’ennui éprouvé du début à la fin, même avec la meilleure volonté du monde. Et lire ce style pendant plus de 400 pages, ce n’est vraiment pas évident… Autant j’avais apprécié cette façon d’écrire dans Seule Venise, avec aussi les « Je dis » au lieu de « dis-je » dans les dialogues, autant là ce fut proche de l’indigeste tellement c’est trop.

Ce livre me donne juste envie de ne pas m’arrêter là et de lire ses précédents romans, qui seront sans doute meilleurs à mes yeux !
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le 30 septembre 2013
A la fois découverte d'un auteur (et quel auteur!!!) et d'un style littéraire (mais quel talent!) ... ce livre est une vrai bulle d'oxygène dans un monde empli de CO2... Du coup, j'ai été "obligé" d'explorer l'ensemble de son oeuvre (les déferlantes notamment ... et les autres titres, tel l'amour est une île... autant de moments merveilleux passé en compagnie de héros qui semblent faire partie intégrante de notre vie!

Un seul regret: avoir déjà tout lu et être obligé d'attendre le prochain !
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Curtil c'est le père qui ne viendra pas. Pas grave on n'a pas bien envie de faire sa connaissance à ce type qui part de chez lui si souvent et qui revient comme si de rien n'était.et qui part définitivement finalement mais en faisant de sorte que l'on ne l'oublie pas quand même. Lâcheté de l'homme!
Ce livre, lent, très lent est très émouvant. Il raconte la vie, la mort de manière très tendre, féminine à vrai dire. Ce temps qui passe si lentement dans ce village montagnard qui semble ne pas changer au cours des siècles, mais peu de lieux ne changent pas. L'attachement à la terre de ces gens 'de là haut" rudes, parfois décrits de manière caricaturale. Avec leurs bonheurs, leurs blessures, leurs failles. Cette histoire raconte aussi ce passé auquel il est si difficile de se détacher, ce présnt qui pourrait tant nous apporter mais que l'on vit si peu.; Et ce futur, qu'on redoute tant et que pourtant on ne connait pas..
Il raconte aussi les liens familiaux, toutes les familles sont compliquées! Et de l'amour celui qui est parti, celui que l'on ne vivra jamais et celui dont on rêve.
Il faut se laisser porter par cette auteure à l'écriture fluide, à condition de ne pas se lasser des dialogues tels que:
-ça va?
-ça va.

C'est lent, mais la vie est longue finalement et l'important est de savoir quoi en faire, c'est le propos de ce bel ouvrage.

Un rectificatif à l'adresse de l'auteure: en aucun cas on ne passe par Vienne pour aller à Chambéry en venant de Saint-Etienne!!!
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le 6 avril 2014
Une part de ciel fait parti des livres qu'on ne regrette pas d'avoir lu, où l'on se demande certainement ce qui nous a poussé à le faire, et ce qu'on en a tiré. Il fait également parti des livres mystérieux et intriguant, qui paressent si creux, mais contiennent tant de belles choses... Une grande magie l'encadre, que seul quelques chanceux arriveront à percevoir, si ce n'est à ressentir.

Tout, absolument tout ce livre est une bien belle énigme. En partant du titre, en passant par les intrigues, les personnages, le décor, le paysage... l'ensemble de ce roman est totalement fascinant, à la limite de l'ambiguïté et de l'imaginaire, mais plongé entièrement dans la vraie réalité. Claudie Gallay effectue un formidable travail de réalisme concernant ses personnages, qui sont à la fois proches et identiques au lecteur, mais qui gardent un aura de mystère autour de leur personne. Une autre spécificité qui leur est attribuée, est certainement les multiples caractères qui les animent. Leurs points communs sont rares, pour ne pas dire inexistant ; leur unique lien constitue l'attache qu'ils entretiennent envers le massif de la Vanoise. Qu'il est dur de plonger dans les tréfonds de leurs âmes, dans les abîmes de leurs personnalités tant il semblent lointains, inaccessibles, voire en deçà de la société.

Car Claudie Gallay ne s'est pas contentée de créer un fabuleux décor hivernal que jalonnent sapins de Noël et bâtiments gris de scieries, elle façonne avec aisance une société totalement en désaccord avec notre monde moderne du XXIème siècle. L'ambiance renfermée d'une vie aux périphéries de la civilisation urbaine ne laissent entrouvert qu'une fine brèche pour que le lecteur ait la possibilité de se glisser explorer ces lieux si fabuleux.

Des lieux chargés d'intenses sentiments, tantôt gais, tantôt éprouvants, que survole un climat oppressant empli d'intime sensibilité. Un très bon cocktail hétérogène regroupant de nombreux passages disparates pour une plus complète accessibilité.

Le fait le plus étrange, mais non moins dérangeant, est sûrement l'incessante répétition des tâches quotidiennes par la protagoniste. Si ces scènes auraient facilement pu passer pour ennuyantes, elles finissent par en devenir banales, voire même vitales pour la continuité de notre lecture. Il faut un incroyable talent et une forte maniabilité d'écriture pour arriver à produire un tel roman.

Durant toute la durée de ma lecture, je ne me suis pas posé l'essentielle question qui revient à chacune de mes lectures : quel est le but de ce livre, l'intrigue, le ou les messages que l'auteure souhaite faire passer ? C'est seulement à la finitude d'Une part de ciel que l'incroyable évidence m'est sautée aux yeux : aucun socle permanent ne régis le roman. Tout n'est que fragments d'instants, furtifs moments sans grande importance, mais addictifs à souhaits. On avance à l'aveugle, dicté par les jours qui passent, se ressemblent en profondeur, mais diffèrent totalement superficiellement. La dernière page marque la fin d'un tout, une boucle fermée et condamnée, qu'on aurait souhaité laissé ouverte encore quelques temps.
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