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500 PREMIERS RÉVISEURSle 8 septembre 2014
Avec ce roman l'auteur nous entraîne dans une course poursuite surréaliste dans l'Etat américain du Wasinghton. Strawl, vieux shérif à la retraite, très bien décrit dans le prologue du roman, se voit confier par la police de trois comtés américains une enquête difficile pour dénicher le tueur qui a aussi dépecé d'horrible façon quatre indiens "nez percé".

Strawl a accepté cette mission contre rémunération parce qu'il est pratiquement à sec depuis qu'il a dû racheter la moitié de son Ranch trop hâtivement partagé entre sa fille Dot, d'un premier mariage dont il a tué accidentellement la mère et son fils adoptif, Elijah, d'une indienne dont on a, à son insu, organisé la disparition pour qu'elle échappe sans doute au même sort.

A 63 ans, Strawl a accepté de se faire accompagner dans son périple par son fils. Il va croiser de vieilles connaissances, sur le qui-vive avec cet ex-shérif, dont on sait qu'il ne s'embarrasse que peu de principes. Sa quête va nous amener à connaître des régions américaines encore marquées par la barbarie humaine. A la manière d'autres auteurs américains l'auteur nous décrit par le menu ces journées de traque avec les repas, le sommeil, les sens en éveil...La fin est une réflexion philosophique de très bon niveau sur la vie, la mort, la conscience de soi. Vraiment j'ai aimé même si j'ai parfois trouvé quelques longueurs alors que j'étais pris par l'histoire pour connaître le meurtrier...
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L’écrivain américain Bruce Holbert est né en 1959 dans l'État de Washington. Son arrière-grand-père, éclaireur indien de l’armée des États-Unis, était un homme respecté jusqu'à ce qu’il assassine son gendre le grand-père de l’écrivain qui s'est inspiré de cette tragédie pour son premier roman, Animaux solitaires paru récemment. Bruce Holbert est diplômé de l'Université de l’Iowa où il enseigne aujourd'hui. Plusieurs de ses nouvelles ont été publiées dans des revues littéraires.
« Comté de l'Okanogan, État de Washington, 1932. Russel Strawl, ancien officier de police, reprend du service pour participer à la traque d’un tueur laissant dans son sillage des cadavres d'Indiens minutieusement mutilés. Ses recherches l'entraînent au cœur des plus sauvages vallées de l'Ouest, là où les hommes qui n'ont pas de sang sur les mains sont rares et où le progrès n'a pas encore eu raison de la barbarie. De vieilles connaissances croisent sa route, sinistres échos d'une vie qu'il avait laissée derrière lui, tandis que se révèlent petit à petit les noirs mystères qui entourent le passé du policier et de sa famille. »
A quoi reconnait-on un bon roman, au moins à deux critères essentiels, une bonne histoire et une écriture. Ces deux points sont en quantité plus que suffisante dans ce premier roman de Bruce Holbert pour en faire un livre incontournable.
L’histoire nous entraine dans une région sauvage, derrière Strawl et son cheval Stick. Un vieil homme ayant beaucoup vécu, sur les traces d’un assassin commettant des crimes particulièrement atroces dont l’écrivain ne nous épargne aucuns détails. Si Strawl est le héros du roman, il faut prendre le terme dans le sens de personnage principal sans plus, car l’homme n’est pas un tendre, il est même particulièrement violent et ce n’est pas son âge qui l’a calmé, il n’est ni sympathique ni fréquentable, « il était de ceux dont on évite la compagnie ». La région est sauvage et n’y survivent que les plus forts. Ici la loi est une notion relative, la justice un terme au sens ambigu, « la plupart des actes qu’un homme pouvait perpétrer avaient été punis par la loi à une certaine époque et parfaitement légaux à d’autres », le Bien et le Mal des conceptions fluctuantes. Elijah fils adoptif de Strawl et autre figure importante du roman, peut citer la Bible à tout bout de champ, la présence d’un dieu bienfaisant dans le secteur relève de l’hypothèse intellectuelle tout au plus.
Son scénario très fort, à l’intensité dévastatrice, Brice Holbert le tisse méticuleusement grâce à une écriture très dense et une maîtrise absolue de la narration. L’écrivain ne mégote pas sur les détails, faune, flore, vie du quotidien des habitants de ces rudes régions comme nous y ont habitué les auteurs de Nature Writing, mais il y ajoute la puissance de son style. Le lecteur tétanisé dans son fauteuil, se gorge de ce récit le portant inéluctablement par delà le Bien et le Mal, heureux d’être enfin brutalisé par un auteur écrivant avec du sang et des trippes, mais anéanti devant tant de noirceur. Un polar dans un décor de western sur lequel plane l’ombre de Nietzsche…
« Strawl posa le fusil de Pete contre le mur, puis il examina de nouveau le travail d’artiste de son assassin. Des mouches voletaient au-dessus du sang et des os à nu. Encore une fois, il n’y avait nulle sauvagerie, rien d’autre qu’un soin méticuleux, et quand il souleva les têtes il vit les mêmes blessures à la tempe. Il entendit pépier un oisillon. Strawl pensa que c’était peut-être un pluvier qui tentait de les attirer loin de son nid, mais il ne repéra aucun nid visible, et sans nid visible, pas de pluvier. Le bruit se fit plus présent. Les mâchoires des cadavres étaient fermées par du fil de fer. Strawl en libéra une et un moineau s’agita entre les dents du premier frère Cloud. Il déploya ses ailes et s’envola. Dans la bouche de l’autre se trouvait un petit sansonnet. Il s’assit sur la langue du mort, lança son premier cri, et déféqua. »
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le 16 janvier 2016
Encore un écrivaillon que Gallmeister, sans doute victime de son succès, se croit obligé de publier en n'hésitant pas à le comparer, en quatrième de couverture à Cormac McCarthy. Si, si : Cormac McCarthy (et pourquoi pas Faulkner, tant qu'on y est ?)
Mais alors un Cormac McCarthy de quatorze ans, incapable de mener un récit avec un minimum de rythme ou de souffle et qui bricole à la place une suite de scènes souvent très violentes (comme chez McCarthy) mais aussi fréquemment grotesques d'invraisemblance. On a aussi droit, lors des (longs) temps morts et des multiples retours en arrière, à beaucoup de considérations sur la vie, très paradoxales et très philosophiques, assez séduisantes au début mais rapidement assez pénibles. Bref, toujours la même histoire : du frelaté, mal distillé dans un atelier d'écriture, traduit et publié sur la seule foi de son américanité et de la mode de plus en plus rance du nature writing.
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Les éditions Gallmeister construisent depuis des années, à pas de loup, un magnifique catalogue d’auteurs nord-américains parmi lesquels on compte des noms aussi prestigieux que ceux de Rick Bass, Edward Abbey ou encore David Vann. Autant d’auteurs pour qui la nature joue un rôle clef dans la vie des hommes. Chaque parution est un moment de délicieuse découverte pour les amoureux de littérature américaine et c'est encore le cas avec "Animaux solitaires" de Bruce Holbert qui , avec une maitrise parfaite de sa narration, nous entraine dans une traque du côté du comté d'Okanogan dans l'Etat de Washington en 1932. C'est un polar d'une grande densité où les sentiments humains sont passés au tamis de la violence et où le bien et le mal deviennent rapidement des valeurs relatives. Le héros Russel Strawl est aussi ombrageux que les forêts qu'il traverse et quand la vérité n'est pas au bout de son fusil, elle finit inéluctablement par venir vous rappeler quelques mauvais souvenirs. Du grand art !
Archibald PLOOM (CULTURE-CHRONIQUE)
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