undrgrnd Cliquez ici Toys NEWNEEEW nav-sa-clothing-shoes nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici B01CP0MXG6 Cliquez ici Acheter Fire Cliquez ici cliquez_ici Jeux Vidéo soldes montres soldes bijoux


Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article
Partagez votre opinion avec les autres clients

Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

Paul Gerrard, alias Paul Berna, alias Bernard Deleuze, alias Joel Audrenn, alias Jean Marie Sabran. Ouf ! Ce dernier patronyme, étant le vrai nom de cet écrivain français (1908 - 1994) qui changeait de pseudo suivant le style littéraire qu'il abordait. Littérature pour enfant (vous vous souvenez de la série « Rouge et Or » ?), angoisse, science fiction, policier. Il fut pendant des années le seul à rivaliser avec Boileau-Narcejac.

Parlons aujourd'hui de Paul Gerrard, qui fit sensation avec son roman DEUIL EN ROUGE (1958). On y suit l'histoire de Steve Darras, employé d'un riche industriel, chargé d'élucider la mort accidentelle de sa femme et sa fille. L'intérêt de ce livre ne réside pas franchement dans son épilogue, mais dans le parcours du héros, la manière dont il va faire sienne cette mission. Intérêt aussi grâce aux portraits de personnages, et notamment les personnages féminins. De belles secrétaires plantureuses victimes de patrons libidineux, qui s'avèrent être des femmes indépendantes, redoutables et fortes. Et quelle enquête ! Quel sens du récit !

Dans L'HOMME AU LONG NEZ (1947), Gerrard nous raconte une tentative d'escroquerie d'un type minable, affublé d'un flair terrible pour renifler les bons coups, ou les embrouilles. L'action se déroule à Paris, dans le XIVème arrondissement, dont l'auteur retranscrit parfaitement l'atmosphère de l'après guerre, les trafics. Le style est alerte, coloré, à la manière d'un Pierre Siniac Les Monte-en-l'air sont là !. Personnages pitoyables, grotesques, combines à deux balles, plans douteux et chausse trappe à chaque page. Là encore, ce n'est pas l'épilogue en soi qui compte, mais la longue préparation du coup, ces esprits paranos qui suintent la haine. Jubilatoire !

BADABOUM (1965) se situe dans un complexe industriel, infiltré par une bande, chargé de le faire sauter. En gros : comment réaliser le coup impossible. Surveillance, espionnage, suspicion. Et encore des employées voluptueuses, la cuisse légère, et le cerveau bien fait. Suspens garanti, rebondissements, et une vision de l'entreprise Orwelienne en avance sur son temps. Le héros a en commun avec ceux des autres romans, le désir d'aller au bout de son projet. Peu importe qu'on soit du bon ou du mauvais côté de la loi, ou de la moral.

Trois autres romans composent ce recueil. Si vous aimez James Hadley Chase et les intrigues tortueuses, feuilletonesques, plongez-vous dans l'univers de Paul Gerrard. Edités au « Masque », ce sont de courts romans, populaires, dits « de gare », mais merveilleusement bien écrits, avec panache, drôlerie, cocasserie, avec un sens de la formule qui fait mouche. On se surprend à relire trois fois la même phrase, pour le plaisir d'avoir en bouche ces mots-là. Mais c'est aussi un univers violent, pervers, et une vision assez noire sur l'humanité et ses désirs refoulés.

Une vraie découverte.
0Commentaire|6 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Liens Sponsorisés

  (De quoi s'agit-il?)