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8 sur 8 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 2 janvier 2010
Nous devons a la litterature russe pas mal de chefs d'oeuvre. Le Goulag a son Shalamov, la Deuxieme Guerre Mondiale son Vassily Grossman, la collectivisation son Andrej Platonov. Mais du point de vue roman- nous semblait-i-l- il n'y avait rien de valable sur les purges. Bon, voici ce belge-francais-russe, troskyste pour la precision, un ecrivain russe qui s'exprime en francais sans pour autant etre autre chose que russe, dirais je, pour nous devoiler de facon eblouissante les entrailles du processus. Avec une telle capacité d'évocation et une telle justesse litteraire, poétique meme, qu'on se demande comment un tel sublime testament ait put rester dans l'ombre toutes ces années. Faut ajouter que Serge mourut dans l'exil et dans la plus abjecte pauvreté convaincu que son oeuvre resterait pour toujours dans le tiroir. Tel un Boulgakov peinant sur son manuscrit le Maitre et Marguerite plus de vingt cinq ans dans la conviction que "les manuscrits ne brulent pas" Serge, qui aurait palit de se voir comparer a un bourgeois comme Boulgakov, sut travailler pour la posterité sans aucun espoir de recompense. Maintenant que la folie communiste-staliniste ne ravage plus les esprits des intellectuels il serait grand temps de placer Victor Serge à la hauteur des plus grands romanciers du XXème siècle, bien au dessus de beaucoup de consacrés habituels.
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4 sur 4 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
La littérature russe nous a légué de grands livres consacrés à la Terreur stalinienne. Pour les amateurs, c'est miracle que de découvrir aujourd'hui une oeuvre aussi injustement méconnue et qui doit figurer au panthéon du genre.
Publié à titre posthume après-guerre, réédité en poche en 1978 et épuisé depuis, ce génial roman de Viktor Lvovitch Kibaltchitch, citoyen belge, résident mexicain, auteur francophone et révolutionnaire plus connu sous le nom de Victor Serge, est enfin accessible grâce à un petit éditeur contestataire qui a connu le succès avec Le président des riches .
L'affaire Toulaév est la retranscription clinique des grands procès de Moscou. Toulaév n'est autre que Kirov et le roman examine comment le meurtre d'un dignitaire (ici attribué à un individu isolé) va permettre au régime de lancer la chasse à ses propres fils, âgés et notables de préférence, pour laisser place à une nouvelle génération que le "chef" (ainsi nommé dans le livre sans que le mot Staline soit prononcé) aura façonnée. Victor Serge nous dresse un panorama détonnant de la société soviétique des années 1930, porté par une écriture brillante et inspirée, quoique presque désespérée. Comme tous les grands romans russes et bien que celui-ci soit écrit en français, on navigue avec aisance entre le prosaïque le plus rêche et la transcendance la plus élevée. Les figures des révolutionnaires sacrifiés et de leurs bourreaux sans âme sont inoubliables. Un chef d'oeuvre.
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3 sur 3 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 13 mars 2010
L'affaire Toulaev est un livre d'une grande puissance dramatique. La génération des révolutionnaires se trouve broyée dans les années 1930 par le stalinisme qui cherche à éliminer toute critique dans la société soviétique et bien au delà dans tout le mouvement communiste.
Victor Serge a été l'un des rares hommes à avoir échappé à cette tragédie et à avoir pu témoigner. Anarchiste en France puis acteur de la révolution russe et des premières années du bolchévisme, il rejoigna l'opposition trostkyste dès les années 1920 et fut alors déporté avant d'être expulsé.
Ce livre fait très bien ressentir la montée ce qu'a été le stalinisme s'appuyant sur une catégorie de privilégiés médiocres qui se sont emparés du pouvoir en vidant les mots de leur substance. Les bolchéviques qui avaient sincèrement espéré dans un monde nouveau et y avaient consacré leur vie se trouvent devenir des "ennemis objectifs" ou des conspirateurs et sont supprimés à la suite de procès délirants. La direction de l'armée rouge ou des cadres un peu trop brillants ainsi que les opposants de gauche ou de droite se trouvent accusés des pires crimes par les serviteurs de Staline dans une machination implacable.
On comprend ainsi mieux la signature du pacte germano-soviétique et la déroute qui va suivre lors de l'invasion allemande dans un pays décapité de ses éléments les plus compétents et les plus courageux.
Victor Serge a été l'un des seuls à échapper au massacre. Il a fait entendre cette voie si minoritaire lorsqu'il était "minuit dans le siècle" et que toute critique de l'URSS était taxée de trahison dans les milieux de gauche. Victor Serge porte un regard intense sur le rôle de l'individu face à l'histoire, sur le sens de son engagement et sur l'esprit critique contre le courant dominant.
Rappelons que Victor Serge est mort exilé au Mexique dans la pauvreté.
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3 sur 4 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Ce roman politique raconte l'histoire du meurtre du camarade Kirov, le chef très populaire du parti bolchevique à Léningrad. Ce meurtre n'a très probablement pas été organisé par Staline comme le prétend R. Medvedev (voir D. Rayfield).
Ce meurtre a provoqué une vague de violence extrême en URSS : des déportations de peuples entiers, des procès bidon (pas pour les inculpés), des exécutions massives, un 'nettoyage' complet du parti communiste et de l'armée ainsi qu'une liquidation de la majorité des délégués parlementaires.

Le livre donne une excellente image de la vie en URSS sous Staline juste avant la deuxième guerre mondiale. Il y régnait un climat de terreur, de suspicion, de découragement, d'insécurité, de pauvreté, de famine. Comme Marx l'a dit : 'J'ai semé des dragons et j'ai récolté des puces.'
Au moment de la publication du livre, Victor Serge, un trotskyste, a été fortement critiqué dans la presse occidentale par les défenseurs invétérés du système communiste pour avoir donné un tableau tout à fait biaisé de l'URSS. [...]

Un livre à recommander, pas uniquement pour des historiens.
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