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4.0 étoiles sur 5 Very very dark
Il y a une vague de disparitions à Gotham. Des disparitions d'enfants. Ceux-ci finissent pourtant par réapparaître, errant dans les rues le regard vide, comme traumatisés au delà de la raison. Batman et Gordon mènent l'enquête et trouvent rapidement l'origine de ces terribles méfaits. C'est alors que le piège se...
Publié il y a 17 mois par Tornado

versus
8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Mon Impression : Batman le Chevalier Noir tome 2
Pour moi, Batman : le Chevalier Noir est un titre sans prise de tête, centré sur l’action et où le côté enquête, réflexion est un peu mis en pause. Un peu comme si Batman, et les lecteurs par la même occasion, pouvait se défouler, relâcher la pression. Concrètement, sans être excellent, le premier volume remplissait...
Publié il y a 18 mois par Biggy


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4.0 étoiles sur 5 Very very dark, 22 septembre 2013
Par 
Tornado (Provence Côte d'Azur) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Batman, le Chevalier Noir, Tome 2 : Cycle de violence (Relié)
Il y a une vague de disparitions à Gotham. Des disparitions d'enfants. Ceux-ci finissent pourtant par réapparaître, errant dans les rues le regard vide, comme traumatisés au delà de la raison. Batman et Gordon mènent l'enquête et trouvent rapidement l'origine de ces terribles méfaits. C'est alors que le piège se referme...

Pourquoi diantre cette série "Batman The Dark Knight" est-elle autant soumise à controverse ? J'avoue que je ne comprends pas trop le déchaînement des passions qu'elle semble générer, entre la "tribu" des fans de comics qui relaient tous en cœur ce que disent (médisent !) les sites spécialisés sans même l'avoir lu et les lecteurs amoureux de Batman envers et contre tout qui ne regardent que les dessins de David Finch, quel est donc le problème ?
En réalité, "Batman The Dark Knight" est une série extrêmement simple, presque classique, qui raconte des histoires de Batman comme avant (je pense notamment à la série "Batman : Legends of the Dark Knight", qui dura de 1989 à 2007 et offrait aux lecteurs le même type de récits auto-contenus). Le dessinateur David Finch, qui assure à lui-seul la pérennité du projet, n'a d'ailleurs pas de concept particulier, sinon de faire "dark", avec manifestement un let-motiv : la notion de "peur".
Ce nouvel arc narratif, beaucoup plus épuré que le précédent, centré sur un super-vilain ("l'Epouvantail") dont il livre les origines, est un témoignage quant à cette volonté de raconter des histoires de Batman d'une manière tout à fait traditionnelle, dans ce que le personnage possède de plus iconique, dimension picturale dont évidemment Finch se propose d'extirper la sève.
Alors, que tout le monde se calme un peu : Au milieu de la horde de séries affiliées au "Bat-verse" et à la "Bat-family", "Batman The Dark Knight" n'est que la version simple et consacrée du mythe, quasiment-autonome, et presque classique. Il faut la savourer pour ce qu'elle est (un arc narratif de cette série n'est pas si éloigné d'un épisode de la série animée de Bruce Timm, finalement), et elle est très bien comme ça.

Personnellement, je trouve ici tout ce que j'aime dans l'univers de Batman : Un héros sombre et tourmenté, une ville à l'atmosphère gothique qui dévoile ses ailes la nuit venue, des méchants de cauchemar d'opérette tels qu'ils nous faisaient frissonner quand on était petit, etc. C'est cette fidélité au matériau originel qui me plait ici, en plus de l'assurance de pouvoir lire un récit auto-contenu, ce qui devient rare en ces temps de crossover systématiques...

Si ces épisodes étaient parfaits, on pourrait les comparer à ceux de Jeff Loeb & Tim sale sur leurs superbes récits estampillés Batman : Halloween (ensemble d'histoires courtes de Batman publiées pour la fête d'Halloween et qui préfigurent la série Un Long Halloween des mêmes auteurs). Mais évidemment ils sont moins bons.
Après s'être offert les services du scénariste Paul Jenkins sur Terreurs Nocturnes, David Finch est ici épaulé par Greg Hurwitz. Tous-deux sont inégaux. Le premier livre des planches superbes et d'autres sérieusement bâclées. On peut soupçonner qu'il a eu du mal à abattre son travail tout en respectant les délais de parution. Le second imagine un récit prenant et vraiment très bien écrit, mais finalement superficiel et un peu plombé par une fin qui n'est pas à la hauteur.
Au milieu du recueil, un épisode #0 dessiné par Mico Suayan et Juan Jose Ryp rompt un peu le rythme mais assure finalement une sorte d'entracte.
L'ensemble est très agréable, avec un parti-pris extrêmement "dark", qui oriente le récit vers une dimension glauque et gore qui lui donne une patine inhabituelle, au milieu d'un récit à la facture très classique. Personnellement, des histoires de Batman comme ça, j'en redemande !
Soit les épisodes "Batman The Dark Knight" #10-15 + #0, parus initialement en 2013.
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3.0 étoiles sur 5 Mon Impression : Batman le Chevalier Noir tome 2, 24 août 2013
Par 
Biggy - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Batman, le Chevalier Noir, Tome 2 : Cycle de violence (Relié)
Pour moi, Batman : le Chevalier Noir est un titre sans prise de tête, centré sur l’action et où le côté enquête, réflexion est un peu mis en pause. Un peu comme si Batman, et les lecteurs par la même occasion, pouvait se défouler, relâcher la pression. Concrètement, sans être excellent, le premier volume remplissait parfaitement ce rôle avec une pléthore de personnages, de l’action à gogo et un rythme effréné. Pour ce deuxième tome : « Cycle de Violence » place à un seul ennemi et un double voyage dans le passé. Mais un élément reste commun aux deux tomes : la peur !

L’Épouvantail, dont nul ne connaît les origines, refait surface et tente de kidnapper le Chevalier Noir… Face à ses angoisses les plus profondes, Batman réussira t-il à sauver Gotham de l’emprise de son ennemi ? (contient les épisodes Batman The Dark Knight #10-15 + #0)

Depuis quelques temps maintenant, des enfants disparaissent dans Gotham. Ils sont retrouvés plusieurs jours après leur disparition, le visage livide, les yeux vides, traumatisés, comme si on avait fait reset avec leur cerveau ! Batman et Gordon sont donc sur cette affaire depuis plusieurs semaines, sans n’avoir rien de véritablement concret. Très vite, nous, lecteurs, allons découvrir qui se cache derrière cette sombre machination : l’Epouvantail ! Et alors que nous parlions de peur il ne pouvait en être autrement.
Mais très vite les enfants ne suffisent plus à l’Epouvantail et va directement s’en prendre à Gordon. Mais là aussi cela ne suffira pas. Cela ne sera qu’un piège afin de s’attaquer à sa véritable proie : Batman !

Sous forme de flashs, nous assistons par moment à des instants du passé des deux adversaires. Plus que la passé de Bruce, dont nous reparlerons un peu plus bas, c’est le passé de Jonathan Crane qui nous laisse sans voix ! Lorsque l’on voit, que l’on découvre l’horreur que son père lui a fait subir durant sa jeunesse, on ne peut que se dire que le pauvre n’est pas le seul responsable des actes ignobles qu’il commet maintenant. On ne l’excuse pas, loin de là, mais on le comprend, il ne fait en fait que reproduire un schéma qu’il a vécu. Schéma encore plus violent chez lui de par ses traumatismes passés au moment du décès de son père, moment où il a sans doute complètement basculé, perdant toute son innocence.

Bruce est un peu travaillé, et j’ai envie de demander pourquoi ? Je remarque que lorsque l’on a un titre de Batman un peu plus centré action, gros bourrin, on se retrouve quasiment toujours avec un Bruce bidon, sans profondeurs, avec une nana sexy différente à chaque histoire.
Il est cette fois-ci accompagné d’une pianiste ukrainienne, jonglant entre la nunuche et l’hystérique n’aimant pas l’attitude de Bruce. Bref, du très, très dispensable…
A côté de cela, tout au long de ce tome on a une plongé dans la psyché de Bruce, plongé qui atteint son paroxysme au cours de l’épisode #0 de ce tome, situé en plein milieu du volume. (Episode qui perd déjà d’entrée en qualité graphique, Finch ne signant pas les dessins… Et en plein tome comme ça, cela pique les yeux) Durant cet épisode nous suivons un jeune Bruce cherchant à tout prix, et par tous les moyens à découvrir qui à tué ses parents, et surtout pourquoi ? Plus le temps passe et plus Bruce se met en tête que son père à été victime d’un complot terrible et hautement retord. La chute n’en sera que plus dure. Episode qui coupe trop nettement avec le reste du tome, de par les dessins comme déjà dit, et de par l’absence d’action soudaine.
Mais quelques bonnes choses quand même sont à retenir sur Bruce. Comme dans le premier volume, c’est surtout le questionnement que l’auteur lui pousse à voir. Notamment vis-à-vis de son fils. Et la courte scène, où encore à moitié terrorisé, Bruce demande à Damian s’il lui a manqué et voir Damian lui répondre oui les yeux en larmes, c’est un moment fort. Pourquoi ne pas nous montrer plus souvent un Bruce humain dans les récits 100% action ?

Et de l’action il en est question dans ce volume. Plus que de l’action il y a beaucoup de violences et de scènes très, très chocs. Simple exemple avec Batman qui cloue l’Epouvantail au plafond avec son grappin lui traversant la mâchoire. Et oui, j’ai dit que c’était violent. Tout comme le premier volume, il y règne une ambiance malsaine, sale et lugubre. On sent un poids oppressant sur nos épaules dès que l’histoire s’attarde sur l’Epouvantail. Et il suffit simplement de regarder son design : lèvres cousues, yeux plein de folie, fripes sales, les ongles longs et cassés, tout chez lui appelle au dégoût !
Après une fois que l’on enlève l’action, la folie, et le passé fort intéressant de l’Epouvantail, on se retrouve avec une histoire classique et comme toujours à la fin c’est Batman qui gagne, non sans un ultime rebondissement, un sacrifice émouvant et une promesse pleine d’émotion. Mais cela ne nous empêche pas de passer un très bon moment.

Un petit mot sur les dessins. Je suis assez déçu. On assiste avec ce tome aux limites de Finch. Déjà un peu à l’instar de Jim Lee, c’est un peu bienvenue chez Oui-Oui, tout le monde il est beau, tout le monde il est sexy. Mais surtout on se rend compte que ce soient des enfants ou des adultes, lorsque l’on est fasse à leurs visages ils ont tous le même âge ! Il nous est impossible de faire la différence. Et les seuls moments où des personnages se démarquent c’est lorsqu’ils sont différents, lorsqu’ils sont « moches » si je puis dire. Malgré tout, cela reste très joli, très propre, et va émerveiller la majorité. Et surtout le côté malsain et sale de cette saga ressort merveilleusement.

Bref, comme pour le premier volume cela reste une bonne lecture et remplit parfaitement son office : nous divertir et nous en mettre plein la vue. L’action ne fait que d’aller crescendo tout au long de la saga jusqu’à son paroxysme et son petit moment d’émotion. Je pense même que ce tome est meilleur que le premier de par sa noirceur, de par son côté dérangeant et sale et surtout de par le fait que l’histoire fait moins superficielle que dans le premier tome, avec ici un seul méchant certes mais un méchant qui ne s’interdit rien et travail selon un plan bien précis. L’Epouvantail incarne la folie à la perfection et le pauvre se retrouvera bien puni.
Si vous voulez du grand Batman, passez votre chemin, si vous désirez un bon petit moment de divertissement, n’hésitez pas.
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4.0 étoiles sur 5 Les origines de l'Épouvantail, 9 février 2015
Par 
Barbuz - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Batman, le Chevalier Noir, Tome 2 : Cycle de violence (Relié)
Ce second tome de la série "Batman: The Dark Knight" est intitulé "Cycle de violence" ("Cycle of Violence" en VO). Il est sorti chez Urban Comics en août 2013 et contient les épisodes US #10-15 de la série, ainsi que le #0 (son titre VO est "Chill in the Air"). L'album porte le numéro deux mais c'est en réalité le troisième, puisqu'il y a eu un numéro zéro.

Le scénario a été écrit par Gregg Hurwitz. David Finch a réalisé les illustrations des chapitres #10-15 (il signe également la couverture de l'album), tandis que le chapitre #0 a été dessiné par Mico Suayan et Juan José Ryp.

Bruce Wayne est en pleine romance. Et cette fois, cela semble sérieux. Il a récemment rencontré Natalya Trusevitch, une jeune pianiste Ukrainienne, assez talentueuse pour être soliste internationale. Alors que Bruce assiste à sa répétition, Alfred Pennyworth les interrompt. Bruce comprend qu'il s'agit d'une affaire concernant Batman. Gordon et Batman travaillent en effet ensemble depuis un moment sur une série d'enlèvements d'enfants. Le mode opératoire est à chaque fois identique : les enfants sont kidnappés, puis relâchés, mais profondément choqués sur le plan psychologique. Le temps passe, les victimes de multiplient, et Batman et Gordon n'ont toujours pas l'ombre d'une piste...

"Cycle de violence" nous fait assister à une plongée intéressante dans la psyché de Bruce Wayne et à un retour bienvenu sur les origines de l'Épouvantail. Le scénario est plutôt réussi et bien articulé, même si le passage de l'attaque de Gotham Square est rapidement expédiée.
Cet album est bien illustré par Finch, malgré un encrage parfois peu soigné et bien que certains visages qu'il dessine, notamment ceux de Bruce Wayne et de son fils Damian, soient dénués d'expressivité.
La conclusion de cette première partie est réussie.
Quant au numéro (ou chapitre) #0, correctement placé dans l'ouvrage d'un point de vue narratif, il est très intéressant, bien pensé et talentueusement dessiné par Suayan et Ryp.

Ce tome 2 aura été un bon petit moment de lecture et une agréable surprise.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Violent et brutal, 21 avril 2014
Par 
Présence - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Batman, le Chevalier Noir, Tome 2 : Cycle de violence (Relié)
Ce tome fait suite à Terreurs nocturnes (épisodes 1 à 9) qu'il n'est pas besoin d'avoir lu avant. Il contient les épisodes 10 à 15, ainsi que l'épisode zéro, tous écrits par Gregg Hurwitz, dessinés et encrés par David Finch, sauf l'épisode zéro dessiné par Juan Jose Ryp et Mico Suayan.

Épisodes 10 à 15 - Quelque part dans une maison de banlieue isolée, un homme se coud la lèvre supérieure à la lèvre inférieure avec du fil et une aiguille, mais de manière assez lâche, afin qu'il puisse encore parler. Puis il descend au sous-sol où il terrorise Clair, une petite fille. Dans le manoir des Wayne, Bruce Wayne écoute Natalya Trusevich (sa nouvelle conquête) en train de jouer du piano ; elle est concertiste de renommée mondiale. Alors qu'il est en train de la réconforter sur ses capacités à interpréter Gaspard de la nuit de Maurice Ravel, son attention est attirée par Alfred Pennyworth qui l'informe que James Gordon requiert son aide. La police vient de repérer l'une des petites filles enlevées, ainsi que la voiture du ravisseur. Peu de temps après cette intervention, James Gordon est enlevé à son tour. Batman en fait une affaire personnelle.

Premier constat : il faut moitié moins de temps pour lire ces épisodes, que pour un autre recueil de même nature contenant également 6 épisodes. La série "Dark Knight" débutée en 2011 a été créée spécialement pour permettre à David Finch de dessiner Batman. Pour cette deuxième histoire, il bénéficie de l'apport d'un scénariste chevronné, également auteur de romans (Survivre) qui construit un scénario pour mettre en valeur les forces visuelles de Finch.

Dans le cadre de l'opération "New 52" (2011), DC Comics a effacé l'historique de tous ses personnages, remettant tous les compteurs à zéro. Dans ce contexte, cette histoire raconte pour la "première fois" l'origine de Scarecrow (Jonathan Crane). Aux yeux d'un lecteur déjà familier de ce personnage, Hurwitz dresse un parallèle intéressant entre le traumatisme originel de Crane, et l'un des événements marquants arrivé au jeune Bruce Wayne avant qu'il ne devienne orphelin. Pour le reste, le lecteur découvre un thriller assez linéaire (mis à part les retours en arrière sur la jeunesse de Crane et Wayne) débutant très fort sur la cruauté mentale exercée par Scarecrow à l'encontre d'enfants, pour se transformer rapidement en un affrontement classique entre supercriminel et superhéros. Il y incorpore quelques moment plus personnels, allant du perspicace (le comportement de Damian Wayne vis-à-vis de son père) au fade et convenu (la relation entre Natalya et Bruce).

Hurwitz adopte sa narration au contexte d'un comics de Batman bénéficiant de dessins vifs et brutaux, en incluant des éléments de natures horrifiques. Il y a cette scène d'ouverture, assez immonde (automutilation à base de percement de la chair) et une forme de pluie de sang très originale. Mais pour ces 2 éléments, Hurwitz force la dose à outrance, donnant l'impression que le corps fournissant le sang diffusé en aérosol en contient une quantité phénoménale. Pour la couture des lèvres, suite à un coup vicieux, les chairs se déchirent et Scarecrow saigne abondamment à partir de cette plaie béante, pendant des pages et des pages, sans souffrir, sans que cette perte continue de sang n'ait le moindre impact sur son comportement (alors même qu'un personnage insiste sur le fait qu'il en met partout sur le tapis). Le lecteur est donc amené à prendre ces éléments comme des licences d'auteur, relevant plus du concept que de la représentation d'une réalité concrète.

David Finch dessine et encre 6 épisodes d'affilée, sans baisse de qualité au fil des pages. Le lecteur retrouve toutes les caractéristiques qui font la force de ses dessins, ainsi que ses quelques défauts. Dans cette première scène répugnante, Finch dose avec habilité le niveau de détail avec lequel il représente les lèvres, l'aiguille, le fil et le transpercement de la chair. Il ne s'agit pas d'un réalisme photographique insoutenable, mais de la transcription d'un certain nombre de sensations, transmises par différents détails. Il y a le fil assez gros et un peu irrégulier qui doit déchirer encore plus la chair délicate de cette partie du visage. Avec ce simple détail, Finch accentue encore le masochisme inhérent à cet acte. La séquence d'après dans l'un des salons du manoir Wayne permet d'apprécier le soin apporté à la décoration de cette pièce richement meublé (la hauteur des poils des tapis), avec des boiseries ouvragées. Finch soigne donc les décors, mais parfois cela ne suffit pas à masquer les limites de son inspiration. Ainsi la double page dans laquelle le lecteur découvre Batman sur un chevalet dans le sous-sol du Scarecrow montre un aménagement détaillé, mais trop convenu, sans surprise, sans personnalité.

L'une des autres forces de Finch est l'incroyable puissance des coups portés. Il y a ce dessin en double page dans lequel Batman frappe avec ses bottes, à travers la vitre, un conducteur qui est projeté hors du véhicule au travers de la vitre passager. C'est d'une rare violence, tout en restant plausible, et visuellement cohérent, une magnifique démonstration de force brute. Le dessin en double page dans lequel Batman se jette sur Scarecrow retranscrit toute la sauvagerie avec laquelle Batman se lance sur son adversaire, le déchirement immonde des lèvres du Scarecrow, l'impact de la lame s'enfonçant dans le bras de Batman, etc. Par contre Finch devient beaucoup moins crédible dès qu'il s'agit de faire apparaître une émotion sur le visage d'un personnage. Soit ils ont des visages fermés, stoïques, d'un sérieux monolithique, très réussi ; soit Finch pioche dans une de ses 2 autres expressions. Il y a les individus en colère, la bouche grande ouverte, toute rage déchainée, ou alors les visages angéliques empreints d'un romantisme niais et risible (expression quasi systématique pour les personnages féminins).

Si le lecteur est venu pour un thriller premier degré et réaliste, il souffrira devant le degré de douleur masochiste, représentée de manière très emphatique, mais il grimacera devant des exagérations trop grosses pour rester plausibles (même dans le cadre d'un comics de superhéros), et il se laissera porter par un thriller rapide, mais superficiel (finalement une fois relâchés, ces enfants devaient faire quoi ?). S'il est venu pour une histoire de Batman, le lecteur sera surpris par le niveau de violence sadique, par une utilisation assez respectueuse de la mythologie du personnage (la relation avec Damian Wayne, l'apparition d'Harvey Bullock, l'analogie entre les descentes de Crane et Wayne), mais il se lassera de ce héros ne connaissant qu'un seul mode d'action (foncer dans le tas sans réfléchir, et taper sans réfléchir jusqu'à ce que ça passe). En fonction des attentes du lecteur et du nombre d'histoires de Batman qu'il a déjà lues, ce tome mérite entre 3 et 4 étoiles.

-
- Épisode 0 - Traumatisé par le meurtre de ses parents sous yeux, le jeune Bruce Wayne enquête au fil des années pour mettre à jour les intérêts dérangés par les bonnes affaires de son père, et remonter ainsi jusqu'au commanditaire de son meurtre.

Les dessins de Suayan et Rip sont moins vifs et percutants que ceux de Finch, mais ils gagnent en détails de page en page pour finir par transcrire une réalité proche de la notre, crasseuse et dégoutante, avec des personnages peu amènes, plongeant le jeune Bruce Wayne dans un milieu repoussant et inhospitalier. Par contre le début est un peu moins immersif, Suayan et Rip reproduisant laborieusement les clichés visuels propres au meurtre de Martha et Thomas Wayne.

L'intrigue d'Hurwitz démarre elle aussi de manière poussive. Il faut dire que le concept d'épisode zéro a été imposé par les responsables éditoriaux de DC sur toutes leurs parutions de septembre 2013. L'idée de relire une énième version du meurtre des Wayne et du traumatisme du jeune Bruce ne présente aucun intérêt pour le lecteur habitué du personnage, surtout sur un nombre de pages aussi réduit. Pourtant passé le premier tiers du récit, le lecteur prend conscience qu'Hurwitz joue avec ces attentes et ces idées préconçues pour raconter une variation habile et concise, au point de vue bien noir. 4 étoiles.
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Entre horreur et introspection... mais surtout sauvé par Finch, 6 septembre 2013
Par 
Peter Guizmo (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Batman, le Chevalier Noir, Tome 2 : Cycle de violence (Relié)
Des enfants sont kidnappés, réapparaissant quelques temps plus tard dans un état psychologique complètement fermé... Batman va enquêter et vite se retrouver lui même entre les mains de l'Epouvantail, spécialiste dans la manipulation des peurs de ses victimes...Un récit assez différent du premier tome.. avec une histoire plus sombre et assez violente, mais qui va permettre de plonger dans l'enfance des deux ennemis.. Une enfance de l'Epouvantail assez horrible et qui permet de comprendre comment il en est arrivé à cet état de démence.. et l 'enfance de Bruce à la recherche des raisons de la mort de ses parents.. Le ton est d'ailleurs donné dès la couverture... oú celle qui est choisie est celle la plus tortueuse, là oú Urban aurait pu choisir parmi d'autres bien plus communes....
Un récit qui est grandement soutenu par un Finch efficace, tout le long de ce tome 2, à l'exception du numéro 0, se focalisant sur le jeune Bruce.. On a donc une bonne unité graphique, ce qui est toujours appréciable au sein d'un même volume.
Entre introspection et récit horrifique ce tome 2 propose donc une histoire agréable à lire sans être pour autant inoubliable.. Un tome 2 qui doit surtout beaucoup à Finch dont les dessins servent efficacement le ton de l'histoire..
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5.0 étoiles sur 5 Excellent, 18 février 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
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J'ai reçu le comic dans les délais, en très bon état.
L'histoire est centrée sur l'épouvantail un des énnemis les plus connus du chevalier noir et lui même qui le découvre pour la première fois.
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5.0 étoiles sur 5 Sombre, 16 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Batman, le Chevalier Noir, Tome 2 : Cycle de violence (Relié)
Une histoire plutôt sombre et torturée, et un retour aux origines de L'Epouvantail interessant, même si il peut surprendre. Très beaux dessins également !
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5.0 étoiles sur 5 Super, 8 juillet 2014
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Une histoire très bien développer . Un des meilleur batman depuis longtemps . On le lis d'une seul traite tellement c'est bien ficelé
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4.0 étoiles sur 5 Suite parfaite, 2 octobre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
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La suite parfaite du premier tome de Batman vraiment une très bonne lecture passionnante et de très beau dessins un bel ouvrage
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Baisse de régime, 28 août 2013
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Honnêtement je suis très déçu de ce tome. Je n'aime pas les nouvelles origines de l’Épouvantail, d'ailleurs moyennement crédible son statut quo post New 52, Batman a visiblement vécu ses précédents affrontement contre l’Épouvantail mais ne connait pas ses origines ?.
Bref ce point mis à part, l'histoire commence bien, très bien même, mais le scénario se barre en cacahuète trop rapidement, nous remontre ENCORE une fois les origines de Batman, Joe Chill etc ... C'était vraiment pas utile, quelques faux raccords également Une simple faux arrive à couper le torse de Batman, comme ci sont costume était un simple tissus.
La fin est également trop brusque ...
2 points positifs néanmoins :
La relation Bruce/Damian semble bien évolué, ici on avance.
Les dessins de Finch sont toujours agréables à l’œil même si il y a de sérieuses baisses de régimes sur certaines pages notamment dans la maison de l'épouvantail.

Comparé au génialissime premier volume, celui-ci est très décevant ...
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Batman, le Chevalier Noir, Tome 2 : Cycle de violence
Batman, le Chevalier Noir, Tome 2 : Cycle de violence de David Finch (Relié - 22 août 2013)
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