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12 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Comme une épure d'aventures au goût de sitcom dessalée, 17 mars 2013
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(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Saga tome 1 (Relié)
Ce tome comprend les épisodes 1 à 6 d'une série indépendante, écrite par Brian K. Vaughan et illustrée par Fiona Staples. Ces épisodes sont parus la première fois en 2012. Vaughan est un scénariste accompli que ce soit sur ses propres créations (Ex Machina et Y le dernier homme) ou sur des superhéros Marvel (Les Fugitifs et Ultimate X-Men).

Sur la planète Cleave, Alana est allongée sur une table ; elle est en train d'enfanter. Elle est assistée en tout et pour tout par Marko, son amant, le père de sa fille à naître. Elle espère de tout coeur que ses sphincters ne vont pas lâcher. L'accouchement se déroule sans heurt et Marko coupe le cordon ombilical avec les dents. Ils doivent cependant prendre la fuite séance tenante car ils sont découverts par Baron Robot XXIII et ses hommes. Ils se retrouvent au milieu d'une échauffourée entre cet escadron et un contingent de Wreath. Alana et Marko (et leur fille nouvellement née) forment un couple qui refuse de prendre part au conflit qui oppose les habitants de la planète Landfall (des humanoïdes disposant d'une haute technologie, ayant des écrans moniteurs à la place de la tête) et les habitants de Wreath (la lune de Landfall) adeptes de la magie. Le trio arrive à sortir sain et sauf de l'affrontement et à récupérer une carte de Cleave leur indiquant où se situe la forêt des vaisseaux spatiaux. Vez (une femme avec une corne de licorne sur le front) engage The Will et Lying Cat pour exécuter le couple de fuyards. Sur Landfall, un officiel désigne Prince Robot IV pour effectuer une chasse à l'homme avec le même but. Les premières semaines du bébé s'annoncent mouvementées.

C'est quoi ce truc ? Voyons voir, ça commence par un accouchement, ça continue par une escarmouche entre technologie et magie, ça dérive vers une guerre galactique, ça revient à une traque avec un bon vieux chasseur de prime. Les héros pataugent dans une canalisation d'égout, il y a des gens avec une tête en forme de téléviseur et, en commentaire, le lecteur a droit aux réflexions sporadiques de l'adulte regardant le nouveau né qu'il a été... sans oublier le passage par Sextillion, la planète lupanar. Essayons de prendre ça morceau par morceau. Commençons par la science-fiction. Le résumé ci-dessus peut évoquer quelques composantes piochées à droite et à gauche. Le lecteur peut même avoir l'impression que Vaughan ne se donne même pas la peine d'être crédible : une opposition basique et manichéenne de la science contre la magie. Toutes les planètes de la galaxie qui sont embringuées soit d'un coté, soit de l'autre, sans alternative ; ça ne fait pas très élaboré. Un passage par les égouts (évacuation des déchets), un chasseur de primes aux trousses des héros, ça évoque un peu la trilogie originelle de Star Wars. Malgré tout il n'est pas possible de parler de plagiat dans la mesure où il apparaît des ingrédients originaux tels qu'un vaisseau spatial qui sort de l'ordinaire tant par sa conception que sa représentation, ou des races extraterrestres qui sortent de l'ordinaire, à commencer par les hôtesses d'accueil de la planète Sextillion. À plusieurs reprises, Fiona Staples opte pour une représentation littérale du caractère étranger des extraterrestres à commencer par les écrans de télévision en lieu et place de la tête. Ça ne fait pas très sérieux ces écrans de télé, le lecteur a l'impression d'une parodie plutôt que d'une histoire premier degré... sauf que le récit recèle aussi des visuels inventifs premier degré en terme de science-fiction. Bon bref, l'intérêt premier de cette lecture n'est pas à chercher du coté de la SF. D'autant que Fiona Staples ne se décarcasse pas non plus inventer des endroits futuristes qui décoiffent. En fait ça dépend des scènes, la plupart dispose de décors plus ou moins vagues, mais certaines bénéficient de lieux à couper le souffle.

Du coté de l'opposition entre une société tout technologique ou tout magique, l'intérêt est également à relativiser. Il s'agit (au moins pour ces épisodes) d'un principe qui permet de justifier ces têtes de téléviseur (j'ai vraiment du mal à m'y faire), d'introduire quelques remarques en douce sur la véritable nature des corps des habitants de Landfall, et de jouer avec des formules magiques, avec de jolis effets pyrotechniques, mais guère plus.

La composante horrifique est plus prégnante et plus convaincante. Il y a déjà au premier niveau des affreuses bébêtes à l'apparence contre-nature qui sont assez réussies du point de vue visuel. Par exemple The Stalk (une chasseuse de primes) a un corps qui joue avec les répugnances du lecteur de par sa forme, mais aussi de par son langage corporel. Fiona Staples révèle à plusieurs reprises sa capacité à concevoir une image dérangeante. À ce titre celle des fantômes est vraiment difficile à soutenir dans son alliance d'éléments contre-nature, en particulier pour Izabel. Cette composante horrifique est déclinée sous forme de visuels, mais aussi sous forme de situations peu ragoûtantes. Vaughan n'hésite pas un seul instant à intégrer un élément sordide (la prostitution enfantine) s'il estime que le scénario le requiert, ou de la violence qui tache (ingrédient plus habituel dans les comics américains).

De façon plus inattendue, Vaughan et Staples intègrent également la sexualité des personnages, et même leur nudité (pour le coup ils bafouent complètement les règles implicites des comics). Cette dimension n'a rien d'incongrue ou de racoleuse dans le cadre du récit, puisqu'il ne s'agit que d'une partie des moments consacrés aux aspects corporels. Dans ce registre, l'image de Prince Robot IV sur les toilettes reste longtemps en mémoire.

Mais la composante qui fait tout le sel de cette histoire est sans conteste les relations entre les personnages, et avant tout la personnalité d'Alana. Dès la première scène, sa saine franchise donne le ton de sa relation avec Marko. Alors qu'elle est la proie des douleurs qui accompagnent les contractions, elle s'inquiète que Marko puisse la voir déféquer en même temps et qu'il n'ait plus jamais envie d'elle. Alors que Baron Robot XXIII arrive et la somme de se rendre et de confier l'enfant, son juron est assez fleuri ("Suce mes hémorroïdes !"). Au fur et à mesure des pages, le lecteur ressent les émotions d'Alana avec force, et se prend de sympathie pour cette jeune femme courageuse aux convictions bien arrêtées. Marko apparaît un peu en retrait par rapport à sa femme. Par contre Vaughan réussit 2 autres personnages tout aussi affirmés qui sont Izabel (un fantôme) et The Will au comportement à la fois prévisible et très étonnant.

D'un point de vue graphique, le style de Fiona Staples s'inscrit dans une veine adulte (pas de rondeurs partout pour flatter l'oeil), sans exagération anatomique, éloigné des codes des superhéros (pas d'homme bodybuildé, ou de femme hypersexuée). L'apparence de chaque personnage est travaillée et s'inscrit sans difficulté dans la mémoire du lecteur. Elle ne s'intéresse pas toujours assez aux décors à mon goût (en particulier lors de la séquence sur Sextillion). Elle palie ce défaut en réalisant elle-même ses couleurs (à l'infographie) et en comblant les arrières plans avec des camaïeux abstraits. Malgré tout, quand les décors apparaissent, ils sont assez substantiels pour donner une idée de l'environnement au lecteur.

Il est impossible de classer ce premier tome dans un genre clairement défini. Vaughan emprunte et utilise les codes de plusieurs genres (science-fiction, horreur, comédie de situation) pour faire naître des individus à la personnalité affirmée, et qui ne manque pas d'humour, d'ironie et d'autodérision. Les illustrations de Fiona Staples disposent d'une forte personnalité graphique, avec un petit manque chronique dans les arrières plans. Ce premier tome se lit tout seul avec un fort pouvoir de divertissement et plusieurs réflexions qui ne demandent qu'à être développées.
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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Très réussi!, 17 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Saga tome 1 (Relié)
Premier tome très réussi, une histoire d'amour, de survie dans un monde très différent de ce qu'on a l'habitude de lire!
On attend la suite avec impatience!

A découvrir, par contre ne pas mettre ce tome 1 entre toutes les mains ... certaines scènes et sujets évoqués pourraient choquer de jeunes lecteurs.
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Sublime, 18 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Saga tome 1 (Relié)
Beaucoup de réticences à acheter ce comics, et puis je me suis laissé tenter.
Au final : C'est génial, un univers encore vierge, contrairement a star wars qui à été visité à l'infini, des personnages haut en couleurs, un peu bizarre au premier abord tout de meme.
On se laisse aller à lire ce livre. Vivement le deuxième tome
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Intriguant, 10 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Saga tome 1 (Relié)
En regardant la couverture, on s'attend à une banale histoire d'amour impossible entre deux être "féérique" que tout oppose. En vérité saga serait plutôt une histoire de science-fiction mélangeant créatures de conte, magie et technologie. Si on suit régulièrement le couple en fuite, ils n'ont pas le monopole du récit, et d'autres points de vue amènent un éclairage différent sur l'histoire. L'ensemble est surprenant, et la découverte de cet univers est des plus agréable.
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4.0 étoiles sur 5 Excellent, 18 juillet 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Saga tome 1 (Relié)
Une bonne BD qui évoque des thèmes très contemporains au travers d'une histoire de guerre entre deux planètes, où un couple issu de ces deux monde essai de survivre à cause du fruit de leur impensable union. Pas le meilleur dessin à mes yeux, mais il colle bien avec l'univers proposé.
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5.0 étoiles sur 5 Génial., 12 juin 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Saga tome 1 (Relié)
Si j'avais vu Saga dans les rayons d'une librairie, j'aurais pensé: "bof, encore une série fantastique a la noix". Oui mais voilà: J'ai lu Y le dernier homme, l'un des comics les plus surprenants, intelligents et addictifs que j'ai eu la chance de tenir dans mes mains.

Si vous avez aimé Y, lisez-le. Si vous ne connaissez pas Y le dernier homme, lisez-le et lisez Saga dans la foulée. Si vous aimez les odyssées spaciales mouvementées, la romance et que vous êtes un peu pervers, lisez-le. Et sinon... Lisez-le. Vraiment.

Saga, c'est une expérience unique, un plongeon dans un autre monde, un délice de SF...
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5.0 étoiles sur 5 D'emblée excellent, 7 avril 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Saga tome 1 (Relié)
Difficile d'imaginer un meilleur début pour cette saga de science fiction postmoderne, où on reconnaît beaucoup d'influences littéraires, comme l'œuvre de l'Ecossais Iain M. Banks (le cycle de la Culture) ou le magnifique Hyperion de Dan Simmons. Au premier, elle emprunte son arrière-plan utopique et sa liberté sexuelle, sa noirceur ironique. Au second, son sens du légendaire. Le tout avec, comme il est dans un autre commentaire, un petit côté soap plutôt réussi (la voix off de l'enfant qui raconte sa propre histoire évite la mièvrerie). Les personnages sont tout de suite attachants ; le dessin de Fiona Apple est superbe. On attend la suite avec beaucoup d'impatience.
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5.0 étoiles sur 5 Excellent, 6 janvier 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Saga tome 1 (Relié)
Un monde original, un dessin sublime, une histoire intéressante et beaucoup d'humour : je suis vraiment conquise par ce premier volume.
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Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Tres bon titre, 1 avril 2013
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Bon titre comme souvent avec le label VERTIGO. Une histoire vraiment sympa et on est presse d'avoir la suite !
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