undrgrnd Cliquez ici Baby ValentinB nav-sa-clothing-shoes nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici Acheter Fire Acheter Kindle Paperwhite cliquez_ici Jeux Vidéo Cliquez ici Montres soldes Bijoux Soldes

Commentaires client

4,2 sur 5 étoiles53
4,2 sur 5 étoiles
Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

le 14 août 2015
La force des témoignages, l'humanité qui s'en dégage dans le bonheur comme dans l'horreur, est poignante.
L'auteur à la pudeur de s'effacer presque entièrement pour nous livrer brut de décoffrage un flot continu de sentiments d'émotions de frustrations d'incompréhension souvent quant au sens de "l'Histoire"... L'homo sovieticus tel qu'il se livre sans fard apparait littéralement KO debout !
Par ailleurs, le résumé des dates clés du régime soviétique jusqu'à la Russie de Poutine est très utile pour resituer dans le temps tout le maelstrom des évènements évoqués dans les différentes histoires de vie qui s'entrechoquent au fil des pages.
Des apports intéressants aussi sur ce qui fait "l'âme Russe" : du rapport très particulier au saucisson (!) au romantisme éternel qui s'épanouit (s'épanouissait ??) dans l'omniprésence des poètes dans la vie quotidienne, en passant par la véritable pièce à vivre Russe : la cuisine !
0Commentaire6 sur 8 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Un livre remarquable composé de nombreux témoignages recueillis sur plus d'une décennie.
On y découvre, par les mots d'une foule de personnages divers, le post-communisme russe ainsi que des pages méconnues de la transition du régime soviétique au nouveau régime, ainsi que de l'histoire soviétique à proprement parler.

Dans le cas, un peu comparable, du livre Les Chuchoteurs: Vivre et survivre sous Staline de l'historien Orlando Figes, qui montrait la façon dont les familles ont vécu la terreur stalinienne et on transmis la mémoire de cette terreur aux générations suivantes, on pouvait dire que l'histoire prenait la forme d'un roman.

Ici, c'est la littérature qui devient un monument d'histoire profonde, vécue, intime.
En on entrevoit certaines réalités humaines et historiques insoupçonnées.
0Commentaire9 sur 12 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 13 janvier 2016
En fait ce sont des témoignages et pas un roman tel que je l'avais cru.
Donc ce n'est pas une oeuvre.
Le prix Nobel est peut être mérité mais je ne peux juger car je m'attendais à autre chose de plus personnel.
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 14 décembre 2015
Un livre passionnant avec des entretiens vraiment lyriques, mais très noir. Pas pour dépressifs. Les entretiens sont présentés comme étant des transcriptions de conversations avec des personnes. C'est vrai?
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 11 janvier 2016
Ahurissant ! Très bonne analyse de l'état d'âme du Russe moyen. On se demande comment ce peuple pourra s'en sortir un jour. Surtout s'il continue de se saouler jusqu'à la démence.
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 7 janvier 2016
Regard incroyable et différend des habitants de l'ancienne URSS à nos jours.
Pas toujours facile à lire, nous passons à travers des émotions très fortes
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 1 février 2016
Le dernier prix Nobel de Littérature donne un nouvel éclairage des horreurs de la guerre et des fanatiques qu'ils soient nazis ou communistes.
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
50 PREMIERS REVISEURSle 13 novembre 2015
Le désormais Prix Nobel de Littérature 2015 a construit toute son œuvre sur une approche et une préoccupation : donner la parole aux témoins et aux victimes de ce qu’elle va ensuite décrire en puisant dans le corps même des interviews recueillies, les agençant dans des sous-ensembles et des corpus cohérents qui exposent la matière brute.

Journaliste de formation et de métier, Svetlana Alexievitch fut aussi un écrivain soutenant la perestroïka et donc détestée du Pouvoir précédent. Dans « La fin de l’homme rouge », elle tente de comprendre et d’illustrer la façon dont une foultitude d’anonymes et d’inconnus ont vécu le mythe de l’homo sovieticus avant de le voir s’effondrer dans une nouvelle ère qui s’afficha aussitôt comme un capitalisme brutal, sans foi ni loi, jonchant pléthore de cadavres sur sa route.

Ce qui ressort de ces interviews c’est avant tout une perte de repères. Toutes les valeurs de l’ancien monde communiste se sont effondrées. Tout ce pour quoi on formatait des générations entières quitte à massacrer sans vergogne et dans la plus totale impunité a disparu pour être remplacé par un monde où les apparatchiks ont confisqué les biens et le pouvoir affichant sans pudeur ni retenue leur réussite. Malheur aux faibles qui en croyant troquer une vie de pénurie encadrée pour une autre donnant accès à d’immenses magasins de saucissons (la compulsion pour cette nourriture revenant comme une étrange et surprenante rengaine) s’est vue roulée dans la farine.

Il est frappant de constater combien est grande la propension de la population interrogée à se résigner. Résignation face à une souffrance permanente. Résignation face à l’injustice communiste qui décima des familles entières, sur simple dénonciation, qui envoya des armées d’enfants dans d’horribles orphelinats dont peu revinrent vivants. Résignation face aux tortures inimaginables contées ici dans les moindres détails. Résignation face à l’inutilité des manifestations qui portèrent Gorbatchev au pouvoir avant de maintenir Eltsine bien mal en point puisque tout ceci a conduit à remplacer un tyran communiste par un nouveau tyran ex-communiste. Résignation aussi quand les voisins et amis d’un jour deviennent une bande de bêtes féroces prêtes à tout pour massacrer au nom d’une religion, d’une idéologie ou tout simplement par cupidité.
Oui, la fin de l’homme rouge, regretté par certains honni par la plupart, a sonné. Définitivement. Mais rien n’est venu la remplacer si ce n’est un monde aussi brutal mais d’une brutalité différente, un monde où l’alcoolisme sert de refuge, un monde où la foi en une société démocratique et transparente fut une illusion vite étouffée. Un monde où une autre résignation serait de croire qu’il faut un ogre pour gouverner un immense empire.

C’est tout cela que relatent celles et ceux que Svetlana Alexievitch a interrogés sans relâche aux quatre coins de la Russie et des années durant. A ce titre, un immense témoignage quant au désarroi et à la désillusion d’une population. Deux ferments rarement positivement générateurs et nous devrions nous en souvenir.

Publié aux Editions Actes Sud – 2013 – 542 pages

Retrouvez mes notes de lecture sur thierrycollet-cetalir.blogspot.com
0Commentaire1 sur 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 24 février 2014
Un livre choc sur un évènement considérable que l'on ne connait finalement assez peu. On découvre de l'intérieur le choc de l'effondrement d'un empire "en trois jours et sans coup de feu". Plus encore, on découvre un peuple, le peuple soviétique qu'à force d'anticommunisme forcené, on avait tendance à confondre avec les satrapes qui dirigeaient ce pays continent.
0Commentaire4 sur 6 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 21 janvier 2014
La somme des témoignages récoltés par l'auteur est précieuse pour lutter contre l'oubli qui menace la sombre période du communisme et sa fin agitée, désordonnée et cruelle pour beaucoup.
0Commentaire4 sur 6 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus