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le 16 octobre 2009
La forme d'écriture est très inhabituelle, proche d'une mise en scène de cinéma et de dialogues de cinéma. Ca commence dans une réunion de famille où l'on fête l'anniversaire d'une femme. Un de ses frères, plus ou moins clochard surnommé "Feu de Bois", lui offre une broche de grand prix. D'où vient l'argent ?
Petit à petit, par des séquences successives où la mémoire revient peu à peu, on retrace l'histoire de Feu de Bois, appelé en Algérie pendant la guerre et qui a été témoin des horreurs perpétrées des deux côtés. C'est cette mémoire oblitérée qui revient peu à peu au cours du livre et qui explique le comportement actuel des protagonistes.
Cette façon de présenter les choses rappelle un peu le film-dessin animé israélien "Valse avec Bachir".
Je l'ai lu pratiquement d'une traite, quelquefois en "attendant la suite" quand une mémoire incomplète revenait, qui n'expliquait pas tout.
Je ne connais pas beaucoup de livres ou de films sur la guerre d'Algérie ; depuis "La question" d'Henri Alleg dans les années 1960 ou le film "RAS" d'Yves Boisset en 1973, il me semble qu'on a un peu oublié ces épisodes dont toute une génération a souffert, des deux côtés. Ce livre tente un rappel de mémoire, en tâtonnant, comme si tout faire revenir d'un coup était trop difficile.
Je conseille fortement.
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le 1 décembre 2009
Je l'ai lu et relu d'un seul trait, ce livre dont j'ai vécu jour aprés jour le traumatisme d'une sale guerre dont je ne peux même pas parler à mes enfants.
Aussi , en cette fin d'année , j'ai décidé de leur offrir ce livre , à ma fille ainée dont j'ai appris la naissance en décembre 1958 par radio à 1000 m en face au Djudjura et aux deux autres garçons nés aprés mon retour en France et ce pour avoir échappé à la mort en février 59 au cours d'une opération où dix de mes Hommes furent massacrés et mutilés mais que leurs copains n'ont jamais pu voir , une dernière fois avant qu'ils ne disparaissent on ne sait où avec leurs décorations...
Un livre émouvant et juste, le seul à ma connaissance qui parle de l'utilisation du NAPALM que nous appelions " les bidons spéciaux" largués par l'aviation pour nettoyer le terrain des zones dites interdites .
Merci Laurent d'avoir su entendre et comprendre votre Père ( est-ce exact ? ) pour nous retransmettre ce message indigne de l' Humanité mais bien réel de la barbarie des hommes.
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Bernard, qu'on surnomme "Feu de bois" en raison de son odeur, fait scandale à la fête d'anniversaire de sa soeur en lui offrant une broche en or. Où un SDF comme lui a-t-il pu trouver l'argent pour un tel présent? Puis, l'homme terrorise une famille d'immigrés en sortant de la fête et on replonge quarante ans plus tôt, en pleine guerre d'Algérie, pour découvrir les raisons du dérangement de "Feu de bois".
Je n'ai pas aimé ce roman déstructuré à l'écriture certes très travaillée, mais qui ne me correspond pas. Des scènes m'ont paru très choquantes, comme lorsqu'un militaire brutalise un bébé ou qu'un autre tue un adolescent après l'avoir torturé.
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Un roman qui parle de la guerre d'Algérie et des séquelles qu'elle a pu laisser aux combattants français et à leurs alliés. Mais finalement, c'est une réflexion sur l'homme dans la guerre : qu'est-ce qui fait perdre aux hommes leur humanité ? À partir de quand considère-t-on l'ennemi autrement ?

Ce thème, souvent traité dans des ouvrages sur la guerre de 14-18 ou les camps de concentration de 40-45, Mauvignier l'aborde par le biais de la mémoire individuelle étouffée par la mémoire collective. Parce que les souvenirs personnels se sont amassés, que les blessures hantent et qu'un événement suffit à les réveiller, alors il faut retrouver le passé et reposer ces questions pour être soi-même un homme.

L'écriture de Mauvignier, malgré une forme d'oralité pouvant déplaire, sait interroger, en mêlant les manières de rapporter les paroles dans un grand monologue intérieur et en variant les points de vue.
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100 PREMIERS RÉVISEURSle 16 septembre 2015
Le village de l'histoire n'est d'ailleurs pas choisi au hasard, un village au nom évocateur point de vue Grande Guerre!!! Un village- la Bassée pour ne pas le citer- qui sent la bouse, la terre molle; la France rurale et profonde de ces années là.
Non, la guerre d'Algérie c'était pas Verdun mais c'était terrible! A Verdun, l'ennemi, on le reconnaissait, en Algérie, l'ennemi se cachait partout, dissimulé sous un voile, un franc-tireur, un attentat suicide, la torture des deux côtés, la répression sur les civils: viols, brutalité, meurtres, pillages, etc. C'était la guerre où le simple tourneur dans une usine Renault pouvait devenir un tueur d'enfants et violeur en série par contre le "voyou" du quartier pouvait devenir un soldat pacifiste. Ils sont revenus au pays pour la plupart brisés physiquement et/ou moralement, ils sont incompris car perdants, abandonnés par tous et toutes qui parfois ne les ont pas attendus. Ils sont partis jeunes adultes, ils sont revenus taiseux, irascibles, violents, buveurs, racistes, en fait, ils ont perdu leur jeunesse dans le sable chaud et les bordels aux prostituées épilées ... Roman en deux parties distinctes, la seconde explique en partie l'"événement" qui constitue la première. Ce roman se termine par une fin ouverte, le lecteur (trice) appréciera ou pas. Etant Belge, je ne connaissais rien de la guerre d'Algérie , maintenant j'en sais un peu plus...
Lecture pas facile et traumatisante , une écriture superbe.
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le 25 novembre 2010
Tous les ans, mon beau-frère libraire tente de me faire connaître un peu plus la Littérature, à moi le fan de science-fiction et de fantastique. Cette année, un des livres qu'il a sélectionné pour moi est "Des hommes". Au départ, le sujet me parle : des hommes qui ont vécu la guerre d'Algérie, comment ils vivent ce traumatisme maintenant, comment ça affecte leur vie maintenant, plus de 40 ans plus tard. Le style que j'ai identifié au fil de pensée, bien qu'il doit avoir un nom plus classe, est très bien rendu, ça renforce le côté du livre sur la vie ordinaire de gens ordinaires, qui ont un jour été témoins et acteurs de l'Histoire, et comment ça les a marqué sans que personne ne le sache. Et c'est vrai qu'on se fait souvent la réflexion que les anciens d'Algérie en parle peu, j'ai connu quelqu'un comme ça. On retrouve ce repli, cet effort d'oubli, qui surgit des dizaines d'années après parce qu'on n'oublie pas, on camoufle.

Maintenant, malgré tout ça, je n'ai pas été si touché que ça par le récit, bien qu'il sonne vrai. Mais il décrit si bien l'ordinaire de ces personnes que du coup, ça m'a laissé à l'écart. Je pense néanmoins qu'un amoureux des livres et de la littérature trouvera ce livre excellent, car on sent bien la qualité quoi qu'il en soit, mais à mon niveau, ça ne m'a pas parlé des masses.
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le 8 octobre 2009
Concernant l'auteur, je n'ai pas aimé ses premiers livres.
Son dernier, "Dans la foule", m'avait paru poussif, presque racoleur dans la façon de mettre sa forme en avant avant de s'échouer sur un fond bien pauvre. Passionné par l'histoire de la guerre d'Algérie, j'ai lu ce livre sans illusions d'un auteur qui m'est toujours apparu comme un peu surfait, épigone Faulknérien sans souffle pour lecteur de Télérama.
Et puis ce fut la claque. Celle, lourde, d'un grand livre que l'on referme avec la certitude que quelque chose s'est passé, le type même du livre qui vous emporte et ne vous repose pas au même endroit. Car comment oublier la figure de "Feu de bois", un personnage qui, le livre refermé, acquiert cette épaisseur particulière des grands personnages de roman qui vous hantent des années plus tard. Mauvignier ressuscite les morts, fait danser les ombres avec un talent rare, une perspicacité humble. Ce temps qui abroge les êtres, les fait se diluer dans un océan de mélancolie et de regret, il le restitue à merveille.
Et l'on voit tout ce qui sépare un copain de chambrée comme Tanguy Viel de Laurent Mauvignier : la puissance, l'absence totale d'ostentation à faire le malin, bref, le génie romanesque d'un auteur qui ne sacrifie jamais le sujet à la forme (en tout cas pour celui-là). Je ne sais si Mauvignier aura le Goncourt, mais en tout cas, s'il l'obtient, il l'aura bien cherché.
Un livre admirable et digne.
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le 4 avril 2010
Je découvre Laurent Mauvignier avec ce livre qui m'a bouleversée.Il aurait mérité le Goncourt car que ce soit par la forme ou le contenu ce livre est vraiment INOUBLIABLE.
Il correspond à ce que disait Cioran : "Il ne faut écrire et surtout publier que des choses qui fassent mal, c'est-à-dire dont on se souvienne. Un livre doit remuer des plaies, en susciter même. Il doit être à l'origine d'un désarroi fécond, mais par dessus-tout, un livre doit constituer un danger."
Oui peut-être est-il trop dérangeant ce livre. Et puis on le ressent physiquement dans le sens où on étouffe comme feu de bois qui ne peut communiquer sa souffrance.
Il y aurait tellement à dire sur un tel livre qu'on reprend après l'avoir lu une première fois
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le 10 novembre 2009
Enfin un écrivain qui ose un roman sur la guerre d''Algérie ! Et quel roman '...

Cette guerre si honteuse qu''on n''ose même pas l''appeler guerre, mais seulement « évènements ». Cette guerre si refoulée que personne n''ose en parler, pas même les anciens combattants qui jamais ne l''évoquent entre eux. Cette guerre si illégitime, qu'elle est condamnée au silence de la mémoire. Cette guerre qui continue de briser les hommes, trente ans après leur retour.
Et de ce point de vue, Mauvignier sait de quoi il parle : son père l''a faite, cette guerre ; n''en jamais parlé ; et a fini par se suicider.

A partir d''un incident survenu au cours d''un banal déjeuner de famille dans un village français quelconque, surgissent subitement tous les non-dits de cette guerre d''autant plus monstrueuse qu''on a dû en taire le souvenir.
Dans une langue étonnante et qui ne manquera pas de surprendre le lecteur, Mauvignier nous offre un roman tout simplement magnifique et bouleversant. Un roman qui vous assomme ; un roman qui peut même vous arracher des larmes (si vous aimez pleurer) ; un roman qu''on gardera en mémoire à coup sûr '!

J''ai bien regretté que Mauvignier n'e reçoive pas le Goncourt. Pas pour le prix en lui-même, mais parce que nous savons tous que ce prix «fait énormément vendre » le livre récompensé. Or, c''est ce qui aurait pu arriver de mieux à ce magnifique travail de mémoire contre la force de l''oubli '....
33 commentaires| 8 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
La guerre d’Algérie comme fond d’écran, mais pas plus, car toute autre guerre aurait pu faire l’affaire. Elles rendent presque toutes leurs survivants avares de souvenirs qu’ils n’osent dévoiler de peur qu’ils leur pètent à la figure. Alors imaginez ce qu’il put en être d’un conflit qui méritait tout juste le grade « d’évènements » sans doute parce qu’aucune marche triomphante n’en avait fermé le triste cortège. Pourtant ce fut pour beaucoup l’histoire de leur vie, leur seule évasion, leur 14/18 qui valait bien l’autre, le vrai celui qu’ils n’égaleraient jamais et qui faisait de leurs morts des disparitions par omission.

Parvenus au soir de leur vie il ne leur reste plus que ces photos à l’argentique, traces fantomatiques de copains disparus là-bas ou oubliés ici dans la routine et les occasions de retrouvailles toujours remises à demain. Il leur reste aussi le souvenir confus de ce retour où ils tentaient de graver sur la rétine cette dernière image du port d’Oran aux citernes avachies comme des guimauves, et jusqu'au bout ils se voient encore l’œil fixé sur l’horizon jusqu’à ce que Santa-Cruz s’enfonce à jamais dans la mer. Après qu’importe ! Marseille, Port-Vendres, Toulon, de toute façon ce sera le nord. C’est toute l’ambigüité de ces sentiments qui opposent la violence des évènements à la magie de cette France d’outremer si différente de ce qu’ils connaissaient que l’auteur aborde avec bonheur. Lui qui n’a pas connu cette époque devait avoir un bon guide. Maintenant que disparaissent à leur tour les « poilus » d’Algérie, il ne reste guère plus que les écrivains pour oser se souvenir de ces histoires abandonnées depuis si longtemps au silence que ceux qui les ont vécues se demandent parfois s’ils ne les ont pas inventées. C’est en tous cas cette histoire que j’ai lue avec un seul regret, les détours pris par l’auteur pour en venir aux faits. Je sais qu’ils participent au style et à raconter l’histoire, mais pour moi ils sont exaspérants à la longue. Une étoile en moins pour ces attentes.
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