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5.0 étoiles sur 5 L'Egypte sous occupation anglaise
Alaa El Aswany nous surprend cette fois-ci en écrivant sur l'Egypte des années 40, lui qui habituellement s'intéresse à l'Egypte de nos jours. Et grand bien lui a pris.
Au Caire, dans les années 40 se trouve un club de luxe nommé "Automobile Club" qui est dirigé par un Anglais aristocrate et géré...
Publié il y a 4 mois par Dr King

versus
1.0 étoiles sur 5 Consternant
Je me réjouissais tant de retrouver l'auteur inspiré de Yacoubian !

Le chapitre inaugural est positivement nul, paraît relever d'un exercice d'écriture au surplus raté. Contrairement à mon habitude, je n'ai pas même attendu d'avoir lu un tiers du roman pour l'abandonner. On espère El Aswany plus doué pour la...
Publié il y a 5 jours par bcommebillie


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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'Egypte sous occupation anglaise, 28 mars 2014
Par 
Dr King - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Automobile Club d'Egypte (Broché)
Alaa El Aswany nous surprend cette fois-ci en écrivant sur l'Egypte des années 40, lui qui habituellement s'intéresse à l'Egypte de nos jours. Et grand bien lui a pris.
Au Caire, dans les années 40 se trouve un club de luxe nommé "Automobile Club" qui est dirigé par un Anglais aristocrate et géré par un chambellan nommé El-Kwo. Ce dernier est un gérant "de luxe", proche du roi Farouk et qui s'avère être le parfait lien entre les dirigeants et les serviteurs ; ceux-là venus pour la plupart de Haute Egypte dans l'espoir de faire vivre dignement leur famille. El Kwo est un homme hautain qui se venge de ses frustrations face aux occidentaux en faisant battre et en humiliant ses subordonnés. Abdelaziz Hammam est un de ses serveurs, qui a la singularité d'être issu de la bourgeoisie égyptienne et qui s'est ruiné à cause d'une générosité débordante. Il est donc venu au Caire pour y travailler par défaut. C'est sur ce personnage central que le romancier va se concentrer : Abdelaziz lui-même et sa famille. Une femme dévouée et aussi généreuse que lui et quatre enfants : Saïd l'égoïste, Mahmoud l'imbécile, Salhia l'intellectuelle et Kamel le sage et courageux. On suit donc le parcours d'une famille touchante qui se retrouve confrontée à la pauvreté et à la vie populaire cairote, avec ses joies et ses douleurs...
Dans ce magnifique roman, Alaa El Aswany tente de montrer la vie d'un peuple soumis à une royauté oisive et concupiscente et au diktat d'une colonie britannique hautaine et certaine de sa supériorité. Le luxe d'un côté, la misère de l'autre sont décrits à la perfection et les différentes réactions possibles, lorsque l'on subit la tyrannie et la condescendance des nantis.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 vaste fresque sociale et politique avec de nombreux personnages attachants, 2 avril 2014
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Automobile Club d'Egypte (Broché)
La littérature arabe ne laisse pas d’étonner ; elle est, bien sûr, ancienne, mais ce n’est qu’assez récemment qu’elle a adopté les genres européens tels que le vers-librisme et le roman et, il faut le dire, en égalant ou en dépassant les « maîtres ».

Alaa Al-Aswany prit la relève de ce conteur hors-pair que fut Naguib Mahfouz, et eut l’étrange destin de débuter par un chef-d’œuvre extraordinaire : « L’Immeuble Yacoubian ». Le problème, ensuite, fut de se montrer à la hauteur de cette première réussite.

Je ne suis pas sûr qu’avec « Chicago » il y soit entièrement parvenu, mais avec « L’Automobile Club d’Égypte », il retrouve la grande forme de ses débuts.

Après un premier chapitre situé dans le présent où, alors que le narrateur est isolé dans sa résidence secondaire, deux des personnages viennent revendiquer le droit d’exprimer davantage leurs sentiments, et où il leur rappelle qu’ils n’ont que l’existence que l’auteur a voulu leur accorder (habile réflexion sur la littérature) le reste du roman se compose d’une série de chapitres où le narrateur raconte des épisodes de l’intrigue à la troisième personne, qui sont suivis de récits — distingués du reste du teste par un changement de police de caractères — à la première personne, par deux des personnages, Kamel et Saliha.

Les récits de ces trois narrateurs ne se succèdent pas dans un ordre rigoureusement chronologique, ce qui a pour effet de mieux ancrer les rebondissements dans l’esprit du lecteur.

L’essentiel de l’intrigue gravite autour de l’Automobile Club, un peu comme celle de son premier roman est définie par l’immeuble où elle se déroule. De même que « Yacoubian » fait coexister l’élégant Zaki Dessouki et Taha le fils du gardien de l’immeuble, « L’Automobile Club » met en scène des personnages de tous les classes, allant des serviteurs les plus humbles au roi Farouk lui-même, qui sont appelés à ce côtoyer dans le cadre des festivités qui sont la raison d’être du club.

Historiquement, ces événements ont lieu à un moment où la corruption de l’ancien régime le conduit vers sa fin. Pourtant, cela n’est indiqué que par le fait que plusieurs personnages prennent conscience des injustices dont ils sont victimes, et militent au sein du Wafd.

Le colonialisme nous fait horreur, mais en même temps cette horreur s’accompagne parfois d’une sorte de regret de ne pas avoir connu les fastes dont s’entouraient les régimes corrompus. Certes, cette tristesse ne va pas jusqu’à la nostalgie dans le roman d’Alaa Al-Aswany, mais cette Égypte a parfois des charmes qui font défaut à celle d’aujourd’hui.

Parmi des personnages, on trouve des pauvres et des déchus de la Haute-Égypte, des pachas et des beys, le roi lui-même, des vieilles dames souffrant de la solitude et recélant des réserves de lubricité, et des étrangers britanniques et autres. Si on devine que les sympathies de l’auteur sont gagnées à la cause du Wafd, Al-Aswany évite habilement les stéréotypes : les Anglais ne sont pas uniformément mauvais, et les Egyptiens ne sont pas, tant s’en faut, uniformément bons. Bien plus, il se tisse entre les « races » (ethnies ?) des liens d’amitié et de respect, qui contribuent peut-être au charme de cette époque révolue.

Tout texte, et particulièrement un texte finement travaillé comme celui-ci, peut se lire à divers niveau. Quel est le rapport entre le régime détesté et corrompu du roi Farouk et la situation actuelle ? Dans « The State of Egypt » (publié seulement en anglais jusqu’à présent), Alaa Al-Aswany présente des articles qui se terminent tous par les mots « la démocratie est la solution » (comme une sorte de « bismillah » à rebours, et qui prend la contrepartie des slogans des Frères Musulmans : « l’Islam est la solution ». En tout cas, ce roman montre une étape de l’acheminement de l’Égypte vers la démocratie, dont nous savons qu’elle n’y est pas encore parvenue.

Hélas, il ne s’agit pas, comme dans les westerns, d’un récit où les « mauvais » sont vaincus et les « bons » récompensés, sinon par un mariage (ce qui fut déjà la cas dans « L’Immeuble Yacoubian »).
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5.0 étoiles sur 5 Automobile club d'Egypte d'Alaa El Aswany, 18 avril 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Automobile Club d'Egypte (Broché)
AUTOMOBILE CLUB D’EGYPTE Alla El Aswany, ed Actes Sud, 2014 trad Gilles Gauthier.

Alaa El Aswany est un auteur égyptien qui a écrit en 2006 l’Immeuble Yacoubian, fresque sociale où il faisait cohabiter dans un immeuble du Caire un certain nombre de personnages représentant les différentes populations de la ville.
L’Automobile Club d’Egypte est construit avec le même principe : en 1940, dans le Club se côtoient Anglais et Egyptiens. Le directeur du club est un Anglais qui se pense si supérieur à ces sauvages d’Egyptiens, qu’il en devient caricatural et sa fille qui veut comprendre les Egyptiens et en apprendre la langue. Du côté égyptien, on rencontre le roi Farouk, qui aurait pu être une chance pour l’Egypte, malheureusement son indolence, et son goût du jeu en a fait un despote, contrairement à son cousin qui voudrait se débarrasser des Anglais, et de leur mainmise sur le canal de Suez. Il y a aussi des princes, potentats et diplomates et des serviteurs, tous égyptiens que ce soit le Chambellan, chef du personnel, véritable tyran pour les serviteurs, et les dits serviteurs honnêtes ou non, dont deux frères d’une famille de Haute Egypte autrefois riche et puissante et maintenant ruinée. L’un des frères fait des études et il est approché par un groupe politique de lutte contre les Anglais.
C’est donc une peinture de la société égyptienne que nous décrit El Aswany, mais également une étude de la montée du nationalisme égyptien contre la puissance anglaise à la veille de la 2° guerre mondiale. Le tout d’un style alerte, quelquefois truculent, drôle, émouvant et documenté bien sûr.
Mon avis : c’est un livre que je n’ai pas lâché, j’apprécie cet auteur « engagé et humaniste » qui explique clairement la genèse d’une situation conflictuelle dont les remous sont encore présents dans le monde du XX° siècle. Et puis, je suis née en Egypte.
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5.0 étoiles sur 5 Du temps de Farouk, 10 mars 2014
Par 
traversay (Orléans, France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Automobile Club d'Egypte (Broché)
Honnêtement, il était peu probable que Alaa El Aswany puisse surpasser la force de son premier roman L'immeuble Yacoubian. Ce qu'il avait écrit depuis, de très bonne qualité, certes, l'avait démontré. Mais en se penchant sur le passé de son pays, la fin des années 40, en l'occurrence, il vient de signer avec Automobile Club d'Egypte, un roman qui fait mieux qu'égaler son chef d'œuvre. Un ouvrage polyphonique, foisonnant, d'une richesse inouïe qui dresse un tableau complet d'une nation sous tutelle anglaise et gouvernée par un roi, Farouk, fantasque et libidineux. Une époque pré-révolutionnaire, qui en rappelle une autre, évidemment, toute récente, qui prend vie à travers une bonne vingtaine de personnages dont les destins ne cessent de se croiser. Ce pavé de 500 pages, une fois passés les chapitres d'introduction, se dévore avec passion. Comme un Balzac, un Tolstoï ou un Dickens, El Aswany nous fait découvrir toutes les strates de la société cairote : riches et pauvres, maitres et serviteurs, conservateurs et rebelles, égyptiens et britanniques. Automobile Club d'Egypte passe avec une aisance stupéfiante du drame à la comédie dans une veine à la fois politique, sociale, sentimentale, religieuse, etc. Le contraire d'un livre fourre-tout, pourtant, l'auteur est un alchimiste qui utilise ses différents ingrédients dans un tempo parfait, sans jamais ennuyer ou perdre son lecteur. Et le souffle du romanesque nous emporte très loin, au bord du Nil et au comble du bonheur. Autrement dit, c'est une pure merveille.
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4.0 étoiles sur 5 EMANCIPATION, 25 juillet 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Automobile Club d'Égypte (Format Kindle)
Dans une société en pleine mutation ,ou la hiérarchie à force de loi ,ou le respect des anciens et la peur des changements régissent la vie et les choix , l'accès à l instruction va, amener à la réflexion et au rejet des brimades ,des injures et de la soumission .Un beau livre sur les rapports dominants -domines ou chacun à sa façon va acceder à sa liberté de pensée et d'action Malgré quelques petites longueurs c est un très beau livre qui ne laisse pas insensible et que je conseille vivement
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1.0 étoiles sur 5 Consternant, 24 juillet 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Automobile Club d'Égypte (Format Kindle)
Je me réjouissais tant de retrouver l'auteur inspiré de Yacoubian !

Le chapitre inaugural est positivement nul, paraît relever d'un exercice d'écriture au surplus raté. Contrairement à mon habitude, je n'ai pas même attendu d'avoir lu un tiers du roman pour l'abandonner. On espère El Aswany plus doué pour la dentisterie car on peut gager qu'il ne produira plus rien de lisible...
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 contraste entre puissance et soumission, 7 mars 2014
Par 
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Sans cesse en résonnance avec l'actualité Egyptienne, Alaa El Aswany retrace l'histoire de son pays à travers celle d'une famille ruinée venue de la Haute Egypte. Le contraste entre la puissance de l'entourage de Farouk et le peuple est parfaitement retranscrit et donne sa force au roman. A lire !
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4.0 étoiles sur 5 Un bon roman, 1 juin 2014
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Ce livre est un bon roman, qui reste parfois un peu à la surface des choses et flirte un peu avec l'eau-de-rose, mais l'histoire est efficace et permet de passer un bon moment.
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4.0 étoiles sur 5 Marche arrière vers l'Egypte du roi Farouk, 30 mai 2014
Par 
KALIBAN - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Automobile Club d'Egypte (Broché)
A travers le personnel et les hôtes de l'Automobile Club du Caire, Alaa EL ASWANY décrit la société égyptienne des années 40 ; celles du Roi Farouk (1920-1965) et du "protectorat britannique" : le directeur du club, M. Wright, incarne l'anglais raciste, persuadé de la supériorité des occidentaux sur les Egyptiens.Toute le despotisme, l'arbitraire, et la corruption de l'Egypte est incarné par El Kwo, le chambellan royal, qui n'hésite pas à taxer les pourboires des salariés et à user de châtiment corporels. A travers les portraits des membres de la famille Haman, Alaa EL ASWANY explore les différentes facettes de la société égyptienne : Abdelaziz, le père, descendant ruiné d'une gande famille de la Haute Egypte, obligé d'accepter un emploi de serveur à l'Automobile Club. Et ses enfants, Saïd, le paresseux dont l'ambition sera finalement guidé par son épouse ;Kamel, le poète tenté par les idées révolutionnaires ; Saliha, l'étudiante brillante et Mahmoud le costaud qui s'accommodera fort bien des largesses de l'occupation anglaise.
Un roman original, aussi passionnant qu'intéressant. Seuls les deux premiers chapitres -dont l'un raconte l'invention de l'automobile par Carl Benz - m'ont semblé incongrus et sans intérêt.
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4.0 étoiles sur 5 Le lit des révolutions à venir, 21 avril 2014
Par 
Florian Rochat (Suisse) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Automobile Club d'Egypte (Broché)
Si ma mémoire est bonne, ce livre est un petit peu moins bien maîtrisé que "L'Immeuble Yacoubian", mais néanmoins très riche et captivant. Toujours admirable est le talent de El Aswany de décrire les réalités sociales, morales et économiques de l'Egypte en partant de la vie intime et familiale de ses personnages. (Donc deux, ici, veulent d'entrée de cause "participer" à son récit, en voulant intervenir dans son manuscrit !)

Ce portrait d'une Egypte sous l'occupation britannique sue la fin de règne du début à la fin. Une autre époque est en train de naitre. La fin, abrupte et courte dans sa violente logique, laisse entrevoir non pas un point final, mais des points de suspension. Tout ce qui a été dit dans ce roman, tout ce qui s'y est passé, a semé les graines des révoltes et révolutions à venir pour ce pays. Donc de plusieurs épisodes que Alaa El Aswany va certainement explorer, pour notre bonheur, dans ses prochains livres.
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Automobile Club d'Egypte
Automobile Club d'Egypte de Alaa El Aswany (Broché - 5 février 2014)
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