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5.0 étoiles sur 5 Une contribution au salut public
Quiconque s'étant trouvé, après la lecture d'Indignez-vous !, mal à l'aise, interdit, ou résolument contre, devrait lire J'y crois pas !. Il y trouvera probablement l'expression de ses propres indignations, ou tout du moins bonne matière à réflexion.

Orimont Bolacre répond à Stéphane...
Publié le 10 mars 2011 par MR

versus
3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Tout ça pour ça ?
Résumé des chapitres précédents.

Stéphane Hessel , un ancien résistant et haut fonctionnaire, livre à la demande d'une jeune maison d'édition, quelques éléments de réflexion dans un petit ouvrage vendu à 3 €. Sous le titre "indignez vous" , il devient un succès de...
Publié le 16 mars 2011 par ecce.om


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60 internautes sur 72 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une contribution au salut public, 10 mars 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : J'y crois pas ! Une réponse à Stéphane Hessel à la demande de Renaud Camus (Broché)
Quiconque s'étant trouvé, après la lecture d'Indignez-vous !, mal à l'aise, interdit, ou résolument contre, devrait lire J'y crois pas !. Il y trouvera probablement l'expression de ses propres indignations, ou tout du moins bonne matière à réflexion.

Orimont Bolacre répond à Stéphane Hessel avec brio, par un texte argumenté et de bonne facture. Il parvient même, alors que le sujet est extrêmement sérieux, à nous arracher quelques rires salutaires.
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84 internautes sur 103 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Enfin !, 9 mars 2011
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : J'y crois pas ! Une réponse à Stéphane Hessel à la demande de Renaud Camus (Broché)
L'auteur de "Indignez-vous !"devrait pourtant le savoir : l'indignation, qui est toujours un appel à l'émotion contre la raison, a fait par le passé les ravages les plus funestes, elle est un solide appui pour toutes les manipulations.

En l'occurrence, sous couvert d'eau en apparence tiède, le livre de Hessel est en son fond un brûlot immigrationiste à tous crins et une dangereuse opération d'entretien de la confusion générale des valeurs, récupérant et détournant sans vergogne l'héritage de la Résistance.

Il est vrai qu'un certain nombre de critiques ont fini ici ou là par s'exprimer dans la presse, après une première période de déférence respectueuse devant un tel monument de "bienpensance", asséné avec un paternalisme bardé de références prestigieuses et une fausse bonhomie. Mais aucune véritable "réplique" en bonne et due forme, aucun "contre" qui ouvre véritablement le débat, en soulevant les bonnes objections, en posant les bonnes questions, en obligeant tant soit peu à "remettre les pieds sur terre".

C'est fait avec "J'y crois pas !", et il était temps !
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 à lire absolument, 17 février 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : J'y crois pas ! Une réponse à Stéphane Hessel à la demande de Renaud Camus (Broché)
s'il vous faut autre chose comme culture que la médiocre soupe que l'on vous sert à longueur de temps, si vous en avez ras la casquette du fait que le déni de réalité soit LA seule vérité officielle, alors, n'hésitez plus, c'est la réponse au bidonnage des sentiments et à l'appropriation de l'Histoire par des usurpateurs de bas de gamme.
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35 internautes sur 44 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Bien écrit, 12 mars 2011
Par 
Jules Alexandre Théophraste de Corvée de Ch.... (Aix-en-Provence, France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : J'y crois pas ! Une réponse à Stéphane Hessel à la demande de Renaud Camus (Broché)
Il était effectivement difficile de mettre à bas ce monument d'imposture qu'est le feuillet de Hessel, qui se résume à mobiliser le sentiment d'indignation au profit de bien mauvaises causes, et tout ça pour nous annoncer qu'il soutient la candidature de DSK.
Cet opus-ci se lit aussi vite: l'écriture est agréable, non agressive, le style va crescendo, de la découverte naïve de l'indignation version Hessel à celle de la réalité. Les arguments de Hessel s'effondrent avec la montée du réel. On croit à la fin qu'il ne faut pas croire à l'opération Hessel. Nos yeux se sont ouverts entre deux stations de métro.
Je n'ai toujours rien compris au concept d'in-nocence, mais je ne pense pas que ce soit bien grave.
Bref, une opération réussie et un moyen agréable de combler le vide d'un voyage en métro.
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40 internautes sur 51 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Enfin !, 25 mars 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : J'y crois pas ! Une réponse à Stéphane Hessel à la demande de Renaud Camus (Broché)
Certains commentaires sont surprenants et laissent à penser que les personnes qui les font n'ont pas du tout lu "J'y crois pas !". L'immigration est un problème abordé par M Hessel, il l'est donc aussi dans ce livre. Mais c'est bien loin d'être le seul sujet de réflexion traité, dans le cadre d'un texte quasi littéraire, un court roman en fait, qui fait respectueusement et intelligemment quitter le mode simpliste et souvent démagogique de l'opuscule de M. Hessel pour faire bien mieux prendre en compte la "complexité du réel".
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Tout ça pour ça ?, 16 mars 2011
Par 
ecce.om - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : J'y crois pas ! Une réponse à Stéphane Hessel à la demande de Renaud Camus (Broché)
Résumé des chapitres précédents.

Stéphane Hessel , un ancien résistant et haut fonctionnaire, livre à la demande d'une jeune maison d'édition, quelques éléments de réflexion dans un petit ouvrage vendu à 3 €. Sous le titre "indignez vous" , il devient un succès de librairie.
Sa sortie s'accompagne d'une forte médiatisation et entraîne 3 principaux types de réactions :
- ceux qui disent : c'est sympa, mais bof...
- ceux qui sont enthousiasmés par le message les exhortant à trouver des motifs d'indignation et prêts à rejoindre les maquis boliviens,
- ceux qui attaquent l'auteur en lui reprochant sous couvert d'une carte de visite irréprochable, une indignation facile et sélective, d'être le fer de lance du cosmopolitisme bobo, d'être antisionniste ou encore de favoriser la colonisation de notre pays et la disparition de notre culture.

Parmi ceux ci figurent notamment les membres du parti de l' In-nocence, qui par l'intermédiaire d'un des leurs, Orimont Bolacre, publient un livre en réponse intitulé "J'y crois pas".

Avant de parler de ce livre, quelques réflexions personnelles.

- Ce débat intervient à un moment particulier. On sent monter dans ce pays, une crispation particulière liée pour une large part, à la conjonction d'une crise économique et identitaire, à l'aveuglement idéologique qui jette les uns contre les autres, les tenants du multiculturalisme, humanisme, droits de l'Hommisme et les partisans d'une France française de souche, qui rejette ce qu'elle considère comme une bien pensance généralisée et suicidaire. Je précise que je ne porte pas ici de jugement particulier sur ces positions, chacune méritant davantage de temps pour en livrer une analyse sérieuse.

- Le livre d'Orimont Bolacre se veut une réponse à celui d'Hessel. Matériellement, cela ne semble guère possible. Autant les ouvrages d'Hessel bénéficient d'une exposition maximale, autant celui de Bolacre n'est diffusé que très parcimonieusement : problèmes logistiques, choix des consommateurs, complot ? Chacun choisira sa thèse.

Au delà de cet aspect, la réponse souffre à mon sens, de plusieurs handicaps de naissance :

- Le livre de SH apparaissait comme spontané (l'était-il ?) et bénéficiait du parcours assez exemplaire de son auteur, ancien résistant, déporté, diplomate.. "J'y crois pas" ne bénéficie pas de cet a priori. Ecrit par un inconnu sous pseudonyme, à la demande d'un homme et d'un parti, la balance ne paraît pas spontanément équilibrée.

- Ce livre n'existe que par le livre d'Hessel qu'il contribue paradoxalement à mettre en valeur. Du coup, les réponses apportées ici ne trouvent leur place que dans les limites imposées par cet exercice contraint. Le choix de ce livre en miroir amène à une position tout aussi ambigüe et parcellaire que celle qui est reprochée à SH. Du fait de la concision volontaire, les arguments qui se concentrent principalement sur l'inadaptation des références au Conseil National de la Résistance dans le monde moderne, sur le distinguo entre citoyens et "citoyens de papiers" ("et seulement de papiers. Ni de cœur, ni d'esprit, ni de culture française et même, trop souvent, détestant cette culture, ne perdant jamais une occasion de la rejeter ou d'y être totalement indifférents" ) et sur le comportement non citoyen donc, des jeunesses de banlieue, manquent de développement.
- Le ton du livre apparaît et c'est tant mieux, mesuré et ne dédaigne pas le recours à l'humour. Cependant, le parti pris adopté par l'auteur (faire parler un jeune de 31 ans - dont les grands-parents sont des immigrés- à la recherche d'emploi, et qui, au cours de l'une de ses journées, réfléchit sur le texte d'Hessel et fournit ses motifs d'indignation) est compréhensible, voire cohérent. Mais je ne suis pas persuadé qu'il serve le propos. En termes de style (et sur ce point Hessel est tout de même peu attaquable) , ce choix conduit Bolacre à adopter un langage qui pour faire vrai, se teinte de beaucoup de facilités et de parler dj'eune (MDR...).

En conclusion : je ne suis pas sûr que le débat ait particulièrement avancé, les thèses étant somme toute, aussi peu étayées dans un cas comme dans l'autre. Enfin, au moins, les camps sont formés.
En caricaturant : vous êtes alter mondialiste, soutenez Martine Aubry, SOS racisme, appréciez Jean Daniel et BHL, lisez "Eloge des frontières" de Régis Debray ? Vous adorerez Hessel.
Vous préférez les positions de Marine Le Pen, soutenez Finkielkraut et Zemmour, vous pensez que l'islamisation de la France est inéluctable et vous adorez " Le camp des Saints" de Jean Raspail ? Vous soutiendrez Bolacre.

Vous pensez que ces extrêmes sont un peu simplificatrices ? Faites comme moi, attendez un prochain livre.
Voilà, j'ai essayé de faire un commentaire aussi objectif que possible. Ce livre ne mérite ni tombereaux d'opprobre ni louanges démesurées.

Je dois maintenant préciser par souci d'honnêteté, que je ne considère pas au même niveau les plateaux sur lesquels reposent ces 2 livres.

Il y a les mots, les idées. Et il y a l'appropriation qui en est faite par leurs lecteurs.
Les auteurs n'en sont sans doute pas responsables, mais sont ils dupes ?

A dire le vrai, j'ai davantage d'indulgence pour les soutiens enthousiastes d'"Indignez vous" qui m'apparaissent dans le pire des cas, naïvement et/ou stupidement thuriféraires et caricaturalement révoltés.
J'avoue avoir quand même du mal à les trouver véritablement engagés, enrégimentés ou porteurs d'une idéologie construite au delà de la critique globale du capitalisme du gouvernement ou de la politique israélienne.

A l'inverse, certaines réactions contre le livre d'Hessel, sont davantage marquées par une idéologie qui sous des habits rénovés de réactionnaire (qui devient maintenant un titre de gloire), expose des thèses qui me dérangent davantage (Qu'on soit clair : penser que la France est envahie par les musulmans est une pensée sinon partageable, du moins discutable, chiffres à l'appui. Dire que les musulmans sont par nature, fainéants ou partisans de l'envahissement des pays riches, relève d'un autre niveau). Au surplus, les attaques portées contre le livre de S.H manquent souvent de dignité. Dire qu'il est un faux résistant ou un déporté chanceux, l'attaquer sur son âge, sur ses facultés mentales...Le livre d'Orimont Bolacre évite ce piège. Puissent ceux qui le lisent conserver autant de tenue.
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38 internautes sur 49 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 "Les vendeurs de la Fnac ont aimé...", 15 avril 2011
Par 
Clitandre (Ste Livrade sur Lot, France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : J'y crois pas ! Une réponse à Stéphane Hessel à la demande de Renaud Camus (Broché)
Ils n'aiment pas qu'on dise qu'ils sont vendeurs, plutôt "conseillers en lecture". (depuis belle lurette à la Biblithèque municipale de Nanterre, où j'habitais, les bibiliothécaires-militants pratiquaient ça, la mise en avant des ouvrages marxistes, avec une façon de placer en première ligne les oeuvres complètes de Lénine ou les dernières parutions des Editions Ouvrières). Les pseudo-commentaires manucrits rédigés sur des fiches en bristol trombonnés sur l'exemplaire présenté sur la table des libraires me hérissent : en général, c'est laudatif et compagnie. DONC, ce cher Hessel, mis à côté de la caisse comme de vulgaires bonbons à l'hypermarché, a bénéficié de toutes les basse méthodes du réseau militant-citoyen-anti-capitaliste-droit-de -l''hommiste etc. Un vieillard toujours Jeune et rebelle, pour changer de l'image du vieux con réac, quelle aubaine !
Face à cette déferlante abrutissante, Orimont Bolacre a trouvé le ton juste et la bonne distance : il ne polémique pas inutilement, ne pinaille pas sur des détails (entre parenthèse il ne pouvait pas savoir que le rapport sur lequel Stéphane Hessel s'appuie pour jusitifer ses positions hostiles à l'état d'Israël ont été remises en cause depuis par leur auteur lui-même...); Orimont Bolacre vise juste, brièvement et sans méchanceté : il observe notre situation de la bonne place et en fonction de l'avenir, non du passé. "J'y crois pas !" n'est pas seulement une réponse amusante à un opuscule qui n'aurait même pas attiré notre attention s'il n'avait été l'objet d'une campagne de promotion, mais peut se lire en lui-même, sans ce qui l'a déclenché, comme le témoignage d'une pensée courageuse, indépendante et à qui il sera difficile de faire prendre des vessies pour des lanternes. En restant digne.
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31 internautes sur 40 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 OUF !!, 26 mars 2011
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Ce commentaire fait référence à cette édition : J'y crois pas ! Une réponse à Stéphane Hessel à la demande de Renaud Camus (Broché)
Oui, OUF!! Il était grand temps de s'indigner à bon escient de cesser systématiquement de se tromper de cible, d'oser dire, d'oser parler et dire la mauvaise foi, l'aveuglement, la lacheté intellectuelle, les mensonges et les caricatures de bon ton, le vocabulaire d'usage et les interdits sans nombre qui font qu'on ne peut plus dire qu'un chat est un chat, un délit un délit, que tous les racistes ne sont pas systématiquement occidentaux et aussi que le patriotisme n'est pas fait de haines ou d'exclusions (au contraire du nationalisme) mais de mémoire et de fidelité..
Le contrat social repose sur le fait que tous les citoyens sont égaux, sans discrimination, devant la loi, avec les mêmes droits et les mêmes devoirs et qu'il ne saurait y avoir, au sein de la société, des minorités qui puissent bénéficier de règles particulières...dire celà aujourd'hui est devenu suspect, diffamatoire, dangereux, de mauvais goût!?...
Merci pour cette trentaine de pages qui redonne courageusement la parole à ceux qu'aujourd'hui on fait taire de mille façons totalement indignes d'une démocratie laique et égalitaire.

Lisez ce texte, faites le lire !!

Merci à son auteur.
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50 internautes sur 65 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 J'y crois pas/Indignez vous : match nul, mais nul..., 11 avril 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : J'y crois pas ! Une réponse à Stéphane Hessel à la demande de Renaud Camus (Broché)
Disons le de suite : je trouve que "J'y crois pas" est plutôt un bon livre, mais qu'il ne présente pas le moindre intérêt.

C'est un bon livre.
Dans un style très agréable et avec beaucoup de maîtrise, Florimont Bolacre présente les réflexions d'un jeune homme qui souhaite apporter des réponses aux propos de Stéphane Hessel dans "Indignez-vous". Les réponses du "réel".

Tout d'abord, ce jeune, chômeur, relate sa lecture rapide et un peu indifférente de ce qu'il considère comme un tract. Il évoque sa difficulté à passer outre le statut impressionnant d'Hessel mais aussi ses interrogations quant aux moyens logistiques déployés pour la diffusion d'"indignez vous".
Ce n'est que plus tard, en analysant l'ensemble d'un peu plus près, qu'il constate que les propos d'Hessel ne sont pas si anodins que ça.

Vient alors le temps de la contre argumentation.

Celle ci porte principalement sur la situation et le comportement des immigrés récents, véritables fils rouges du livre. Bolacre rappelle que contrairement aux clichés, la France n'a pas à rougir de l'accueil qu'elle réserve aux immigrés et insiste en particulier sur le fait que nos organismes sociaux (Sécu, CAF, Pôle emploi) leur sont largement ouverts. Il ajoute d'ailleurs que le CNR dont se réclame Hessel, n'avait pas envisagé les lois en faveur du travail et de la protection sociale, dans un contexte de "quantité croissante de "citoyens de papier" qui ne sont français ni de coeur, ni de culture, ni d'esprit".

Autour du même sujet de l'immigration, suivent d'autres arguments ayant trait :
- au multiculturalisme et à l'éloge de la différence, qui sont relayés uniformément et en permanence par les médias,
- à l'éducation (délires de pédagogues, problèmes de maîtrise de la langue...),
- plus généralement, à la confusion opérée quand des exigences présentées comme sociales, ne relèvent en fait que des coutumes, des moeurs ou de la culture (exemple des mosquées).

Sur tous ces points, Bolacre se défend par avance de l'accusation éventuelle de "fascisme" en rappelant divers troubles à l'ordre public (prières dans les rues...) et décrit "une présence récente qui n'est pas ouvertement militaire, mais pas non plus ouvertement pacifique".

Pour conclure, après avoir rapidement évoqué le conflit israélo-palestinien, Bolacre invoque le droit de chaque peuple à suivre son destin et sur la nécessaire acceptation par les "autres" des valeurs et de la culture de notre pays.

Donc, un livre plutôt bien construit, assez rigoureusement écrit et clair. Apparaît même à un moment, une "digression" originale autour du plein emploi et de la relation au travail.

Et pourtant, ce livre m'est tombé des mains.
Pourquoi ?

Parce que la volonté de répondre sous la même forme au "tract" d'Hessel, n'est pas une bonne idée. Les contre arguments développés ici deviennent par la force des choses, tout aussi simplistes que les idées avancées dans "Indignez-vous". Plus embêtant, ils sont loin d'être tous très pertinents.

Quelques exemples.

Réfuter que les médias sont "aux mains des nantis et du pouvoir de l'argent", au motif qu'ils diffusent tous la même parole officielle basée sur l'éloge de la différence, est insuffisant.

D'une part ce constat est à relativiser dans la mesure où on retrouve de plus en plus fréquemment les idées du "jeune homme", dans les colonnes de journaux nationaux comme Le Figaro, dans les prises de position d'Eric Zemmour un peu partout, ou dans les propos de certains hommes politiques importants. Donc ces positions, même si elles ne sont pas encore dominantes, ne sont pas pour autant totalement écartées du paysage médiatique. Et parler à tout propos de bien-pensance, de politiquement correct ou de pensée unique", finit par tourner au slogan paresseux.

D'autre part, à trop se focaliser sur cette idée, Bolacre oublie que les pouvoirs économiques souhaitent disposer des médias, non pour diffuser une pensée humaniste ou politiquement correcte à tout prix, mais pour satisfaire les besoins économiques de leurs partenaires. L'argument sous-jacent d'une « gauchisation » généralisée des esprits au sein des médias me semble un peu facile.

Déplorer la perte générale de culture tout en se moquant de celle de Nicolas Sarkozy en l'assimilant à un enfant de 68 ne tient pas davantage debout. Est ce à dire que tous ceux qui avaient 20 ans à cette époque sont acculturés ? Quel âge a le jeune homme d'Orimont, déjà ?

Evoquer les rues bloquées par la prière, les femmes voilées...est démagogique et dessert le propos. Combien de rues (une dizaine ?), combien de femmes (2000 ?), sont concernées en France ? De même, combien d'hommes politiques demandent l'enseignement de l'arabe en primaire ? Et si c'est le cas, est ce à la place du français ou comme langue étrangère ? Combien de signes d'une "présence non pacifique" ?

Se dédouaner du soupçon de fascisme par des arguments tels que l'amour du reggae, du couscous (!) ou la prise de "pétard" (je ne savais pas que cette occupation était un signe positif témoignant d'un esprit ouvert. Quand on pense qu'en plus, le trafic d'herbe profite souvent à ceux dont Bolacre stigmatise le comportement...) est enfantin et aussi stupide que se présenter comme non raciste au motif qu'on emploie au noir, une femme de ménage africaine.

Enfin, alors que les passages du livre d'Hessel sur le conflit israélo-palestinien ont nourri de nombreuses polémiques, "j'y crois pas" esquive le sujet en prétextant sa complexité et préfère déplorer le fait qu'Hessel n'évoque pas d'autres régions. Ce reproche est "bateau" (dire qu'on ne traite rien si on ne traite pas tout). Cet "abandon" de sujet, donne en plus l'impression que la réponse de Bolacre est décidément placée sous le signe de la monomanie et de mon point de vue, l'affaiblit encore. A l'heure où le rapport Goldstone sur l'opération Plomb durci est désavoué par son auteur, les propos d'Hessel sur le sujet (déjà curieusement tortueux concernant les terroristes), sont pourtant encore plus critiquables.

Donc, en résumé, je dirais que ce livre avance des idées qui pourraient nourrir des débats intéressants et notamment ceux sur le destin de la France historique ou le caractère « soluble » ou non de certaines cultures... L'inculture, voire le refus de notre culture, les incivilités, l'intégrisme...existent bien sûr et doivent faire l'objet d'une profonde réflexion encore insuffisante aujourd'hui. Mais ces questions gagneraient à être introduites de manière beaucoup plus subtile. Ici, pratiquement tous les thèmes quels que soient leur positionnement dans la sphère du social ou de l'économie servent de prétexte à évoquer l'immigration. Parfois, le lien est pertinent. Parfois, beaucoup moins. Les arguments avancés sont devenus tellement galvaudés, construits autour de généralisations tellement abusives depuis qu'Eric Zemmour est consacré comme nouveau maître à penser, que ces écrits perdent en force. Et quand Bolacre déconsidère à l'avance tout objecteur à ses idées qui ne trouverait pas "criminel de ne pas s'inquiéter, de refuser obstinément de voir la réalité", il tombe dans les mêmes travers sentencieux qu'Hessel.

Une lecture agréable, des sujets importants, des questions d'actualité, oui certainement. J'ai bien peur malheureusement que les réponses ne se trouvent pas dans ce tract, qui à force de poncifs, se révèle tout aussi peu convaincant que celui dont il dénonce les propos.
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6 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Pas mal, mais j'ai un doute..., 7 juin 2011
Par 
Joseph Fouché (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : J'y crois pas ! Une réponse à Stéphane Hessel à la demande de Renaud Camus (Broché)
Entreprise intéressante de Renaud Camus qui démonétise la bienpensance de Hessel sur les sujets clefs comme l'immigration, le social, l'avenir de la France, etc.

Le reproche que l'on peut faire est que l'auteur critique systématiquement Hessel (même quand par hasard ce dernier à raison...) quitte à dire que la Palestine c'est pas bien grave et que les Israéliens sont pas biens méchants...

Néanmoins, l'entreprise fonctionne car elle recadre les vrais problématiques touchant la France d'aujourd'hui.
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