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TINA ! (There is no alternative !) clamait en 1980 Margaret Thatcher, encore locataire du 10 Downing Street.
Dans la même ligne du TINA, , le 21 février 2011 sur France 2, Bruno Le Maire, Ministre Français de l’Agriculture : « Ne faisons pas croire aux Français que l'on pourra cultiver des pommes, des poires ou des fruits sans aucun pesticide : ça a toujours existé et ça continuera d'exister. » Au cours de cette même émission, voici que Jean-René Buisson, Président de l'Association nationale (Française) des industries agroalimentaires (Ania) s’écrit : « Il faut rappeler qu'il n'y a pas, aujourd'hui, de solution totalement alternative aux pesticides. Je vous rappelle les chiffres : si on fait des produits absolument sans pesticides, c'est 40% de production en moins, 50 % de coûts en plus. »
Suite à ces déclarations publiques condamnant sans appel toute forme d’essai de recherche d’alternative quant aux problèmes agricoles et alimentaires mondiaux, Marie-Monique ROBIN a mis tout en œuvre pour tenter de clarifier ce qui lui semblait beaucoup trop simpliste pour être l’expression de l’entière vérité. Ce livre est né de cette recherche.
Comme écrit l’auteur page 13 : « Que le lecteur soit rassuré : les alternatives existent, ainsi que le prouvent les nombreuses pratiques agroécologiques que j’ai pu observer dans les neufs pays où je me suis rendue (Mexique, Etats-Unis, Kenya, Malawi, Sénégal, Allemagne, France, Inde, Japon). Oui, on peut nourrir le monde, si on pratique une agriculture biologique à hauteur d’homme. »

Destiné à tous et à toutes, consommateurs, producteurs, commerçants et négociants, acteurs intermédiaires, écologistes ou sceptiques, car tout le monde est concerné par les enjeux abordés par Marie-Monique ROBIN. A titre d’information, ARTE commercialise un DVD "Les moissons du futurs" (ASIN: B008IEGHS4) et le 16 octobre 2012 était diffusé cette vidéo, encore disponible en replay sur internet.
Nombreuses sont les voies qui s’élèvent contre le fonctionnement actuel de l’agriculture mondiale conventionnelle et libérale, soumise à de puissants conglomérats industriels et financiers. Jacques Chirac ne s’écriait-il pas « La maison brûle mais ils regardent ailleurs ! » au sommet de la Terre de Johannesburg le 02 septembre 2002 !
Un rappel : le 08 mars 2011, Olivier de Schutter (Rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation à l’ONU) a présenté son rapport “Agroécologie et droit à l’alimentation”. Fondé sur l’examen approfondi des plus récentes recherches scientifiques, ce rapport démontre que l’agroécologie peut résoudre les fléaux principaux qui menacent notre monde, à savoir l’insuffisance alimentaire, la misère, le réchauffement climatique, la dépendance aux intrants agricoles.

En résumé personnel, voici les promesses principales qu’apporte l’agroécologie :
1 –L’agroécologie peut être hautement productive à l’hectare au point d’obtenir des rendements spectaculaires dans certaines régions par rapport à l’agriculture conventionnelle (chimique).
2 – l’agroécologie est une des meilleures réponses contre la misère, en favorisant une agriculture à taille humaine, en freinant l’exode rural et l’accroissement urbain incontrôlé.
3 – l’agroécologie est la meilleure solution contre le réchauffement climatique, la perte de biodiversité, la soumission agricole aux aléas négatifs climatiques en général.
4 – l’agroécologie, de par la forte réduction des intrants coûteux, permet une indépendance accrue des producteurs et une sécurité économique plus importante.
5 – l’agroécologie apporte une qualité intrinsèque des produits agricoles et alimentaires supérieure ce qui favorise préventivement la diminution de plusieurs affections humaines, au niveau des consommateurs.
6 – l’agroécologie permet une transmission sécurisée des terres agricoles, saines et non saturées de matières toxiques. Elle sécurise les conditions de travail des ouvriers et techniciens agricoles, non soumis par contact et en utilisation aux nombreux produits toxiques conventionnels.
7 – l’agroécologie favorise la recherche scientifique et agronomique. Elle permet également une meilleure compréhension et considération du monde vivant global dont l’humain est un composant. Elle participe directement au maintien et à l’accroissement de la biodiversité dans son ensemble.

Le livre est fortement garni de références, de renvois et complète très largement le documentaire télévisé. Cependant je suis resté sur ma faim, le sujet est tellement vaste et important qu’il serait nécessaire de produire une centaine de livres sur ce même sujet avant que l’on obtienne une précision complète des questions essentielles : comment faire, avec qui, quand et avec quels moyens.
Oui, l’agroécologie est assez bien décrite dans cet ouvrage mais il ne s’agit pas d’un traité sur cette pratique qui reste à découvrir et à approfondir réellement sur la planète entière qui comporte autant de conditions différentes que de micro-climats !
Je considère ce livre comme essentiel car il permet au plus grand nombre un éveil sur des pratiques agroécologiques que beaucoup de personnes mal informées ne connaissent que très peu. Ce livre a l’avantage aussi de remettre les priorités à leurs places respectives : l’agriculture qui nous nourrit est plus importante que toutes les autres activités industrielles ou même énergétiques. L’image de l’agriculture devrait aussi être changée, de même que les activités manuelles en général, et ce livre s’y emploi.
Dans le monde agricole, il ne s’agit pas d’être sceptique ou convaincu, la seule chose qui soit décisive est de résoudre cette équation : apporter des solutions aux agriculteurs du monde entier afin qu’ils puissent produire dans de bonnes conditions et durablement, à un coût faible, des produits de bonne qualité qui seront vendus à des consommateurs nombreux et affamés et disposant de peu de revenus. Pour des raisons climatiques, économiques, sociales et techniques, il est aujourd’hui impossible de poursuivre dans la lancée des "révolutions vertes" à l’Indienne et de l’agriculture conventionnelle et chimique. Par conséquent, que l’agriculteur soit convaincu ou sceptique, la force des choses l’obligera à modifier et faire évoluer en permanence ses techniques et méthodes de productions.

En guise de conclusion, j’aimerais citer l’agroécologiste Pierre Rabhi : « L’agroécologie ne se résumera pas à un catalogue de "bonne pratiques agricoles" mais elle recherchera, parmi les savoirs anciens et nouveaux, comment intervenir dans le sens du respect du vivant et de la création d’humus. » Extrait de la page 40 de l’ouvrage suivant : Pierre Rabhi, "Le manuel des jardins agroécologiques : Soigner la terre mieux nourrir les hommes", Editions Actes Sud, 2012, ISBN-13: 978-2742798940.
Je recommande particulièrement "Les moissons du futur" qui, je l’espère, saura animer suffisamment de débats à l’avenir pour faire avancer la réflexion qui, je le répète, nous concerne tous et toutes.
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le 26 avril 2013
Si la version "film" des Moissons du futur est tout public, je pense que la version "livre" sera plus particulièrement appréciée par les producteurs.

M.M. Robin a fait un excellent travail de recherche dans les deux cas.
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le 12 janvier 2013
Merci, Madame Robin pour votre professionnalisme de journaliste et pour les sujets dérangeants que vous osez traiter. Ce livre complète "Le monde selon Monsanto" et "Notre poison quotidien" avec un vrai espoir quant à l'existence d'une solution même si elle contrevient aux intérêts de consortiums puissants et rompus au lobbyisme. Je ne néglige pas, pour autant, le reste de votre œuvre et j'ai déjà pré-acheté le futur "Sacrée croissance"
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le 10 janvier 2013
extremment bien documenté faisant de nombreuses références à des auteurs tres spécialisés dans ces dommaines avec une abondante bibliographie; vraiment un formidable document sur l'agriculture;
bon plutot démoralisant quand on voit ou on en est et tout ce qu'il y aurait à faire mais c'est aussi un bouquin qui montre le chemin , qui dit ce qui se fait et qui marche pour aller vers les moissons du futur qui peuvent sauver l'humanité
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le 20 mars 2013
l'enquête sur plusieurs continents sur le modèle agro-indistriel instauré vers 1945 qui n'a pas réussi sa mission de nourrir le monde; bien au contraire ce système a empoisonné les sols, les animaux, les populations et détraqué le climat
MM ROBIN présente l'agroécologie à pratiquer sur des exploitations à taille humaine pour un système productif et durable
livre de référence
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le 18 décembre 2012
Un reportage, encore une fois, très bien mené par Marie-Monique Robin et ses assistants. Nous devrions tous pouvoir le lire et mettre en marche une nouvelle agriculture saine et pour tous. La trilogie de MMR mérite vraiment d'être lue... bonne lecture !
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le 18 février 2013
Ce livre est peut-être celui d'une journaliste professionnelle, ce qui n'en fait pas pour autant une spécialiste de l'agriculture. Qu'on le veuille ou non, l'agronomie est une science, et l'agriculture dite bio ne doit pas échapper au raisonnement scientifique.
Si vous êtes déjà convaincu que l'agriculture bio, voire même l'agriculture biodynamique digne des alchimistes et des astrologues, est supérieure à toute autre, alors lisez ce livre, il renforcera vos préjugés. Mais si vous cherchez une alternative rationnelle aux excès nuisibles que commet parfois ou souvent (c'est une question de lieu et d'appréciation) l'agriculture conventionnelle, alors passez votre chemin.
Un commentaire approfondi prendrait beaucoup de temps et je n'en ai guère envie pour critiquer des affirmations si superficielles, même si en l'occurrence la superficialité occupe des centaines de pages.
Dès le premier chapitre, ça cloche. Non, l'expérience d'introduction de semences améliorées au Malawi n'est pas un échec. C'est même une des rarissimes réussites, le Malawi ayant su organiser la distribution des intrants pour qu'ils parviennent dans le moindre village de brousse avant l'époque des semis, ce qui est une performance d'organisation pour un pays pauvre.
Ceci ne résout pas le problème fondamental de l'agriculture africaine tropicale qui est celui de la préservation de l'humus du sol. Non, ce n'est pas le peu d'engrais utilisé qui détruit l'humus, c'est la nature du sol + le climat + le manque de fumier (l'élevage est peu développé et peu associé à l'agriculture). L'usage de feuilles d'une légumineuse arbustive est un palliatif très intelligent et efficace, mais c'est un travail énorme et épuisant. Ce n'est pas une solution enthousiasmante.
Oui, les semences hybrides ne conviennent généralement pas aux paysans d'Afrique, mais elles n'ont pas été sélectionnées pour leurs sols et leur climat, elles ne sont pas correctement distribuées (si une seule année, la livraison arrive après le semis, c'est la famine assurée, car il ne faut pas espérer grand chose d'un resemis de la récolte précédente), de plus elles ne sont pas accompagnées des intrants nécessaires. J'ajoute que, si intrants il y avait, il manquerait encore les machines, et particulièrement les épandeurs modernes sans lesquels les pesticides sont d'un usage nocif, voire très nocif.
Quant à présenter la culture du maïs par la technique millénaire de la Milpa comme une solution d'avenir, c'est choquant. La Milpa est en progression suite à l'effondrement des cours du maïs mexicain. Les petits paysans ne peuvent plus vendre à ce prix. Ne vendant plus, ils ne peuvent plus acheter d'intrants. Donc ils en reviennent à une agriculture d'autosuffisance, de survie. La Milpa est elle aussi un palliatif dans une situation de crise ; c'est une technique remarquable, très intelligente, etc, mais c'est un retour en arrière, ce n'est pas une solution d'avenir, c'est une solution de survie. Quant à affirmer qu'elle assure des rendements de 50 quintaux à l'hectare, c'est tout simplement non crédible. Comment produire 50 Qx, en plus de la récolte conjointe de haricot et de courge, quand l'agriculture conventionnelle du Mexique, en culture pure, avec les meilleures semences, engrais, traitements, irrigation en est loin ? Mais on peut croire au miracle...
Ce livre se termine en affirmant que l'agriculture bio peut assurer l'autosuffisance alimentaire du Japon. Par quel nouveau miracle ? Même si tous les japonais étaient végétariens, il faut 800 kg de céréales par an (ou leur équivalent)pour nourrir un végétarien. La surface cultivable au Japon est de 4 ares par personnes (dixit ce livre), ce qui peut assurer une récolte d'environ 400 kg de céréales, 500 tout au plus. Même en supprimant le boeuf, la volaille et les oeufs de l'alimentation, c'est donc impossible.
Voilà pour quelques exemples parmi d'autres.
Certes ce livre critique l'organisation sociale et économique de notre société, en clair il critique (un peu) le capitalisme. C'est le plus sympathique pour moi. Mais il le critique d'un point de vue conservateur et réactionnaire. L'avenir n'est pas a un retour aux pratiques ancestrales ou à la généralisation de la biodynamie irrationnelle.
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le 25 février 2013
Une analyse claire des enjeux de l'agriculture et des solutions alternatives positives qui ont déjà fait leurs preuves sur tous les continents. Passionnant!
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le 5 novembre 2012
Il est temps que l'on traite autrement l'agriculture.Les vieux pesticides d'il y a plus de six décennies doivent faire place aux pesticides biologiques et à des méthodes de culture biologiques
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le 15 novembre 2012
Ce livre était destiné à un cadeau.
La personne qui l'a lu a trouvé qu'il était complémentaire au film correspondant, et l'a totalement apprécié.
La livraison de l'article très rapidement a contribué à notre satisfaction.
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