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Il est des livres pour lesquels un mûrissement personnel est requis avant d'en entreprendre la découverte. "Ethique à Nicomaque" (du prénom du père et de l'aîné des enfants d'Aristote) illustre ce constat doux amer. Pourquoi tant d'années passées à côté d'une telle rencontre me furent-elles nécessaires ?

Une réponse peut être que l'idée de bonheur, qui traverse tout l'ouvrage, ne peut sans doute pas être appréhendée dans sa richesse s'il n'y a pas eu de souffrance vécue, surmontée, vaincue, surgissant à nouveau dans un combat éternel livré par son âme, sa conscience, ses désirs. Certaines personnes sont plus douées que d'autres sur ce plan et savent saisir la quintessence de la souffrance et peuvent en conséquence étancher leur soif de sagesse en lisant tôt "Ethique à Nicomaque".

Aristote prône la recherche de la vertu, opposée au vice, et intègre la morale dans la vie quotidienne : la morale n'est pas du tout le diktat que voudra imposer Kant, une chose tombée du ciel. La morale est un mode d'être réfléchi, en action, qui permet de vivre heureux.

- "Ainsi, la fonction propre de l'homme serait l'acte de l'âme conforme à la raison, ou du moins l'acte de l'âme qui ne peut s'accomplir sans la raison. D'ailleurs quand nous disons que telle fonction est génériquement celle de tel être, nous entendons qu'elle est aussi la fonction de cet être bien développé, de même que l'oeuvre du musicien se confond également dans l'oeuvre du bon musicien. Et de même dans touts les cas sans exception, on ajoute toujours à l'idée simple de l'oeuvre, l'idée de la perfection supérieure à laquelle cette oeuvre peut être portée; et, par exemple, l'oeuvre du musicien étant de faire de la musique, l'oeuvre du bon musicien sera d'en faire de bonne. Si tout ceci est vrai, nous pouvons admettre que l'oeuvre propre de l'homme en général est une vie d'un certain genre; et que cette vie particulière est l'activité de l'âme, et une continuité d'actions que la raison accompagne; nous pouvons admettre que dans l'homme bien développé toutes ces fonctions s'accomplissent bien et régulièrement"- §14. "Du bien et du bonheur", p.53

- "Ainsi donc, le principe de l'activité c'est la décision réfléchie, d'où vient le mouvement initial. Ce n'est pas le but qu'on poursuit, ce n'est pas la cause finale; et le principe même de la décision réfléchie, c'est d'abord le désir, et ensuite le raisonnement que fait l'âme en vue de quelque chose qu'elle désire. Aussi n'y a-t-il pas de décision réfléchie possible sans intellect et pensée, ni sans un certain mode d'être morale, puisqu'on ne peut bien faire, ni faire non plus le contraire du bien, dans le domaine de l'action, sans l'intervention de la pensée et des moeurs." - §11. "Des vertus intellectuelles" - p.238-239

- "Le principe de l'action morale, qu'elle qu'elle soit, est toujours la cause finale en vue de laquelle nous nous déterminons à agir. Mais ce principe cesse d'apparaître immédiatement au jugement que le plaisir ou la douleur ont altéré et corrompu; l'homme ne voit plus alors le principe et n'est plus en mesure de régler sa conduite tout entière et toutes ses décisions; car le vice détruit en nous le principe moral de l'action. Il faut donc nécessairement reconnaître que la prudence est ce mode d'être qui, guidé par la vérité et la raison, détermine notre action, en ce qui regarde les choses qui peuvent être bonnes pour l'homme." - "Des vertus intellectuelles", p. 245

- "J'entends qu'on doit agir par décision réfléchie, et en ne se déterminant que par décision réfléchie, et en ne se déterminant que par la nature des actes mêmes qu'on accomplit" - "Des vertus intellectuelles", p.264

- "La vertu n'est pas seulement le mode d'être moral qui est conforme à la droite raison, c'est aussi le mode d'être qui applique la droite raison qu'il possède; et la droite raison, sous ce point de vue, c'est justement, je le répète, la prudence." - "Des vertus intellectuelles", p.267

Aristote va distinguer les qualités morales et les opposer à leurs contraires, les sériant avec rigueur, étudiant les vertus opposées au vice, la tempérance - l'intempérance, la débauche, la prudence, la bienveillance, l'amitié.

Le message d'Aristote a plu aux chrétiens. Comment ne pas être saisi en lisant ce passage fulgurant :

"Mais comme il n'est pas possible d'avoir tout à la fois et du plaisir et de la peine, on ne tarde guère à s'affliger de s'être réjoui, et l'on voudrait n'avoir pas goûté ces plaisirs; car les méchants sont toujours pleins de regrets de tout ce qu'ils font. Ainsi donc le méchant ne paraît jamais, je le répète, en disposition de s'aimer lui-même, parce qu'en effet il n'a rien non plus d'aimable en lui. Mais si cet état de l'âme est profondément triste et misérable, il faut fuir le vice de toutes ses forces, et s'appliquer avec ardeur à se rendre vertueux; car c'est seulement ainsi qu'on sera porté à s'aimer soi-même, et qu'on deviendra l'ami des autres". - "De l'amitié", p. 369-370.

Dès lors parvenir au bonheur, c'est bien rechercher la vertu dans une démarche réfléchie, une action éclairée, visant la perfection.

"Ainsi donc, l'acte de Dieu, qui l'emporte en bonheur sur tout autre acte, n'est autre que la vision des principes, et l'acte qui, chez les humains, se rapproche le plus intimement de celui-là, est aussi l'acte qui leur assure le plus de félicité." - "Du plaisir et du vrai bonheur", p.424
1212 commentaires|11 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 19 août 2013
Dans le cas des ouvrages traduits en général, on constate que tous les commentaires sont regroupés pour les traductions et les éditions différentes (et même pour la version numérique) !
C'est fort gênant et souvent trompeur pour ceux qui recherchent une traduction particulière et le problème est récurrent; c'est pourquoi je fais cette remarque générale; car on ne fait pas nécessairement un commentaire uniquement sur la valeur absolue de l'oeuvre ou de son auteur mais aussi sur son support,sa traduction, son éditeur. Ainsi on ne sait pas de quoi on parle quand personne ne parle de la même chose. Cela demanderait un tri des commentaires afin qu'ils soient bien associés à l'édition/traduction ou que les commentateurs précisent systématiquement leur achat.

Par exemple, je recopie la traduction citée par Latour07 concernant je ne sais quelle version d'Ethique à Nicomaque :

"Ainsi, la fonction propre de l'homme serait l'acte de l'âme conforme à la raison, ou du moins l'acte de l'âme qui ne peut s'accomplir sans la raison. D'ailleurs quand nous disons que telle fonction est génériquement celle de tel être, nous entendons qu'elle est aussi la fonction de cet être bien développé, de même que l'oeuvre du musicien se confond également dans l'oeuvre du bon musicien. Et de même dans touts les cas sans exception, on ajoute toujours à l'idée simple de l'oeuvre, l'idée de la perfection supérieure à laquelle cette oeuvre peut être portée; et, par exemple, l'oeuvre du musicien étant de faire de la musique, l'oeuvre du bon musicien sera d'en faire de bonne. Si tout ceci est vrai, nous pouvons admettre que l'oeuvre propre de l'homme en général est une vie d'un certain genre; et que cette vie particulière est l'activité de l'âme, et une continuité d'actions que la raison accompagne; nous pouvons admettre que dans l'homme bien développé toutes ces fonctions s'accomplissent bien et régulièrement"-
§14. "Du bien et du bonheur", p.53

Et le passage correspondant que j'ai eu du mal à retrouver dans cette version précisée à la fin. Et pour cause...

"Mais si l'office de l'homme est l'activité rationnelle de l'âme ou une activité qui n'est pas sans raison, néanmoins nous soutenons qu'un même office, je veux dire un même genre d'office, appartient à tel individu et à son homologue vertueux, par exemple, au cithariste et au bon cithariste, et il en va donc ainsi absolument dans tous les cas, la supériorité conférée par la vertu s'ajoutant à l'office : car celui du cithariste est de jouer de son instrument, mais s'il est bon, c'est d'en bien jouer ! Dans ces conditions, si nous posons que l'office de l'homme est une certaine forme de vie (c'est à dire une activité de l'âme et des actions rationnelles), mais que, s'il est homme vertueux, ses oeuvres seront parfaites et belles, dès lors que chaque oeuvre parfaitement accomplie traduit la vertu qui lui est propre, dans conditions donc, le bien humain devient un acte de l'âme qui traduit la vertu et, s'il y a plusieurs vertus, l'acte qui traduit la plus parfaite et la plus finale."
"Partie I - 3.2.2 la définition du bien humain par le genre et la différence spécifique", p.70

On ne saurait dire qu'il s'agit exactement du même produit.
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le 19 mars 2007
Je ne note pas ici Aristote, qui est, depuis le temps, au-dessus de ça.

Par contre, la traduction mérite quelques remarques. L'usuelle "prudence" y devient "sagacité". La "droite raison" se mue en "jugement correct", etc.

Bref, avec une volonté de rafraîchir la traduction, R. Bodéüs nous propose une version dont l'usage scientifique laisse largement à désirer. Pour ce dernier usage, les traductions de Gauthier et Jolif restent la référence.

Néanmoins, le traducteur connaît son sujet, et sa traduction saura largement diriger toute personne qui n'a pas un intérêt scientifique particulier faire valoir dans la lecture de cette oeuvre.
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le 5 mars 2009
Aristote enseigne comme on éduque un enfant : il réussit à transmettre le désir de ne vouloir atteindre que ce à quoi on peut prétendre. Il nous apprend la sérénité d'être heureux à partir de notre condition, avec nos propres acquis et les paramètres individuels qu'on y ajoute où qu'on y trouve. Si on reste concentré (c'est important) cette lecture est accessible et suave. Sachons rester dans le juste milieu, pour tout et en tout : c'est un peu son secret...
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le 28 janvier 2016
Je ne note pas ici les écrits mais bien la qualité du livre : Les pages se détachent très très vite, c'est donc gênant lorsqu'il faut travailler sur le livre... A part ça, c'est correct.
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le 14 novembre 2005
Voici un ouvrage qu'il faut lire absolument. Mieux comprendre le sens des relations entre personnes, mieux discerner l'ami véritable du faux ami, distinguer la relation vraie et celle qui est fausse, n'est-ce-pas vital dans toute vie afin de mieux la conduire pour atteindre son propre bonheur? Bien sûr cet ouvrage ne peut être la recette miracle qui donnerait toute les clés de la vie, car sur certains points l'analyse d'Aristote me paraît incomplète et perfectible. Néanmoins, Aristote apporte un grand éclairage sur ce qu'il faut savoir gràce à la précision de sa logique afin de sortir de ce que j'appelle l'affect, la simple expression de sentiments mal compris. Mais bien entendu ce livre ne vivra vraiment et ne sera complété et enrichi que dans l'expérience de chacun dans sa vie quotidienne.
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le 4 février 2006
Mon commentaire précédent porte principalement sur les livres VIII et IX relatifs à l'amitié. Bien sûr les autres livres de l'ouvrage complet Ethique à Nicomaque sont aussi d'un grand intérêt encore aujourd'hui. Aristote maître de la logique est bien utile dans un monde contemporain souvent soumis à ce que j'appelle l'affect qui relève de croyances ou de sentiments confus ou mal compris, sans véritable lien avec le réel (ce qui est vrai).
Les anciens grecs avec Aristote nous ont apporté la logique et la raison qui ont permis aux sciences de se développer dans le concret et le réel grâce aux expériences et d'améliorer la connaissance du monde créé et la vie matérielle des hommes. J'y vois un parallèle entre le travail nécessaire de la logique et de la raison au niveau de l'esprit humain et ce même travail au niveau des sciences (connaissance du monde créé) et de leur développement.
Oui, Ethique à Nicomaque est à lire absolument.
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le 15 février 2016
Excellente traduction et commentaires de notes de fin de page tout à l'honneur de l'auteur Richard Bodéus. Merci pour cette excellente version
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le 25 décembre 2013
Aristote est l'un des premiers philosophes grecs et un des plus connus. Ce traité de philosophie qui propose une réflexion sur de nombreuses questions de la vie personnelle et publique a inspiré et continue encore aujourd'hui d'inspirer de nombreux auteurs. A lire absolument. Quant à la traduction, je n'ai pas assez de recul pour pouvoir la critiquer.
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le 26 septembre 2006
Certes, Aristote n'était pas un grand écrivain, et sa langue manque parfois de clarté (et les différentes traductions n'y changent rien), contrairement à celle de Platon par exemple. Cependant, cela ne peut masquer la profondeur de sa pensée, notamment telle qu'elle s'exprime dans cette Ethique à Nicomaque (sans aucun doute son plus grand livre). Il y aborde en effet des thèmes aussi divers que la justice, le bonheur, la vertu, l'amitié, la politique, etc. et la pertinence de ses analyses est telle qu'elles ont influencé plus de 2000 ans de philosophie occidentale.

Ce livre est plus qu'un classique ; les idées qui y sont développées imprègnent, encore aujourd'hui, la façon dont nous pensons le monde.
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