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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 vaste fresque sociale et politique avec de nombreux personnages attachants
La littérature arabe ne laisse pas d’étonner ; elle est, bien sûr, ancienne, mais ce n’est qu’assez récemment qu’elle a adopté les genres européens tels que le vers-librisme et le roman et, il faut le dire, en égalant ou en dépassant les « maîtres ».

Alaa Al-Aswany prit la relève de...
Publié il y a 8 mois par David

versus
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 a lire
l'Égypte sous le protectorat anglais, une découverte pour moi, une histoire très bien écrite, une très bonne façon de découvrir cette partie de l'histoire
Publié il y a 5 mois par JUVIN LAURENT


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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 vaste fresque sociale et politique avec de nombreux personnages attachants, 2 avril 2014
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Automobile Club d'Egypte (Broché)
La littérature arabe ne laisse pas d’étonner ; elle est, bien sûr, ancienne, mais ce n’est qu’assez récemment qu’elle a adopté les genres européens tels que le vers-librisme et le roman et, il faut le dire, en égalant ou en dépassant les « maîtres ».

Alaa Al-Aswany prit la relève de ce conteur hors-pair que fut Naguib Mahfouz, et eut l’étrange destin de débuter par un chef-d’œuvre extraordinaire : « L’Immeuble Yacoubian ». Le problème, ensuite, fut de se montrer à la hauteur de cette première réussite.

Je ne suis pas sûr qu’avec « Chicago » il y soit entièrement parvenu, mais avec « L’Automobile Club d’Égypte », il retrouve la grande forme de ses débuts.

Après un premier chapitre situé dans le présent où, alors que le narrateur est isolé dans sa résidence secondaire, deux des personnages viennent revendiquer le droit d’exprimer davantage leurs sentiments, et où il leur rappelle qu’ils n’ont que l’existence que l’auteur a voulu leur accorder (habile réflexion sur la littérature) le reste du roman se compose d’une série de chapitres où le narrateur raconte des épisodes de l’intrigue à la troisième personne, qui sont suivis de récits — distingués du reste du teste par un changement de police de caractères — à la première personne, par deux des personnages, Kamel et Saliha.

Les récits de ces trois narrateurs ne se succèdent pas dans un ordre rigoureusement chronologique, ce qui a pour effet de mieux ancrer les rebondissements dans l’esprit du lecteur.

L’essentiel de l’intrigue gravite autour de l’Automobile Club, un peu comme celle de son premier roman est définie par l’immeuble où elle se déroule. De même que « Yacoubian » fait coexister l’élégant Zaki Dessouki et Taha le fils du gardien de l’immeuble, « L’Automobile Club » met en scène des personnages de tous les classes, allant des serviteurs les plus humbles au roi Farouk lui-même, qui sont appelés à ce côtoyer dans le cadre des festivités qui sont la raison d’être du club.

Historiquement, ces événements ont lieu à un moment où la corruption de l’ancien régime le conduit vers sa fin. Pourtant, cela n’est indiqué que par le fait que plusieurs personnages prennent conscience des injustices dont ils sont victimes, et militent au sein du Wafd.

Le colonialisme nous fait horreur, mais en même temps cette horreur s’accompagne parfois d’une sorte de regret de ne pas avoir connu les fastes dont s’entouraient les régimes corrompus. Certes, cette tristesse ne va pas jusqu’à la nostalgie dans le roman d’Alaa Al-Aswany, mais cette Égypte a parfois des charmes qui font défaut à celle d’aujourd’hui.

Parmi des personnages, on trouve des pauvres et des déchus de la Haute-Égypte, des pachas et des beys, le roi lui-même, des vieilles dames souffrant de la solitude et recélant des réserves de lubricité, et des étrangers britanniques et autres. Si on devine que les sympathies de l’auteur sont gagnées à la cause du Wafd, Al-Aswany évite habilement les stéréotypes : les Anglais ne sont pas uniformément mauvais, et les Egyptiens ne sont pas, tant s’en faut, uniformément bons. Bien plus, il se tisse entre les « races » (ethnies ?) des liens d’amitié et de respect, qui contribuent peut-être au charme de cette époque révolue.

Tout texte, et particulièrement un texte finement travaillé comme celui-ci, peut se lire à divers niveau. Quel est le rapport entre le régime détesté et corrompu du roi Farouk et la situation actuelle ? Dans « The State of Egypt » (publié seulement en anglais jusqu’à présent), Alaa Al-Aswany présente des articles qui se terminent tous par les mots « la démocratie est la solution » (comme une sorte de « bismillah » à rebours, et qui prend la contrepartie des slogans des Frères Musulmans : « l’Islam est la solution ». En tout cas, ce roman montre une étape de l’acheminement de l’Égypte vers la démocratie, dont nous savons qu’elle n’y est pas encore parvenue.

Hélas, il ne s’agit pas, comme dans les westerns, d’un récit où les « mauvais » sont vaincus et les « bons » récompensés, sinon par un mariage (ce qui fut déjà la cas dans « L’Immeuble Yacoubian »).
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5.0 étoiles sur 5 Un livre formidable !, 1 septembre 2014
Par 
Cetalir "Cetalir" (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Automobile Club d'Egypte (Broché)
La scène inaugurale où le narrateur se retrouve confronté, dans son salon, à ses deux personnages principaux resurgis du passé et de son imaginaire est une formidable illustration de la formule d’El Aswany. Pour lui, il n’y a que des romans morts ou vivants et, assurément, « Automobile Club d’Egypte » est un roman terriblement vivant, captivant même au point que vous ne pourrez plus le lâcher.

Comme dans ses deux romans précédents, l’auteur construit son roman sur une unité de lieu, l’Automobile Club d’Egypte au Caire, de temps (nous sommes en 1940 dans les années qui préparent et précèdent la révolution de 1952) et autour d’une floraison de personnages hauts en couleurs.

A cette époque, l’Automobile Club d’Egypte représente en soi les tensions et les contradictions d’un royaume sur le déclin, d’une société prête à s’effondrer. Le roi Farouk ne gouverne quasiment plus, préférant s’adonner aux plaisirs de la chair et de la gastronomie, fréquentant le Club, symbole de ce que le pays concentre de pouvoir et d’argent, pour y jouer de frénétiques parties de poker et y sélectionner la fille avec laquelle il choisira de passer la nuit.

Telle une reproduction miniature du pays, le Club est placé sous la direction d’un Anglais raciste, détestant les Egyptiens, hautement antipathique, prêt à tout pour sauver ses intérêts, partageant son temps entre de vagues occupations professionnelles grassement rémunérées et une maîtresse fantasque et libre issue de la grande bourgeoisie locale.

Pendant ce temps, les employés du Club, sous-payés et exploités, survivent grâce à de multiples combines et aux pourboires qu’il leur faut partager dans des proportions inéquitables avec les chefs du lieu et, surtout, le tyrannique chambellan du roi qui fait régner sa loi dans la terreur, la violence et l’humiliation permanentes.

C’est dans et autour de ce lieu historique et que l’auteur a bien connu, son père en ayant été l’avocat, qu’El Aswany élabore un tissu convergent d’histoires qui nous racontent la difficulté à vivre pour les classes moyennes et pauvres, la lente émancipation des femmes, toujours soumises à des maris qu’elles n’ont pas forcément choisis mais surtout l’émergence d’un sentiment de liberté, de révolte contre l’occupant britannique et le despotisme inefficace royal qui conduiront, étape par étape, à la révolution de 1952.

Bien que relatant, de façon romancée, des faits vieux de plus de soixante-dix ans, le roman reste d’une éclatante actualité non seulement parce qu’Aswany ne cesse de dénoncer les dérives politiques dont son pays est l’objet mais aussi parce qu’il fut écrit (et interrompu pendant un an, son auteur étant dans la rue à manifester) sur une période de six ans au cours de laquelle éclata le printemps arabe qui conduisit au renversement des frères musulmans et au retour des militaires au pouvoir.

Une façon de nous dire que, comme Marx le proférait déjà, l’Histoire ne se répète jamais, elle balbutie. Que le changement vient le plus souvent des masses silencieuses, dont l’union progressive fera la cohérence et la force mais, qu’au bout, ce seront toujours les plus rusés et les plus déterminés qui l’emporteront et s’adjugeront les ors et les fastes du nouveau pouvoir.

Quoi qu’il en soit, El Aswany signe ici un livre superbement écrit (et traduit), magnifiquement construit, passionnant de bout en bout mêlant intrigues, passions amoureuses, études psychologiques fines et Histoire sans jamais relâcher l’attention souriante et exaltée de ses lecteurs. Une vraie réussite !

Publié aux Editions Actes Sud – 2014 – 541 pages

retrouvez mes notes de lecture sur thierrycollet-cetalir.blogspot.com
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6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Du temps de Farouk, 10 mars 2014
Par 
traversay (Orléans, France) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Automobile Club d'Egypte (Broché)
Honnêtement, il était peu probable que Alaa El Aswany puisse surpasser la force de son premier roman L'immeuble Yacoubian. Ce qu'il avait écrit depuis, de très bonne qualité, certes, l'avait démontré. Mais en se penchant sur le passé de son pays, la fin des années 40, en l'occurrence, il vient de signer avec Automobile Club d'Egypte, un roman qui fait mieux qu'égaler son chef d'œuvre. Un ouvrage polyphonique, foisonnant, d'une richesse inouïe qui dresse un tableau complet d'une nation sous tutelle anglaise et gouvernée par un roi, Farouk, fantasque et libidineux. Une époque pré-révolutionnaire, qui en rappelle une autre, évidemment, toute récente, qui prend vie à travers une bonne vingtaine de personnages dont les destins ne cessent de se croiser. Ce pavé de 500 pages, une fois passés les chapitres d'introduction, se dévore avec passion. Comme un Balzac, un Tolstoï ou un Dickens, El Aswany nous fait découvrir toutes les strates de la société cairote : riches et pauvres, maitres et serviteurs, conservateurs et rebelles, égyptiens et britanniques. Automobile Club d'Egypte passe avec une aisance stupéfiante du drame à la comédie dans une veine à la fois politique, sociale, sentimentale, religieuse, etc. Le contraire d'un livre fourre-tout, pourtant, l'auteur est un alchimiste qui utilise ses différents ingrédients dans un tempo parfait, sans jamais ennuyer ou perdre son lecteur. Et le souffle du romanesque nous emporte très loin, au bord du Nil et au comble du bonheur. Autrement dit, c'est une pure merveille.
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'Egypte sous occupation anglaise, 28 mars 2014
Par 
Dr King - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Automobile Club d'Egypte (Broché)
Alaa El Aswany nous surprend cette fois-ci en écrivant sur l'Egypte des années 40, lui qui habituellement s'intéresse à l'Egypte de nos jours. Et grand bien lui a pris.
Au Caire, dans les années 40 se trouve un club de luxe nommé "Automobile Club" qui est dirigé par un Anglais aristocrate et géré par un chambellan nommé El-Kwo. Ce dernier est un gérant "de luxe", proche du roi Farouk et qui s'avère être le parfait lien entre les dirigeants et les serviteurs ; ceux-là venus pour la plupart de Haute Egypte dans l'espoir de faire vivre dignement leur famille. El Kwo est un homme hautain qui se venge de ses frustrations face aux occidentaux en faisant battre et en humiliant ses subordonnés. Abdelaziz Hammam est un de ses serveurs, qui a la singularité d'être issu de la bourgeoisie égyptienne et qui s'est ruiné à cause d'une générosité débordante. Il est donc venu au Caire pour y travailler par défaut. C'est sur ce personnage central que le romancier va se concentrer : Abdelaziz lui-même et sa famille. Une femme dévouée et aussi généreuse que lui et quatre enfants : Saïd l'égoïste, Mahmoud l'imbécile, Salhia l'intellectuelle et Kamel le sage et courageux. On suit donc le parcours d'une famille touchante qui se retrouve confrontée à la pauvreté et à la vie populaire cairote, avec ses joies et ses douleurs...
Dans ce magnifique roman, Alaa El Aswany tente de montrer la vie d'un peuple soumis à une royauté oisive et concupiscente et au diktat d'une colonie britannique hautaine et certaine de sa supériorité. Le luxe d'un côté, la misère de l'autre sont décrits à la perfection et les différentes réactions possibles, lorsque l'on subit la tyrannie et la condescendance des nantis.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 a lire, 20 juillet 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
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l'Égypte sous le protectorat anglais, une découverte pour moi, une histoire très bien écrite, une très bonne façon de découvrir cette partie de l'histoire
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Instructif et facile à lire., 4 septembre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Automobile Club d'Égypte (Format Kindle)
Je ne connaissais pas l' Egypte sous protectorat anglais . Et Alaa El Aswany nous décrit ce pays aux alentours de 1938 : il campe des personnages très différents les uns des autres, très bien décrits et attachants. Nous vivons avec eux dans la pauvreté ou dans un luxe révoltant ; la corruption est presque partout. Tous se préparent à un changement, ils l' espèrent ou le craignent .C' est un roman très facile à lire , que je conseille .
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4.0 étoiles sur 5 L'Egypte du roi Farouk !, 8 décembre 2014
Par 
FINET Franck (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Automobile Club d'Egypte (Broché)
Alaa El Aswany (1957- ) est un écrivain égyptien de langue française.
Fils d’un avocat, il est un écrivain dans la veine du célèbre prix Nobel de littérature Naguib Mahfouz. Il exerce les métiers de dentiste, journaliste, écrivant sur la littérature, la politique et les questions sociales pour des journaux égyptiens,
En 2002 parait "L’Immeuble Yacoubian" qui devient immédiatement un Best-seller international.
Avec "Automobile Club d’Egypte" (2014), Alaa el-Aswany signe son troisième roman et sans doute son œuvre la plus aboutie.

Les années 1940 en Egypte, sous la tutelle britannique et le règne d'un souverain fantoche; Farouk.
Le bâtiment de l'Automobile Club abrite 2 sociétés; celle de l'aristocratie blanche britannique et des serviteurs noirs du sud de l'Egypte.
L'auteur dépeint les relations conflictuelles entre ces 2 mondes et l'amorce de révolutions larvées .
Un questionnement -toujours d'actualité- sur l'avenir attendu du peuple égyptien.
Quel choix : Liberté ou Sécurité ? Un Président ou un Père ?
Alaa El Aswany raconte des histoires entendues enfant quand il accompagnait son père avocat dans les locaux de l'Automobile Club.
La force de ce roman repose sur l'attachement aux personnages et une qualité narrative indiscutable.
540 pages qu'on ne voit pas passer .
Un questionnement qui reste cruellement d'actualité dans un monde arabe qui se cherche au travers des révolutions successives.
La femme égyptienne (sa volupté, sa sensualité,...) est mise à l'honneur. Sera-t-elle à l'origine du redressement national ?
Alaa El Aswany est un éclaireur engagé et humaniste .
Un véritable bonheur de lecture !
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Belle représentation d'une certaine société égyptienne, 22 août 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Automobile Club d'Egypte (Broché)
Livre très vivant grâce à l'histoire de différents personnages bien différenciées bien que faisant partie d'une unicité de lieu et d'époque et ayant des liens entre elles. Belle écriture. En plus, cela nous fait découvrir une page d'histoire de l'Egypte. Quand on l'a débuté, on est pris par son intrigue qui nous tient jusqu'à la dernière page. A RECOMMANDER sans modération.
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4.0 étoiles sur 5 Savoureux mais un peu sec !, 3 octobre 2014
Par 
loboblanco (Bordeaux) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Automobile Club d'Egypte (Broché)
Ce gros roman dont l'action se déroule au Caire entre 1945 et 1948 (avant la guerre Israelo-Arabe) est un peu redevable à Naguib Mahfouz dans ses deux cents premières pages.
L'humour n'a cependant pas ce côté humaniste du prix Nobel. Les "méchants" sont très et toujours antipathiques et l'auteur ne les couvre pas d'un jet de fiel.Cela étant la problématique est celle de l'Egypte toujours sous le joug Anglais mais soumise. Les personnages de serviteurs sont pitoyables et l'auteur ne semble pas éprouver la moindre compassion à leur égard. Je ne connais pas suffisamment l'histoire de l'Egypte sous domination anglaise, mais si la réalité de ces années sous le royaume et les turpitudes de Farouk sont avérées, on ne doit pas s'étonner de l'arrivée de Nasser. Les évènements récents ne peuvent qu'appuyer la narration de l'auteur......hélas !
Bon roman mais il n'aurait rien perdu avec cent pages en moins. Un peu trop d'anachronismes de vocabulaire peut être dus à la traduction ?
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Automobile club d'Egypte d'Alaa El Aswany, 18 avril 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Automobile Club d'Egypte (Broché)
AUTOMOBILE CLUB D’EGYPTE Alla El Aswany, ed Actes Sud, 2014 trad Gilles Gauthier.

Alaa El Aswany est un auteur égyptien qui a écrit en 2006 l’Immeuble Yacoubian, fresque sociale où il faisait cohabiter dans un immeuble du Caire un certain nombre de personnages représentant les différentes populations de la ville.
L’Automobile Club d’Egypte est construit avec le même principe : en 1940, dans le Club se côtoient Anglais et Egyptiens. Le directeur du club est un Anglais qui se pense si supérieur à ces sauvages d’Egyptiens, qu’il en devient caricatural et sa fille qui veut comprendre les Egyptiens et en apprendre la langue. Du côté égyptien, on rencontre le roi Farouk, qui aurait pu être une chance pour l’Egypte, malheureusement son indolence, et son goût du jeu en a fait un despote, contrairement à son cousin qui voudrait se débarrasser des Anglais, et de leur mainmise sur le canal de Suez. Il y a aussi des princes, potentats et diplomates et des serviteurs, tous égyptiens que ce soit le Chambellan, chef du personnel, véritable tyran pour les serviteurs, et les dits serviteurs honnêtes ou non, dont deux frères d’une famille de Haute Egypte autrefois riche et puissante et maintenant ruinée. L’un des frères fait des études et il est approché par un groupe politique de lutte contre les Anglais.
C’est donc une peinture de la société égyptienne que nous décrit El Aswany, mais également une étude de la montée du nationalisme égyptien contre la puissance anglaise à la veille de la 2° guerre mondiale. Le tout d’un style alerte, quelquefois truculent, drôle, émouvant et documenté bien sûr.
Mon avis : c’est un livre que je n’ai pas lâché, j’apprécie cet auteur « engagé et humaniste » qui explique clairement la genèse d’une situation conflictuelle dont les remous sont encore présents dans le monde du XX° siècle. Et puis, je suis née en Egypte.
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Automobile Club d'Egypte
Automobile Club d'Egypte de Alaa El Aswany (Broché - 5 février 2014)
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