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le 26 décembre 2006
On voudrait dire de ce livre ce que Borges écrivait de Joyce : il est presque infini !

C'est la meilleure entrée dans l'univers du dernier prix nobel français de littérature, adulé justement par ce qui reste de critique en France, ignoré par le grand public qui le soupçonne, bien à tort, d'être difficile.

Les premières pages, qui présentent simultanément plusieurs vies de personnages (sous Napoléon, pendant la première guerre mondiale) introduites par de de simple "il", nous plongent dans le foisonnement de Simon.

Avec un art du récit consommé, une sensualité extraordinaire des descriptions (les corps, les odeurs, les couleurs et les sons), Simon réussit sans doute ici son meilleur livre.
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le 20 janvier 2010
Ce livre est à la fois difficile et saisissant.
Difficile car, dans la première partie du livre, Claude Simon semble s'amuser à perdre un peu son lecteur qui se demande qui est qui. Mais une lecture attentive et un petit passage par notre encyclopédie en ligne préférée permettent de savourer totalement cette histoire de guerre, de lignée et ... d'Histoire. Le souffle et l'envergure des phrases de Claude Simon sont véritablement saisissants.
C'est le premier ouvrage que je lis de cet auteur mais il m'a donné l'envie de découvrir toute son oeuvre. Je recommande également la lecture de son discours de Stockholm qui permet de comprendre sa représentation de l'écriture et du roman.
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le 12 octobre 2013
Ce roman ne finira jamais de fasciner car il est la tentative de la part d'un auteur, rare mais ratée (et d'autant plus touchante qu'elle est ratée), de résumer toute son œuvre dans un seul ouvrage. On y retrouve en effet tous ses livres précédents, tous ses thèmes, tous ses styles, toute sa grandeur et tous ses défauts. À ce titre, il s'agit bien d'une somme. Simon aurait sûrement voulu être peintre, dans tous les cas, il construit ses textes comme des peintures et pense qu'il suffit d'en répartir les volumes, se persuadant qu'une architecture rigoureusement géométrique de son collage littéraire suffira à tout faire coexister. Cependant, pour une fois ça ne marche pas. On peut certes regretter qu'il se soit senti obligé de nous refourguer la guerre et l'Espagne, ce sans quoi il nous eut offert un roman d'une magique perfection. Mais le lecteur est roi et, dans ce recueil de textes mal ajustés, peut choisir de ne retenir que tel ou tel d'entre eux. Voici mon palmarès :
***** pour la partie 3, centrale et animée d'un souffle visionnaire. On y retrouve l'ambiance du début de "Histoire". On en finirait presque par oublier ces extraits de lettres qui coupent la narration et n'apportent rien, même s'ils finissent doucement par ce mettre en place. Même note même remarque pour la partie 5, la dernière du livre, avec toutefois un sérieux bémol sur la fin en queue de poisson. Simon nous avait habitué à plus d'enchantement pour ses coda.
*** pour la partie 2 consacrée à la guerre et qui n'apporte rien de plus à "La route des Flandres". Même note pour la partie 4 consacrée à la guerre civile espagnole, quoique de qualité très inégale. Outre le fait que cette partie ne se justifie en rien, je n'ai jamais trouvé Simon très inspiré sur ce thème (mieux vaut lire "Le palace" néanmoins qui est beaucoup plus original)
** pour la partie 1. Simon y est encore attaché à sa "manière" des années 70, mais sans parvenir à maîtriser l'entre croisement des récits: comment égaler "Triptyque" qui est vraiment le chef-d'œuvre en la matière?
* pour l'ouverture ou Simon réutilise son procédé de "Leçon de choses" mais à vide et sans que le roman ne vienne le justifier.
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le 12 février 2014
ILl difficile d'émettre un avis négatif sur Claude Simon ("le jardin des plantes" est remarquable) qui est reconnu partout comme un des plus grands écrivains français mais je dois dire que, bien qu'entraîné par un préjugé très favorable, j'ai du interrompre mon effort une cinquantaine de pages avant la fin. C'est merveilleusement écrit mais le procédé d'entremêler trois histoires différentes (dont une est vraiment baclée) rend la lecture très difficile. J'ai l'habitude de lire des oeuvres difficiles mais ici l'ennui m'a vaincu!
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le 22 avril 2013
A la décharge de Claude Simon, je n'ai lu que le premier tiers du livre.

En commençant 'Les Géorgiques', je souhaitais découvrir cet auteur, qui est à l'heure actuelle l'avant-dernier Français ayant reçu le prix Nobel de littérature. A ce qu'on dit il s'agit d'un de ses meilleurs livres.
Si les soixante premières pages semblent, un peu à la manière de Faulkner, tricoter un patchwork de destins d'Hommes de Guerre du passé français, et ce avec une dextérité qui rend prenant ce tourbillon de destins, à partir de la deuxième partie la colique commence.
Qu'il s'agisse de ses phrases constituant à elles seules un paragraphe de quarante lignes, de ses paragraphes obèses qui courent sur des pages et des pages, de son usage des parenthèses à en avoir la nausée, que ce soit parce que la parenthèse coupe une phrase sur vingt lignes ou parce qu'il s'amuse à les emboîter les unes dans les autres (on trouve même de temps en temps des parenthèses ouvrantes solitaires !), ou carrément de son usage de la ponctuation tout court (d'où lui est venue cette idée atroce de faire suivre un point d'interrogation par un double point ?), Claude Simon fait déjà, dans la forme seule de son livre, un salade de briques sauce sciure de bois.
Dans le fond, pour le tiers que j'ai lu la prose est longue, tellement longue ; Claude Simon croit pouvoir faire du foie gras en gavant ses pages de descriptions interminables. On arrive avec peine au bout d'une phrase que l'on ne sait plus de quoi on parle ; revenant sur nos pas on constate qu'on est passé de la voie ferrée aux canaux à péniches ! Et l'espace des lignes se partage entre des mots vides de sens, des troupeaux de redondances, et des images absurdes (l'horreur absolue vient pour moi de ses "chevaux galopant comme filmés au ralenti").

Peut-être ce livre conviendra-t-il à un autre type de lecteur ; en ce qui me concerne, cette littérature n'est pas pour moi.

Je conclus par un extrait, pour que l'on puisse juger soi-même si le livre nous semble bon à lire :

"Et maintenant c'était là. Il y avait d'abord eu l'automne, la succession des interminables chevauchées nocturnes, les aubes longues à venir, incertaines, les jours se levant lentement sur des paysages de voies ferrées, de faubourgs noirâtres, de cheminées, de wagons, les croupes de chevaux aux selles trempées de pluie luisant de reflets blafards tandis qu'ils attendaient, pied à terre, déléguant clandestinement l'un deux qui se faufilait jusqu'à quelque estaminet, revenant avec dissimulé sous son manteau comme sous les jupes d'une vieille femme des bouteilles de genièvre dont les goulots passaient de bouche en bouche, le feu liquide descendant dans les œsophages vides cependant que manœuvrait quelque part en lâchant des nuages de fumée sale et lourde, comme détrempée elle aussi, quelque locomotive poussive (croisant aux carrefours ou au hasard des quais d'embarquement des convois d'artillerie, des régiments Nord-Africains aux visages gris, ou d'infanterie, dont, dans les cantonnements, ils retrouvaient les ordures - comme un incompréhensible jeu, un de ces ballets aux figures compliquées qui amènent leurs participants à occuper successivement et selon des trajets savamment étudiés les positions abandonnées par les autres) : allées et venues, ou marches, ou plutôt arpentages dont le seul but imaginable (car il devait tout de même y avoir une raison, une motivation - à moins de penser, ce qui n'était après tout pas incroyable, qu'une fois le fameux document cacheté de cire échangé entre les deux ministres se déclenchait une espèce de mécanisme, une machinerie obéissant à des règles de pesanteur ou d'attraction particulières, à quelque loi supérieure de physique et de migration échappant à toute justification autre que cosmique) était peut-être de leur apprendre à connaître le monotone théâtre des tueries passées ou futures, de leur graver dans la tête par la vue répétée des mêmes panneaux signalisateurs les noms grisâtres et ferrugineux qui reviennent à toutes les pages des manuels d'histoire : Bazeilles, Sedan, Mézières, Rocroy, Givet, Wattignies, Meuse, Moselle, Ardennes, Longwy (et au-delà - au-delà des derniers postes, des derniers hérissons barrant les routes à l'asphalte luisante ou dont plus personne n'enlevait la neige, Mons, Charleroi, Coblence, Pirmassens, Trèves, Mayence : non pas des villes avec des tramways, des magasins, des cinémas, mais de simples assonances, des lettres dont l'assemblage n'avait d'autre sens que siège, capitulation, incendie ou bals d'émigrés."
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