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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
tout sur mon père,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Personne - Prix Fémina 2009 (Broché)
Comment parler d'un père qu'on a très peu connu, dont la vie est longtemps restée pour vous un mystère? Ange? Démon? Le maudire? Lui pardonner? La narratrice a choisi la voie d'un dialogue imaginaire, alternant ses propres souvenirs avec les notes écrites au fil du temps par ce père absent, retrouvées dans ses affaires après sa mort. Chaque chapitre prend pour titre un personnage (au hasard: Jean-Pierre Léaud, Dustin Hoffman, un flic, un clown) auquel le père a pu ressembler au cours de ses métamorphoses. Fragile, il avait pourtant tout pour lui, l'intelligence, la beauté, celle du corps et celle du coeur, mais il était habité par un constant mal de vivre, sans jamais la petite étincelle qui vous rend heureux d'exister et vous permet d'aimer. Ses périodes "fastes", ses amours et ses métiers, entre séjours psychiatriques et clochardise, n'ont jamais été que des faux-semblants, des tentatives désespérées pour exister aux yeux des autres, de ses enfants en premier. Remarquablement bien écrit, ce court roman vous prend à la gorge, et la communion est totale avec les deux personnages. On souffre, on rit avec eux. Que demander de plus à un roman?
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18 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Rare élégance,
Par Saint-Morys (France) - Voir tous mes commentaires
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Beaucoup jugeront ce bref livre, présenté comme une succession de récits de quelques pages dont le héros - un père, le père - est unique surtout émouvant. Il me paraît plus important de noter qu'il est (à mon sens) écrit avec une très grande élégance. Parfois, la prose apparente ne masque guère la rime. L'articulation du texte de l'auteur avec celui, recueilli sous la forme de fragments, du héros, est dans l'ensemble très réussie. La culture propre de la philosophe intervient dans tel passage sans pouvoir inquiéter un esprit peu tourné vers le néo-platonisme. Même certains partis d'écriture, qui pourraient lasser, séduisent un lecteur à la fois fasciné par cette histoire à tous égards brisée et emporté par la puissante unité paradoxale de l'ensemble telle qu'elle résulte d'une forme de miracle continué de l'écriture. Un livre très recommandable donc pour son égale élégance de plume, de sentiment et de pensée.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Le père aux vingt-six visages,
Par L'encreuse "L'encreuse" (ile de la Réunion) - Voir tous mes commentaires
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Vingt-six chapitres comme vingt-six fragments d'un père morcelé. Un père manquant et manqué car enfermé dans une maladie qui l'a éloigné du monde et de sa famille : la psychose maniaco-dépressive. Un père soutenu aussi, quand elles en avaient la force, par ses deux filles. Et c'est l'une d'elles, l'écrivain de la famille, Gwenaëlle Aubry, qui livre aujourd'hui ces morceaux de père dispersé, alternant ses souvenirs et extraits des journaux que son père n'a cessé d'écrire tout au long de sa vie. Ils disent la « folie », la conscience de la maladie aussi, la souffrance et un amour filial profond. Dans ce portrait sensible en forme d'exutoire ' « (je ne fais rien d'autre, finalement, écrivant ce livre, que prononcer son nom) » - porté par la plume élégante et érudite de Gwenaëlle Aubry, l'émotion est palpable, celle d'un lien distendu malgré l'amour sincère.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
que du bonheur!,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Personne - Prix Fémina 2009 (Broché)
Je me méfie souvent des ouvrages auxquels on a donné un prix littéraire; mais celui-ci m'a comblé! Tant le fond que la forme, la beauté de langage et l'habileté de l'usage de la longueur des phrases, ou des mots qui résonnent, m'ont apporté un bonheur profond! Merci, chère auteur: et continuez à nous ravir.
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Emouvant,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Personne - Prix Fémina 2009 (Broché)
Émouvante recherche dans les profondeurs de la personalité du père -et donc de soi-même- au ton juste, équilibré et humain. Un livre qui m'a également fait réflechir à ma condition de père. Excellent !
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Personne ou le retour de Plotin,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Personne - Prix Fémina 2009 (Broché)
Dans son roman « Personne », Gwenaëlle Aubry, parle de quelqu'un qui lui est cher, son père, professeur de droit à la Sorbonne, devenu profondément mélancolique, ainsi qu'on qualifiait, jadis, le malade mental. Sujet délicat : La mort du père et la mort de la mère sont les Charybde et Scylla de toute littérature autobiographique. Ils sont aussi la douleur intime, indicible, de chacun, le moment venu. Pour ce qui est de la folie, la psychanalyse investit la place, même lorsqu'il s'agit d'un juriste, depuis la célèbre étude, par Freud, du cas du président Schreber. Pourquoi le livre de Gwenaëlle AUBRY est-il si bouleversant ?Il ne s'agit pas d'un récit, mais d'une mosaïque, abécédaire, aux 26 entrées, comme autant d'éclats du disparu à la personnalité éclatée. Non pas hagiographie, mais instantanés de souvenirs qui disent autant sur le père que sur la fille, du désarroi de l'un, de la douleur de l'autre, comme du bonheur d'avoir été ensemble. François Xavier Aubry, avant de mourir, avait laissé un texte, « Le mouton noir mélancolique », à romancer, ajoutait-il. Il s'y montrait multiple et fantasque, agent secret, vagabond, clown, loin des rigueurs de la loi qu'il enseignait pourtant, mais de plus en plus difficilement, entre ses séjours à l'hôpital. L'art de l'auteur est de glisser son propre texte autour de celui de son père, comme le métal sertit la pierre, avec élégance et précision. Ainsi prennent forme les fragments d'un récit, dans une polyphonie précieuse et délicate, bouleversante par la douleur contenue derrière les cocasseries du père excentrique et fracassé. Dans un roman sur la folie de son héros (Louis Lambert), Balzac raconte comment le philosophe Plotin, « séparé de son disciple Porphyre, avait senti l'intention où était celui-ci de se tuer et était accouru pour l'en empêcher ». Gwenaëlle Aubry, est aussi une philosophe connue, justement spécialiste de Plotin. A l'instar du maître, elle fait revenir, scintillant des mille facettes de sa vie, celui que ni elle, ni personne, n'a pu empêcher de partir. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
4.0 étoiles sur 5
Vibrant hommage au père,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Personne - Prix Fémina 2009 (Broché)
Le hasard des lectures m'a une nouvelle fois guidée vers un hommage d'une fille à un parent disparu.Gwenaëlle Aubry retrace la mémoire de son père, François-Xavier Aubry, éminent juriste et professeur, en un abécédaire. C'est donc vingt-six facettes de sa vie, remémorée par la lecture et la transmission des mémoires à romancer que son père a écrit tout au long de sa vie. L'auteur reste vague sur la maladie de son père, qu'elle nomme "folie". En fait, son père souffrait d'une psychose maniaco-dépressive qui l'a conduit à sa perte. On comprend que son père est devenu "fou" par la dissonnance entre sa nature et son état.Il refusait le côté bourgeois de sa famille, le sérieux de son métier d'avocat. Il a choisi de passer de l'autre côté, du côté des marginaux, de sombrer dans l'alcool et la malnutrition. Il est resté figé à l'âge de cinq ans puis il s'est composé d'une multitude intime ("le troupeau de son âme") face "à son moi toujours échappé". L'auteur, en évoquant ses souvenirs "change l'absence en mémoire". Elle évoque les différents "masques" (personna en latin) de son père. Le style de l'auteur est très littéraire avec de longues phrases poétiques. C'est un écrit intelligent et admirable. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1.0 étoiles sur 5
Décevant,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Personne - Prix Fémina 2009 (Broché)
Je m'attendais à quelque chose de plus poignant s'agissant d'une relation au père d'une part, à la folie d'un proche d'autre part. Au final, on assiste à la réécriture d'un journal intime par la fille du personnage principal...ou plutôt à la narration d'un quotidien assez banal. Quelques semaines après la lecture de ce livre, j'avoue qu'il ne m'en reste vraiment pas grand chose...Je suis surprise du prix fémina !
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3.0 étoiles sur 5
insaisissable,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Personne - Prix Fémina 2009 (Broché)
Une oeuvre poétique où s'entremêlent le récit de la narratrice et les extraits des cahiers de son père, symbiose post-mortem, mais pas vaine, un peu comme le duo de Nat King Cole et sa fille sur Unforgettable.Dans un portrait en 26 étapes, les 26 lettres de l'alphabet, la narratrice tente de peindre les traits fuyants d'un père insaisissable, changeant, qui ne savait pas lui-même qui il était. L'exercice de style est sobre et élégant. Pourtant, une légère frustration: le père demeure introuvable, et la communion ne s'opère que par l'intégration de son propre texte à celui de sa fille. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5
Pas terrible,
Par Valérie "Valou" (france) - Voir tous mes commentaires
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Je suis très étonnée que ce livre ait pu avoir un prix littéraire. C'est un livre écrit en hommage pour son père et je pense qu'il n'a d'intérêt que pour lui et sa famille !!! Je n'ai pas pu terminer ce livre. Je suis tellement déçue que je demanderait presque remboursement pour la perte de temps et de plaisir.
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Personne - Prix Fémina 2009 de Gwenaëlle Aubry (Broché - 27 août 2009)
EUR 14,44
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