undrgrnd Cliquez ici Avant toi nav-sa-clothing-shoes nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici nav_WSHT16 Cliquez ici Acheter Fire Cliquez ici cliquez_ici Jeux Vidéo soldes montres soldes bijoux

Commentaires client

4,6 sur 5 étoiles7
4,6 sur 5 étoiles
Format: Broché|Modifier
Prix:22,00 €+ Livraison gratuite avec Amazon Premium
Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

le 24 novembre 2007
L'oeuvre de René Girard s'est imposée comme l'une des plus importante de notre époque. Mais la théorie mimétique (l'un de ses noms) s'appliquait en premier chef à la littérature et à l'anthropologie du religieux. Dans ce livre magistral, qui se présente sous la forme d'un dialogue, cette théorie montre ses ressources quasi illimitées en jetant aussi d'intéressantes lumières sur l'histoire contemporaine, notamment en ce qui s'y joue dans la tumultueuse relation de la France et de l'Allemagne, et cela en s'appuyant sur un texte aussi peu "littéraire" que "De la guerre" de Clausewitz. Mais il est à craindre que les lecteurs qui ne connaissent pas l'oeuvre antérieure de Girard n'en saisissent pas toutes les implications. Il faudrait lire au moins "Mensonge romantique et vérité romanesque" (pour le lien avec la littérature), "La violence et le sacré" (versant anthropologique), et aussi "Des choses cachées depuis la fondation du monde" (révèle le rôle du christianisme). Cela fait plus de mille pages, il faut au moins cela pour espérer pénétrer une pensée qui n'est pas si simplisiste qu'on le dit parfois. (Une autre solution, forcément un peu moins bonne : lire une bonne synthèse de l'oeuvre de Girard, je pense notamment à "Des figures de la violence" de Haeussler Eric).
22 commentaires|62 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
René Girard, ouvrage après ouvrage, approfondit la question du désir mimétique, de son importance majeure dans la société (l'homme n'est rien par lui-même car il est tout par la société, la culture).

René Girard a démontré que la solution des crises mimétiques, dans les sociétés pré-chrétiennes, et dans celles qui ont ignoré le message du Christ, se trouvait dans le sacrifice de la victime émissaire. Le Christ a dévoilé que le massacre du bouc émissaire consacrait le meurtre de l'innocent par excellence : la mort du Christ sur la Croix.

Le paroxysme de la crise mimétique apparaît à la faveur des guerres napoléoniennes ; guerres d'un peuple contre les autres et non plus guerre d'un Royaume représenté par des soldats contre un autre. Ce conflit est d'une violence plus grande encore que par le passé car un peuple (la Prusse) a pris pour modèle un autre (La France) et le trouve en obstacle sur son chemin. La guerre ne peut donc être que totale. Le crescendo de 1870, 1917 (Verdun) et la seconde guerre mondiale participe de cette rivalité mimétique exacerbée que n'avait pas entrevu Clausewitz. René Girard achève ainsi la pensée de ce génial soldat.

Clausewitz a été la victime presque consciente de son désir d'imiter Napoléon. Il a compris avant tout autre penseur, dont Hegel son contemporain, mais avec Hölderlin (dont la signification du retrait est explicitée dans l'ouvrage), que les guerres étaient d'essence mimétique. Le Christ ayant démontré que la solution des conflits ne pouvait se trouver dans le sacrifice d'une victime émissaire, de nature innocente, la seule solution pour l'Humanité est celle présentée par le judéo-christianisme ; c'est-à-dire la Réconciliation.

Si l'Humanité ne parvenait pas à ce stade de la réconciliation, alors, la violence, notamment à la lumière du terrorisme islamiste, se déchaînera sans limite dans la fin du monde.

René Girard nous dresse un constat dur. L'espérance est dans la vérité du christianisme par le Christ, son modèle, son inspirateur.

"Achever Clausewitz" est un remarquable ouvrage pédagogique et constitue une indispensable lecture pour tout girardien qui souhaite approfondir le thème du désir mimétique.
0Commentaire|39 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
On pourrait penser que tout a déjà été sur l'oeuvre de Carl von Clausewitz. De Basil Lidell-Hart à Raymond Aron, les exégètes du fameux « De la guerre » n'ont cessé de tirer les leçons, pour leurs époques respectives, des écrits du stratège prussien.

Le livre de René Girard, « Achever Clausewitz » prend toutes ces analyses à contre-pied, en démontrant à la fois la validité du message de Clausewitz et en affirmant que, contrairement au résumé habituel de son message, c'est en fait la politique qui court impuissante derrière la guerre. Girard décrypte donc comment Clausewitz a compris, mieux qu'aucun autre, que la guerre est avant tout un duel et que la « montée aux extrêmes » a désormais pris le pas sur toute forme de contention de la violence. Girard analyse l'aeuvre de Clausewitz sous plusieurs angles : au regard de la fascination « mimétique » de Clausewitz envers Napoléon, en perspective des textes de Hölderlin - un autre contemporain d'Iéna -, et enfin dans le prolongement du « conflit franco-allemand » et des luttes séculaires entre « le pape et l'empereur ».

La vision Apocalyptique de l'histoire, au sens chrétien du terme, que nous délivre l'académicien français René Girard, en voulant aller jusqu'au bout des intuitions de Clausewitz, a de quoi dérouter (notamment ceux qui n'auraient pas lu ses chefs d'aeuvres fondateurs, Mensonge romantique et vérité romanesque et La Violence et le Sacré), mais sa convergence avec les réalités de l'histoire des deux derniers siècles et de l'actualité récente - comme l'escalade terroriste et les périls écologique - sont plus que troublant. « Il faut donc réveiller les consciences endormies. Vouloir rassurer, c'est toujours contribuer au pire » conclut Girard.
0Commentaire|19 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 11 août 2011
René Girard est l'auteur de la théorie mimétique, une théorie anthropologique qui, partant du seul postulat du caractère mimétique du désir (soutenu récemment par la découverte des neurones miroirs), réussit à expliquer des phénomènes culturels universels comme les rites, les sacrifices et les mythes. Longtemps marginalisé, Girard connaît aujourd'hui une reconnaissance et une écoute croissantes. La principale évolution de sa théorie, centrée depuis quarante ans autour des phénomènes de la violence et du religieux, est sans doute son apologie du christianisme désormais assumée.

René Girard effectue ici une relecture du célèbre traité militaire de Clausewitz à partir de sa théorie. Ses conclusions sont sombres, les deniers grands conflits européens et mondiaux s'expliquant par une montée aux extrêmes de la violence sans fin possible. L'échec du christianisme, seule barrière à la violence mimétique, rend l'apocalypse inévitable. Hormis Clausewitz, de nombreux penseurs alimentent cette réflexion (Hegel, Carl Schmitt, Levinas, Hölderlin, De Staël, Péguy, Benoît XVI...).

Si cette relecture est instructive et donne à réfléchir, elle affirme cependant plus qu'elle ne démontre et apparaît ainsi plus audacieuse que convaincante. Pour Girard les états modernes obéissent aux mêmes règles mimétiques que les tribus et villages archaïques. Voir plus : son histoire des relations franco-allemandes des derniers siècles utilise le vocabulaire psychologique (envie, désir de revanche...) comme si deux individus étaient en jeu et non des peuples et gouvernements variés. Bref cette leçon d'histoire et de géopolitique s'avère assez simpliste.

Simplifier une réalité complexe en généralisant l'importance de quelques facteurs est un classique des sciences humaines. Pour l'un tout est sexuel, pour l'autre tout est économique... pour Girard tout est désir. Ces diverses grilles de lectures possèdent toute une part de vérité, mais une seule part. La théorie mimétique est utile pour décrypter certains contextes mais insuffisante pour beaucoup d'autres.

Cette première excursion de la théorie mimétique dans l'histoire moderne et contemporaine permet donc d'en mieux percevoir les faiblesses. La principale est sans doute d'être l'oeuvre d'un seul homme. Littéraire de formation et d'esprit, René Girard croit au pouvoir de la raison de tout expliquer, sans recourt à l'expérience, par la simple analyse de textes. On aimerait voir la théorie mimétique prendre une voie plus scientifique. Hélas le seul dialogue avec les sciences humaines semble celui d'une indifférence réciproque.
11 commentaire|12 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 17 décembre 2007
Pour ajouter au commentaire de Camille, on trouvera une telle synthèse, brève mais brillante, dans le discours de réception de René Girard à l'Académie française, prononcé par Michel Serres (disponible sur le site internet de l'Académie française).
0Commentaire|11 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 8 avril 2009
René Girard et Benoît Chantre ont ouvert récemment dans ce livre un dialogue sur « l'agir mimétique », concept qui avait retenu préalablement mon attention.
Les thèses de Lévinas y figurent en bonne place (fin du Chapitre IV : LE DUEL ET LE SACRÉ)
(194) R.G. :...La montée aux extrêmes du fait de l'action réciproque est une découverte tellement forte qu'elle s'élargit à des domaines insoupçonnés. Elle tend à devenir une loi universelle. Nous avons donc affaire à un Clausewitz, écrivain puissant à la tête d'un filon littéraire. D'autant plus puissant qu'il se refuse à aller au bout de son intuition. Il nous faut ainsi achever ce qu'il nous donne à lire. A cet égard, la phrase de Lévinas est impressionnante : « La guerre se produit comme l'expérience pure de l'être pur », la seule sortie possible de la totalité. Nous n'avons peut-être pas le choix. Il faut peut-être passer par là.
B.C. : Lévinas, en pensant cet Autre qui vient vers nous, fait un saut dans l'eschatologie. Si le temps traverse littéralement son cours, quelles conclusions en tirer ?
(195) R.G. : Qu'il est urgent de prendre en compte la tradition prophétique, son implacable logique, qui échappe à notre rationalisme étriqué. Si l'Autre se rapproche, et si une pensée de l'Autre radicalement autre devient possible, c'est que les temps sont peut-être en train de s'accomplir.
B.C. : Cette discussion sur le duel était donc nécessaire, même par défaut.
Recension de cet intitulé est présentée dans [...] Lévinas.
0Commentaire|6 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 28 juin 2015
On parle de vous au travers de l'anthropologie et l'histoire. Un régal cet ouvrage. Un livre accessible qui ne manquera pas de vous captiver.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Les client ont également visualisé ces articles


Liens Sponsorisés

  (De quoi s'agit-il?)