undrgrnd Cliquez ici Toys NEWNEEEW nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici Cliquez ici Acheter Fire Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici Jeux Vidéo

Commentaires client

4,3 sur 5 étoiles6
4,3 sur 5 étoiles
Prix:5,10 €+ Livraison gratuite avec Amazon Premium
Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

Lecture aisée et rapide (1 à 2 heures).
Il ne s'agit pas du tout d'un manuel décrivant les 101 meilleures façons pour piquer un roupillon. Le terme "paresse" désigne tout la durée de la journée que nous ne consacrons pas à notre travail "obligatoire", quelque soit la façon dont nous occupons ce temps LIBRE.
La paresse a mauvaise presse. La PARESSE est un grand mal, disait-on déjà à l'époque de Lafargue. Je suppose que l'on tient ce discours depuis qu'il y a des gens (plus ou moins oisifs) dont l'enrichissement à satiété provient presqu'uniquement du travail des autres.

Ce texte est, semble-t-il, la réédition parue en 1883 de "Le Droit à la paresse" (Réfutation du « Droit au travail » de 1848), édité une première fois en 1880. Cette deuxième version contient quelques notes additionnelles.
Dans son contexte historique, Lafargue était en mesure de faire le bilan et le "procès" de CERTAINS EFFETS produits par la révolution industrielle.
Imaginez-vous qu'à cette époque lointaine, la bourgeoisie s'inquiétait des effets désastreux qu'aurait la diminution du temps de travail (des "prolétaires") sur l'économie, sur les profits (ceux des "capitalistes").
Et qu'est-ce que j'apprends? On pratiquait la désinformation, l'endoctrinement. Le travail (à l'excès) y était érigé en valeur première, dans l'esprit des classes laborieuses (bien sûr!).
Le fond du discours des classes dirigeantes : "Il faut absolument travailler plus (en tout cas, pas moins!), sinon nous courons à la catastrophe..."
Évidemment le mot "nous" ne désignait pas le peuple et la "catastrophe", toute relative, ne concernait pas le peuple non plus.
Heureusement, cette époque est révolue...

La dernière partie, dans laquelle Lafargue imagine des châtiments pour la bourgeoisie, peut paraître "bouffonne". Il leur fait effectuer des tâches humiliantes, inutiles. Et pourtant, quand on y réfléchit, il n'y a pas plus de vanité dans ces punitions, que dans le travail forcé réellement infligé aux prolétaires, et dans les propos spécieux qui leur sont tenus pour les "motiver".

Pour paraphraser les propos de Lafargue par une expression connue: Il ne faut pas perdre sa vie à la gagner!
Il n'encourage pas les gens à laisser tomber notre monde en déliquescence, mais à ne pas travailler plus qu'il n'est nécessaire à la société et plus qu'il n'est supportable à l'être humain. Le travail ne peut-être imposé comme finalité de la vie humaine!
Les capacités de production de cette époque auraient été suffisantes pour combler tous LES BESOINS ESSENTIELS de la population, et sans exiger d'elle qu'elle ne se tue au travail. C'est encore plus vrai aujourd'hui. Mais cette conception de Lafargue ne peut se réaliser que dans un monde fraternel. Il faut être capable de partager, capable de s'indigner tant que d'autres sont misérables, tandis que nous allons reprendre un peu de caviar. Ce n'est pas une question de moyens ou de possibilités mais juste une question de choix de société. Humaniste ou pas.
22 commentaires|51 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 17 mai 2014
Ecrit dans un style brillant et volontairement provocateur, ce pamphlet doit être lu aujourd'hui comme un antidote aux proclamations des chantres du néo-capitalisme triomphant relayés de façon tonitruante par un ancien président de la république sur la "valeur travail". Cette "valeur" proclamée du travail n'est en fait que celle d'une marchandise soumise à la loi du marché, celle de l'offre et de la demande, et qui sert de "variable d'ajustement" dans la résolution - ou la tentative de résolution - des crises cycliques que connait le capitalisme. Dans ce discours, il y a entre les deux sens du mot "valeur", marchande ou spirituelle, une confusion volontaire pour tenter de nier ou de masquer la dure réalité de l'exploitation du travailleur. dans le système capitaliste. Les sociétés antiques et notamment la démocratie athénienne n'avaient que mépris pour le travail auquel étaient voués exclusivement les esclaves et les plus basses classes de la société..Paul Lafargue nous rappelle qu'avant de pouvoir être la voie d'un accomplissement personnel, le travail est d'abord une nécessité dans le combat impitoyable et permanent pour la vie.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
1000 PREMIERS RÉVISEURSle 24 février 2011
Oui, un livre indispensable. Il n'y a pas dans ce petit livre du gendre de Marx une apologie de la paresse telle que nous la définissons. Non! L'objet est la démonstration que le capitalisme pur et dur, naissant (nous sommes en 1881!), exploite considérablement le travailleur qui en reste abruti, voire consentant. La paresse de Lafargue se dirait aujourd'hui hobby ou temps pour soi, pour les siens pour le repos... Il dénonce le pourrissement de la bourgeoisie, le consentement implicite de se faire exploiter de la masse ouvrière, le profit à tout va (déjà) malgré la création de machines qui devaient libérer le travailleur de son joug, la poursuite inutile de chimères industrielles, etc. Ce livre est étonnamment très actuel, au même titre que la "servitude volontaire" de La Boétie ou les écrits d'Emerson et de Thoreau... Pour tout intellectuel ou simplement intéressé de voir pourquoi et comment l'on peut passer de l'anarchisme au communisme, comment l'on peut regarder l'être humain de loin et décrire avec véhémence et dans un style extraordinairement proche du parler et du fâché, la non-révolte d'êtres humains exploités et sévèrement chosifiés...
0Commentaire|8 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 23 octobre 2014
Très bien rien à changer depuis plus de 150 ans les ouvriers se font toujours exploiter pour engraisser les riches
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 31 janvier 2011
L'argumentaire de l'auteur est intéressant mais commence à dater, les références à des politiciens ou des bourgeois de l'époque (XIX ème) alourdissent le propos.

Il y a eu des progrès depuis dans la remise en cause du travail, notamment par rapport à l'écologie. Selon Paul Lafargue : l'Homme trouverait son salut dans l'avènement des machines qui feraient tout à sa place. Hors, on sait depuis 40 ans que l'on va bientôt manquer d'énergie et que les machines s'inscrivent dans une logique de production effrénée.

Il y a de bonnes bases de réflexion dans ce livre.
44 commentaires|6 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 28 avril 2009
le format pratique ( il se glisse dans la poche) permet de revnir a cet incontournable, toujours d'actualité malheureusement à metrre dans toutes les poches
11 commentaire|4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Les client ont également visualisé ces articles

6,20 €

Liens Sponsorisés

  (De quoi s'agit-il?)