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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Les pays du merveilleux, 3 juin 2014
Par 
Biggy - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Fairest tome 1 (Album)
Avec Fairest, les auteurs de Fables ont décidé de rendre hommage aux héroïnes de la série. Bien loin des princesses un peu nunuches auxquelles nous avons le droit dans les Walt Disney, par exemple, ce sont des femmes au fort caractère, sachant parfaitement ce qu’elles veulent et totalement libérées. De véritables héroïnes, dont j’adore suivre les aventures, cette nouvelle série est donc très attendue pour ma part !

Héroïne incontestée de la guerre menée par la petite communauté des Fables contre l’Adversaire, la Belle au Bois Dormant n’en a pas moins payé le prix fort. Plongée dans un profond sommeil, elle attend depuis le baiser de l’amour véritable. Qui aurait pu prévoir que l’heureux élu serait le célèbre et présomptueux Prince des voleurs, Ali Baba ? Accompagné d’un odieux petit génie, tous trois doivent à présent trouver le moyen d’échapper au bras droit de l’ennemi vaincu : la glaçante Reine des Neiges. (Contient les épisodes Fairest Vol.1 : Wild Awake #1 à 7)

Avant toute chose, ne vous attendez pas à vous promener à Fableville ! Pour sa première saga, Bill Willingham nous emmène dans l’un des Royaumes ! Un royaume dévasté, en ruines, et au milieu de ce chaos architectural se trouve Ali Baba, le prince des voleurs, à la recherche d’un nouveau trésor. Il va faire mouche, au milieu des ruines, une lampe. Une lampe magique ! Mais la déception est grande, alors qu’il s’attendait à rencontrer un génie, il fait connaissance avec un djinn, totalement incapable de réaliser de vœux. Jonah Panghammer de son vrai nom ! S’il ne peut réaliser se vœux il lui promet néanmoins l’amour et la richesse ! Pour cela rien de plus simple, il lui suffit de traverser, en silence, un camp de gobelin afin d’offrir un baiser d’amour véritable à la femme qu’il rencontrera là-bas, elle se réveillera, lui offrira son amour et ses richesses. Souci, c’est qu’une fois sous la tente, Ali Baba tombe sur deux femmes endormies ! Eglantine (la Belle au Bois Dormant), rousse incendiaire et la Reine des Neiges, beauté glaciale !
Autre souci, Ali Baba décide d’embrasser, en premier, la Reine des Neiges… Et comme lui signifie notre petit djinn désinvolte, il ne lui a jamais dit que ce serait avec Eglantine qu’il vivrait une histoire d’amour…
A partir de là, notre pauvre Ali Baba se retrouve embarqué dans une séries d’événements tous plus barges et loufoques les uns que les autres. Se retrouvant pris entre ses sentiments pour une femme et le fait d’être persuadé de devoir en aimer une autre, passant de statut de roi des voleurs, à celui de prisonnier, d’amoureux hébété, de fugueur, bref il est complètement perdu et en plus il se fait attaquer par des gobelins, des géants de glace et se retrouve au cœur d’une guerre destructrice entre la Reine des Neiges et une reine fée ayant jeté un mauvais sort à Eglantine lorsqu’elle était encore bébé.

Dès les premières pages nous sommes conquis ! Dès les premières cases nous sommes transportés dans ce monde du merveilleux et de l’enchantement. Cela est dû à Phil Jimenez, qui nous offre des dessins absolument magnifiques. Ses premières pages avec ces ruines en passe de céder à la nature, ses premières cases nous présentant le personnage d’Ali Baba remplissent leur office et nous font voyager, nous lecteurs, vers le monde des contes de fée de notre enfance. Les dessins de Phil Jiminez sont immersifs et expressifs avec un grand souci du détail, que ce soit pour les décors (double page des ruines donc, celle de la salle de balle en l’honneur de la naissance d’Eglantine, le domaine d’Hadeon) que pour les tenues des personnages (comment ne pas fondre devant les tenues de la Reine des Neiges, ou ne pas baver devant la beauté et la richesse des détails de la robe rouge d’Eglantine ?!). Ses personnages sont majestueux, charismatiques, beaux tout simplement, sans pour autant être des mannequins.
Difficile de parler des dessins sans évoquer les couvertures d’Adam Hughues, qui nous offre sept couvertures toutes plus sublimes les unes que les autres, évoquant le merveilleux, rendant hommage aux héroïnes et nous glaçant le sang pour la dernière.

Si les dessins nous emportent instantanément, le travail de Bill Willingham fait mouche dès le début. Comme à son habitude il reprend les personnages de contes de fée de notre enfance, pour les remodeler à notre époque. Et encore une fois c’est une réussite. Ali Baba devient un personnage qui nous marque très vite, Eglantine montre qu’elle est plus qu’une simple princesse nunuche, avec son caractère bien à elle, sa fragilité et son langage cru par moment ! La Reine des Neiges permet à l’auteur de nous montrer que les contes ne se résument pas à tout blanc et tout noir, au bien et mal. D’autres éléments rentrent en jeu, et ces personnages sont plus riches, plus compliqués qu’il n’y paraît. Et n’oublions pas ce petit djinn fort amusant et cachant bien son jeu !
Bill Willingham réussit encore une fois à nous émerveiller, à faire revivre les contes de fées d’une façon à laquelle nous ne nous attendions pas du tout. On s’attache très vite à ces personnages et il prend un malin plaisir à aborder des thèmes comme l’amour véritable d’une façon totalement différente afin de nous surprendre. Et comme à son habitude cela est parfaitement crédible !

Nous avons le droit en septième épisode, à un épisode qui nous offre d’effrayantes révélations sur la Belle ! Dans un univers noir et blanc/polar absolument magique pour les yeux. On se croirait en plein dans les années cinquante ! Seconde preuve, que nos héroïnes se préparent à nous révéler leur face cachée !

Bref, Bill Willingham nous promet du merveilleux et nous l’avons. Il nous promet des histoires sur les héroïnes de contes et nous les avons. Nous avons le droit, avec « le Grand Réveil » à une histoire avec toutes les caractéristiques d’un conte de fée mais qui nous emmène sur des chemins inattendus. Bill Willingham maîtrise son sujet de A à Z et nous le montre ! Bravo à lui et à Jimenez pour nous offrir, à nouveau un voyage féérique !
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 L'univers des Fables s'enrichit..., 10 novembre 2014
Par 
Peter Guizmo (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fairest tome 1 (Album)
Fairest est une nouvelles série écrite par Bill Willingham (le père des Fables) et se veut comme une série annexe à Fables, revenant sur des moments et des personnages (plutôt féminin) de la série mère…
Dans ce premier tome, on découvre une longue histoire sur le réveil de la Belle au Bois dormant et la reine de des neiges suite au plan d’endormissement de la base de l’Adversaire.. Et c’est Ali baba, aidé d’un génie très particulier qui sera celui qui donnera le baiser d’amour aux deux princesses… donnant lieu à un triangle amoureux assez croustillant et une revisite de l’histoire tant de la Belle au Bois Dormant que d’Ali baba, lui-même… Cette saga en 6 parties est magnifiquement mise en image par Phil Jimenez et se trouve être une lecture fort agréable..
Pour clôturer ce premier tome, on a le droit à une histoire (en une partie) tirée du passé (1946) qui va donner un nouvel éclairage à la Belle (femme de la Bête qui fut sheriff de Fableville en remplacement de Bigby)… un éclairage pour le moins inquiétant par ailleurs.. Pour ce récit Willingahm laisse sa place à Matthew Sturge et la partie graphique est assurée par Shawn McManus dans un style très diffèrent de Jimenez… beaucoup plus cartoon et dans des tons noirs et blancs collant avec l’époque du récit..
On a donc une série annexe très agréable à lire, pas indispensable à la série Fables mais donnant un éclairage intéressant. A noter, que même s’il est plus savoureux de lire ces récits en connaissant les fables et leur histoire, cela me semble rester accessible même pour de nouveaux lecteurs..
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Ali Baba et le sous-génie, 15 février 2014
Par 
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Fairest tome 1 (Album)
Ce tome comprend les épisodes 1 à 7 d'une série dérivée de "Fables" de Bill Willingham (à commencer avec Légendes en exil). Ces épisodes sont parus en 2012.

Épisodes 1 à 6 "Le grand réveil" (scénario de Bill Willingham, dessins de Phil Jimenez, encrage d'Andy Lanning, aidé par Steve Sodwski, Andrew Pepoy, et Mark Farmer, couleurs d'Andrew Dalhouse) - Ali Baba se trouve dans les ruines d'une cité antique (grecque ou romaine, difficile à dire) dans laquelle il trouve un flacon finement ouvragé duquel sort un petit esprit qui lui déclare s'appeler Jonah Panghammer. Il n'est pas un génie et ne peut donc pas exaucer 3 vœux. Par contre il maîtrise la culture populaire des États-Unis (car il participait à l'espionnage de cette nation en vue de son invasion par l'Adversaire) ce qui fait qu'il s'exprime dans des termes que ne comprend pas toujours Ali Baba. Ses pérégrinations l'amènent dans le camp des gobelins qui détiennent les corps endormis de Briar Rose (la belle au bois dormant) et Lumi (la Reine des Neiges, ex-général des armées de l'Adversaire). Sur les conseils du sous-génie, Ali Baba pénètre dans le camp des gobelins et embrassent les 2 femmes, en espérant les réveiller.

Après la série dérivée basée sur un unique personnage (Jack of Fables) et plusieurs histoires indépendantes (par exemple Cinderella (Fables are forever), Werewolves of the Heartland, en anglais), Bill Willingham étend la franchise "Fables" avec une nouvelle série dérivée construite sous forme d'histoires indépendantes de longueur variable, où un personnage féminin tient une place principale dans chaque récit (oui, écrit comme ça, ça ressemble plus à un prétexte artificiel pour une anthologie qu'à un vrai concept). D'un autre, le lecteur ne va pas trop se plaindre de ce prétexte puisqu'il lui offre l'occasion d'admirer 7 couvertures réalisées par Adam Hughes, très inspiré pour mettre en valeur ces personnages féminins. À ce titre, la couverture de l'épisode 7 marie séduction et horreur pour un résultat qui laisse sans voix.

Dès les 5 premières pages, Willingham a gagné son pari... grâce à Phil Jimenez. Pendant les 6 épisodes, cet artiste va appliquer son style hérité de George Perez, en plus adulte et plus réaliste pour des pages magnifiques. Toute la richesse de ses dessins ressort grâce à l'encrage minutieux d'Andy Lanning (la différence se ressent tout de suite lorsqu'il laisse la place le temps de quelques pages à Sadowski, Farmer ou Pepoy). Et le tout est encore rehaussé par la mise en couleurs riche et chaude d'Andrew Dalhouse. Ce dernier utilise avec parcimonie la saturation de certaines couleurs pour accentuer le sentiment d'être dans une réalité magique. Il se sert également discrètement des nuances pour augmenter l'impression d'image tridimensionnelle, sans exagérer l'effet. Du coup le lecteur peut s'immerger dans un monde très substantiel, à l'architecture sophistiquée (la double page évoquant la fête où les parents reçoivent les 7 fées venues bénir Briar Rose), aux vêtements finement ouvragés (l'incroyable robe rouge de Briar Rose), aux individus à la forte présence physique. Grâce à Jimenez, Ali Baba devient un individu aux traits bien définis, aux expressions spécifiques, au langage corporel unique. Jimenez prend soin de chaque personnage avec le même niveau de précision et travail préparatoire. Du coup, Briar Rose est une femme à la personnalité affirmée, dépassant le stéréotype mièvre de la Belle au Bois Dormant imposé par la vision du dessin animé de Walt Disney.

Pour cette nouvelle, Bill Willingham a conçu une histoire qui s'appuie sur quelques contes (la Belle au Bois Dormant et Ali Baba bien sûr, mais aussi la Reine des Neiges, le conte d'Hans Christian Andersen), et sur des situations mises en place dans la série "Fables" (Lumi et Briar endormies côte à côte, aux mains des gobelins). Néanmoins, il est possible de lire cette histoire sans rien connaître de "Fables". Il raconte à sa manière l'histoire de la Belle au Bois Dormant (avec la raison pour laquelle elle ne pouvait pas occuper les fonctions de chanteuse dans le groupe de rock dont elle fit partie dans les années 1950). Il tient la promesse du titre de la série : les femmes (et les fées) ont les rôles de premier plan dans le récit, avec un second rôle très savoureux accordé au sous-génie. Il propose une histoire où l'aventure constitue le principal moteur, avec un soupçon de romance, pas mal de fantastique (à commencer par la Reine de Neiges, les fées, le sous-génie, etc.). La forme de l'histoire (conte avec créatures fantastiques) assure à Willingham un bon niveau de divertissement, décuplé par les images magnifiques. Pour le fond, il reprend une opposition classique du bien contre le mal (la méchante est vraiment très méchante), en montrant que les frontières entre les 2 camps sont poreuses (un personnage qui bascule d'un camp à l'autre), que les méchants et les bons sont plus complexes que cette division manichéenne (Briar Rose n'a rien d'une jeune femme sans rien entre les 2 oreilles), et que la notion d'amour pur peut être relativisée. Il saupoudre le tout d'un humour chaleureux.

Willingham, Jimenez, Lanning et Dalhouse réalisent une histoire moins convenue qu'il n'y parait, avec toutes les caractéristiques d'un conte, et des images magnifiques, pour un résultat à fort pouvoir de divertissement. 5 étoiles.

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Épisode 7 "Lamia" (scénario de Matthew Sturges, illustrations et couleurs de Shawn McManus) - La Bête enquête sur une série de meurtres commis par une jeune femme appartenant à la communauté des Fables, à Los Angeles, dans les années 1940.

Après le créateur de la série "Fables", c'est au tour du scénariste principal de l'autre série dérivée ("Jack of Fables", à commencer par La grande évasion (ou presque), 9 tomes, 50 épisodes) d'écrire une histoire mettant en scène un personnage féminin de la série "Fables". Il pastiche un polar des années 1940, avec un second degré accentué par les dessins de Shawn McManus. Le résultat n'est pas très convaincant. Sturges parie plus sur le fait qu'il révèle un point de continuité essentiel que sur la qualité de son pastiche. McManus s'en tire bien avec des dessins tirant vers le dessin animé pour accentuer le coté parodique. Il porte la narration à bout de bras, sans réussir à transformer un récit poussif en une aventure visuellement intéressante. 2 étoiles.

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Dans le tome d'après Le royaume caché, l'histoire suivante est réalisée par Lauren Beukes (scénario) et Inaki Miranda (illustrations), et elle met en scène Rapunzel (Raiponce).
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5.0 étoiles sur 5 bien, 9 juillet 2014
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acheter pour faire un cadeau, ce livre bd a plus, d'ailleurs le second tome sort et il se le commande, a recommander
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5.0 étoiles sur 5 Un bon spin-off, 21 février 2014
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de Fables. Un dessin intéressant et une histoire plus que sympathique. J'espère que ce spin-off ne sera pas abandonné comme Jack of fables. En tout cas moi j'aime bien, cela apporte un éclairage nouveau sur certain personnage notamment la dernière histoire sur la Belle et la Bête...
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Fairest tome 1 de Phil Jimenez (Album - 13 février 2014)
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