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5.0 étoiles sur 5 "Ce n'était pas censé se passer comme ça, dans le rêve américain." M.S, 6 août 2011
Par 
Jean for Joel "J.V Omri" (Suisse) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Dieu bénisse l'Amérique (Broché)
roman (certainement fortement inspiré de la vie de l'auteur) de l'enfance et de l'adolescence de Max Zajack dans une banlieue pourrie de Trenton (capitale du New Jersey) à forte population d'origine polonaise comme ses propres parents Bash et Jake "A la maison, la violence était le seul motif pour se toucher. Ni baisers, ni câlins. Si on était en colère, on s'aboyait après et on grognait, on beuglait et on hurlait. Mais que fichait-on ensemble ? Comment avais-je atterri là ? C'était un truc qui me dépassait." p42 Max est toujours celui qui est la cause des malheurs de ses parents et ils ne se font pas prier pour le lui faire sentir, ils sont pauvres mais dignes, fervents catholiques et racistes évidemment... et dès son plus jeune âge ils le poussent à travailler pour ramener quelques dollars à la maison -suit une ribambelle de jobs où il est exploité de belle façon "Quand t'es môme, t'es à la merci des salauds, et si tu n'obéis pas, tu paies le prix fort." p239- il y a aussi l'école des soeurs catholiques, les scouts -"Pas besoin d'isoler une bande de gamins sur une île déserte pour étudier leurs instincts..." p206- le sexe et la révélation de sa flûte magique qui se dresse tout le temps et qui demande péremptoirement d'être soulagée. Roman de formation mâtiné d'humour noir avec un regard distancié, fataliste, amusé aussi qui est celui de Max, sans prises de tête, qui tente de survivre en gardant un esprit positif ; il y a la maffia en arrière-fond, les émeutes raciales qui explosent, le mouvement hippie qui prend de l'ampleur, la guerre du Vietnam qui réclame son lot de chair fraîche -et Max se demande plus il grandit comment il pourrait y échapper-...

"Comme toujours face à la vie, j'étais passif. Je n'en voulais même pas aux voyous qui m'avaient dévalisé. Il y avait des choses contre lesquelles on ne pouvait rien. Sans compter qu'il aurait pu m'arriver bien pire..." p271

un parcours picaresque d'un quotidien remarquablement ordinaire d'une totale vraisemblance où la cruauté normale, la loi du plus fort, la différence fustigée et honnie... sont monnaie courante. J'ai adoré.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Cauchemar américain, 28 mai 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Dieu bénisse l'Amérique (Broché)
Dieu bénisse l’Amérique commence par une citation de Louis-Ferdinand Céline et ça pose la couleur de tout ce qui suit : noir. Le rêve américain n’est pas de ce côté de la ville, pas dans ce quartier d’immigrés polonais, pas dans cette maison où vit le narrateur de l’enfance à l’adolescence, pas dans cette famille sans tendresse, pas dans l’école catholique, pas plus dans le confessionnal et encore mois dans les petits boulots qu’enchaînera Max avant même d’avoir l’âge légal pour travailler.

A travers ce récit, on découvre un portrait sans concession de l’Amérique en pleine Guerre Froide. Tout y est : la peur de la bombe, le racisme et les émeutes raciales, la misère, la peur du communisme et la guerre du Viet-Nam. Une famille maltraitante dans une société maltraitante.

C’est dur, sombre et fluide à la fois : une violence décrite sans complainte par un jeune garçon qui ne peut que subir. Dieu bénisse l’Amérique est le portrait d’une époque.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un Mort à crédit américain... génial, 18 janvier 2014
Par 
D. Cohen - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Dieu bénisse l'Amérique (Broché)
Un auteur découvert par hasard avec "Travaux forcés". C'est vraiment excellent, jubilatoire. Je trouve la traduction excellente tant elle rend bien le langage populaire de Max Zajack. Je n'ai pas encore terminé "Dieu bénisse l'Amérique" mais cette enfance américaine dans une famille pauvre d'origine polonaise est déjà un grand moment de littérature. Souvent je suis pris de fous rires en lisant les aventures de l'auteur. Il y a dans son humour, une forme de politesse du désespoir selon la formule de Boris Vian.

On pense à Céline, Bukowski, Jules Vallès, Gutierrez. Il m'arrive rarement d'avoir un tel coup de foudre pour un auteur. Safranko mérite vraiment le détour. Les critiques ne font pas leur boulot, ce type est génial. On ferait mieux de moins inviter les Nothomb, D'Ormesson and Co et plus des gens comme Safranko.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 No way of life, 19 juillet 2014
Par 
nonos29 - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Dieu bénisse l'Amérique (Broché)
J'en sors à l'instant. Consommateur des produits 13e note éditions, il me manquait Safranko à mon tableau de chasse. Pas déçu. C'est la loose totale, la "lie" immigrante, l'anti thèse de la culture, la poisse génétique, les petites gens aux grosses envies, l'anti modèle américain subi, la frustration, la jalousie, les esprits primaires, l' ultra matérialisme comme pansement, la médisance, la malveillance... Safranko se distingue et se débat donc dans cette glue comme il peut. On le traite de rêveur et d'attardé... Stigmatisation de la différence. En somme, il essaye juste de voler au dessus de cette chienlit.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Dieu bénisse l'Amérique, 5 décembre 2012
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Excellent, il y a du Bukowski dans ce livre, c'est pas peu dire ! C'est sombre, sale, trivial, bref.
Je le recommande vivement !
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5.0 étoiles sur 5 Drôle et talentueux, 12 février 2015
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La jeunesse de Max Zajack, le double de l'auteur dans une Amérique ouvrière dure et sans concessions. C'est cruel, souvent drôle et toujours bourré de talent. SaFranko est un des plus grands auteurs contemporains actuels des Etats-Unis.
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Dieu bénisse l'Amérique de Mark SaFranko (Broché - 23 mai 2012)
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