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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une incarnation du mal, ramenée à sa dimension humaine
Cette pièce de Jean Anouilh m'avait jusque-là échappé.
Et, par une suite de petits hasards, en cet Eté, cette lecture s'est avéré étonnante.

Pour commencer, alors que je me trouvais un peu paralysé par la fastidieuse lecture de L'Homme révolté d'Albert Camus, dont je ne parviens...
Publié le 23 août 2011 par Johan Rivalland

versus
Aucun internaute (sur 5) n'a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Bof
Beaucoup de mal à le lire.N'aimant pas lire ce n'est donc pas ma tasse de thé.
Il en faut pour tous les goûts
Publié il y a 21 mois par batik


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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une incarnation du mal, ramenée à sa dimension humaine, 23 août 2011
Par 
Johan Rivalland (LEVALLOIS-PERRET France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Médée (Poche)
Cette pièce de Jean Anouilh m'avait jusque-là échappé.
Et, par une suite de petits hasards, en cet Eté, cette lecture s'est avéré étonnante.

Pour commencer, alors que je me trouvais un peu paralysé par la fastidieuse lecture de L'Homme révolté d'Albert Camus, dont je ne parviens toujours pas à venir à bout depuis fin juin (!!!), la perspective de lire cette petite pièce courte m'offrait comme un bol d'air. Or, dans le résumé au dos du volume, de quoi parle-t-on ? D'une femme révoltée.
J'aurais bien repris ce titre en forme de clin d'oeil à mes lectures du moment, mais je le trouve inadapté, au terme de cet exercice. Médée est plus qu'une femme révoltée. Elle est surtout une sorte de monstre, au-delà de sa révolte. Encore que, en lisant Albert Camus, la révolte ne revêt pas tout à fait le sens limité que je lui attribue. Et le mal semble en bonne partie guidé par cette "révolte" dont le sens ne serait donc pas cantonné à un espace aussi réduit que celui que je lui accorde.

Deuxième clin d'oeil du hasard cet Eté, alors que j'avais achevé cette lecture de la pièce de Jean Anouilh et que j'étais encore empêtré dans celle de "l'homme révolté", je me suis offert une autre récréation, tout à fait par hasard, avec la lecture d'un petit écrit très court de Sénèque, ce même Sénèque qui n'est autre que l'un des auteurs de ce mythe évolutif de Médée, qui a plus de 2000 ans d'âge semble-t-il, sans que je le sache au moment où je l'ai lu.
Enfin, dernier hasard, alors que je jetais un coup d'oeil très rapide dans la bibliothèque de l'une de mes soeurs la semaine dernière, sur quoi tombai-je aussitôt ? Justement sur le "Médée" de Sénèque, dont je me suis contenté de lire un peu la préface (et, juste à côté, je ne me souviens plus du livre qui s'y trouvait, mais le hasard était encore assez surprenant).

Si j'en reviens à la pièce de Anouilh elle-même, je ne suis pas du tout un spécialiste de Médée et ne connaissais pas encore le personnage. Je ne pourrai donc juger de la qualité de cette pièce au regard de l'héritage historique.
Mais certainement peut-on dire qu'il s'agit là d'une version "modernisée" de cette pièce, où la psychologie des personnages, et en particulier de cette femme bafouée (mais pas pour autant tellement à plaindre,au vu de ses méfaits par ailleurs) est particulièrement développée. Le style est très certainement largement épuré, par rapport à celui de l'époque grecque antique et moins emprunt de divinisation. Ce qui n'empêche pas l'action de respecter le contexte de l'histoire, de l'époque et la nature essentielle des faits imaginaires.
Et surtout, on retrouve bien le style spécifique à Jean Anouilh, sa manière de voir le caractère des personnages, leurs motivations profondes et leurs petits travers bien humains, son relatif pessimisme au sujet des rapports amoureux et des relations homme-femme, ainsi que son style relatif à la tragédie, celui que l'on trouve dans son Antigone, si vous l'avez lu.

Une pièce courte et facile à lire. Du pur Anouilh, même dans le mythe revisité.
Pour les amateurs de cet auteur en partie maudit (si j'en juge par la manière dont il me semble être boudé, jusque dans les librairies, où il est de plus en plus difficile, à moins que je ne me trompe, de trouver de ses oeuvres).
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Grand texte, 7 mars 2010
Par 
Bon (Allemagne) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Médée (Poche)
Dommage que cette pièce d'Anouilh soit aussi peu connue. Le mythe de Médée ! Une femme dans l'absolu.
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3 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Cruelle beauté antibiblique, 29 juin 2011
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Médée (Poche)
Une petite pièce de rien du tout et de circonstances.

Les didascalies sont irritantes au plus haut point. Médée est sans cesse en train d'hurler. C'est la vision d'une Médée furie qui n'a aucune dimension humaine. Sa voix ne se pose que quand son intérêt est en jeu et qu'elle essaie de tromper quelqu'un, Créon par exemple, pour obtenir une faveur qu'elle va retourner contre le bienfaiteur en un tour de maIn, sans même retourner sa langue deux fois dans sa bouche. Elle passe de l'invective à la sucrerie suave et liquoreuse, et immédiatement, dès qu'elle a obtenu ce qu'elle voulait, elle repart dans l'invective. En d'autres termes cette Médée n'a jamais connu l'amour et si elle l'a connu dans une autre vie antérieure, elle ne le connaît plus depuis longtemps, que ce soit l'amour maternel, l'amour marital, l'amour tout court pour les autres. Cette Médée est une caricature.

Mais en plus elle fait sans cesse référence à sa race, la race de ceux qui dominent, la race des rois, la race des puissants qui tuent par nécessité et obligation car un roi ça tue. Ce discours en 1946 était stigmatisant car on sortait d'un bel épisode racial et cette Médée devenait ainsi une Hitler féminine. On aurait pu s'en passer. Et ce n'est pas mieux aujourd'hui. Ce discours racial est au moins raciste.

Et Médée alors apparaît comme la victime de ce racisme contre les étrangers, un racisme qu'elle retourne contre les Grecs. Mais Anouilh ne fait pas dans le détail. Ainsi par au moins trois fois il associe les Colchidiens, venus du Caucase comme il dit à des voleurs de poules comme les romanichels, les gitans, les bohémiens qui vont le long des routes dans des roulottes tirées par un cheval, moyen de locomotion et de résidence qui est celui de cette Médée. Il ne lui manque qu'une chose : voler les enfants. En fait elle se satisfera de voler ceux de Jason, qui sont aussi les siens. On ne peut pas faire plus caricature.

Elle est ensuite dépeinte comme un monstre absolu qui ne sait que trahir, y compris son propre père, et tuer, son frère, ses amants, ses enfants, sa rivale, le père de celle-ci et bien d'autres non nommément nommées mais plus qu'énumérées. Elle ne vit que par le feu et par le sacrifice humain. Et elle terminera sa carrière en brûlant à la fois ses deux enfants et elle-même après les avoir égorgés et elle ensuite dans le brasier de sa roulotte. On ne fait pas plus auto sacrifice purificatoire que cela. Mais en 1946 c'était une drôle de façon d'évoquer Auschwitz. Aujourd'hui c'est simplement grotesque.

Mais Anouilh pousse son bouchon un iota plus loin quand, par deux fois de façon explicite, il fait du couple Médée et Jason en fuite et en conquête d'aventures un couple de frères qui pratiquent l'amour en absolue égalité sexuelle. Il ne s'agit en aucune façon d'une allusion à un inceste homosexuel. Il s'agit de cela de bout en bout. Elle a aimé Jason comme l'homme et le frère qu'elle aurait aimé être. Et Jason a aimé Médée exactement de la même façon, comme le frère qu'il aurait aimé avoir.

« Deux complices devant la vie devenue dure, deux petits frères qui portaient leur sac côte à côte tout pareils, à la vie à la mort, les manches retroussées, et pas d'histoires, chacun la moitié du barda, chacun son couteau dans les coups durs, la moitié des fatigues, la moitié de la bouteille au repas [...] Et le soir, à la halte, le soldat et le capitaine se déshabillaient côte à côte, tout surpris de se retrouver un homme et une femme sous leurs deux blouses pareilles, et de s'aimer. »

Et c'est Jason qui dit tout cela. C'est Jason le pervers.

Et du centre des flammes du brasier Médée pourra renvoyer le fer : « Regarde-les, ton petit frère et ta femme, c'est moi. C'est moi, C'est l'horrible Médée. » Elle assume la perversion de Jason et s'en drape de l'horreur et de l'abomination. Le sacrifice par le feu devient alors encore plus purificateur puisqu'il brûle celle par qui les pulsions incestueuses et homosexuelles ont pu naître en Jason qui finit alors sain d'esprit et roi de Corinthe : « Il faut vivre maintenant, assurer l'ordre, donner des lois à Corinthe, et rebâtir sans illusions un monde à notre mesure pour y attendre de mourir. »

Mais cela ne peut pas effacer l'abomination de Médée qui dit à Jason : « Race d'Abel, race des justes, race des riches, comme vous parlez tranquillement. » Elle allie en un seul cliché Abel l'assassiné, les justes qui ont sauvé de possibles assassinés et les riches banquiers que l'on sait. Cette phrase qui renverse l'épisode biblique et qui fait de Médée le monstre que l'on met à mort et de Jason l'Abel qui survit à son frère, est sous-tendu d'un infernal antisémitisme, insoutenable en 1946, absurde aujourd'hui.

Dr Jacques COULARDEAU
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Aucun internaute (sur 5) n'a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Bof, 9 mars 2013
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Beaucoup de mal à le lire.N'aimant pas lire ce n'est donc pas ma tasse de thé.
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4 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 la vengeance d 'une femme, 5 février 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Médée (Poche)
medee est une femme qui afait l'impossible pour que son grand amour demeure malgre sa fuite de son pere .c'est une femme qui a aimé foliement jason mais ce jason n'a pas été fidéle à cet amour qui s' est transformé en haine et en vengeance ,la haine qui se transforme en un monstre en elle lui a donné le droit de tuer meme ses enfants.c'est une femme comme toutes les femmes qui veulent préserver leurs amours de différentes façons.la femme quand elle aime de tout son coeur,détéste de tout son coeur et ça sera la vengeance d'une femme comme medee.
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Médée
Médée de Jean Anouilh (Poche - 14 novembre 1997)
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