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le 28 décembre 2013
Ce volume comprend les arcs : Dream Country ,A Game of You  et des featurettes jamais publiées auparavant où participent Matt Wagner et John Bolton .Autant le dire tout de suite : il s'agit ici des arcs les moins populaires de la série du propre aveu de Gaiman , qui , lui , dit les adorer. On se demande pourquoi !

Dream Country : voici l’enchaînement de 5 épisodes qui amènent une respiration à la continuité autour d'histoires indépendantes . On y retrouve Marco Polo,Marc Twain un lycanthrope et empereur Octavien qui raconte son histoire déguisé en mendiant dans la Rome antique . Gaiman , comme souvent , conscient de son propre génie , se livre à ses pires travers . L'homme confond souvent une bonne idée avec un scénario , ses personnages sont atteints de logorrhée interminable , de traits d'esprit dispendieux et de chutes qui font pschitt...Les dessins de Bryan Talbot sauvent l'honneur .

Le seul intérêt de cet arc sont les deux épisodes d'ouvertures où l'on retrouve une ancêtre de John Constantine au prise avec Robespierre et St Just durant la révolution française. Un peu d'action et de suspense ne font pas de mal à une série qui en est souvent dépourvue. Stan Voch sait rendre toute l'horreur de la terreur : guillotine , galerie de tête coupées, catacombes et marionnettes décapités dansant face aux tricoteuses impassibles. Cette histoire introduit Orphée , le fils de Morphée ,capitale dans le dénouement de la série .

A Game of You : Enfin correctement traduit ( "Le jeu de soi" remplace l'épouvantable "Jouons à être toi" de Panini ) , voici un arc complexe intéressant sur le papier . Il met en scène exclusivement des personnages féminins perdues dans le rêve de Barbie , un jeune femme superficielle en apparence mais à l’imaginaire débordant. Pour la délivrer de l'emprise d'un "Coucou" ( en gros un parasite qui s'installe dans les rêves d'autrui ) , ses amies vont constituer un bien étrange commando : Une travestie , une sorcière et deux lesbiennes dont une apprend...sa grossesse !

Sur le papier , les intentions de Gaiman sont géniales ! il s'agit de donner la parole aux minorités américaines et de les rendre attachantes. Il s'agit également de peindre des portraits de femmes sensibles loin des clichés des comics de guerrières ninjas télépathes avec des nibards de 10Kg. Nos héroïnes sont normales et font beaucoup, beaucoup d'erreurs . L'histoire ne plaira qu'au comité de défense des représentations des Gays dans les comics qui honora Neil Gay-man d'une distinction honorifique à laquelle il tient beaucoup.

Sur la forme , le verbiage de Gaiman se déchaîne : le vocabulaire employé par les filles est peu crédible , les scènes secondaire sont ennuyeuses et Gaiman se perd dans un galimatias indigeste mélangeant action new yorkaise et fantasy façon Narnia . L’odyssée de Barbie est ponctuée de scènes insignifiantes maintenant artificiellement le suspense . Les personnages y parlent de "Coucou" ,de "Hierograme" et de "Porpentin" le plus naturellement du monde et Gaiman conscient d'avoir largué tout le monde livre un dernier épisode intéressant.

Le problème , c'est qu'il faut se coltiner 6 épisodes avant d'y arriver là (aux états unis 6 mois !). Je n'avais déjà pas aimé cette histoire il y a 20 ans , elle m'a semblé interminable aujourd'hui. Le traducteur a du connaître des souffrances atroces , le pauvre ! A bien des égards il s'agit d'un remake raté de l’histoire de Rose Walker . Les effets de Gaiman sont gros comme le château de Morphée , l'humour des personnages est vaseux, Hazel et Foxglove sont plus stupides qu'attachantes, Wanda le travesti cumule les pires clichés autour du genre. Seule la sorcière Thessaly amène un peu de piquant à une histoire très répétitive .

L'histoire de Matt Wagner met en scène le Sandman original des années 30 et une courte nouvelle superbement dessiné par John Bolton , un Satyre. Mais encore une fois, les chutes de Gaiman tombent à plat , ses effets grandiloquents sont fastidieux et le lecteur ne gagne absolument rien à posséder ces inédits.
Côtés Bonus , Urban publie des interviews de Gaiman qui , orgueilleux , comprend que cette histoire est trop bien pour les lecteurs Lambda de Comics . De belles illustrations de Geoff Darrow , Jeff Smith ou Brian Bolland sauvent ce volume du bac à soldes .

Pour les inconditionnels et les vieux briscards qui vénèrent cette série ( votre serviteur ! ) , ce tome 3 , le moins réussi de tous , livre déjà des clefs qui montrent que Gaiman avait déjà en tête le dénouement de la série.

Pour ceux qui débarquent , ils peuvent très bien économiser ces 35 € sans rien perdre au fil de l'intrigue globale du destin du Sandman . Il ne s'y passe rien d'important , tout y est souvent laborieux et les inédits auraient mieux fait de le rester .

L'avantage est que ce volume regroupe la plupart des mauvaises histoires de Sandman , la suite étant vraiment géniale !
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