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22 internautes sur 24 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 des hommes... ou le retour de la mémoire de la guerre d'Algérie
La forme d'écriture est très inhabituelle, proche d'une mise en scène de cinéma et de dialogues de cinéma. Ca commence dans une réunion de famille où l'on fête l'anniversaire d'une femme. Un de ses frères, plus ou moins clochard surnommé "Feu de Bois", lui offre une broche de grand prix. D'où vient...
Publié le 16 octobre 2009 par Salesse

versus
6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Guerre d'Algérie
Bernard, qu'on surnomme "Feu de bois" en raison de son odeur, fait scandale à la fête d'anniversaire de sa soeur en lui offrant une broche en or. Où un SDF comme lui a-t-il pu trouver l'argent pour un tel présent? Puis, l'homme terrorise une famille d'immigrés en sortant de la fête et on replonge quarante ans plus tôt, en pleine guerre...
Publié le 12 février 2011 par Feron Béatrice


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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Guerre d'Algérie, 12 février 2011
Par 
Feron Béatrice (Marbais, Belgique) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Des hommes (Broché)
Bernard, qu'on surnomme "Feu de bois" en raison de son odeur, fait scandale à la fête d'anniversaire de sa soeur en lui offrant une broche en or. Où un SDF comme lui a-t-il pu trouver l'argent pour un tel présent? Puis, l'homme terrorise une famille d'immigrés en sortant de la fête et on replonge quarante ans plus tôt, en pleine guerre d'Algérie, pour découvrir les raisons du dérangement de "Feu de bois".
Je n'ai pas aimé ce roman déstructuré à l'écriture certes très travaillée, mais qui ne me correspond pas. Des scènes m'ont paru très choquantes, comme lorsqu'un militaire brutalise un bébé ou qu'un autre tue un adolescent après l'avoir torturé.
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22 internautes sur 24 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 des hommes... ou le retour de la mémoire de la guerre d'Algérie, 16 octobre 2009
Par 
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Des hommes (Broché)
La forme d'écriture est très inhabituelle, proche d'une mise en scène de cinéma et de dialogues de cinéma. Ca commence dans une réunion de famille où l'on fête l'anniversaire d'une femme. Un de ses frères, plus ou moins clochard surnommé "Feu de Bois", lui offre une broche de grand prix. D'où vient l'argent ?
Petit à petit, par des séquences successives où la mémoire revient peu à peu, on retrace l'histoire de Feu de Bois, appelé en Algérie pendant la guerre et qui a été témoin des horreurs perpétrées des deux côtés. C'est cette mémoire oblitérée qui revient peu à peu au cours du livre et qui explique le comportement actuel des protagonistes.
Cette façon de présenter les choses rappelle un peu le film-dessin animé israélien "Valse avec Bachir".
Je l'ai lu pratiquement d'une traite, quelquefois en "attendant la suite" quand une mémoire incomplète revenait, qui n'expliquait pas tout.
Je ne connais pas beaucoup de livres ou de films sur la guerre d'Algérie ; depuis "La question" d'Henri Alleg dans les années 1960 ou le film "RAS" d'Yves Boisset en 1973, il me semble qu'on a un peu oublié ces épisodes dont toute une génération a souffert, des deux côtés. Ce livre tente un rappel de mémoire, en tâtonnant, comme si tout faire revenir d'un coup était trop difficile.
Je conseille fortement.
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19 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un livre émouvant et juste pour ceux qui ont participé à ce traumatisme, un témoignage pour les autres, 1 décembre 2009
Par 
Bourgeois (CRAN-GEVRIER, France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Des hommes (Broché)
Je l'ai lu et relu d'un seul trait, ce livre dont j'ai vécu jour aprés jour le traumatisme d'une sale guerre dont je ne peux même pas parler à mes enfants.
Aussi , en cette fin d'année , j'ai décidé de leur offrir ce livre , à ma fille ainée dont j'ai appris la naissance en décembre 1958 par radio à 1000 m en face au Djudjura et aux deux autres garçons nés aprés mon retour en France et ce pour avoir échappé à la mort en février 59 au cours d'une opération où dix de mes Hommes furent massacrés et mutilés mais que leurs copains n'ont jamais pu voir , une dernière fois avant qu'ils ne disparaissent on ne sait où avec leurs décorations...
Un livre émouvant et juste, le seul à ma connaissance qui parle de l'utilisation du NAPALM que nous appelions " les bidons spéciaux" largués par l'aviation pour nettoyer le terrain des zones dites interdites .
Merci Laurent d'avoir su entendre et comprendre votre Père ( est-ce exact ? ) pour nous retransmettre ce message indigne de l' Humanité mais bien réel de la barbarie des hommes.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un grand livre !, 8 octobre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Des hommes (Poche)
Concernant l'auteur, je n'ai pas aimé ses premiers livres.
Son dernier, "Dans la foule", m'avait paru poussif, presque racoleur dans la façon de mettre sa forme en avant avant de s'échouer sur un fond bien pauvre. Passionné par l'histoire de la guerre d'Algérie, j'ai lu ce livre sans illusions d'un auteur qui m'est toujours apparu comme un peu surfait, épigone Faulknérien sans souffle pour lecteur de Télérama.
Et puis ce fut la claque. Celle, lourde, d'un grand livre que l'on referme avec la certitude que quelque chose s'est passé, le type même du livre qui vous emporte et ne vous repose pas au même endroit. Car comment oublier la figure de "Feu de bois", un personnage qui, le livre refermé, acquiert cette épaisseur particulière des grands personnages de roman qui vous hantent des années plus tard. Mauvignier ressuscite les morts, fait danser les ombres avec un talent rare, une perspicacité humble. Ce temps qui abroge les êtres, les fait se diluer dans un océan de mélancolie et de regret, il le restitue à merveille.
Et l'on voit tout ce qui sépare un copain de chambrée comme Tanguy Viel de Laurent Mauvignier : la puissance, l'absence totale d'ostentation à faire le malin, bref, le génie romanesque d'un auteur qui ne sacrifie jamais le sujet à la forme (en tout cas pour celui-là). Je ne sais si Mauvignier aura le Goncourt, mais en tout cas, s'il l'obtient, il l'aura bien cherché.
Un livre admirable et digne.
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6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Chronique des hommes ordinaires, 25 novembre 2010
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Des hommes (Broché)
Tous les ans, mon beau-frère libraire tente de me faire connaître un peu plus la Littérature, à moi le fan de science-fiction et de fantastique. Cette année, un des livres qu'il a sélectionné pour moi est "Des hommes". Au départ, le sujet me parle : des hommes qui ont vécu la guerre d'Algérie, comment ils vivent ce traumatisme maintenant, comment ça affecte leur vie maintenant, plus de 40 ans plus tard. Le style que j'ai identifié au fil de pensée, bien qu'il doit avoir un nom plus classe, est très bien rendu, ça renforce le côté du livre sur la vie ordinaire de gens ordinaires, qui ont un jour été témoins et acteurs de l'Histoire, et comment ça les a marqué sans que personne ne le sache. Et c'est vrai qu'on se fait souvent la réflexion que les anciens d'Algérie en parle peu, j'ai connu quelqu'un comme ça. On retrouve ce repli, cet effort d'oubli, qui surgit des dizaines d'années après parce qu'on n'oublie pas, on camoufle.

Maintenant, malgré tout ça, je n'ai pas été si touché que ça par le récit, bien qu'il sonne vrai. Mais il décrit si bien l'ordinaire de ces personnes que du coup, ça m'a laissé à l'écart. Je pense néanmoins qu'un amoureux des livres et de la littérature trouvera ce livre excellent, car on sent bien la qualité quoi qu'il en soit, mais à mon niveau, ça ne m'a pas parlé des masses.
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6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 un livre bouleversant, 4 avril 2010
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Des hommes (Broché)
Je découvre Laurent Mauvignier avec ce livre qui m'a bouleversée.Il aurait mérité le Goncourt car que ce soit par la forme ou le contenu ce livre est vraiment INOUBLIABLE.
Il correspond à ce que disait Cioran : "Il ne faut écrire et surtout publier que des choses qui fassent mal, c'est-à-dire dont on se souvienne. Un livre doit remuer des plaies, en susciter même. Il doit être à l'origine d'un désarroi fécond, mais par dessus-tout, un livre doit constituer un danger."
Oui peut-être est-il trop dérangeant ce livre. Et puis on le ressent physiquement dans le sens où on étouffe comme feu de bois qui ne peut communiquer sa souffrance.
Il y aurait tellement à dire sur un tel livre qu'on reprend après l'avoir lu une première fois
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4.0 étoiles sur 5 Sombre, 21 février 2010
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Des hommes (Broché)
et lourd pesant .. un plaidoyer contre la guerre et son absurdité . J'ai apprécié l'écriture et le sujet , l'exposition des faits sans polémique . Sujet difficile cependant .
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4.0 étoiles sur 5 "poilus"d'Algérie, 3 août 2014
Par 
Arribat - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Des hommes (Poche)
La guerre d’Algérie comme fond d’écran, mais pas plus, car toute autre guerre aurait pu faire l’affaire. Elles rendent presque toutes leurs survivants avares de souvenirs qu’ils n’osent dévoiler de peur qu’ils leur pètent à la figure. Alors imaginez ce qu’il put en être d’un conflit qui méritait tout juste le grade « d’évènements » sans doute parce qu’aucune marche triomphante n’en avait fermé le triste cortège. Pourtant ce fut pour beaucoup l’histoire de leur vie, leur seule évasion, leur 14/18 qui valait bien l’autre, le vrai celui qu’ils n’égaleraient jamais et qui faisait de leurs morts des disparitions par omission.

Parvenus au soir de leur vie il ne leur reste plus que ces photos à l’argentique, traces fantomatiques de copains disparus là-bas ou oubliés ici dans la routine et les occasions de retrouvailles toujours remises à demain. Il leur reste aussi le souvenir confus de ce retour où ils tentaient de graver sur la rétine cette dernière image du port d’Oran aux citernes avachies comme des guimauves, et jusqu'au bout ils se voient encore l’œil fixé sur l’horizon jusqu’à ce que Santa-Cruz s’enfonce à jamais dans la mer. Après qu’importe ! Marseille, Port-Vendres, Toulon, de toute façon ce sera le nord. C’est toute l’ambigüité de ces sentiments qui opposent la violence des évènements à la magie de cette France d’outremer si différente de ce qu’ils connaissaient que l’auteur aborde avec bonheur. Lui qui n’a pas connu cette époque devait avoir un bon guide. Maintenant que disparaissent à leur tour les « poilus » d’Algérie, il ne reste guère plus que les écrivains pour oser se souvenir de ces histoires abandonnées depuis si longtemps au silence que ceux qui les ont vécues se demandent parfois s’ils ne les ont pas inventées. C’est en tous cas cette histoire que j’ai lue avec un seul regret, les détours pris par l’auteur pour en venir aux faits. Je sais qu’ils participent au style et à raconter l’histoire, mais pour moi ils sont exaspérants à la longue. Une étoile en moins pour ces attentes.
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5.0 étoiles sur 5 ... face à l'Histoire., 17 novembre 2011
Par 
Aristide France - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Des hommes (Broché)
Ca commence par un portrait d'un quasi-SDF, gueule d'alcoolo, trainant derrière lui son odeur incrustée de crasse et de cheminée - d'où son sobriquet Feu-de-Bois - cheveux gras, regard vitreux. Un de ses hommes comme on en croise souvent, abimé par la vie comme on dit, sans que l'on s'interroge jamais sur son histoire. Il vit dans une bourgade sans âme, moisie, où réside sa famille. Ca sent le rance, mais la description de cet homme est somptueuse.

Ca continue par une fête organisée par une de ses saeurs pour son départ à la retraite, à l'occasion de laquelle il lui offre un bijou bien au-dessus de ses moyens ; l'assistance se gausse : comment a-t-il pu, lui qui vit au crochet des autres ? Et on se prend à mépriser ces imbéciles heureux qui sont nés quelque part, comme disait Brassens. Dans sa colère et son désarroi de poivrot irrécupérable, Feu-de-Bois commet une agression raciste à l'encontre du magrébin du village et de sa famille. Et on méprise ce triste sire, on oublie son statut social « défavorisé » ; on est en pleine confusion des sentiments, confrontés à la difficulté de juger, de condamner. On est au beau milieu de l'humain, du trop humain et de son inextricable complexité. Son cousin Rabut, le principal narrateur, raconte alors l'histoire de Feu-de-Bois, celle d'un homme doté d'un fond vaguement mauvais mais qui n'aspirait comme tout un chacun à une vie simple : se marier avec la femme qu'il aime et avoir son garage.
Et puis le vent mauvais de l'Histoire balaie tout sur son passage et c'est le départ pour l'Algérie où des hommes - Feu-de-Bois et bien d'autres - furent broyés par cette guerre qui ne voulait pas dire son nom, qui ont prêté plus ou moins la main à des atrocités soldatesques scandaleuses, ont assisté à des scènes de violence insoutenable, et dont les survivants sont revenus en métropole en devant supporter la chape de plomb de silence et de honte larvée. Des hommes est un roman historique au sens plein de l'expression : non seulement un récit très efficace dans le nécessaire et encore imparfait devoir de mémoire historique qui nous incombe, mais aussi dans la narration de cette trajectoire d'un homme, comme tant d'autres, indéfiniment meurtri par sa participation au côté obscur de l'Histoire de France.
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 la parole enfin libérée, 6 août 2010
Par 
HJ "lenina13" - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Des hommes (Broché)
Un roman très fort, à l'écriture brute, brutale même, sur les traumatismes laissés par la guerre d'Algérie sur les jeunes qui ont dû la faire et qui, une fois revenus dans leurs villages ont dû se taire, car ce vécu inavouable n'intéresse personne! Une guerre "sâle"pour les Anciens qui ne jurent que par Verdun!Le point de vue est en grande partie interne, c'est celui de Rabut, dit "le bachelier", le plus instruit de la bande, celui qui est le plus à même de mettre des mots sur le mal qui les ronge. Tout éclate comme souvent lors d'une fête de famille. Alors, comme une longue vomissure l'Algérie revient par flashes successifs, avec le massacre des copains, le supplice du docteur et la fin tout aussi tragique, l'abandon des harkis. Tout l'art de Mauvigner est de rendre palpaple la peur de ces jeunes gens plongés dans un cauchemar qui va les engloutir: terreur de celui qui doit monter la garde devant la porte du fort et qui scrute l'obscurité d'où la mort peut surgir à chaque instant; colère de celui qui retrouve ses camarades massacrés, horreur devant les morts inutiles et les injustices commises par l'armée française. Seulement quelques scènes évocatrices. On a vu bien pire dans les films depuis mais Mauvigner préfère suggérer que montrer et il sait faire attendre son lecteur dans une lente montée de l'angoisse. C'est une lecture éprouvante, difficle. Au passage, les secrets de famille sont levés et entre Rabut et Bernard devenu "feu de bois" se dresse le fantôme de Reine, la soeur dont on n'ose parler. C'est ainsi que va la vie dans nos belles provinces.
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Des hommes de Laurent Mauvignier (Broché - 3 septembre 2009)
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