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7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Je suis une légende
Je ne suis pas bilingue. Je comprends l'Anglais, je peux en lire, mais je ne suis pas assez calé pour définir si une traduction est bonne ou catastrophique. J'ai du mal à comprendre ceux qui critiquent systématiquement les traductions de comics, à moins que tous ceux qui s'y collent soient bilingues et comprennent donc, à travers...
Publié le 29 novembre 2012 par M. Cyrille

versus
2.0 étoiles sur 5 oui mais...
Premier ouvrage acheté de Grant Morrison, eh bien c'est fidèle à la réputation qui traine , dessins sublimes mais alors un scénario sans queue ni tete, j'ai bien compris le trip hypoglycémie-hallu et tout, mais franchement d'une page à l'autre et meme d'une bulle à l'autre, on n'y comprends rien.
Publié il y a 12 mois par Julien Michard


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7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Je suis une légende, 29 novembre 2012
Par 
M. Cyrille - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Joe l'aventure intérieure (Relié)
Je ne suis pas bilingue. Je comprends l'Anglais, je peux en lire, mais je ne suis pas assez calé pour définir si une traduction est bonne ou catastrophique. J'ai du mal à comprendre ceux qui critiquent systématiquement les traductions de comics, à moins que tous ceux qui s'y collent soient bilingues et comprennent donc, à travers la traduction, qu'elle était la volonté première de l'auteur. Ici, c'est un écrivain que je n'ai jamais lu qui a pris en main la traduction de Joe The Barbarian, et je trouve qu'il s'en sort honorablement. A part le titre. Pourquoi ne pas laisser Joe le Barbare ?

Excepté ce titre, Urban comics a encore édité un très beau livre. La série en intégralité, qui reprend les couvertures originales des huit épisodes et quelques bonus intéressants : ils éclairent la minutie avec laquelle les dessins ont été pensés et réfléchis.

Car la première force de ce Joe réside dans le dessin de Sean Murphy. Un peu anguleux, très sombre, il rayonne pourtant à chaque double planche, à chaque case d'ambiance pluvieuse. Il génère presque une odeur, caractéristique à chaque lieu visité. Loin des albums habituels qui décrivent une action et se concentrent sur le déroulement d'une histoire, le dessin nous invite à pénétrer un univers presque tangible, aidé par ses nombreuses références aux comics et aux jouets réels.

Ce monde, nous le connaissons presque tous. Même si vous n'avez jamis vécu dans une petite maison de banlieue, ni eu une chambre pleine de jouets, vous avez tous eu votre imagination pour vous évader. Il y a peut-être longtemps, mais elle a existé, aussi sûrement que l'air que vous respirez.

Joe l'aventure intérieure est en passe de devenir une de mes bds favorites. Je la trimballe tout le temps en ce moment, tout comme je le faisais avec Asterios Polyp il y a deux ans. Enfant et jeune adolescent, je fantasmais sur le livre ultime, celui qui ne me quitterait jamais, qui était doté de pouvoirs magiques, dont je pourrai me servir pour toutes les situations, un livre dont je serai le héros (Le voyage de l'effroi). Je me voyais magicien nomade sans doute. Maintenant, je sais que c'est Douglas Adams qui avait trouvé le guide ultime (H2G2, I : Le Guide du voyageur galactique), et qui ressemblait déjà à une tablette, connectée au réseau sans discontinuer.

Le travail de Morrison et Murphy me rappelle cette période, où l'on cherche à se protéger autant qu'on rêve de faits d'armes glorieux. Comme dans les Goonies ou The Explorers de Joe Dante, donner un sens à l'enfance, à la rendre inoubliable pour une cause juste. Joe, ce jeune adolescent fragile, y parviendra au bout de huit épisodes trépidants, remplis de rencontres inoubliables. Même si la première lecture m'avait inondé d'informations souvent cryptiques, la seconde a remis les choses en place. La quête du grenier jusqu'à la cave constitue la grande aventure rêvée, dévoilant le vrai nom qui sommeille en nous, notre raison d'être, notre capacité à vaincre le destin. Pour Joe, ce voyage sur deux étages prendra la forme d'une carte médiévale, mixant Batman, des sous-marins pour nains, des rats géants, des ailes volantes en bois et bien d'autres artefacts tirés de tout l'imaginaire connu.

Encore une fois, Grant Morrison prend une direction complètement différente de ses travaux habituels et écrit une histoire très personnelle, retrouvant l'esprit de l'enfant, un peu comme Goscinny avec Le Petit Nicolas ou Boulet avec ses Notes, Tome 7 : Formicapunk. Alan Moore et Frank Miller m'avait aidé a passé le cap du jeune adulte, sans retour possible en arrière. Morrison m'a rappelé combien l'âme de l'enfant que j'étais m'est vital et qu'il ne doit jamais être abandonné.
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4.0 étoiles sur 5 Don't do this at home, kids!, 29 octobre 2012
Par 
Stan FREDO (BORDEAUX, Aquitaine, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Joe l'aventure intérieure (Relié)
'Joe, l'Aventure Intérieure' est la traduction française de 'Joe the Barbarian (Deluxe edition)', un ouvrage publié en 8 comic books par DC Comics en 2008-2009.
Urban Comics, qui a la licence pour les publications DC Comics en France, propose ce roman graphique d'emblée dans un format "luxe". Pour l'occasion, la traduction est due à un romancier autant que fan de comics : Martin Winckler.
Joe est un adolescent américain d'une dizaine d'années, fils unique, orphelin de père (sous-officier d'active, mort au combat en Irak) et atteint de diabète. Des "bullies" lui piquent sa plaque de chocolat et voila Joe, rentré chez lui, en pleine crise d'hypoglycémie. Il lui faut absolument avaler du sucre, et pour cela descendre depuis son repère situé au grenier jusqu'au rez-de-chaussée, à la cuisine, alors que la crise le fait halluciner.
Ce livre décrit donc le type de délire que peut (pourrait ?) subir un tout jeune ado diabétique de la classe moyenne, pas spécialement brillant, sans père, dont la mère s'efforce d'assurer la survie. Grant Morrison même traduit par Martin Winckler (ce dernier est médecin) donne des textes pas toujours faciles à suivre, mais il faut rappeler qu'il s'agit d'évoquer des hallucinations de gamin ! Quoiqu'il en soit, je dois insister sur le fait que l'américain Sean Gordon Murphy aux dessins, et Dave Stewart aux couleurs, livrent tous deux un résultat digne d'un chef d'oeuvre. Les bonuses à la fin de l'ouvrage donnent une idée du travail de maniaque que le tout juste trentenaire Murphy a pu apporter à ce roman. Son style soigné et efficace rappelle curieusement (mais avec bonheur !) une certaine école espagnole des années 1970 que probablement il ne connaît pas.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Mon Impression : Joe l'Aventure Intérieure, 27 juillet 2013
Par 
Biggy - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Joe l'aventure intérieure (Relié)
Et bien à mon tour je me suis plongé dans l'univers de Joe.
Et on en revient chamboulé.
Grâce aux coups de crayons de Sean Murphy (en passe de devenir l'un de mes dessinateurs favoris, faut vraiment que je le crois à la Comics Expo).
Donc le talent de Murphy nous créé un monde cohérent, plausible et imaginé dans l'esprit de tous les enfants. La chambre de Joe est la chambre que j'ai toujours rêvée, ainsi que la plupart des autres enfants à mon avis.
Et revoir tous ces jouets prendre vie, c'est presque un fantasme. Combien de fois, étant en enfant j'ai rêvé de partit à l'aventure avec mon hamster et mes chevaliers du zodiaque? De devenir moi-même un héros? C'est un pur bonheur.
Les décors de Murphy sont de toute beauté, grandiose, on en prend plein les yeux. On voit vraiment qu'il a prix plaisir à dessiné ce comics.

L'autre énorme point fort de cette série est bien entendu le scénario de Morrison. Encore une fois c'est brillant. Plusieurs choses sont marquantes dans ce récit.
La relation entre Joe et sa souris Jack. Dans le monde réel on sent que Joe est très attaché à son petit compagnon à quatre pattes, il lui parle, joue avec lui, se promène avec lui sur son épaule. Et on ne peut s'empêcher de penser que dans le monde imaginaire, Chakk lui montre à quel point il l'aime lui aussi, il est prêt à tout pour lui.
J'ai également beaucoup apprécié le lien monde réel/monde imaginaire. Dans son grenier/île dans le ciel, escalier/descente, chien/monstre chien, cave/monde ténébreux, tout cela est vraiment bien retranscrit et rien que par les détails des dessins de Murphy on arrive à situer Joe dans sa maison en fonction de son imaginaire.
Les personnages secondaires sont aussi très plaisants comme Smoot ou Zyxy. A noter que les noms des personnages imaginaires sont complètements barrés en rajoutant encore davantage à la folie de ce monde.
Ce récit nous montre "un peu" ce que peut être un crise d'hypoglycémie, on ne se rend pas forcément compte à quel point cela peut être difficile à vivre et dangereux. Et je trouve que cette odyssée de Joe dans sa maison, retranscrite dans son imaginaire nous explique bien cela.
Outre ce côté fantasy aventure, il y a aussi pas mal d'émotions dans ce récit, notamment à travers la relation entre Joe et sa mère. A qui dans le monde imaginaire il ose enfin s'affranchir de la sécurité à outrance de sa maman lorsqu'elle est sous la forme de la reine. Mais également avec la relation entre Joe et son père, car même si on a l'impression au début du récit que Joe lui en veux d'être mort, on se rend vite compte que le plus grand héros de son monde imaginaire, le chevalier de Fer, disparut au combat et la version imaginaire de son père.
Et l'on s'aperçoit à la fin que Joe ne court pas après une quête, pas uniquement après son soda, son sucre mais également après son pardon pour son papa. Et j'avoue avoir été énormément touché lors de la découverte du trésor de cette deuxième quête.
Bref un récit poignant et touchant, avec des dialogues et une narration justes, servis par des dessins sublimes. Une belle découverte, une grande découverte.
Il faut absolument que fassiez l'odyssée de Joe avec lui.
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2.0 étoiles sur 5 oui mais..., 28 décembre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Joe l'aventure intérieure (Relié)
Premier ouvrage acheté de Grant Morrison, eh bien c'est fidèle à la réputation qui traine , dessins sublimes mais alors un scénario sans queue ni tete, j'ai bien compris le trip hypoglycémie-hallu et tout, mais franchement d'une page à l'autre et meme d'une bulle à l'autre, on n'y comprends rien.
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5 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Scénario intelligent, illustrations intelligentes, mais difficulté d'implication, 16 octobre 2012
Par 
Présence - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Joe l'aventure intérieure (Relié)
Ce tome comprend une histoire complète et indépendante de toute autre. Elle a été prépubliée en 8 épisodes en 2010/2011. Le scénario est de Grant Morrison, les illustrations de Sean Murphy et la mise en couleurs de Dave Stewart.

La mère de Joe le conduit en voiture vers le cimetière des vétérans pour une sortie de son lycée. Sur place, il se recueille sur la tombe de son père, un soldat. Il se fait chahuter par des gros lourds de son bahut. À l'issue de la sortie, le car scolaire le dépose devant chez lui. Il rentre, monte dans sa chambre, en attendant que sa mère revienne, s'allonge sur son lit, alors qu'il commence à pleuvoir. Il contemple son rat dans sa cage et commence à avoir des hallucinations dans lesquelles il se retrouve dans un monde imaginaire peuplé de créatures fantastiques. Dans ce monde il apparaît qu'il est le Garçon Mourant annoncé par une prophétie, celui qui libèrera ce monde d'une terrible menace.

De temps à autre, Grant Morrison s'offre le plaisir de raconter une histoire qui lui tient à coeur et qui ne rentre ni dans une série personnelle au long cours de type les Invisibles, ou dans une histoire de superhéros (par exemple sa série de Batman). Ce fut déjà le cas avec The mystery play ou Vimanarama (en anglais), c'est à nouveau le cas avec "Joe, l'aventure intérieure". Dès le début du récit, Joe a conscience qu'il vit sur 2 plans différents (la maison où il se trouve seul, et le monde imaginaire). Il perçoit le fait que les actes accomplis dans l'une des 2 réalités ont leur pendant dans l'autre. En fonction de l'expérience du lecteur, il percevra immédiatement le lien de cause à effet, ou il lui faudra patienter jusqu'au sixième épisode pour que Joe l'énonce clairement.

Morrison n'a pas fait un mystère de ce lien, le fond du récit est donc à rechercher ailleurs que dans ce dispositif narratif. Rapidement le lecteur constate que le monde imaginaire dans lequel évolue Joe est très riche, complètement réalisé. Il constate également que Morrison met en avant la transposition des objets de la chambre de Joe dans ce monde. Il indique clairement par le biais des noms qu'il a choisi qu'une partie des troupes du méchant oppresseur correspond au portemanteau de la chambre de Joe, et que le géant qui l'accompagne n'est autre que son rat familier. Grant Morrison montre donc au vu et au su du lecteur ses trucs de prestidigitateurs. Il explique comment son imagination de scénariste (au travers de celle de Joe) transforme les objets du quotidien et la situation de Joe pour en faire la quête d'un rebelle dans un pays fantastique. Il y a là une leçon impressionnante d'explication de la fonction du mythe, de la construction d'un récit imaginaire, du symbolisme du rite de passage et de la quête initiatique. De temps à autre (en moyenne une fois par épisode), le lecteur adulte peut même identifier la morale ou la pensée philosophique que Morrison souhaite mettre sous forme de conte. Par exemple, dans le flot du récit au cours de l'épisode 4, un personnage explique à Joe que la vie n'est qu'une suite d'illusions brisées. Le conte a pour fonction d'imager pour les plus jeunes une pensée philosophique ou une morale.

Au fil des chapitres, le lecteur est également fortement impressionné par la rigueur narrative de Morrison. La linéarité du récit permet en effet de mieux distinguer la construction narrative. C'est ainsi que les éléments de la scène introductive du premier épisode (jusqu'à la première apparition du pays imaginaire) se retrouvent dans plusieurs séquences par la suite. L'inconscient de Joe a assimilé ces moments avant son retour chez lui et les relace dans le cadre du pays imaginaire. Morrison utilise un outil psychanalytique sur la nature des rêves pour mieux charger en émotion son récit.

Ce dispositif fonctionne d'autant mieux que Sean Murphy effectue un remarquable travail d'illustration. La maison de Joe dispose d'une personnalité impressionnante de par son architecture et son aménagement intérieur. Le pays imaginaire regorge de trouvailles graphiques magnifiques, que ce soit la première fois où Joe a la vision de son comité d'accueil, ou les séquences d'action (vol dans les airs, voyage périlleux dans des chutes d'eau, découverte d'une cité souterraine, etc.). Sean Murphy soigne chaque décor, chaque mise en scène pour que le lecteur puisse plonger dans chacun des 2 mondes. Il a passé du temps pour concevoir les éléments de la chambre de Joe, ainsi que la manière dont ils s'incorporent dans le pays imaginaire, pour que le lecteur puisse les identifier facilement, tout en faisant en sorte qu'ils s'intègrent sans solution de continuité. Il y a de quoi être admiratif devant un travail de conception permettant une double cohérence.

Malgré les grandes qualités du récit, je n'ai pas réussi à rentrer dedans. Le savoir faire du scénariste et de l'illustrateur est évident. L'intelligence de Morrison est ici bonifiée par ce personnage à double facette qui provoque une grande empathie avec lui. Les illustrations imbriquent à la perfection les 2 réalités sans rien perdre des détails du scénario. Mais le dispositif narratif sur 2 niveaux m'a paru désamorcer tout suspense et tout enjeu. À aucun moment je ne me suis senti impliqué par les péripéties de Joe, dans l'une ou l'autre de ces formes. Je ne retiendrai de cette lecture qu'un exercice virtuose de déconstruction du fonctionnement d'un conte, ainsi qu'une illustration du fonctionnement de l'imagination.
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Joe l'aventure intérieure de Grant Morrison (Relié - 4 octobre 2012)
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