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5.0 étoiles sur 5 Surprenante et jouissive recherche de limites
J'entends piailler sur ce texte. On ferait mieux d'en examiner les résonances, l'étrange onde de nostalgie que cette pierre jetée en nous suscite, son hermétisme, sa vraisemblance terrible. Des auteurs contemporains, Bataille notamment, avaient conceptualisé "l'expérience des limites". Tony n'est pas un conceptuel. C'est dans le...
Publié le 8 juin 2011 par fawnes

versus
3.0 étoiles sur 5 FANTAISIES SUBVERSIVES ET DENONCIATRICES
Livre dévoré par la substance d'une thématique scandaleuse en irréversibilité permissive et sans aucun contrôle moral établie. Tony explore et racle l'habitacle jonché d'excréments purulents des perversions abominables exhibées en noirceurs des profondeurs exécrables de l'âme. Le narrateur, probablement...
Publié il y a 17 mois par CHEVALIER


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5.0 étoiles sur 5 Surprenante et jouissive recherche de limites, 8 juin 2011
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Paysage de fantaisie (Broché)
J'entends piailler sur ce texte. On ferait mieux d'en examiner les résonances, l'étrange onde de nostalgie que cette pierre jetée en nous suscite, son hermétisme, sa vraisemblance terrible. Des auteurs contemporains, Bataille notamment, avaient conceptualisé "l'expérience des limites". Tony n'est pas un conceptuel. C'est dans le domaine du viol, et de la violence en général, qu'il va chercher non pas je ne sais quelle thèse à formuler, mais des matériaux à exhiber. Le viol est toujours une dépense gratuite, non insérable dans une économie, non métabolisable, producteur seulement de rage et de déchets. Au centre de ce livre, et cela depuis le début, un rebut du genre humain évoque son enfance saccagée, son innocence perdue, avec cette solution de continuité qui en fait aussi l'enfance et l'innocence, irrémédiablement, d'un autre. Et cette perte, cette mise au rebut, n'est pas le fait d'une agression accidentelle et isolée, mais d'une machinerie organisée dont quelques rouages sont décrits. Décrits avec un humour dont le seul antécédent se trouve chez Sade, dans les "120 Journées" notamment. Qui est visé dans cette allégorie? Question inopérante: qui était visé dans les "paysages de fantaisies" de certaines peintures bien énigmatiques de la Renaissance italienne? Et plus encore: visé, qui ne l'est pas? La force de Tony est ici de nous donner à voir un impensé, qui est aussi pour partie ce que masquent les récits édulcorés et moralisateurs genre guerre des boutons ou bibliothèque verte, qui propagent impudemment le mythe d'une enfance asexuée et étrangère au mal tout en l'offrant au voyeurisme des adultes. Rien que pour cela, la lecture de ce livre oppressant mais fulgurant est libératrice.
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11 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 la beauté insoutenable de la cruauté, 1 février 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Paysage de fantaisie (Broché)
Il fut un temps où Tony Duvert comptait parmi les écrivains les plus prometteurs de la littérature française. Il a écrit deux chefs d'oeuvre absolus : "L'Île atlantique" et "Paysage de fantaisie". Dans ce dernier livre, qui doit beaucoup au nouveau roman, il est question d'une troupe d'enfants retenus prisonniers dans un château par des tenanciers fort louches. La narration passe d'un enfant à l'autre sans crier gare, construisant cet univers de violence et de camaraderie comme un kaléidoscope vertigineux. Dans sa trame de détail, ce livre est d'une précision acharnée, doté d'un sens du détail qui va au-delà du réalisme : Duvert, comme Tolstoï, fait littéralement exister ce qu'il évoque, avec une densité inouïe. Il convient de dire que ce livre est très dur, très violent, parfois insoutenable. Mais ce n'est en aucun cas un livre complaisant. Ici comme ailleurs, les adultes sont des prédateurs, des manipulateurs, et les enfants sont des fauves en puissance qui ont en partage la camaraderie et l'innocence des choses de l'argent - ce qui ne les dispense pas d'une cruauté inouïe. Le sexe est partout, sous une forme hyper naturaliste, qui pourra choquer. Le sentiment de la nature en est le pendant ainsi dans cet extrait "soft" :

"le bois sous la rivière ou la grande forêt de châtaigniers que traversent des routes blanches on s'y rejoint aux mois d'été on y bâtit des cabanes avec des choses fraîches branches vives feuilles de jonc et longues herbes entassées sur le toît ils volaient des bouteilles de vin chez leurs parents ils les vidaient ensemble dans les cabanes ils causaient se tapaient dessus sortaient courir ou jouaient aux cartes jusqu'au moment des branlées quand le soleil tombait..." (p. 18)

C'est un chef d'oeuvre de la littérature, mais il est difficile d'en extraire un passage édulcoré, tant la violence, le désir, les corps, les odeurs s'entremêlent à tout instant.
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3.0 étoiles sur 5 FANTAISIES SUBVERSIVES ET DENONCIATRICES, 20 février 2013
Par 
CHEVALIER - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Paysage de fantaisie (Broché)
Livre dévoré par la substance d'une thématique scandaleuse en irréversibilité permissive et sans aucun contrôle moral établie. Tony explore et racle l'habitacle jonché d'excréments purulents des perversions abominables exhibées en noirceurs des profondeurs exécrables de l'âme. Le narrateur, probablement adulte s'oxyde le cerveaux dans des souvenirs évasifs tenus en procuration par des enfants qui vont avoir les rôles principaux et raviver ainsi l'aigreur de l'horreur qui à lui même vécu au même âge. Puis les images vont progressivement devenir de délinquants subterfuges d'odieux sadismes, perpétrés par des majeurs et sacidifiants dans des carcinones boulimiques et étouffantes. Alternant ces abominations insoutenables dans du laxatif attendrit provisoire, cela n'empêchera nullement ces cauchemars de nous éveiller brusquement, tout en faisant cesser les bourrasques qui balayent tout sur leur passage. Lecture qu'on ne peut interpreter que d'un seul degré. Celui du dégoût et de la condamnation totale de la contamination et l'épuration de l'innocence. Cette pureté devant demeurer vénéré chez l'enfant, condensé en elle seule de la suprême beauté de cette âge absolu. Raremement cette condamnation n'aura été aussi précise et formelle, se statufiant sous la coupelle des esprits saints, affectueux et aimants, délibérement tournées dans le bon sens. Celui qui rejette toutes forme de contraintes et souffrances infligées aux enfants. Coeur sensible et fragile, devront peut être toutefois s'abstenir, d'ou ma notation par préférence et en déférence modérée et "prudente", mais lecture salutaire et édifiante.
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6 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 horreur de l'innocence, 11 janvier 2004
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Paysage de fantaisie (Broché)
Un déchet médite. Normalement, les déchets, ça ne médite pas, et en tout cas ça ne parle pas. Celui-ci parle, parle d'un bordel d'enfants, de sadisme, d'une secte d'enfants sadiques, d'innocence et de révolte. Lecture qui serait insoutenable si elle n'était transcendée par l'humour et la verve de Tony. Une véritable prosodie rythme ce texte. Au total, voici un livre qui en fait plus pour les droits de l'enfant et la dénonciation de la pédophilie que tous les discours moralisateurs.
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3 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 quand le marquis de Sade réécrit "la guerre des boutons", 23 août 2005
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : Paysage de fantaisie (Broché)
Ce qui est le plus dérangeant dans cette drôle de "fantaisie", c'est la nostalgie dont elle est imprégnée. Enfants esclaves fous de rage et de haine, lubricité et péril de mort à tous les étages de ce bordel, sinistres figures de notables courtois entrevues, la vie humaine galvaudée dès que survient la laideur... à l'antithèse de tout dixcours rationnel, l'auteur a choisi de restituer le vécu de ces existences saccagées par les folies des adultes. C'est sans doute le meilleur moyen de faire naître une compassion vraie, et de renvoyer aux bonnes consciences adultes un terrible miroir.
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4.0 étoiles sur 5 Paysage de Fantaisie : critiques, 5 février 2011
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Paysage de fantaisie (Broché)
Il convient d'être averti avant de se lancer dans la lecture de ce "roman" écrit comme on vit un rêve. Mais ce rêve là tourne vite au cauchemar, passe de l'exquis à l'exécrable, du délicieux au pernicieux. ah! Tony Duvert, que ton âme soit pardonnée d'avoir rédigé ces textes !
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Paysage de fantaisie
Paysage de fantaisie de Tony Duvert (Broché - 1 janvier 1973)
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